Le POLISARIO : une officine communiste menaçante pour la région


Le représentant du groupe séparatiste POLISARIO à La Havane a signé récemment une pétition du parti communiste cubain contre le président des États-Unis, Donald Trump. Cette initiative met mal à l’aise le sponsor algérien du groupe, qui craint maintenant des représailles de la part de l’administration américaine.

De fait, la signature de la pétition cubaine par le délégué du POLISARIO est tout à fait dans la ligne d’un mouvement gauchiste qui n’a pour soutien que les rescapés du système totalitaire communiste et quelques gauchistes qui ont trouvé une bonne occasion de faire semblant d’exister tout en recevant de généreuses subventions du régime algérien. Il faut répéter ici que le POLISARIO est une officine crypto-communiste récupérée par le régime algérien et le bloc communiste dans les années 1970. C’est donc le régime algérien, qui tout à sa haine du Maroc – comme l’atteste l‘expulsion par Alger, à la fin de 1975, de milliers de Marocains des régions frontalières (v. Fatiha Saïdi, Les fourmis prédatrices, 2017) –   a créé un conflit sans objet en manipulant et finançant ce groupuscule et en lui donnant une revendications séparatiste..

Il convient d’ajouter que ledit groupuscule n’a eu un semblant d’existence que grâce aux miliciens et cadres cubains, allemands de l’Est et autres mercenaires. Le conflit du Sahara marocain comme le POLISARIO sont donc des simples résidus de la guerre froide. Pantin du régime algérien, caractérisé par son comportement stalinien et son mépris des libertés fondamentales, le POLISARIO ne fait jamais que ce que consentent ses patrons de la sécurité militaire algérienne qui poursuivent une lutte d’arrière-garde contre l’unité territoriale du Royaume du Maroc.

Mais le POLISARIO n’est pas seulement un sombre vestige de la guerre froide, c’est aussi une imposture et une menace permanente pour la stabilité régionale. Imposture parce que ce groupuscule ne s’est jamais vu reconnaître le statut de  mouvement de libération nationale selon les critères de l’Union Africaine ou de l’ONU ce qui est bien normal puisqu’il n’a commencé à exister qu’après le départ de l’occupant espagnol et la rétrocession des provinces du sud  au Maroc (1975-1976). La décolonisation du Sahara est achevée depuis 1976 en vertu des accords de Madrid, et il ne s’agit ici que de séparatisme et non d’anticolonialisme. Le conflit sur le Sahara marocain, bien loin des questions de décolonisation, relève d’une volonté caractérisée d’ingérence étrangère dans les affaires marocaines et d’une tentative de déstabilisation du Maroc par le régime algérien, en violation manifeste du paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des Nations unies. Par ailleurs, il n’existe pas de « peuple sahraoui » mais des  tribus qui ont toujours nomadisé sur un vaste territoire s’étendant dans tout le Maroc.

En outre, le POLISARIO et ses patrons constituent une menace pour la stabilité régionale. Le lien entre le groupe séparatiste et les trafiquants de toute sorte (trafic de l’essence algérienne subventionnée, de drogues, d’armes légères, de cigarettes, de l’aide alimentaire offerte aux camps de Tindouf, d’êtres humains…) , d’une part, et les mouvements terroristes (dont la matrice est algérienne), d’autre part, sont bien connus. . Le Parlement européen a constaté à plusieurs reprises que « la pauvreté dans les camps de Tindouf en Algérie, associée à une absence de perspectives à long terme pour bon nombre de personnes, rend ces dernières vulnérables face à la radicalisation du fondamentalisme religieux » et il a  rappelé « le danger lié au recrutement de jeunes dans les réseaux criminels ou terroristes ». Dans ces conditions, le contrôle de ses provinces du Sahara par le Maroc, avec notamment les garanties de sécurité qu’il apporte à la frontière méridionales de son territoire, est une garantie essentielle pour la région comme pour l’Europe. Il contribue à mettre cette dernière à l’abri des infiltrations de terroristes, et la qualité de la coopération engagée entre les services marocains et ceux des pays européens dans le domaine de la lutte contre le terrorisme est souvent citée en exemple.

Ainsi, le conflit sur le Sahara marocain qui relève du seul entêtement du régime algérien et de ses derniers soutiens (Cuba, Corée du Nord, Venezuela, Zimbabwe…), constitue une entrave majeure à l’intégration maghrébine et à la stabilité de la zone sahélo-saharienne. Il est donc temps de mettre fin à cette imposture. Il est temps que la communauté internationale ait le courage de reconnaître que l’Algérie est la principale partie au conflit qu’elle a créé de toutes pièces.  La résolution 2414 du Conseil de sécurité 27 avril 2018 a fait un pas en cette direction en demandant aux « pays voisins », donc à l’Algérie, « d’apporter une contribution importante au processus et de s’engager plus fortement pour progresser vers la solution politique ». De ce fait, l’ONU confirme que  l’Algérie est une  partie prenante du conflit. La résolution 2440 adoptée, le 31 octobre 2018,  par le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à la réunion à Genève de négociateurs du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du groupe POLISARIO. Cette résolution est historique dans la mesure où la communauté internationale demande, pour la première fois, que l’Algérie prenne part à la table ronde des 5 et 6 décembre 2018 à Genève. Ainsi le Conseil de sécurité admet-il enfin la responsabilité d’Alger dans ce conflit.

Il reste le fait majeur que pour faire la paix il faut être deux. Alors qu’il y existe à Rabat la volonté de tourner la page et d’aller vers l’avenir de la part d’une direction politique  ferme et assurée défendant un projet positif, il faudrait à Alger un pouvoir fort et courageux désireux de renouer avec le voisin marocain des relations normales en mettant fin à l’aventure séparatiste. C’est peut-être ce qui manque le plus en Algérie. C’est pourquoi, la communauté internationale a désormais le devoir de prendre ses responsabilités et faire sur Alger les pressions qui s’imposent.

Charles Saint-Prot

Directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques

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