lundi 21 juin 2021
AccueilACTUS - NEWSRENSEIGNOR N°1182

RENSEIGNOR N°1182

Les médias taïwanais ont révélé que plusieurs officiers de l’infanterie de marine américaine seraient à Taïwan pour aider l’île à former ses soldats en matière de défense. Selon la presse, cet échange devrait se poursuivre encore après les exercices militaires Hankuang 37, prévus pour juillet prochain, avec l’arrivée d’autres officiers américains. Rappelons que lors d’une audition publique du Congrès américain le 27 mai dernier, le futur secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis Christopher Maier avait déclaré que l’armée américaine pourrait envoyer des éléments de son infanterie à Taïwan pour aider les forces militaires insulaires à progresser en matière de défense contre les invasions amphibies. Hier, lors d’une conférence de presse de routine du Pentagone, le porte-parole du département de la Défense, John Kirby, a refusé de commenter l’information sur l’échange militaire entre les deux pays, en affirmant simplement que les États-Unis prenaient au sérieux leur soutien aux capacités d’auto-défense de Taïwan, en accord avec le Taiwan Relations Act.

(Radio Taïwan international, le 02-06-2021)

Le président américain Joe Biden a déclaré mercredi que son administration examinait de près la possibilité de représailles contre la Russie après une récente attaque par rançongiciel. « Nous examinons la question de près » a indiqué M. Biden aux journalistes à la Maison Blanche, après avoir été interrogé sur la question de savoir si les États-Unis prendraient ou non des mesures de représailles contre la Russie à la suite de cette attaque. JBS USA, un grand producteur de viande américain, a annoncé dimanche avoir subi une cyberattaque, et a informé l’administration que la demande de rançon provenait d’une organisation criminelle probablement basée en Russie. Les États-Unis ont directement contacté la Russie et lui ont fait part de leurs préoccupations à ce sujet, a déclaré mercredi aux journalistes l’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki. « Nous nous attendons à ce que cela fasse partie des questions dont le président discutera avec le président Poutine lors de leur rencontre » a-t-elle indiqué, ajoutant qu’il n’était pas acceptable d’héberger des entités criminelles qui nuisent ou ont l’intention de nuire aux infrastructures essentielles des États-Unis. Cette nouvelle attaque au rançongiciel est survenue quelques semaines après une cyberattaque similaire contre Colonial Pipeline, qui a forcé l’entreprise à fermer des milliers de kilomètres d’oléoduc pendant plusieurs jours. L’administration Biden a conclu que le gouvernement russe n’était pas impliqué dans l’attaque contre Colonial Pipeline, mais que les criminels à l’origine du piratage vivaient en Russie. M. Biden a déclaré le mois dernier qu’il aborderait la question de la cybercriminalité lors de ses discussions avec M. Poutine. Les deux dirigeants se rencontreront pour la première fois le 16 juin à Genève, en Suisse.

(Radio Chine internationale, le 03-06-2021)

TERRORISME

Un double attentat à la bombe a fait au moins douze morts à bord de deux autobus à Kaboul ont annoncé mercredi les autorités afghanes. Ces explosions ont eu lieu mardi soir dans l’ouest de Kaboul où vivent de nombreux chiites, une communauté régulièrement prise pour cible par les djihadistes de Daesh. Ce double attentat n’a pas été revendiqué. Le gouvernement attribue généralement ce genre d’attaque aux taliban, qui démentent pour leur part toute implication. Il survient sur fond de recrudescence des violences à travers l’Afghanistan après l’annonce par Joe Biden du retrait des forces américaines d’ici le 11 septembre.

(Radio Sputnik, le 02-06-2021)

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé dimanche le démantèlement d’un groupe terroriste dans la province de l’Azerbaïdjan occidental. « Les combattants de la base Hamzeh Seyyed Al-Shohada des forces terrestres du CGRI ont affrontés hier soir un groupe de mécréants et de contre-révolutionnaires qui tentaient d’entrer dans notre pays à travers la frontière à Piranshahr » a déclaré le CGRI dans un communiqué. Deux terroristes ont été tués, et leurs armes et munitions ont été saisies, ajoute le communiqué sans donner plus de détails.

(Radio Chine internationale, le 31-05-2021)

L’Armée nationale somalienne (ANS) a annoncé dimanche avoir tué une centaine de combattants du mouvement Al-Shabaab au cours d’une série de récentes opérations lancées dans la région de la Moyenne-Shabelle, dans le sud de la Somalie. Le chef de l’armée somalienne, Odowaa Yusuf Rage, a déclaré que les opérations lancées dans la région pour débusquer les terroristes shabaab avaient infligé de lourdes pertes aux insurgés et tué plusieurs de leurs commandants. Il a indiqué sur la chaîne publique Radio Mogadiscio que plusieurs zones avaient été libérées des mains des terroristes, dont certaines servaient de base au mouvement Al-Shabaab. Le chef de l’armée a ajouté que les opérations, qui étaient toujours en cours dans la région de la Moyenne-Shabelle, allaient continuer à s’intensifier jusqu’à ce que tous les insurgés qui lancent des attaques terroristes contre des innocents aient été expulsés de la région. Le groupe terroriste Al-Shabaab, allié à Al-Qaïda, a perdu une grande partie des zones qui étaient jadis sous son contrôle. Il reste cependant capable d’organiser des attaques en Somalie.

(Radio Chine internationale, le 31-05-2021)

Une centaine de civils ont été tués dans le nord du Burkina Faso, à Solhan, l’attaque la plus meurtrière enregistrée dans ce pays depuis le début des violences djihadistes en 2015, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires et locales. « Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus armés ont mené une incursion meurtrière à Solhan, dans la province du Yagha. Le bilan, toujours provisoire, est d’une centaine de personnes tuées, des hommes et femmes » a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. L’attaque et le bilan ont été confirmés par le gouvernement. Selon une source locale, l’attaque, qui été signalée aux environs de 02h00 (locales et GMT), a d’abord visé le poste des Volontaires pour la défense de la patrie, les VDP, des supplétifs civils de l’armée, et les assaillants ont ensuite visité les maisons et procédé à des exécutions. « En plus du lourd bilan humain, le pire que nous ayons enregistré à ce jour, des habitations et le marché de Solhan ont été incendiés » a indiqué une autre source sécuritaire, craignant que le bilan, toujours provisoire, d’une centaine de morts ne s’alourdisse. Un responsable des services de sécurité a pour sa part indiqué que des hommes ont été déployés pour mener des opérations de ratissage et sécuriser les populations qui vont procéder à l’enlèvement et à l’inhumation des victimes. Un deuil national de 72 heures à été décrété par les autorités, à compter de ce jour 5 juin à 00h00 au lundi 7 juin à 23h59, selon le gouvernement. Sohlan, petite localité située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, chef-lieu de la province du Yagha située non loin de la frontière malienne, a enregistré de nombreuses attaques depuis ces dernières années.

(Africa Radio, le 05-06-2021)

ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT

Le Service danois de renseignement de la défense (FE) a collaboré avec l’Agence de sécurité nationale des États-Unis (NSA) pour espionner de hauts responsables politiques européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, a rapporté dimanche le radiodiffuseur public danois DR. L’enquête de DR, menée en collaboration avec des médias suédois, norvégiens, allemands et français, repose sur un rapport interne du FE concernant l’opération Dunhammer, terminée en 2015, qui a débouché sur des « conclusions surprenantes ». L’une des conclusions de ce rapport est que la NSA a délibérément obtenu des données, lui permettant d’espionner des chefs d’États ciblés, ainsi que des dirigeants scandinaves voisins, des responsables politiques de haut niveau et de hauts fonctionnaires allemands, français, norvégiens et suédois. La ministre danoise de la Défense, Trine Bramsen, a indiqué dans un courriel à DR que son gouvernement n’entendait pas se lancer dans des spéculations sur des questions de renseignement avec la presse ou qui que ce soit, tout en jugeant que l’espionnage systématique par des alliés est inacceptable. Mais selon DR, la ministre aurait pourtant été informée de cet espionnage par la NSA avec le concours du FE en août 2020. Les gouvernements norvégien et suédois font actuellement pression sur Copenhague et exigent des réponses immédiates sur cette affaire.

(Radio Chine internationale, le 31-05-2021)


Les États-Unis ont espionné des responsables politiques européens. C’est ce que révèle la chaîne de télévision publique danoise Danmarks Radio (DR). Selon elle, la NSA américaine s’est branchée sur des câbles de télécommunications danois pour espionner des responsables de premier plan et de hauts fonctionnaires en Europe. La Suède, la Norvège, la France et l’Allemagne seraient les pays concernés par cet espionnage. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi été espionnée de 2012 à 2014. La DR a révélé ces informations après une enquête menée conjointement avec la chaîne suédoise SVT, la chaîne norvégienne NRK et les chaînes allemandes NDR et WDR et le quotidien Süddeutsche Zeitung, ainsi que le quotidien français Le Monde.

(Deutsche Welle, le 31-05-2021)


Angela Merkel et d’autres personnalités allemandes, françaises, suédoises et norvégiennes ont été mises sur écoutes par les services américains entre 2012 et 2014, et cela avec l’aide du Danemark. La nouvelle suscite un tollé en Europe. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont demandé des explications au gouvernement allié de Copenhague. « L’espionnage entre amis, cela ne se fait pas ». Comme en 2014, Angela Merkel a employé les mêmes mots pour condamner ces nouvelles révélations. On le savait en effet, les services de renseignement américains ont mis sur écoute durant deux ans le téléphone portable de la chancelière allemande. La nouveauté du week-end c’est la révélation que les alliés américains utilisaient pour cela les systèmes danois d’écoute de câbles sous-marins de télécommunications. Pour Angela Merkel l’incompréhension reste la même qu’il y a sept ans et elle l’a exprimée hier à l’issue d’une conférence de presse avec le président français Emmanuel Macron. Les deux dirigeants demandent des explications complètes de la part des deux alliés danois et américains. Le but est de savoir si le Danemark était au courant ou pas de ces pratiques. Le ministère danois de la Défense justement a condamné ces écoutes entre alliés. Une commission d’enquête rendra un rapport très attendu à la fin de l’année pour confirmer ou pas ces faits. En attendant en Allemagne certains plaident pour qu’un traité de non-espionnage au sein de l’Union européenne et avec les États-Unis soit mis en place. D’ici là certaines personnalités en Allemagne rappellent ce credo : ne jamais faire confiance à personne.

(Radio Vatican, le 01-06-2021)


D’après des médias européens, les services de renseignement américains ont, avec l’aide du Danemark, espionné de hauts responsables européens entre 2012 et 2014, notamment la chancelière allemande Angela Merkel. Ces médias, dont le diffuseur public danois DR, ont rapporté que la NSA, l’Agence nationale américaine de sécurité, a coopéré avec les services de renseignement danois dans cette opération d’espionnage qui visait des dirigeants politiques en Allemagne, France, Suède et Norvège. La NSA est soupçonnée d’avoir collecté des renseignements par le biais des réseaux de communication danois qui accueillent les stations d’arrivée des câbles internet sous-marins en provenance et à destination des pays voisins. Des documents confidentiels révélés en 2013 par l’ancien contractuel de la NSA, Edward Snowden, ont fait peser des soupçons de possibles mises sur écoute de Mme Merkel et d’autres hauts responsables. Ces révélations ont conduit Mme Merkel à demander des explications de la part des États-Unis, des écoutes entre alliés étant inacceptables. Lors d’une conférence de presse lundi, la chancelière allemande a exigé que les faits soient clarifiés, et elle a rappelé que la position de son pays n’avait pas changé. Le président français, Emmanuel Macron, a lui aussi réclamé des explications aux États-Unis et au Danemark, à l’unisson avec Mme Merkel.

(Radio Japon international, le 01-06-2021)

Les services de renseignement turcs ont interpellé à l’étranger et rapatrié un neveu du prédicateur Fethullah Gülen, bête noire du président Recep Tayyip Erdogan, ont rapporté lundi des médias, l’épouse de Selahaddin Gülen affirmant qu’il avait été capturé au Kenya. « Selahaddin Gülen a été ramené en Turquie par des agents de l’Organisation nationale du renseignement (MIT) après avoir été interpellé à l’étranger » a rapporté l’agence de presse étatique Anadolu, sans dire dans quel pays. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux le 20 mai, son épouse a affirmé qu’ils vivaient tous les deux au Kenya et qu’elle était sans nouvelles depuis le 3 mai de son mari, qui enseignait dans une école à Nairobi. Des personnes et médias liés au mouvement de Fethullah Gülen ont eux aussi déclaré sur les réseaux sociaux que Selahaddin Gülen avait été kidnappé au Kenya, et lancé une campagne appelant à sa libération. Selahaddin Gülen est accusé par les autorités turques d’appartenir à l’organisation terroriste FETO, un acronyme qu’Ankara utilise pour désigner le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen. M. Erdogan, qui était autrefois allié à M. Gülen, le décrit aujourd’hui comme un chef terroriste et l’accuse d’avoir ourdi contre lui une tentative de coup d’État en juillet 2016. Le prédicateur, qui réside aux États-Unis, affirme être à la tête d’un réseau pacifique d’ONG et d’entreprises et nie toute implication dans la tentative de putsch.

(Africa Radio, le 31-05-2021)

L’opposition veut la diffusion du rapport du Service slovaque de renseignement (SIS), qui a été lu par le chef du Parlement Boris Kollár aux députés du Parlement slovaque lors de la séance spéciale à huis clos de mercredi dernier, 26 mai. Les représentants de l’opposition parlent de sérieux soupçons d’influence et de manipulation des enquêtes de police et de la justice et demandent sa publication. La coalition majoritaire rejette les revendications de l’opposition fondées sur des éléments du rapport qui concerneraient des crimes commis par certains hommes politiques. Selon le chef du Parlement, l’information est sérieuse et doit être vérifiée. Les autorités compétentes devraient agir en liaison avec l’inspection du ministère de l’Intérieur. Le ministre de l’Intérieur lui a assuré qu’il avait mis en place une cellule spéciale pour enquêter cette affaire.

(Radio Slovaquie, le 31-05-2021)

Le directeur du Service national du renseignement (NIS), Park Jie-won, est rentré aujourd’hui après une visite aux États-Unis. Pendant son voyage qui a duré une semaine, il aurait rencontré de hauts responsables du renseignement américain, dont le patron de la CIA William Burns. Les deux hommes auraient alors renforcé leur coopération et les échanges d’informations sur la situation dans la péninsule. Pour rappel, son déplacement est intervenu peu après le sommet sud-coréano-américain à Washington. Le 21 mai, Moon Jae-in et Joe Biden s’étaient engagés à faire des efforts pour renouer le dialogue avec le régime de Kim Jong-un en respectant les deux accords majeurs signés avec celui-ci en 2018, l’un à Panmunjom, l’autre à Singapour. Les discussions entre le numéro un du NIS et ses interlocuteurs américains auraient donc porté sur les moyens de faire revenir P’yongyang à la table des négociations ou sur l’évolution de la situation au nord du 38e parallèle. Les services secrets des États-Unis, de la Corée du Sud et du Japon enchaînent leurs échanges depuis un mois. Le 12 mai, leurs chefs se sont réunis à Tokyo et aussitôt après cette rencontre, l’Américaine Avril Haines est venue à Séoul, où elle a également été reçue par le président Moon et son conseiller à la sécurité nationale Suh Hoon.

(KBS World Radio, le 01-06-2021)

En Pologne, le procès de l’ancien directeur de la branche polonaise du géant chinois Huawei accusé d’espionnage au profit de Pékin, s’est ouvert aujourd’hui devant un tribunal régional de Varsovie. Interpellé en janvier 2019, il est accusé notamment d’avoir participé à des activités des services de renseignement chinois contre la République de Pologne et d’avoir fourni à ces services des informations qui pourraient être préjudiciables pour la République de Pologne, selon la partie rendue publique de l’acte d’accusation.

(Deutsche Welle, le 01-06-2021)

MILITAIRE

L’armée sénégalaise a mené hier des opérations et des bombardements en Casamance, théâtre d’une des plus vieilles rébellions africaines en activité, selon un porte-parole de l’armée et un témoin. Les bombardements visaient des positions du chef rebelle César Atoute Badiate, à la tête d’une des factions du Mouvement des forces démocratiques de Casamance, ont dit des médias sénégalais.

(La voix de l’Amérique, le 31-05-2021)

L’agence officielle nord-coréenne KCNA a dénoncé l’accord conclu récemment entre les États-Unis et la Corée du Sud en vue de supprimer les directives limitant le développement des missiles sudcoréens. L’agence a publié un article lundi dans lequel elle qualifie cette décision de « rappel brutal » de la politique hostile des États-Unis à l’égard du Nord. Il s’agit de la première réaction de P’yongyang au sommet américano-sud-coréen qui s’est tenu à Washington au début du mois. Les leaders des deux pays ont convenu de lever les restrictions sur la portée et la charge utile des missiles que Séoul est autorisée à développer. Selon KCNA, la décision américaine est destinée à déclencher une course à l’armement dans la péninsule coréenne et ses environs. Elle affirme que la fin des directives montre clairement qui est derrière l’escalade des tensions au sein de la péninsule. L’article critique également la politique de l’administration de Joe Biden, qui consiste à poursuivre le dialogue avec P’yongyang. Il affirme que les États-Unis accordent à leurs alliés le droit illimité de développer des missiles, tout en étant « absorbés par la confrontation malgré leur volonté de dialogue ». KCNA estime que le calcul américain est insensé.

(Radio Japon international, le 31-05-2021)


La Corée du Nord a livré sa première réaction au sommet sud-coréano-américain qui s’est tenu le 21 mai dernier à Washington. Son agence centrale de presse (KCNA) a dénoncé, dans une tribune publiée aujourd’hui, la suppression des directives en matière de missiles conclues entre la Corée du Sud et les États-Unis. Pour la KCNA, Washington a déjà levé les restrictions sur le poids des ogives en procédant à plusieurs révisions de cet accord, et est allé cette fois-ci jusqu’à supprimer toute limite de portée, ce qui est à n’en pas douter une démarche hostile envers le Nord. L’organe de propagande nord-coréen a fustigé le double langage des États-Unis, qui voient dans les mesures d’autodéfense du royaume ermite une violation des résolutions de l’ONU tout en accordant le droit au développement de missiles sans limite à ses alliés. Et d’ajouter que même s’ils parlent de dialogue, leur supercherie ressemble plutôt à un affrontement. Toujours d’après la tribune, alors que Séoul et Washington ont manifesté leur désir d’envahir le régime nord-coréen, ils ne peuvent reprocher à P’yongyang de renforcer ses capacités de défense. Le texte critique également le président sud-coréen pour avoir fait preuve d’imprudence et être entré de lui-même dans le collimateur des pays voisins. Pour rappel, Séoul a retrouvé sa souveraineté sur l’usage de missiles pour la première fois depuis 42 ans à la suite de la première rencontre entre Moon Jae-in et Joe Biden à Washington. (KBS World Radio, le 31-05-2021) L’armée sud-coréenne s’apprête à développer diverses plateformes de lancement de fusées à la suite de l’abolition des restrictions américaines sur les missiles lors du dernier sommet Séoul-Washington. Selon les données remises par le ministère de la Défense ce matin à la commission parlementaire, les autorités militaires comptent rendre possible le tir de fusées depuis des avions à haute altitude et des navires en mer lointaine. La première option faciliterait l’envoi de lanceurs dans l’espace après avoir quitté l’atmosphère terrestre, tandis que la seconde permettrait de choisir plus librement la latitude et la longitude des tirs. Par ailleurs, le ministère cherche à compléter et promouvoir le système de défense en vue de relever d’un cran sa compétence militaire, tout en continuant à respecter le régime international de non-prolifération nucléaire. Selon son rapport, la Corée du Sud est en coopération étroite avec les États-Unis dans le secteur spatial, notamment à travers le Groupe de travail sur la coopération spatiale (SCWG) depuis 2013. Les deux alliés forgeront une plus large collaboration bilatérale dans le partage de connaissances, les échanges d’experts ainsi que la participation élargie aux entraînements dans l’espace, entre autres.

(KBS World Radio, le 31-05-2021)

Les exercices conjoints African Lion 2021, pilotés par les États-Unis et co-organisés par le Maroc, auront lieu mi-juin, en partie dans le désert du Sahara occidental, un territoire disputé, a annoncé sur Twitter le Premier ministre marocain. « La localisation du plus grand exercice annuel du commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM) marque la consécration de la reconnaissance américaine du Sahara marocain » s’est félicité Saad-Eddine El-Othmani dans un bref message publié ce week-end. Dans le cadre d’un accord négocié à la fin du mandat de l’ex-président américain Donald Trump, les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur ce territoire revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario, en contrepartie d’une réconciliation diplomatique entre le Maroc et Israël. L’édition 2021 des manœuvres conjointes de l’AFRICOM — annulées en 2020 pour cause de pandémie — va réunir 7 000 soldats de neuf pays du 7 au 18 juin prochain, indique le site du commandement américain, sans préciser où se dérouleront les exercices. Selon M. Othmani, les lieux choisis incluent deux sites au Sahara occidental : la région de Mahbès, dans l’est, où les militants indépendantistes du Polisario annoncent régulièrement des bombardements ces derniers mois, et celle de Dakhla, au sud, où le Maroc compte développer un grand port atlantique. Un graphique posté sur Twitter par M. Othmani mentionne un budget de 24 millions de dollars (19,6 millions d’euros), avec la participation d’une centaine de blindés, 46 avions de soutien et 21 avions de combat. L’Espagne n’est pas mentionnée comme pays participant. « Cet allié solide contribue pourtant depuis des années aux opérations multilatérales » selon le site de l’AFRICOM.

(Africa Radio, le 01-06-2021)

L’exercice africano-marocain African Lion 2021 aura-t-il lieu en partie dans le désert du Sahara occidental, un territoire disputé ? C’est ce qu’avait affirmé ce week-end le Premier ministre marocain avant d’être démenti hier par l’armée américaine. « Ces exercices se dérouleront dans les frontières internationalement reconnues du royaume » a confirmé à l’AFP l’AFRICOM, le Commandement militaire américain pour l’Afrique.

(La voix de l’Amérique, le 02-06-2021)

L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a conclu les exercices Steadfast Defender 21, avec la participation de 12 pays de l’alliance, dont la Turquie. La présentation finale des manœuvres visant à tester la préparation rapide à la guerre a eu lieu mardi dans le centre de la Roumanie. Dans un discours prononcé lors du lancement du défilé de clôture, le général de division turc Erdogan Kucuoglu a déclaré que les manœuvres ont été menées avec la participation de 2 200 soldats et 550 véhicules de 12 pays. Il a ajouté que les manœuvres sont considérées comme une occasion importante de mesurer la vitesse de déplacement des forces terrestres, maritimes, aériennes et ferroviaires lorsqu’elles reçoivent les instructions. Selon le correspondant d’Anadolu, des balles réelles, des drones, des hélicoptères, des chars et des véhicules blindés ont été utilisés pendant les manœuvres. À l’issue des exercices, l’amiral américain Robert Burke, commandant du Commandement des forces interarmées alliées de Naples, qui est responsable de la réalisation des exercices, a déclaré que l’unité turque qui dirigeait la Combined Force Super Readiness Team a effectué la tâche avec succès

(La voix de la Turquie, le 03-06-2021)

Les forces armées de la République slovaque commencent leur exercice le plus important cette année. Une partie de l’exercice se déroulera dans le cadre du Slovak Shield 2021, dans les locaux du centre d’entraînement de Lest avec la participation de soldats de la République tchèque, de la Pologne, de la Hongrie et des États-Unis d’Amérique. « L’objectif est de tester et d’approfondir l’interopérabilité avec les partenaires de l’Alliance, le classement des unités à des niveaux plus élevés de préparation au combat et la capacité de fournir des ressources militaires permettant de répondre à la crise » a déclaré le chef d’état-major de la République slovaque, le général Daniel Zmeko. Il a ajouté qu’après cet exercice, les forces armées reprendraient leur rythme habituel, créant ainsi les conditions d’un épanouissement professionnel, personnel et collectif.

(Radio Slovaquie international, le 03-06-2021)

Le Tchad a envoyé des renforts militaires à sa frontière avec la République centrafricaine. « Rien ne sera plus comme avant » a dit à l’AFP le général Moussa Haroun Tirgo, gouverneur de la province du Logone oriental. Mardi soir, après la mort de six soldats tchadiens dans l’attaque par l’armée centrafricaine d’un poste frontalier, dont cinq enlevés et exécutés, les ministres des Affaires étrangères des deux pays avaient pourtant annoncé une issue diplomatique dont la condamnation de l’attaque par les deux parties et la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale. C’était à N’Djamena même.

(La voix de l’Amérique, le 04-06-2021)

CYBERESPACE

Le numéro 1 mondial de la viande JBS, cible d’une cyberattaque avec demande de rançon, prévoit que la plupart des abattoirs et usines affectées en Australie et en Amérique du Nord reviennent à la normale ce mercredi. Cette cyberattaque serait, dit-on, le fait d’une organisation criminelle probablement basée en Russie.

(La voix de l’Amérique, le 02-06-2021)

Après le géant mondial de la viande JBS, et début mai l’opérateur d’un immense oléoduc américain Colonial Pipeline, une compagnie de Ferries du Massachusetts a indiqué hier avoir été à son tour la cible d’une cyberattaque qui a paralysé son système de réservations. JBS soupçonne des hackers russes. Le président Biden n’écarte pas de possibles représailles contre la Russie.

(La voix de l’Amérique, le 03-06-2021)

Le réseau social Twitter est désormais suspendu au Nigeria. Une décision hier du gouvernement, deux jours seulement après la suppression par Twitter d’un Tweet du président. Muhammadu Buhari y menaçait les responsables des violences actuelles dans le sud-est du pays.

(Médi-1, le 05-06-2021)

L’ex-président américain Donald Trump est désormais réduit au silence sur Facebook. Le réseau social a décidé de le bannir pour deux ans. Une sanction après l’assaut du Capitole qu’il a provoqué en janvier dernier. C’est une première pour Facebook et cela ne plaît pas du tout aux Républicains. C’est dans un communiqué, faute de pouvoir poster sur Twitter et Facebook, que Donald Trump dénonce « une insulte aux 75 millions d’Américains qui ont voté pour lui en 2020 ». Il évoque également une censure et un musellement de la part du géant des réseaux sociaux. Facebook avait déjà confirmé la suspension du compte le 5 mai dernier, mais il fallait encore déterminer pour combien de temps. Pour mémoire, Donald Trump avait été exclu temporairement pour avoir vivement encouragé ses partisans à prendre d’assaut le Capitole à Washington le 6 janvier dernier. Une attaque qui avait conduit à la mort de cinq personnes. Facebook précise que l’ancien locataire de la Maison-Blanche pourra revenir quand « les risques pour la sécurité du public auront disparu ». Une décision qui pousse la suspension jusqu’en janvier 2023 au moins. À noter que Facebook annonce également que les personnalités politiques seront désormais sanctionnées comme tous les utilisateurs en cas de non respect des règles et surtout en cas de désinformation.

(Médi-1, le 05-06-2021)

ARMEMENT

Un nouvel appel d’offres pour 118 véhicules destiné au Kenya, a été remporté par les constructeurs de véhicules blindés terrestres de l’industrie de la défense turque qui multiplient les appels d’offres en Afrique. L’appel d’offres pour l’achat de 118 véhicules blindés, ouvert par le ministère kényan de la Défense, a été remporté par l’entreprise Katmerciler. Le vice-président du conseil d’administration de Katmerciler, Furkan Katmerci, a déclaré que les travaux dans l’industrie de la défense destinés au Kenya, durent depuis environ deux ans. Il a indiqué que le véhicule blindé tactique à roues Hızır 4×4 est reconnu dans toute l’Afrique, et que l’expansion sur le marché africain se poursuit.

(La voix de la Turquie, le 03-06-2021)

Le ministère de la Défense de la République slovaque utilisera 50 millions de dollars attribués par les États-Unis pour l’achat de deux nouveaux hélicoptères UH-60 M Black Hawk avec leurs équipements destinés aux forces d’opérations spéciales. Le contrat devrait également inclure des systèmes et des pièces de rechange adaptés aux hélicoptères déjà acquis antérieurement par la République slovaque. Le coût total de cette acquisition devrait avoisiner 111,4 millions de dollars hors TVA et droits de douane, sur lesquels la République slovaque prendra en charge 61,4 millions de dollars en acomptes et 10 millions d’euros en droits de douane et taxes après livraison des appareils. Le projet a été approuvé par le gouvernement hier, mercredi 2 juin.

(Radio Slovaquie international, le 03-06-2021)

Télécharger la lettre RENSEIGNOR 1182 au format PDF

CF2Rhttps://cf2r.org/
Fondé en 2000, le CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) est un Think Tank indépendant, régi par la loi de 1901, spécialisé sur l’étude du renseignement et de la sécurité internationale.  Il a pour objectifs : - développement de la recherche académique et des publications consacrées au renseignement et à la sécurité internationale ; - apport d’expertise au profit des parties prenantes aux politiques publiques (décideurs, administration, parlementaires, médias, etc.) ; - démystification du renseignement et l’explication de son rôle auprès du grand public. Télécharger la présentation du CF2R
ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Les plus lus

COMMENTAIRES RÉCENTS