mardi 26 septembre 2023

RENSEIGNOR 1183

Deux employés chinois d’une société minière ont été enlevés par des hommes armés à Mbanga, dans l’ouest du Niger, dans la nuit de dimanche à lundi, a dit hier à l’AFP le gouverneur de la région de Tillabéri, M. Tidjani Ibrahim Katiella. Cette région est régulièrement frappée par les groupes djihadistes.

(La voix de l’Amérique, le 08-06-2021)

« L’armée a tué des milliers de civils dans la lutte contre les FARC ». L’aveu est de l’ex-président colombien, Juan Manuel Santos. Des milliers de personnes civiles ont donc ainsi été exécutées et présentées comme des guérilleros morts au combat. Des faux positifs pour faire monter les chiffres et prouver l’efficacité des militaires dans la lutte contre la guérilla. Le scandale avait été révélé en 2008 et la Commission de la vérité en Colombie poursuit aujourd’hui son travail.

(Radio Vatican, le 12-06-2021)

La ministre japonaise de la Justice a ordonné aux dirigeants des bureaux de renseignement de la sécurité publique de tout le pays de rassembler des informations afin de protéger les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo du terrorisme et des cyberattaques. Kamikawa Yoko a organisé une réunion en ligne lundi en prévision des Jeux olympiques qui doivent débuter le mois prochain. La ministre a déclaré que des attaques terroristes ont eu lieu dans le monde entier et que les doctrines et les revendications des groupes terroristes internationaux se sont répandues en ligne. Elle a ajouté que les activités malveillantes dans le cyberespace constituent également de graves menaces. Selon Mme Kamikawa, cela exige que le Japon renforce sa sécurité à l’approche des Jeux de Tokyo. Elle a demandé aux dirigeants des bureaux régionaux de renseignement et aux autres officiels de travailler en étroite collaboration avec les organisations compétentes au Japon et à l’étranger pour recueillir et analyser les informations.

(Radio Japon international, le 07-06-2021)

La péninsule italienne entend renforcer sa lutte contre les pirates informatiques et notamment les pirates russes. L’Italie annonce la création d’une agence gouvernementale spécialisée en cybersécurité tandis que les attaques informatiques se multiplient dans le pays.

(Radio Vatican, le 12-06-2021)

TERRORISME

Selon l’armée du Myanmar, des groupes armés de certaines communautés ethniques du pays entraîneraient les citoyens hostiles à la junte militaire. Le mois dernier, les militants pro-démocratie ont annoncé la création d’une « Force de défense du peuple » chargée de protéger les citoyens contre la répression militaire des manifestations déclenchées par le coup d’État du 1er février. Samedi, en conférence de presse, le porte-parole de l’armée, Zaw Min Tun, a déclaré que les autorités avaient identifié au moins trois groupes ethniques armés ayant dispensé un entraînement au « terrorisme », selon ses propres termes. Il a ajouté que l’information provenait de personnes placées en détention. Selon lui, l’apprentissage de l’usage d’explosifs aurait notamment mené à la destruction de bâtiments publics. Il a laissé entendre que des contre-mesures seraient envisagées par l’armée.

(Radio Japon international, le 13-06-2021)

En Afghanistan, des taliban ont tué au moins dix démineurs. Ils ont pris d’assaut le bâtiment dans lequel travaillait ces démineurs de la province de Baghlan, dans le nord du pays. D’après des témoins, les assaillants auraient ouvert le feu sur toutes les personnes présentes.

(Deutsche Welle, le 09-06-2021)

En Libye, deux agents des forces de l’ordre ont été tués et cinq blessés, hier soir, dans l’explosion d’une voiture piégée visant un checkpoint dans la ville de Sebha contrôlée par l’ANL du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est-libyen. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais on soupçonne des djihadistes.

(La voix de l’Amérique, le 07-06-2021)

Le groupe djihadiste État islamique a revendiqué lundi l’explosion à la voiture piégée survenue la veille dans la ville libyenne de Sebha, au sud, et ayant entraîné la mort de deux agents des forces de l’ordre. Deux agents de sécurité ont été tués et cinq autres blessés, dimanche, dans cet attentat visant un checkpoint à Sebha, ville désertique située à 750 kilomètres au sud de la capitale Tripoli, selon des sources sécuritaires contactées par l’AFP. Dans un communiqué diffusé par son agence de propagande Amaq, l’État islamique a revendiqué cette attaque menée par un de ses « chevaliers » contre un poste de contrôle de la milice du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est-libyen et chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), avançant un bilan de quatre morts. Le chef du gouvernement libyen de transition, Abdelhamid Dbeibah, a condamné dimanche un acte terroriste lâche et présenté ses condoléances aux familles des deux martyrs. Il s’agit de la première attaque djihadiste menée par l’État islamique dans le pays depuis plus d’un an rappelle le SITE Intelligence Group, organisme spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes. Chef-lieu du Fezzan, la province sud de la Libye, la ville de Sebha a été le théâtre de plusieurs attaques djihadistes ces dernières années.

(Africa Radio, le 08-06-2021)

C’est un groupe rival qui le dit cette fois-ci : le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, s’est suicidé lors de combats contre le groupe djihadiste rival de l’ISWAP, l’État islamique en Afrique de l’Ouest. ISWAP confirme ces faits dans un enregistrement audio publié deux semaines après de premières informations faisant état de sa mort. « Shekau a préféré l’humiliation dans l’au-delà à l’humiliation sur terre. Il s’est donné la mort en déclenchant un explosif » déclare en langue kanuri une voix semblant être celle du chef de l’ISWAP, Abou Moussab Al-Barnaoui, dans cet enregistrement remis à l’AFP par une source relayant habituellement les messages du groupe. Boko Haram ne s’est pas exprimé sur la mort annoncée de son chef et l’armée nigériane dit enquêter. Dans son enregistrement, ISWAP décrit comment ses troupes envoyées dans l’enclave de Boko Haram dans la forêt de Sambisa ont découvert Shekau assis dans sa maison et ont engagé le combat. « Il a battu en retraite et s’est échappé errant à travers la brousse pendant cinq jours. Néanmoins les combattants de l’ISWAP ont continué à le chercher et à le traquer jusqu’à ce qu’ils soient capables de le localiser » raconte la voix. « Nous sommes tellement heureux » souligne la voix, ajoutant que Shekau est quelqu’un qui s’est rendu coupable d’un terrorisme et d’atrocités inimaginables. L’ISWAP reconnu par l’État islamique est né en 2016 d’une scission avec Boko Haram. Après être monté en puissance, il est désormais le groupe djihadiste dominant dans le nord-est du Nigeria.

(La voix de l’Amérique, le 07-06-2021)

Trois policiers et un gendarmes nigériens ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi, dans une attaque de bandits armés contre une patrouille en plein désert, près d’Assamaka, à la frontière avec l’Algérie, a appris hier l’AFP auprès de sources locales. L’armée a engagé des poursuites contre les assaillants.

(La voix de l’Amérique, le 11-06-2021)

Au moins une dizaine de terroristes ont été neutralisés, c’est à dire tués, et trois soldats burkinabés blessés hier lors d’une embuscade tendue à une patrouille mixte dans la commune d’Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, a déclaré une source sécuritaire précisant que les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone.

(La voix de l’Amérique, le 11-06-2021)

Un soldat burkinabé a été tué et deux blessés samedi lors d’une embuscade contre une patrouille militaire dans la commune de Bourzanga, dans le nord du Burkina Faso, ont indiqué samedi des sources sécuritaires. « Une patrouille du détachement militaire du groupement de forces du secteur centre-nord a été la cible d’une embuscade ce samedi à Sanaré, une localité de la commune de Bourzanga, dans le nord du pays » a déclaré à l’AFP une source sécuritaire. « Un soldat est décédé au cours de l’attaque et deux blessés » a précisé cette source, soulignant que des opérations de ratissage se poursuivaient pour retrouver les assaillants. « Un des blessés, grièvement touché, a été évacué par voie aérienne » a indiqué une autre source sécuritaire, confirmant le bilan.

(Africa Radio, le 12-06-2021)

Une académie internationale de lutte contre le terrorisme a été inaugurée ce jeudi à Jacqueville près d’Abidjan en Côte d’Ivoire afin d’aider au combat contre les djihadistes qui intensifient leurs actions sanglantes au Sahel voisin.

(La voix de l’Amérique, le 11-06-2021)

En Côte d’Ivoire, trois militaires ont perdu la vie hier. Deux soldats et un gendarme sont morts lors du passage de leur véhicule sur un engin dans la région de Téhini. L’explosion qui a aussi fait trois blessés s’est déroulée dans cette zone frontalière avec le Burkina Faso. C’est la quatrième attaque en deux mois dans la région.

(Médi-1, le 13-06-2021)

Au moins 51 enfants, des filles pour la plupart, ont été enlevés en 2020 par les groupes djihadistes qui terrorisent le nord-est du Mozambique depuis plus de trois ans, selon l’ONG Save the Children. L’enlèvement d’enfants est devenu une nouvelle tactique d’une régularité alarmante de la part des groupes armés impliqués dans le conflit, alerte ce mercredi l’organisation dans un communiqué, ajoutant que ces chiffres ne reflètent que le nombre de cas signalés.

(La voix de l’Amérique, le 09-06-2021)

ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT

Samedi soir, Nadav Argaman, le patron du renseignement intérieur, a mis en garde contre une augmentation des discours incitant à la violence. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait pression sur des députés afin de les convaincre d’abandonner leur appui au projet de gouvernement de coalition mené par son rival Yaïr Lapid. « On ne peut pas dire que quand la critique vient de droite c’est de l’incitation à la violence et quand elle vient de gauche c’est une utilisation justifiée de la liberté d’expression » s’est défendu M. Netanyahu devant son parti, le Likoud, affirmant condamner toute incitation à la violence. Il a qualifié le gouvernement de gauche de dangereux, la coalition hétéroclite formée par M. Lapid avec deux partis de gauche, deux du centre, trois de droite et la formation arabe islamiste Raam. La Commission des affaires sécuritaires du parlement a annoncé qu’elle se réunira en urgence aujourd’hui à la lumière de l’avertissement inhabituel émis par le chef du Shin Beth ainsi que dans la perspective d’une marche des drapeaux prévue jeudi à Jérusalem Est.

(La voix de l’Amérique, le 07-06-2021)

Yossi Cohen, qui a quitté son poste de chef du Mossad la semaine dernière, a fourni des détails très précis sur les récentes activités des services secrets israéliens contre l’Iran, ses interactions avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son rôle dans la normalisation d’Israël avec les Émirats arabes unis et sa propre carrière d’infiltré, dans une interview à la télévision israélienne diffusée jeudi soir. Yossi Cohen a laissé entendre que son agence avait fait sauter l’installation souterraine de centrifugation de Natanz, a donné une description précise de l’opération de 2018 au cours de laquelle le Mossad a volé les archives nucléaires de l’Iran dans les coffres d’un entrepôt de Téhéran, a confirmé que Mohsen Fakhrizadeh, le principal scientifique nucléaire iranien assassiné, était dans la ligne de mire du Mossad depuis des années et a déclaré que le régime devait comprendre qu’Israël était sincère lorsqu’il promettait d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.

(I24News, le 12-06-2021)

Les services de renseignement américains, la CIA, sont en quête de nouvelles voies pour préserver leur compétence opérationnelle en Afghanistan après le retrait des soldats américains. Seulement quelque temps après la déclaration du président américain pour un retrait total des soldats américains pour le 11 septembre, le retrait est effectué à hauteur de 44%. Alors que le processus avance rapidement, la CIA, qui se situe au cœur des opérations américaines en Afghanistan, perdra bientôt toutes ses bases en Afghanistan. Dans ce sens, le Pentagone et la CIA font leurs plans de façon à pouvoir intervenir de l’extérieur dans les opérations antiterroristes en Afghanistan. Selon une analyse publiée par le New York Times, la CIA étudie plusieurs alternatives en Afghanistan. Toutefois, le fait qu’il n’y ait aucun pays autorisant la CIA à fonder une base pour des opérations en Afghanistan, préoccupe les responsables américains. D’après cette analyse, le Pakistan figure parmi les options. Or, le gouvernement pakistanais a ouvertement refusé d’ouvrir ses bases aux États-Unis pour des opérations en Afghanistan.

(La voix de la Turquie, le 07-06-2021)

Les défenseurs des droits de l’Homme se demandent comment un citoyen turc a pu disparaître du siège de la police kenyane pour se retrouver détenu en Turquie malgré une décision de justice interdisant au Kenya son extradition. L’information de ce retour forcé a été divulguée il y a une semaine. Selahaddin Gülen, c’est le nom de l’homme en question âgé de 30 ans. Son oncle Fetullah Gûlen est la bête noire du président turc Recep Tayyip Erdogan. Son frère, sa sœur et 62 autres membres de la famille de Selahaddin sont actuellement en prison. Les officiels kenyans restent silencieux sur cet incident et sur le rôle qu’ils ont pu y jouer. Mais certains défenseurs des droits de l’Homme pensent que cette affaire montre combien le Kenya d’Uhuru Kenyatta, l’actuel président, se joue des décisions de justice et collabore avec des agences de renseignement étrangères.

(Deutsche Welle, le 08-06-2021)

Le Sénat américain a publié mardi un rapport soulignant un certain nombre d’échecs en matière de renseignement et de communication avant l’émeute du 6 janvier au Capitole qui a fait cinq morts, dont un policier du Capitole. Ce rapport de 127 pages, publié par la commission des Règlements et celle de la Sécurité intérieure et des Affaires gouvernementales, est le premier examen complet de cette émeute dont l’origine est imputée à l’ancien président américain Donald Trump, deux semaines avant de quitter la Maison-Blanche. « De multiples alertes sur des risques de violence ont été ignorées par de hauts responsables de plusieurs agences de renseignement, ce qui a laissé la police du Capitole mal préparée aux affrontements à venir » peut-on lire. Par ailleurs, il a fallu quatre heures pour que des renforts de sécurité arrivent sur place ce jour-là, en raison des lenteurs bureaucratiques, dénonce le rapport. « Malgré des appels à la violence en ligne au Capitole, ni le FBI ni le DHS (le ministère de la Sécurité intérieure) n’ont diffusé d’évaluation de la menace ou de note avertissant les forces de l’ordre de la région de la capitale nationale de potentielles violences » poursuit-il. Ce rapport paraît après que le Sénat a échoué le mois dernier à adopter un projet de loi visant à créer une commission indépendante bipartisane pour enquêter sur les événements du 6 janvier qui ont vu une foule de partisans de Donald Trump envahir le Capitole pour empêcher le Congrès de certifier la victoire électorale de Joe Biden.

(Radio Chine internationale, le 09-06-2021)

Une compagnie israélienne aurait vendu un système d’espionnage à l’Arabie saoudite. Selon une information du journal israélien Haaretz, l’Arabie saoudite achète depuis 2019 des logiciels d’espionnage à la compagnie israélienne de cyberrenseignement Quadream. Fondé en 2016 par trois personnes dont un agent retraité des services de renseignement israéliens, Quadream vendrait ses produits à l’étranger via la compagnie InReach siégeant dans le secteur chypriote grec. La compagnie israélienne serait spécialisée dans les logiciels permettant d’infiltrer et hacker les téléphones portables. Parmi ses clients figurerait l’Arabie saoudite. Beaucoup d’informations fusent dans la presse sur des achats de systèmes d’espionnage par l’Arabie saoudite aux compagnies israéliennes de cyberrenseignement.

(La voix de la Turquie, le 09-06-2021)

MILITAIRE

Le Pentagone a créé la plus grande force clandestine au monde au cours des dix dernières années, laquelle a mené les mêmes opérations « funestes » que les États-Unis ont condamnées à plusieurs reprises, selon un article paru le 17 mai dans l’hebdomadaire américain Newsweek. Titrée « À l’intérieur de la force secrète de l’armée », cette enquête exclusive menée pendant deux ans affirme qu’environ 60 000 personnes appartiennent aujourd’hui à cette force secrète, beaucoup travaillant sous de fausses identités et faisant profil bas, toutes faisant partie d’un vaste programme appelé « réduction de signature ». La force clandestine comprend des commandos et des spécialistes du renseignement militaire, entre autres, qui ont mené des opérations non reconnues publiquement comme des écoutes téléphoniques dans certaines régions et la manipulation des médias sociaux, selon le rapport. « Ce qui émerge est une fenêtre non seulement sur un secteur peu connu de l’armée américaine, mais aussi sur une pratique absolument pas réglementée » écrit Newsweek, ajoutant que la dimension complète de ce programme était inconnue et que son influence sur les politiques et la culture militaires n’était pas « scrutée ». « Le Congrès n’a jamais organisé d’audition sur le sujet. Et pourtant, le fait que l’armée développe cette gigantesque force clandestine défie les lois américaines, les Conventions de Genève, le code de conduite militaire et le principe basique de responsabilité » note l’article.

(Radio Chine internationale, le 08-06-2021)

Le département américain de la Défense définit une stratégie visant à renforcer la coopération avec les alliés pour contrer l’accroissement rapide des moyens militaires de la Chine. Mercredi, le Pentagone a annoncé qu’il avait élaboré de nouvelles initiatives, qui reposent sur les recommandations d’un groupe de travail mis en place en février dernier par l’administration du président Joe Biden. La majeure partie du document est confidentielle. Toutefois, un responsable a fait savoir que ces initiatives ont pour objectif de rendre plus efficace et de renforcer la coopération avec les alliés et les nations amies dans la région Indopacifique, dont le Japon. Le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, a diffusé une directive interne pour répondre aux défis de sécurité posés par la Chine. Dans un communiqué, il a déclaré que cette directive améliorera les capacités du ministère à donner un nouveau souffle au réseau d’alliés et de partenaires des États-Unis et à accroître la force de dissuasion. Il a ajouté qu’elle « accélérera le développement de nouveaux concepts opérationnels, de capacités émergentes, d’un futur dispositif de forces et d’effectifs civils et militaires modernisés ».

(Radio Japon international, le 10-06-2021)

La Corée du Nord représente une menace grandissante en ce qu’elle ambitionne de mettre le continent américain à la portée de ses missiles balistiques, mais les États-Unis chercheront toujours à maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne en donnant la priorité à la diplomatie. C’est ce qu’a affirmé, jeudi, le secrétaire américain à la Défense dans un document écrit présenté à la commission militaire du Sénat. Dans ce texte, Lloyd Austin a précisé que son pays aurait toujours à l’œil le royaume ermite, tout en surveillant la Chine qui continue à renforcer ses capacités militaires. Le chef du Pentagone a notamment souligné que P’yongyang poursuivait le développement de ses capacités balistique et nucléaire avec pour cible le continent américain, ce qui constitue une menace croissante à l’égard des alliés et partenaires régionaux de Washington. Selon lui, les États-Unis n’épargneront pas leurs efforts pour atténuer le comportement déstabilisant et provocateur du régime de Kim Jong-un et pérenniser la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, tout en mettant la diplomatie en priorité. Le chef d’état-major des armées américaines est sur la même longueur d’onde. Dans un texte remis à la même commission du Sénat, Mark Milley a souligné que le pays communiste ne cessait d’intensifier ses capacités balistiques, et qu’il s’était doté de compétences technologiques lui permettant de menacer réellement non seulement les alliés et partenaires des États-Unis en Indo-Pacifique, mais aussi le continent américain. Le général américain a affirmé que le régime ne montrait aucun signe d’allégement dans sa concentration sur ses potentiels militaires, au détriment de sa population la plus vulnérable et de la paix dans cette partie du monde.

(KBS World Radio, le 11-06-2021)

Les soldats arméniens ont ouvert le feu sur les soldats azerbaïdjanais qui montaient la garde en direction de Kelbajar. Dans une déclaration, le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan signale qu’aucun soldat azerbaïdjanais n’a été tué ou blessé. Selon la déclaration, les événements prouvent une fois de plus que la partie arménienne poursuivait délibérément une politique d’escalade à la frontière et de mise en œuvre de provocations militaires avant les élections. L’entière responsabilité de l’incident appartient à l’Arménie, note le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

(La voix de la Turquie, le 11-06-2021)

CYBERESPACE

Le ministre des Affaires étrangères du Nigeria, Geoffrey Onyeama, a assuré que des discussions étaient en cours avec le réseau social Twitter suspendu depuis vendredi au Nigeria pour une durée indéterminée. L’Organe national de régulation audiovisuel, NBC, a également demandé aujourd’hui à toutes les radios et télévisions du pays de suspendre tout soutien à Twitter en supprimant immédiatement leurs comptes.

(Deutsche Welle, le 08-06-2021)

Les autorités américaines ont annoncé lundi, chose très rare, avoir récupéré 2,3 millions de dollars de rançon versés par le groupe Colonial Pipeline à des pirates informatiques après une cyberattaque qui avait paralysé son immense réseau d’oléoducs.

(La voix de l’Amérique, le 08-06-2021)

Pas loin de 45% des carburants consommés sur la côte est des États-Unis contrôlés par des pirates informatiques. C’était au début du mois de mai. Pour en finir au plus vite, notamment parce que cela créait des mouvements de panique, le patron du groupe en question a versé une rançon de plus de 4 millions de dollars, rançon en partie retrouvée. Plus de 2 millions de dollars ont été récupérés. Une annonce des autorités américaines qui savourent leur succès puisque c’est extrêmement rare qu’on remette la main sur des rançons versées par des entreprises.

(Médi-1, le 08-06-2021)

Le département américain de la Justice indique qu’il a récupéré la plus grande partie de la rançon versée à des pirates informatiques à la suite d’une cyberattaque sur l’un des plus grands réseaux d’oléoducs du pays. Le groupe de pirates DarkSide, basé en Russie, a revendiqué la cyberattaque du mois dernier, qui visait Colonial Pipeline. L’attaque a provoqué une interruption des opérations du réseau et stoppé la circulation des hydrocarbures dans ses oléoducs qui traversent le pays d’est en ouest. Colonial Pipeline a par la suite annoncé qu’elle avait payé la rançon demandée par les pirates, afin de reprendre ses opérations. Le département de la Justice et le FBI ont organisé une conférence de presse lundi, où les responsables ont expliqué que la rançon avait été payée en bitcoins. Ils ont ajouté que les enquêteurs avaient saisi 63,7 bitcoins, soit l’équivalent de 2,3 millions de dollars actuellement, après avoir identifié l’adresse de cryptomonnaie utilisée pour le transfert des fonds. La somme récupérée représente plus de 80% du total versé par Colonial Pipeline. Pour les États-Unis, garantir la sécurité des infrastructures essentielles est devenu une préoccupation majeure.

(Radio Japon international, le 08-06-2021)

C’est la police australienne qui a été la première à l’annoncer. C’était cette nuit, une opération mondiale puisque déclenchée par les polices de plusieurs dizaines de pays. Des centaines de personnes ont été arrêtées, prises à leur propre piège. Et c’est sans doute le chef de la police australienne qui image le mieux cette opération : « Les criminels se sont passés les menottes les uns aux autres ». Mais c’est là toute une collaboration internationale qui a porté ses fruits. Plusieurs polices contrôlaient une application que l’on retrouve uniquement sur un téléphone crypté nommé ANoM. Un appareil utilisé par des membres de mafias, de syndicats criminels ou encore de gangs de motards hors-la-loi. Problème : un criminel devait absolument en connaître un autre pour se procurer ce type de téléphone. Rien ne dit pour le moment si le système ANoM est une pure invention des services de police ou si ceux-ci l’ont infiltré. Reste que cette pratique a fait grandir la popularité, la légitimité de l’appareil jusqu’aux grandes figures du crime organisé qui discutaient entre autres de ventes de stupéfiants, de blanchiment d’argent ou encore d’assassinats. Les premiers résultats de ce pied de nez sont tombés. En Australie par exemple, 224 interpellations, 6 laboratoires de fabrication de dogues fermés et près de 30 millions d’euros saisis en liquide.

(Médi-1, le 08-06-2021)

Plus de 800 arrestations, plus de 8 tonnes de cocaïne et 22 tonnes de cannabis saisies, 2 tonnes de méthamphétamines, 250 armes à feu, 55 véhicules de luxe et plus de 48 millions de dollars soit 39 millions d’euros en diverses devises et cryptomonnaie : c’est le résultat d’une vaste opération mondiale menée contre le crime organisé. Une opération basée sur le décryptage de communications codées entre malfaiteurs. Ces derniers avaient utilisé sans le savoir des téléphones fournis par le FBI qui a travaillé en collaboration avec l’agence européenne de police Europol et plusieurs capitales.

(Deutsche Welle, le 08-06-2021)

Plusieurs sites internet dans le monde, notamment de grands médias, ont connu des perturbations ou étaient inaccessibles dans la matinée aujourd’hui. La société américaine à l’origine du problème, Fastly, a assuré sur Twitter avoir identifié le problème et rassuré les utilisateurs quant à sa résolution.

(Deutsche Welle, le 08-06-2021)

Le président américain Joe Biden a révoqué et remplacé mercredi les décrets signés par l’ancien président Donald Trump à l’encontre de TikTok, de WeChat et de huit autres applications. « Le président Biden a révoqué et remplacé trois décrets exécutifs qui visaient à interdire toute transaction avec TikTok, WeChat et huit autres applications de communication ou logiciels de technologie financière. Deux de ces décrets exécutifs faisaient déjà l’objet d’un litige » a annoncé la Maison Blanche dans un bulletin d’information. Le nouveau décret signé par M. Biden mercredi ordonne cependant au département américain du Commerce d’évaluer les applications liées à des « adversaires étrangers » à la lumière des nouvelles règles de sécurité de la chaîne d’approvisionnement américaine et de prendre des mesures si nécessaire, selon la Maison-Blanche. Le nouveau décret de M. Biden ordonne également au département du Commerce de développer d’autres solutions pour protéger les données personnelles sensibles et pour remédier à la menace potentielle posée par certaines applications connectées. Citant des problèmes de sécurité nationale, Donald Trump avait cherché à empêcher de nouveaux utilisateurs de télécharger TikTok et WeChat aux États-Unis, mais ces décrets avaient été bloqués par les tribunaux de district fédéraux, et n’avaient jamais pris effet. L’interdiction proposée par M. Trump avait suscité une inquiétude et une opposition généralisées aux États-Unis. Pour certains Américains, Facebook, TikTok et WeChat sont des moyens à la fois pratiques et amusants d’échanger en ligne avec leurs amis. Les experts américains ont également averti que les problèmes de sécurité liés aux données des utilisateurs et à la confidentialité ne pouvaient être résolus en interdisant des applications. Les interdictions américaines portant sur des applications étrangères pourraient au contraire fournir un prétexte à d’autres pays pour interdire à leur tour des applications américaine sous couvert de sécurité nationale.

(Radio Chine internationale, le 10-06-2021)

Un incendie dans une station électrique de l’île américaine de Porto Rico a plongé des milliers d’habitants dans le noir hier soir, peu après que le fournisseur d’électricité a annoncé avoir subi une cyberattaque, sans faire de lien avec le sinistre.

(La voix de l’Amérique, le 11-06-2021)

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Fondé en 2000, le CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) est un Think Tank indépendant, régi par la loi de 1901, spécialisé sur l’étude du renseignement et de la sécurité internationale.  Il a pour objectifs : - développement de la recherche académique et des publications consacrées au renseignement et à la sécurité internationale ; - apport d’expertise au profit des parties prenantes aux politiques publiques (décideurs, administration, parlementaires, médias, etc.) ; - démystification du renseignement et l’explication de son rôle auprès du grand public. Télécharger la présentation du CF2R
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