lundi 16 mai 2022

RENSEIGNOR 1184

Le groupe djihadiste nigérian Boko Haram a confirmé la mort de son leader historique, mort lors de combats avec le groupe rival État islamique en Afrique de l’Ouest, a annoncé Bakura Modu dit Sahaba, le nouveau chef présumé dans une vidéo envoyée mercredi à l’AFP par des sources vérifiées.

(La voix de l’Amérique, le 17-06-2021)

Au moins quinze personnes ont été tuées mardi matin dans un attentat suicide contre un centre d’entraînement de l’armée de la capitale somalienne Mogadiscio, a annoncé à l’AFP un officier présent sur place. Un kamikaze, déguisé en soldat, s’est fait exploser devant des recrues qui faisaient la queue devant le camp militaire général Dhegobadan, dans l’est de la ville, a déclaré Mohamed Adan, affirmant avoir compté une quinzaine de nouvelles recrues qui ont été tuées dans l’explosion. « Le nombre de morts peut être plus élevé » a-t-il ajouté. « Le kamikaze a visé les nouvelles recrues qui faisaient la queue, c’était horrible » a confirmé un autre officier, le colonel Ahmed Ismail. Ce bilan provisoire est un des plus lourds enregistrés depuis un an et demi dans la capitale somalienne, régulièrement secouée par des attaques des islamistes shabaab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont juré la perte du gouvernement fédéral soutenu par la communauté internationale. Ces attaques, menées par des kamikazes ou à la voiture piégée, visent souvent des cibles sécuritaires, checkpoints et bases de l’armée et de la police.

(Africa Radio, le 15-06-2021)

Le ministère japonais de la Défense prévoit de développer des avions sans pilote dotés d’intelligence artificielle pour soutenir les avions de combat de la prochaine génération. Le ministère développe le successeur des avions de chasse F-2 qui seront retirés du service vers 2035. Les avions autonomes accompagneront les nouveaux avions de combat pour les aider à repérer rapidement les avions de chasse et les missiles ennemis. Ils devraient contribuer à assurer la sécurité des pilotes et à améliorer les capacités de réaction. Le ministère prévoit de demander un financement dans le projet de budget de la prochaine année fiscale afin de réaliser une étude visant à améliorer la technologie de l’intelligence artificielle. L’étude vise à développer la capacité de l’avion à voler de manière autonome tout en s’adaptant aux conditions météorologiques et au terrain. Le ministère souhaite commencer à déployer cet avion vers 2035, en même temps que les avions de combat de nouvelle génération.

(Radio Japon international, le 14-06-2021)

TERRORISME

Douze peines de mort prononcées en Égypte contre des membres des Frères musulmans dont deux leaders de la confrérie islamiste ont été confirmées par une cour égyptienne a indiqué hier à l’AFP un responsable judiciaire.

(La voix de l’Amérique, le 15-06-2021)

Une dizaine de terroristes ont été neutralisés lors d’opérations de ratissage entre le 7 et le 13 juin après le massacre d’au moins 132 personnes dans le village de Solhan, a annoncé hier l’état-major des armées du Burkina Faso dans un communiqué.

(La voix de l’Amérique, le 15-06-2021)

Au Mali, un cadre du groupe État islamique au grand Sahara a été arrêté par la force française Barkhane. C’est ce qu’a indiqué hier l’état-major des armées françaises. Cette arrestation a eu lieu le 11 juin dans la zone des trois frontières aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, l’une des zones principales d’action des groupes djihadistes installés au Sahel.

(Radio Vatican, le 17-06-2021)

La force française Barkhane a arrêté au Mali un homme qu’elle présente comme un cadre du groupe État islamique au grand Sahara, selon l’état-major des armées françaises. L’arrestation a eu lieu le 11 juin dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Portant une arme automatique, une lunette de vision nocturne, un gilet de combat, un téléphone et une radio Dadi Ould Chouaïb alias Abou Dardar s’est rendu sans résistance, selon l’état-major français. Il avait été repéré par un hélicoptère au cours d’une opération conjointe de Barkhane et des forces armées nigériennes. Abou Dardar est un cadre du groupe État islamique au grand Sahara, selon l’armée française. Il est également suspecté d’avoir mutilé trois hommes le 2 mai dernier lors du marché hebdomadaire de Tin Hama. Présentés comme des voleurs les trois hommes ont eu la main droite et le pied gauche coupés. Cet ancien membre du MUJAO, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest, avait été arrêté une première fois en 2014 et remis aux autorités maliennes. Mais il faisait partie des 200 djihadistes libérés en octobre 2020 en échange de quatre otages, dont la Française Sophie Pétronin.

(La voix de l’Amérique, le 17-06-2021)

Selon la police, des hommes armés ont enlevé quatre Chinois employés sur un site de construction ferroviaire dans le sud-est du Nigeria et tué leurs gardes. Une opération a été lancée pour les retrouver.

(La voix de l’Amérique, le 18-06-2021)

Deux soldats ont été tués vendredi dans le sud-ouest du Cameroun par des séparatistes qui combattent l’armée et réclament l’indépendance de la partie du pays peuplée par la minorité anglophone, a assuré un préfet à l’AFP samedi. Un fonctionnaire du ministère de l’Économie en voyage dans la région a également été assassiné, et cinq autres sont toujours retenus en otages, selon un autre préfet, d’un département voisin. Les régions de l’ouest du pays sont le théâtre depuis quatre ans d’un sanglant conflit séparatiste opposant des groupes armés anglophones à l’armée. Les ONG internationales et l’ONU accusent les deux parties d’exactions et de crimes contre les civils. « Ils étaient trois militaires. Deux ont été tués sur place, dans la commune de Nguti, et un a pu se sauver bien qu’il ait été blessé » a affirmé à l’AFP Jean-Marie Tchakui, préfet du Koupé-Manengouba. « Nos deux soldats sont morts alors qu’ils étaient sur le chemin du retour de la garde d’une usine à l’arrêt à cause des menaces que font peser sur elle les sécessionnistes » a-t-il ajouté. Un délégué par intérim du ministère de l’Économie dans le département voisin a aussi été tué. « Ce qui est sûr, c’est qu’il a été assassiné. On a retrouvé son corps » a assuré à l’AFP Lawrence Nwafua, préfet du Ndian. « Ils étaient six fonctionnaires, délégués de divers départements ministériels en voyage, kidnappés au village Massolè » a-t-il ajouté avant de préciser que les cinq autres étaient toujours en otages. Dans cette région, la minorité anglophone reproche à la majorité francophone et à l’indéboulonnable président Paul Biya, 88 ans, dont 38 au pouvoir, de les marginaliser, ce qui a entraîné un conflit meurtrier qui a fait plus de 3 500 morts et forcé plus de 700 000 personnes à fuir leur domicile.

(Africa Radio, le 20-06-2021)

ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT

Aux États-Unis, le ministre de la Justice Merrick Garland menace de réprimer toute instrumentalisation de la justice à des fins politiques après la révélation que des élus démocrates ont été visés par des enquêtes à leur insu sous l’ancien président Donald Trump. « Les considérations politiques ou d’autres natures injustifiées ne doivent pas jouer un rôle dans les décisions des procureurs. Tout manquement fera face à des conséquences strictes » a écrit Merrick Garland. Les parlementaires démocrates Adam Schiff et Erik Swalwell ont récemment été informés par Apple que le ministère de la Justice avait, en 2017 et 2018, exigé une partie de leurs données dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations classifiées. Membres de la Commission du renseignement de la chambre des représentants les deux hommes étaient soupçonnés d’avoir communiqué à des journalistes des informations liées à l’enquête sur les soupçons de collusion entre Moscou et l’entourage de Donald Trump. Les assignations délivrées au géant de la Tech visaient une douzaine de personnes dans leur entourage et incluaient une clause de non-divulgation qui a expiré cette année. Vendredi le ministère de la Justice a demandé à son inspecteur général d’ouvrir une enquête. Les anciens ministres de la Justice Jeff Sessions et Bill Barr ont nié avoir été informés des enquêtes contre les parlementaires.

(La voix de l’Amérique, le 15-06-2021)

L’Agence nationale de renseignement turque (MIT) a capturé et rapatrié le soi-disant « chef provincial de Turquie » de l’organisation terroriste Daesh, Kasim Guler, à l’issue d’une opération qu’elle a menée en Syrie. Selon les informations reçues de sources sécuritaires, le MIT est passé à l’action après avoir été informé des plans de Kasim Guler, nom de code Ebu Osama El-Turki, figurant dans la catégorie rouge de la liste des personnes recherchées pour terrorisme, de mener une action d’envergure en passant illégalement en Turquie depuis la Syrie. Guler qui a fait l’objet d’un suivi a été capturé à l’issue d’une opération menée en Syrie et rapatrié en Turquie pour être interrogé. Guler se préparait à entrer illégalement en Turquie avec des armes et des explosifs. De nombreux documents organisationnels et informations confidentielles ont également été saisis concernant Kasim Guler, qui aurait été le premier membre de Daesh recherché et classé dans la catégorie rouge. Guler serait allé en Afghanistan et au Pakistan entre 2008 et 2010, pour opérer dans des zones de conflit et il aurait rejoint Daesh en 2014. Kasim Guler, qui occuperait des postes de haut niveau au sein de l’organisation terroriste, est également le soi-disant responsable financier de Daesh en Russie, en Europe et en Turquie.

(La voix de la Turquie, le 15-06-2021)

Les membres du PKK, le parti indépendantiste kurde, est toujours dans la ligne de mire de la Turquie. La semaine dernière, les services secrets turcs ont éliminé un haut responsable du Parti des travailleurs du Kurdistan non loin d’un camp de réfugiés dans le nord de l’Irak. Ankara a multiplié ces derniers mois les frappes de drones dans cette région. Bagdad dénonce régulièrement une violation de sa souveraineté territoriale.

(Radio Vatican, le 16-06-2021)

Un rapport des services de renseignement allemands souligne une augmentation du nombre d’individus engagés dans la violence d’extrême droite. Le ministre fédéral de l’Intérieur, Horst Seehofer, parle d’une augmentation de 3,8%, ce qui équivaut à plus de 33 000 personnes qui auraient des visées d’extrémisme violent. Près de 40% de ces personnes sont considérées comme étant potentiellement prêtes à passer à l’acte ou à apporter leur soutien à des actes de violence. La pandémie de Coronavirus aurait contribué à cette situation, indique le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer.

(Deutsche Welle, le 16-06-2021)

MILITAIRE

L’Institut de recherche sur la paix, le SIPRI, a identifié une tendance inquiétante dans le développement des armes nucléaires. Bien que le nombre total d’ogives nucléaires soit en baisse, l’institut de Stockholm indique qu’il y a actuellement plus d’armes nucléaires prêtes à être utilisées qu’il y a un an. Selon le SIPRI les États-Unis et la Russie possèdent encore plus de 90% de ces armes. Le reste est réparti entre la Chine, la France, la Grande-Bretagne, le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord.

(Deutsche Welle, le 14-06-2021)

Red Flag – Alaska 21-2, un entraînement militaire aérien conjoint entre Séoul, Washington et Tokyo, a débuté le 10 juin dernier. C’est ce qu’a annoncé le commandement indo-pacifique des États-Unis (USPACOM) sur son site officiel. Il s’agit de la première manœuvre multinationale depuis que les États-Unis ont mené seuls leur dernier exercice l’été dernier en raison de la pandémie de Covid-19. Pour cette opération qui durera jusqu’au 25 juin prochain, près de 1 500 militaires et 100 avions des trois pays sont mobilisés. Elle concerne une formation conjointe de contre-air offensif, d’interdiction aérienne et de défense anti-aérienne. L’armée de l’air sud-coréenne y a dépêché des avions de chasse F-15K et des aéronefs de transport. C’est une première depuis trois ans. Lancé en 1975 par les États-Unis, Red Flag consistait auparavant à simuler des combats contre un ennemi qui ne dispose pas de système de défense aérienne. Or, depuis une dizaine d’années, le scénario a été renouvelé pour mieux affronter un adversaire équipé d’armement aérien comme des missiles sol-air. Le pays du matin clair y prend part depuis 2013. Le dernier exercice attire d’autant plus l’attention qu’elle constitue le premier du genre entre la Corée du Sud, les États-Unis et le Japon depuis que Séoul et Washington ont souligné la coopération tripartite pour la sécurité lors de la réunion de leurs ministres de la Défense et des Affaires étrangères en mars dernier.

(KBS World Radio, le 14-06-2021)

L’armée sud-coréenne effectue, aujourd’hui à huis clos, sa première manœuvre militaire de l’année pour la défense des îlots Dokdo. Il s’agit d’un exercice militaire régulier bi-annuel qui est à l’origine de l’annulation par le Japon d’un sommet convenu entre leurs dirigeants en marge du récent sommet du G7. Selon un responsable militaire, des navires et avions de la marine et de la police maritime seront mobilisés. L’armée de l’air va également y participer. Pour rappel, l’ampleur de l’opération organisée au 2e semestre 2020 avait été relativement réduite en raison de la propagation du Covid-19 et de mauvaises conditions météorologiques. Cette fois, elle reprendra ses habitudes. Pourtant, la plupart des activités se tiendront sans contact, essentiellement en mer, compte tenu de la situation sanitaire. Le débarquement des soldats sur les îlots n’est pas prévu. L’armée et la police maritime du pays du matin clair mènent depuis 1986 cet exercice militaire bi-annuel pour mieux repousser d’éventuelles intrusions étrangères dans la région. Chaque entraînement provoque l’ire du Japon, qui revendique sans répit sa souveraineté sur ces rochers contrôlés par la Corée du Sud.

(KBS World Radio, le 15-06-2021)

La Corée du Sud s’apprête à déployer des robots dans la zone démilitarisée qui la sépare de son voisin du Nord. Les premiers appareils commenceront à patrouiller la région en octobre. Deux premiers robots gardes-frontières, dont la valeur est estimée à 2,5 millions de dollars (2 millions d’euros), seront bientôt déployés à la frontière entre les deux Corées, a annoncé l’agence sud-coréenne d’acquisition d’armes (DAPA). Selon ses informations, les engins en question sont dotés de capteurs ultra-sophistiqués, de caméras rotatives et de l’intelligence artificielle. Ils commenceront à patrouiller la frontière sud de la zone démilitarisée intercoréenne en octobre prochain. Les robots travailleront pendant trois mois en régime de test, après quoi une décision sera prise sur une utilisation élargie, indique l’agence. Les engins se déplaceront sur des rails, à la vitesse de cinq kilomètres par heure. Toujours d’après l’agence, l’intelligence artificielle des robots analysera les sons et les images obtenues par la caméra et informera les opérateurs en cas de détection d’une activité suspecte. Le système est autodidacte et devrait devenir plus efficace avec le temps.

(Radio Sputnik, le 15-06-2021)

Tirs de roquettes près du Sahara occidental, patrouilles navales au large des îles espagnoles des Canaries ou chasse aérienne… Un grand exercice militaire conjoint, piloté par les États-Unis, donne lieu à une démonstration de force depuis son lancement au Maroc le 8 juin. African Lion, le plus grand exercice annuel du commandement militaire américain pour l’Afrique, co-organisé par l’armée marocaine (FAR), se déroule jusqu’au 18 juin avec des manœuvres terrestres, aéroportées, aériennes, maritimes et de décontamination NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique). Le Premier ministre marocain Saad-Eddine El-Othmani avait affirmé début juin que l’exercice aurait lieu pour la première fois au Sahara occidental en se félicitant de la consécration de la reconnaissance américaine du Sahara marocain, mais son annonce avait été démentie par le Pentagone. Les premiers exercices, avec saut en parachute de troupes aéroportées et tirs de roquettes, se sont tenus dans le désert à la lisière du Sahara occidental, à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau de Tindouf, la base des indépendantistes du Front Polisario en Algérie qui soutient leur cause, a constaté l’AFP sur place. Dans le cadre d’un accord négocié par l’ex-président américain Donald Trump, les États-Unis ont reconnu en décembre 2020 la souveraineté du Maroc sur ce territoire, revendiqué par le Polisario, en contrepartie d’une reprise des liens diplomatiques entre le Maroc et Israël. Rabat s’efforce depuis de conforter sa légitimité sur l’ancienne colonie espagnole, ce qui a conduit à des tensions avec l’Espagne et l’Allemagne qui ont pris leurs distances avec la position américaine. Le Royaume-Uni, le Brésil, le Canada, la Tunisie, le Sénégal, les Pays-Bas et l’Italie, ainsi que l’OTAN et des observateurs militaires d’une trentaine de pays, participent à ce rendez-vous dont l’édition 2020 avait été annulée pour cause de pandémie. Une centaine de blindés, 46 avions de soutien et 21 avions de combat sont mobilisés, pour un budget de 24 millions de dollars (19,6 millions d’euros), selon un graphique posté sur Twitter par M. Othmani. Far-Maroc, la page Facebook non officielle des FAR, multiplie images et déclarations martiales et a publié une vidéo du général américain Michael J. Turley selon qui l’armée marocaine regroupe des forces militaires, aériennes et navales parmi les plus modernes au monde. Généralement silencieuse, l’armée marocaine a récemment communiqué sur le bon déroulement de l’exercice. Territoire désertique de 266 000 km2 situé au nord de la Mauritanie, le Sahara occidental est toujours sans statut définitif après trois décennies de négociations politiques. Le Polisario veut un référendum d’autodétermination, le Maroc une autonomie sous sa souveraineté.

(Africa Radio, le 15-06-2021)

Un groupe d’observateurs militaires de treize pays ont assisté, mardi au Cap Draâ, nord de Tan-Tan, à des activités opérationnelles de l’exercice combiné maroco-américain African Lion-2021. Le colonel Hassan Idouch, responsable de l’exercice au Cap Draâ, a indiqué que la présence de ces observateurs militaires confirme la dimension internationale de l’exercice combiné African Lion 2021. Dans une déclaration à la MAP, il a rappelé que cet exercice se tient, jusqu’au 18 juin, sur hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI, chef suprême et chef d’état-major général des Forces armées royales (FAR), et implique, dans la région du Cap Draâ, plusieurs unités des FAR en plus d’autres unités militaires des États-Unis et du Sénégal. Cet exercice a pour objectifs de renforcer les capacités manœuvrières des unités participantes, consolider l’interopérabilité en matière de planification et de conduite d’opérations interarmées et entraîner la composante aérienne à la conduite des opérations de chasse, d’appui et de ravitaillement en vol, a-t-il expliqué. À cette occasion, l’attaché militaire près l’ambassade américaine à Rabat a remis au colonel Hassan Idouch, au nom des militaires marocains au Cap Draâ, la médaille de la reconnaissance de la parfaite coordination et du professionnalisme dont ont fait montre les éléments des FAR pour le bon déroulement de cet exercice. Dans le cadre d’African Lion 21, un exercice de synthèse s’est déroulé mardi au port maritime militaire d’Agadir, en vue d’évaluer la réactivité de l’Unité de secours et sauvetage des Forces armées royales (USS-FAR) pour faire face à une situation de crise présentant des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC). Le 17e exercice combiné maroco-américain se tient dans les régions d’Agadir, Tifnit, Tan-Tan, Mehbes, Tafraout, Ben Guérir et Kenitra, impliquant des milliers de miliaires multinationaux et un nombre très important de matériels terrestres, aérien et maritime. En plus des États-Unis d’Amérique et du Royaume du Maroc, cet exercice connaît la participation de la GrandeBretagne, du Brésil, du Canada, de la Tunisie, du Sénégal, des Pays-Bas, d’Italie ainsi que de l’Alliance Atlantique, en plus d’observateurs militaires d’une trentaine de pays représentant l’Afrique, l’Europe et l’Amérique.

(Radio Sputnik, le 16-06-2021)

L’armée taïwanaise a déclaré avoir observé hier, le 15 juin, un total de 28 avions militaires chinois dans la Zone d’identification de défense aérienne (ZIDA ou ADIZ en anglais) au sud-ouest de Taïwan, dont 14 chasseurs Qian-16 et 6 chasseurs Qian-11. Le dernier record remonte au 12 avril avec la présence de 25 avions rapportée dans la même zone. Cette incursion de taille pourrait être une réaction à la récente prise de position du G7, qui a déclaré que la paix dans le détroit de Taïwan était nécessaire à la stabilité de la région indopacifique. Aujourd’hui, le porte-parole du Pentagone John Supple a souligné devant les médias que la paix et la stabilité dans l’Indopacifique, y compris dans le détroit de Taïwan, étaient dans l’intérêt de long terme des États-Unis. Selon le porte-parole, la multiplication des activités militaires chinoises près de Taïwan risquerait de porter atteinte à la stabilité régionale et d’augmenter les risques de jugements erronés pouvant conduire à des conflits militaires.

(Radio Taïwan international, le 16-06-2021)

Les États-Unis réduisent leur présence militaire au Moyen-Orient. Une information annoncée par la presse américaine il y a quelques jours et désormais confirmée par le Pentagone. Après avoir renforcé sa présence en 2019 et 2020, les Américains retirent dès cet été certaines forces, mais aussi des équipements de défense de la région, notamment d’Irak, du Koweït, de la Jordanie et d’Arabie saoudite, selon le Wall Street Journal. « Certains équipements seront déployés ailleurs » ajoute le Pentagone sans donner plus de précisions.

(Médi-1, le 19-06-2021)

CYBERESPACE

La société de services et logiciels en cybersécurité, Check Point, aussi connue pour ses publications offrant un aperçu fidèle des cyberattaques a publié récemment sa dernière étude sur la situation des cyberattaques contre Taïwan au mois de mai. L’étude sur la région Asie-Pacifique, annonce une augmentation des cyberattaques envers Taïwan de 17% en mai soit plus de 2 500 attaques par semaine répertoriées, par rapport aux autres mois de l’année, ce qui fait de Taïwan la cinquième nation ciblée après le Japon, Singapour, l’Inde et la Malaisie. Le nombre d’attaques dans l’ensemble de la région augmentent de 53% par rapport à avril et 168% en comparaison du mois de mai de l’année dernière. Dans l’ordre des principales progressions dans la région, le Japon est le plus visé au mois de mai avec 40% d’attaques supplémentaires, puis Singapour avec 30%, l’Indonésie avec 25%, la Malaisie avec 22% et Taïwan avec 17%. L’analyse de Check Point explique que ce phénomène de forte augmentation serait lié aux récents événements épidémiques dans la région et la montée du travail à domicile. Le sentiment d’impunité chez les hackers est, selon l’étude, exacerbé dans un lieu familial et sans surveillance de personnes tierces. Il y a également un effet boule de neige avec le taux de réussite des attaques qui est plus élevé dans la région. Les cibles d’attaques ont également changé avec ces régions en raison des crises économiques engendrées dans la plupart des pays atteints par le Covid-19, une augmentation des crimes est généralement constatée.

(Radio Taïwan international, le 14-06-2021)

En Australie, les principales banques du pays ont fait état ce jeudi de pannes affectant leurs services en ligne, leurs applications ainsi que leurs sites internet. Pour l’instant, aucune cause n’a été déterminée. Les pannes ont commencé vers 14h10, heure locale, soit 5h10 GMT, selon le site internet Downdetector.

(Deutsche Welle, le 17-06-2021)

Les sites internet des principales compagnies aériennes américaines American Airlines, Southwest Airlines, United Airlines et Delta Air Lines ont fait face dans la matinée de jeudi à une panne de système, selon la plateforme spécialisée dans la surveillance de pannes internet Downdetector. En Australie, la banque centrale, le service postal et plusieurs banques ainsi que d’autres entreprises ont été également confrontés à des pannes d’internet jeudi, perturbant notamment les transactions financières. Pour Southwest Airlines, qui a été contrainte d’arrêter ses opérations en raison d’un problème informatique mercredi, des difficultés ont été signalées dans plus d’un millier de rapports d’utilisateurs, selon Downdetector. D’après la plateforme, ce chiffre serait de 400 pour Delta Air Lines et d’environ 300 pour les deux autres compagnies aériennes concernées. En Australie, la deuxième compagnie aérienne, Virgin Australia, a fait état d’un problème similaire. « Nous subissons actuellement une panne du système impactant notre site Web et notre centre de contact client » a tweeté le groupe dans la matinée. La banque centrale d’Australie a pour sa part annoncé jeudi qu’elle annulait une adjudication obligataire en raison de difficultés techniques. Un grand nombre des sites internet touchés en Australie, tels que ceux de Commonwealth Bank of Australia, de Westpac Banking Corp et d’Australia and New Zealand Banking Group, ont commencé à être remis en ligne jeudi en fin d’après-midi. Il n’était pas clair dans l’immédiat si les pannes en Australie et aux États-Unis étaient liées.

(Radio Sputnik, le 17-06-2021)

 

La panne mondiale d’internet qui a affecté jeudi des banques et des compagnies aériennes, notamment en Australie et aux États-Unis, n’a pas été causée par une cyberattaque, mais par un problème avec un de ses produits de sécurité sur le réseau, a affirmé ce vendredi le fournisseur américain de services Akamai.

(La voix de l’Amérique, le 18-06-2021)

L’Institut de recherche de l’énergie atomique de Corée (KAERI) aurait été attaqué, le mois dernier, par des hackers nord-coréens. C’est en tout cas ce qu’a avancé, ce matin lors d’une conférence de presse, le député du Parti du pouvoir du peuple (PPP) Ha Tae-keung. Selon l’élu de la première force d’opposition, treize adresses IP se sont connectées clandestinement, le 14 juin, au réseau interne du KAERI. Et le groupe de recherche spécialisé dans le cyberterrorisme nord-coréen IssuMakersLap a traqué ces adresses avant de découvrir qu’une partie d’entre elles provenaient du serveur de kimsuky, un groupe de pirates placé sous l’égide du Bureau général de reconnaissance de la Corée du Nord. Interrogé par la KBS sur ce sujet, l’institut a reconnu avoir identifié des traces montrant que des personnes extérieures ont accédé à son système. Il a également fait savoir que des investigations avaient été ouvertes à la suite du dépôt de déclaration au ministère des Sciences et des TIC ainsi qu’au Centre de cybersécurité. Enfin, il a expliqué avoir bloqué les IP en question et mis à jour la sécurité du système. Cependant, concernant le soupçon pesant sur le pays communiste ou l’étendue des dégâts, le KAERI n’a pas fait de commentaire comme l’enquête sur ces questions est en cours.

(KBS World Radio, le 18-06-2021)

La Russie est une nouvelle fois accusée d’avoir mené une cyberattaque. Cette fois, c’est contre la Pologne et des responsables politiques polonais, une attaque de grande envergure, a expliqué le chef du parti au pouvoir dans le pays. Des boîtes mail et les sites internet de certaines institutions ont été visés par les hackers. Des ministres et des députés font partie des victimes et des documents officiels, parfois secrets, ont été interceptés lors du piratage. Selon les services de renseignement polonais, ces intrusions ont sans aucun doute été menées depuis la Russie.

(Deutsche Welle, le 17-06-2021)

ARMEMENT

Le ministère de la Défense taïwanais a annoncé aujourd’hui que Taïwan avait signé deux contrats d’achat d’armement avec les États-Unis afin d’améliorer la capacité de défense de Taïwan notamment en matière de capacité de guerre asymétrique. Les contrats ont été signés entre la mission de défense taïwanaise aux États-Unis et l’Institut américain à Taïwan (IAT), qui gère les relations avec Taïwan au nom du gouvernement américain en l’absence de relations diplomatiques officielles. Le ministère a dévoilé peu de détails sur les contrats, précisant toutefois que le premier avait pris effet le 1er juin, s’achèverait en 2027 et comprenait des lance-roquettes M142 HIMARS (High Mobility Artillery Rocket System) pour une valeur de 9,62 milliards de dollars taïwanais (environ 365 millions d’euros). Un contrat dont le suivi a été confié au commandement de l’armée de terre, à Taoyuan. L’autre contrat concerne des missiles anti-navires Harpoon (systèmes de défense côtière Harpoon/Harpoon Coastal Defense System/HCDS), un contrat d’une valeur de 39 milliards de dollars taïwanais (près d’1,2 millions d’euros) qui a pris effet le 19 mai. Notons que les livraisons seront complètement achevées en 2028 et que leur réception a été placée sous la responsabilité du commandement de la marine, à Kaohsiung.

(Radio Taïwan international, le 17-06-2021)

Le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé qu’au cours de son dernier tir d’essai, le missile antinavire national Atmaca a touché parfaitement le navire pris pour cible. « L’épée d’acier de notre patrie bleue, le missile anti-navire Atmaca, a touché avec précision le navire pris pour cible lors du dernier tir d’essai effectué aujourd’hui avant son entrée dans l’inventaire. Bonne chance à nos forces armées turques et à notre marine » a-t-il tweeté. Le président turc a également partagé une photo prise avant le tir d’essai et au moment où la cible est touchée.

(La voix de la Turquie, le 19-06-2021)

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