mardi 30 novembre 2021

RENSEIGNOR 1186

Au moins dix personnes ont été tuées, et plusieurs dizaines blessées, dans une attaque suicide menée vendredi par les islamistes shabaab contre un salon de thé de la capitale somalienne Mogadiscio, selon un bilan communiqué samedi par le gouvernement. Des sources interrogées par l’AFP vendredi avaient fait état d’un premier bilan d’au moins quatre morts et huit blessés. « Le 2 juillet au soir, un kamikaze portant une ceinture d’explosifs a fait exploser son dispositif près de l’hôtel Juba, tuant au moins dix personnes et en blessant des dizaines » a affirmé le ministère de l’Information, de la Culture et du Tourisme dans un communiqué samedi matin. « L’attaque a eu lieu à une heure d’affluence, alors que les victimes profitaient d’un salon de thé » ajoute-til, dénonçant une nouvelle attaque criminelle des shabaab. Les shabaab, groupe djihadiste lié à Al-Qaïda, ont revendiqué cet attentat dans un communiqué vendredi soir, affirmant avoir tué quinze éléments du service de renseignement gouvernemental, de la police et de la milice et en avoir blessé vingt-deux autres. Selon les sources interrogées par l’AFP vendredi, l’attaque a eu lieu vers 17h30 locales (14h30 GMT) dans un salon de thé situé à quelques centaines de mètres du siège de l’agence des services de renseignement somaliens (NISA). « L’établissement était bondé lorsque l’explosion s’est produite » avait précisé Abdikarim Ali, un témoin. D’après certaines sources, ce lieu est fréquenté par des civils mais aussi par des membres des forces de sécurité somaliennes. Les shabaab, qui ont juré la perte du fragile gouvernement somalien soutenu par la communauté internationale, mènent régulièrement des attentats contre des objectifs gouvernementaux et des civils à Mogadiscio. Ils ont contrôlé la capitale somalienne avant d’en être évincés en 2011 par les troupes de l’AMISOM, la force de l’Union africaine, mais ils contrôlent toujours d’importantes zones rurales dans le pays.

(Africa Radio, le 03-07-2021)

L’exercice militaire conjoint organisé par les forces armées turques et azerbaïdjanaises en Azerbaïdjan se poursuit. Dans la déclaration faite par le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan, diverses tâches ont été accomplies au cours de l’exercice, dont le but principal est d’améliorer l’interaction des armées des deux pays pendant les opérations de combat, et d’améliorer les compétences des commandants dans la prise de décision et la gestion. 600 soldats, environ 40 chars et véhicules blindés, près de 20 canons, 7 hélicoptères de combat et de personnel et 50 véhicules participent à l’exercice baptisé Mustafa Kemal Atatürk 2021. L’exercice au cours duquel des drones sont également utilisés, prend fin aujourd’hui.

(La voix de la Turquie, le 01-07-2021)

TERRORISME

En Afghanistan, les taliban poursuivent leur avancée alors que le retrait des forces occidentales se poursuit. D’après les médias afghans, cinq districts supplémentaires ont été conquis par les insurgés dans diverses provinces du pays ce week-end. Les taliban sont également entrés dans la ville de Kunduz qui risquerait de tomber entre leurs mains dans les prochains jours. Après avoir conquis Kunduz brièvement en 2015 et 2016, les taliban sont sur le point de s’emparer de cette grande ville du nord du pays. Ils sont entrés dans certains quartiers et les combats font rage. 5 000 familles ont dû fuir l’agglomération. Les avancées rapides des insurgés ces dernières semaines augmentent la pression sur le président américain Joe Biden pour annuler le retrait des troupes. Beaucoup d’observateurs aux États-Unis comparent la situation à la guerre du Vietnam et craignent que Kaboul, comme Saïgon, tombe sans coup férir entre les mains des combattants islamistes. L’administration américaine avait indiqué au printemps qu’elle négociait avec des pays voisins pour obtenir des bases et maintenir une force antiterroriste dans la région. Mais les discussions avec les nations d’Asie centrale n’ont rien donné et au Pakistan le Premier ministre Imran Khan a rejeté cette option même si l’armée serait prête à ouvrir ses installations aux Américains.

(Radio Vatican, le 28-06-2021)

Des hommes armés à moto ont perpétré une attaque contre des civils dans le centre du Mali, faisant six morts. C’est ce qu’a indiqué l’AFP qui cite des sources militaires et locales. Les victimes revenaient d’une foire hebdomadaire à Petaka, dans le cercle de Douentza. Dans un message écrit consulté par l’AFP, un responsable militaire indique que c’est aux environ de 15 heures dimanche qu’un véhicule de transport public de retour de la foire hebdomadaire de Douentza a été attaqué par des hommes armés non identifiés, probablement des terroristes. La même source fait été de treize blessés, dont cinq cas graves, et de dégâts matériels très importants.

(La voix de l’Amérique, le 29-06-2021)

Quatre soldats nigérians ont été tués dans l’attaque de leur base par des djihadistes dans le nord-est du Nigeria, près de la frontière avec le Cameroun, a-t-on appris lundi de sources militaires. Des combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), à bord de camions équipés de mitrailleuses, ont tenté de prendre d’assaut cette base située à Banki, dans l’État de Borno, l’épicentre de l’insurrection djihadiste. « Nous avons perdu quatre hommes au cours d’une bataille acharnée qui a duré plus d’une heure » a dit à l’AFP un officier de l’armée qui a requis l’anonymat. « L’intervention d’unités aériennes a été nécessaire pour repousser l’attaque, au cours de laquelle vingt djihadistes ont été neutralisés » a-t-il ajouté. Un autre militaire a confirmé l’attaque et a donné un bilan similaire, précisant qu’une dizaine de fusils avaient été récupérés. Banki, à 130 kilomètres au sud-est de la capitale de l’État de Borno, Maïduguri, abrite notamment plus de 45 000 personnes déplacées par les violences.

(Africa Radio, le 29-06-2021)

Les autorités du Nigeria ont annoncé, il y a quelques heures, l’arrestation de Nmandi Kanu le chef du mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra, IPOD, une organisation interdite. Il a été ramené à Abuja et sera présenté à la justice. Lors d’une conférence de presse, Abubakar Malami, le ministre de la Justice, a fait savoir que Nmandi Kanu avait été arrêté dimanche dernier grâce à la collaboration des services de sécurité d’un pays non précisé. Nmandi Kanu avait disparu sans laisser de traces depuis qu’il s’était échappé durant une audition devant la justice. Un mandat d’arrêt avait été émis contre lui en mars 2019. Il sera jugé pour onze chefs d’accusation, dont celui de terrorisme, a encore précisé le ministre nigérian de la Justice.

(Deutsche Welle, le 29-06-2021)

Fin de cavale pour le leader indépendantiste biafrais Nmandi Kanu. Il a été arrêté dans un lieu inconnu et ramené au Nigeria alors que le sud-est du pays est secoué par des violences. Nmandi Kanu a été présenté hier mardi devant la justice qui a autorisé son incarcération. Son procès pour terrorisme doit se tenir au mois de juillet. Selon Abubakar Malami, ministre de la Justice et procureur du Nigeria cité par l’AFP, le chef de l’IPOD a été arrêté le 27 juin en collaboration avec des services de sécurité d’un autre pays qui n’a pas été nommément cité. Il est accusé de s’être livré à des activités subversives, notamment des incitations à la violence contre l’État nigérian et ses institutions à travers des messages diffusés à la télévision, à la radio et sur les réseaux sociaux, a ajouté le ministre. Nmandi Kanu avait été arrêté une première fois en octobre 2015. Il était accusé de trahison mais avait profité de sa liberté sous caution pour quitter le Nigeria avant de réapparaître douze mois plus tard à Jérusalem, puis en janvier 2019 en Grande-Bretagne. Il était resté introuvable pendant trois ans, des rumeurs le situant alternativement en Angleterre, en Israël, ou même caché au Nigeria. Durant sa cavale Nmandi Kanu publiait quasi quotidiennement sur Twitter pour lancer des appels à l’indépendance sur Radio Biafra, une radio en ligne.

(La voix de l’Amérique, le 30-06-2021)

Au Niger, treize combattants de Boko Haram ont été tués lors d’accrochages mardi avec l’armée, et quatre civils à bord d’un bus intercepté ont été exécutés par des djihadistes de sa branche ISWAP, dans le sud-est du pays, selon un communiqué hier de la force multinationale mixte qui associe Nigeria, Tchad, Cameroun et Niger.

(La voix de l’Amérique, le 02-07-2021)

Une bombe artisanale a explosé hier dans une église catholique de la ville de Beni, c’est dans l’est de la République démocratique du Congo. Deux personnes ont été blessées. Cette explosion a eu lieu avant la messe dominicale. C’est la première fois dans le territoire de Beni qu’un édifice appartenant à l’église catholique est la cible d’une attaque de ce genre.

(Radio Vatican, le 28-06-2021)

Deux bombes artisanales ont explosé hier dimanche dans la ville de Beni dont une à l’intérieur d’une église en République démocratique du Congo. C’est une première dans cette région de l’est du pays où sévit le groupe armé ADF affilié aux djihadistes de l’État islamique, selon les États-Unis. Le colonel Narcisse Muteba, maire de Beni, a décrété dimanche soir un couvre-feu dans la ville. « Je ne veux voir personne dans la rue. Que tout le monde se barricade. Je ne veux voir que des policiers et des militaires dans les rues ». Une première bombe a détonné dans la matinée à 6 heures, heure locale. Deux femmes ont été blessées. L’explosion ayant eu lieu dans une église avant l’heure d’affluence des fidèles pour une importante cérémonie de sacrement de confirmation aux enfants, a précisé le vicaire général de Beni monseigneur Laurent Sondirya. Quelques heures plus tard, vers 19 heures, le porteur d’une deuxième bombe a été tué dans l’explosion de son engin près d’un bar où une dizaine de personnes étaient rassemblées dans la commune de Rwenzori, a indiqué le colonel Narcisse Muteba, maire de Beni. Samedi une bombe avait déjà explosé en périphérie de la ville, à côté d’une station d’essence, sans faire de dégâts. La région de Beni est terrorisée depuis des années par le groupe armé ADF, un groupe qui ne revendique jamais ses attaques.

(La voix de l’Amérique, le 28-06-2021)

Le groupe djihadiste État islamique a revendiqué les attaques à la bombe artisanale commises ce week-end dans l’est de la République démocratique du Congo et attribuées aux membres des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé affilié, selon les États-Unis, à l’État islamique. Selon un communiqué publié mardi soir par SITE, organisme américain spécialisé dans la propagande djihadiste, l’État islamique a revendiqué son premier attentat suicide en RDC visant des chrétiens dans un bar à Béni, assumant aussi dans la même ville une explosion dans une église. « Le frère Abu Khadijah a réussi à actionner sa ceinture explosive dans un bar à liqueurs de Mabakanga, dans la ville de Béni » a affirmé un communiqué de l’ISCAP (État islamique de la province d’Afrique centrale). L’État islamique a aussi assuré être responsable d’une autre explosion samedi et de combats avec l’armée congolaise, faisant état de plusieurs morts, des bilans non confirmés.

(Africa Radio, le 30-06-2021)

Le démantèlement de cellules terroristes dormantes liées à l’Occident ; c’est ce qu’a annoncé hier le président du Belarus Alexander Lukashenko, au pouvoir depuis 26 ans. Il les accuse d’avoir préparé un coup d’État contre sa personne via la messagerie Telegram. Il vise en particulier l’Allemagne, l’Ukraine, les États-Unis, la Lituanie et la Pologne.

(Radio Vatican, le 03-07-2021)

ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT

La police japonaise a transmis aux procureurs des documents sur un officiel russe de la Représentation des intérêts commerciaux de la Fédération russe au Japon car il aurait poussé un ancien patron d’entreprise à obtenir illégalement des documents sur la technologie militaire au Japon. Selon la police, le suspect de 42 ans aurait poussé un ancien patron d’entreprise de 70 ans de la ville de Zama, près de Tokyo, à s’enregistrer en 2019 auprès d’un service fournissant des copies de documents académiques. L’ancien chef d’entreprise aurait obtenu illégalement huit documents appartenant au domaine de la recherche des technologies militaires et du développement des semi-conducteurs. Les deux hommes sont soupçonnés de fraude informatique. La police estime que l’officiel est un espion russe et qu’il a acquis les documents pour des sommes allant de 900 à 1 300 dollars par document. Les autorités avaient demandé par le biais du ministère japonais des Affaires étrangères à ce que l’officiel comparaisse pour répondre à des questions. L’individu a cependant quitté le pays le 12 juin et est rentré en Russie. L’affaire a été renvoyée mercredi devant les procureurs. L’ancien chef d’entreprise, qui avait été arrêté, a été libéré mercredi sans avoir été inculpé.

(Radio Japon international, le 30-06-2021)

Une branche d’Al-Qaïda est soupçonnée d’être à l’origine de l’attaque qui a visé des soldats allemands au Mali et qui a fait 13 blessés la semaine dernière. C’est ce qu’indique le service allemand de renseignement, le BND.

(Deutsche Welle, le 30-06-2021)

Douze ans de prison, c’est la peine dont ont écopé deux anciens chefs espions serbes. Le tribunal de l’ONU à La Haye aux Pays-Bas a condamné Jovica Stanisic, 70 ans, ancien chef de la sécurité intérieure de la Serbie et figure clé du régime de Sloboban Milosevic, et son adjoint Franko Simatovic. Ils ont été condamnés pour crime contre l’humanité et crime de guerre lors des conflits en ex-Yougoslavie au début des années 1990 après avoir été acquittés en 2013. C’est l’une des dernières affaires liées aux guerres dans l’ex-Yougoslavie traitées par la justice internationale. Le bilan humain est estimé à 130 000 morts.

(Deutsche Welle, le 30-06-2021)

MILITAIRE

Les manœuvres militaires prévues dans la mer Noire commencent aujourd’hui. Cet exercice appelé Brise marine est mené conjointement par les États-Unis et l’Ukraine. Plusieurs milliers de soldats, des dizaines de navires et des avions de 32 États différents vont y participer. Les manœuvres devraient durer deux semaines. Elles sont considérées comme une provocation par le Kremlin quelques jours seulement après l’incident qui a impliqué un navire de guerre britannique en mer Noire.

(Deutsche Welle, le 28-06-2021)

À propos de l’absence de Séoul à l’exercice militaire multinational Sea Breeze 21, Washington a affirmé qu’il respectait entièrement son choix. Le porte-parole du département de la Défense, John Kirby, a indiqué hier dans un briefing, que la Corée du Sud avait le droit de prendre une décision autonome et de la mentionner. Cet entraînement militaire organisé par les États-Unis et l’Ukraine se déroule du 28 juin au 10 juillet en mer Noire avec la participation de plus de trente pays. Le commandement de la VIe Flotte du pays de l’Oncle Sam a marqué la Corée du Sud comme un pays participant dans un document officiel publié le 21 juin dernier, mais le ministère sud-coréen de la Défense a annoncé qu’il n’avait pas l’intention d’y prendre part, ni d’y assister. À la question de savoir si la participation de Séoul est inéluctable, Kirby a répondu que Washington ne l’aurait pas invité s’il pensait le contraire. Et de souligner que son absence n’a toutefois pas d’impact sur l’alliance bilatérale ni sur l’engagement de son pays envers la population sud-coréenne et la sécurité dans la péninsule.

(KBS World Radio, le 30-06-2021)

Le deuxième navire d’assaut amphibie de la marine sud-coréenne, le Marado, est entré en service ce matin. Ce nouveau bâtiment de transport à grande échelle a vu le jour 14 ans après l’ancien modèle, le Dokdo, avec des capacités de combat fortement améliorées. Tout d’abord, sa défense antimissile surface-air, baptisée K-SAAM, a une portée plus longue et est plus efficace dans les intempéries. Contrairement au Dokdo, basé sur des technologies étrangères, le Marado est équipé d’un système de combat 100% Made in Korea permettant un meilleur traitement des données ciblées et un contrôle armé optimisé. Son radar anti-aérien à quatre panneaux fixes permet de réduire l’erreur de détection. Long de 199,4 mètres et haut de 31,4 mètres, le navire de 14 500 tonnes peut circuler jusqu’à 42 km/h et accueillir 330 marins à son bord. En plus de son rôle de commande et de contrôle des forces opérationnelles, le Marado, dont le nom provient de l’île la plus méridionale du pays, servira à mener des opérations de secours en cas de catastrophes, transporter les ressortissants sud-coréens à l’étranger dans des cas d’urgence, et accomplir des missions de maintien de la paix. Une fois ses performances opérationnelles prouvées, le nouveau vaisseau de la marine sera déployé en octobre prochain à l’issue de l’évaluation des opérations après avoir passé des tests d’évaluation.

(KBS World Radio, le 28-06-2021)

Séoul participera à Talisman Saber, un exercice naval conjoint d’envergure entre Washington et Canberra prévu mi-juillet dans les eaux territoriales australiennes. Sa marine y enverra un destroyer de 4 400 tonnes afin d’améliorer ses capacités à mener des opérations combinées. Selon l’armée sud-coréenne, c’est la première fois que la Corée du Sud rejoint cet entraînement combiné dont l’objectif ne réside pas dans l’affrontement d’un pays spécifique. Inaugurée en 2005, cette manœuvre biennale accueillera également le Japon, le Royaume-Uni, le Canada et la Nouvelle-Zélande. À en croire le vice-amiral de la marine australienne David Johnston relayé par l’AFP, l’édition de cette année se déroulera de manière réduite avec la participation de 17 000 effectifs militaires. Situation pandémique oblige, quelque 2 000 étrangers seront soumis au confinement de 14 jours. Des experts militaires estiment que cet événement vise à contrer la menace militaire chinoise croissante en Asie-Pacifique. L’Australie est en plein conflit commercial avec l’empire du Milieu, après avoir préconisé une enquête internationale sur l’origine et la propagation du coronavirus.

(KBS World Radio, le 28-06-2021)

Un total de 600 instructeurs russes devant former les forces centrafricaines sont arrivés récemment à Bangui, a annoncé jeudi à l’AFP la diplomatie russe, portant à 1 135 le nombre d’experts militaires officiellement déployés en Centrafrique. « Récemment, un nouveau groupe d’instructeurs au nombre de 600 personnes (par groupe de 200 pour les forces armées, la police et la gendarmerie) est arrivé à Bangui » a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans une réponse écrite, ajoutant qu’une notification en ce sens a été envoyée au comité compétent du Conseil de sécurité de l’ONU. Bangui avait annoncé en mai l’arrivée prévue de ces hommes, mais leur déploiement effectif n’avait pas été officialisé. La Russie, qui avait précédemment dit que 535 instructeurs étaient sur place, assure qu’aucun des 1 135 hommes ne prend part directement aux opérations de combats contre les groupes armés illégaux et qu’ils agissent en fonction des besoins des autorités officielles de RCA. Cette annonce intervient quelques jours après un rapport annuel d’experts de l’ONU contredisant Moscou. Selon ce rapport, des instructeurs russes en Centrafrique ont commis avec l’armée centrafricaine des violations du droit humanitaire international. Ils seraient en outre jusqu’à 2 100 sur le terrain. De nombreux témoignages dans de multiples lieux de Centrafrique font état de la participation de Russes dans des affrontements mais aussi dans des crimes. D’après les experts onusiens, des soldats centrafricains et des Russes ont notamment commis des assassinats aveugles, des occupations d’écoles et des pillages à grande échelle y compris d’organisations humanitaires. L’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a lui dénoncé en juin le comportement des forces nationales centrafricaines et de leurs alliés russes. Ces derniers sont souvent présentés comme étant des paramilitaires du groupe privé Wagner, réputé être dirigé par un proche du président Vladimir Poutine. Cette organisation opaque, dont Moscou nie l’existence, serait composée de vétérans fidèles au pouvoir russe et chargés de missions sensibles, là où la Russie ne veut pas apparaître de manière trop officielle. Le Kremlin rejette l’ensemble de ces accusations, mais n’a jamais non plus précisé qui sont ces hommes et de quelles institutions ils dépendent. Le déploiement d’instructeurs s’inscrit dans une vaste offensive diplomatique et financière lancée par Moscou dans cette ancienne colonie française plongée dans une guerre civile depuis 2013.

(Africa Radio, le 02-07-2021)

Les autorités chinoises ont procédé à la construction de 119 silos pour missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) dans l’ouest du pays, rapporte le Washington Post. Le quotidien se réfère aux analystes du Centre James Martin pour les études sur la non-prolifération, qui ont examiné des images de la zone en question obtenues par des satellites commerciaux. Selon leurs conclusions, les travaux de construction sont menés dans le désert se trouvant sur le territoire de la province du Gansu. « Sur 119 chantiers presque identiques on observe des éléments similaires à ceux qui ont été repérés sur les complexes de lancement déjà existants et destinés aux missiles chinois à capacité nucléaire » écrit le journal. Pour le Washington Post, la construction de plus de 100 nouveaux silos marquera un changement historique pour la Chine qui détient, selon diverses estimations, entre 250 et 350 bombes nucléaires. L’édition américaine rappelle également cependant que Pékin avait fait construire des silos factices par le passé.

(Radio Sputnik, le 01-07-2021)

L’ancien chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, a déclaré vendredi que l’Iran était plus proche que jamais de produire une arme nucléaire. Lors d’une conférence au Centre Peres pour la paix, M. Eisenkot a également semblé fustiger l’ancien chef du Mossad Yossi Cohen et l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Nous pouvons voir aujourd’hui que la sortie de l’accord et la campagne de pression maximale et les actions contre l’Iran ont conduit à des réalisations, mais nous ne pouvons pas nier le fait que l’Iran est très proche d’acquérir la bombe nucléaire » a-t-il affirmé. « Nous devons continuer ce qui a été fait pendant des décennies : saper ce programme secrètement dans diverses dimensions » a-t-il ajouté. Dans ce qui semblait être une critique de l’ancien chef du Mossad Cohen et de l’ancien Premier ministre Netanyahu, M. Eisenkot a critiqué les récentes déclarations publiques d’Israël concernant les actions contre l’Iran. « Je pense qu’il est juste de maintenir une politique d’ambiguïté, de ne pas se vanter. Ceux qui ont besoin de savoir le savent » a-t-il déclaré. « La façon dont les choses se sont déroulées l’année dernière et même avant était irresponsable » a-t-il estimé.

(I24News, le 03-07-2021)

ARMEMENT

Le président de l’Agence des industries de défense (SSB), İsmail Demir, a déclaré que le troisième prototype de l’hélicoptère Gökbey, dont les activités de test de certification sont en cours, a réussi son premier vol. Demir a déclaré dans un message sur son compte Twitter « qu’avec ce vol, qui a duré environ quarante minutes, nous avons ajouté un nouveau prototype dans les activités d’essais ». Le président de la SSB, Demir, a également inclus une vidéo des images de décollage et d’atterrissage de l’hélicoptère dans son message.

(La voix de la Turquie, le 29-06-2021)

L’entreprise israélienne de défense Rafael a dévoilé cette semaine un nouveau système de missile naval, le Sea Breaker, qui, selon elle, peut détruire un navire de guerre de taille normale à des centaines de kilomètres de distance, juste en un seul tir. Ce missile de cinquième génération est surtout destiné à être utilisé contre des cibles en mer ou près du rivage, selon Rafael. Dans un premier temps, il sera commercialisé auprès de clients étrangers, a précisé le fabricant d’armes. Rafael a indiqué que le missile combinait des capacités de pointe et des technologies existantes, ce qui en fait l’une des armes les plus puissantes de sa catégorie. Le Sea Breaker utilise une variété de capteurs, soutenus par l’intelligence artificielle, pour identifier les cibles de manière autonome. Le missile peut fonctionner comme un drone ultra-rapide, volant à basse altitude à grande vitesse subsonique, au-dessus de la mer ou de la terre, changeant de direction si nécessaire. Il peut atteindre une cible située à une distance maximale de 300 kilomètres avec une précision de quelques mètres, selon l’entreprise israélienne. Rafael a par ailleurs indiqué que le missile peut transporter une ogive de pénétration, d’explosion et de fragmentation de 113 kilogrammes, ce qui permet de neutraliser un navire de la taille d’une frégate en un seul coup. « Toutes ces capacités réunies permettent au système de missiles de faire face aux menaces et aux défis émergents du champ de bataille de la prochaine génération » a déclaré le chef de la division des systèmes terrestres et navals de Rafael, Ran Gozali. Rafael Advanced Defense Systems, qui est le principal fabricant d’armes en Israël, a participé au développement de certains des principaux systèmes de défense du pays, notamment le système antimissile Dôme de fer, et le missile à guidage de précision Spike.

(I24News, le 30-06-2021)

L’entreprise turque BMC, un des plus grands constructeurs de l’industrie de défense, a conclu un accord avec le ministère tunisien de la Défense pour la fourniture de 46 véhicules blindés à quatre roues motrices. L’entreprise turque BMC pour la construction de véhicules blindés et à chenilles continue d’offrir à l’armée turque et aux pays alliés et amis les derniers produits militaires dotés de technologies de pointe et de normes internationales. Selon des informations recueillies par l’agence Anadolu, mercredi, l’entreprise turque a passé un contrat avec le ministère tunisien de la Défense pour lui fournir 46 véhicules Kirpi, dont 41 véhicules blindés à quatre roues motrices, dotés d’un système de lutte anti-mines, et ce, à des fins militaires. L’accord comprend également la fourniture de 5 ambulances. Il est prévu que les livraisons de ces véhicules soient achevées dans les prochains mois, portant le nombre total de véhicules blindés Kirpi en Tunisie à 92.

(La voix de la Turquie, le 01-07-2021)

La Russie va fabriquer dès 2022 des dizaines de drones de combat Orion par an pour l’exportation. Le but est de concurrencer notamment la Turquie qui est devenue en moins d’une décennie l’un des fabricants de drones les plus importants, aux côtés des États-Unis, d’Israël et de la Chine. Le pays a commencé à promouvoir ses drones de combat sur le marché international de l’armement et a déjà reçu un certain nombre de demandes d’acheteurs étrangers. Selon une source de Sputnik, l’usine qui doit commencer à produire en novembre assurera dans un premier temps la production annuelle de plusieurs dizaines de drones Orion en versions reconnaissance et combat. « Le groupe Kronstadt a déjà commencé à recruter du personnel pour le nouveau site. Au total, environ 1 500 personnes devront être recrutées, dont 500 doivent être engagées dans les prochains mois » a précisé une autre source à Sputnik. Selon d’autres sources de l’agence, en termes de qualité-prix, les drones Orion-E destinés aux exportations deviendront l’une des meilleures offres sur le marché international. Le drone Orion est fabriqué par des ingénieurs militaires russes depuis 2011. Il s’agit d’un aéronef sans pilote de moyenne altitude et à longue durée de vol. L’engin est capable de se maintenir en vol pendant 24 heures. Son poids maximal au décollage est de 1 100 kilogrammes, tandis que sa charge de combat peut atteindre 250 kilogrammes. Il est à même de larguer des bombes et de lancer des missiles guidés de petite taille contre des cibles au sol.

(Radio Sputnik, le 02-07-2021)

CYBERESPACE

Korea Aerospace Industries (KAI) aurait été victime de deux tentatives de piratage cette année. Le seul fabricant d’avions du pays a ainsi demandé à la police d’ouvrir une enquête. D’après plusieurs sources du gouvernement, des circonstances laissent supposer que de nombreux documents ont fuité à la suite de ces cyberattaques. Selon certains responsables militaires, il s’agirait notamment de technologies liées à l’avion de combat développé par KAI, le KF-21, les drones de génération du futur, l’avion léger d’attaque FA-50, la guerre électronique, les radars et les hélicoptères. De l’avis des observateurs, ces fuites sont d’autant plus inquiétantes qu’elles pourraient aboutir à des problèmes diplomatiques, étant donné que KAI mène actuellement de nombreuses coopérations techniques avec de grandes entreprises américaines et européennes.

(KBS World Radio, le 01-07-2021)

Des cyberpirates ont ciblé hier la société américaine Kaseya qui fournit des logiciels informatiques à d’autres entreprises. Ils réclament le paiement d’une rançon pour débloquer le système informatique de la société. En tout pas moins de 1 000 entreprises seraient impactées. Une grande chaîne de supermarchés en Suède a dû fermer hier 800 magasins, ses caisses étant paralysées par l’attaque.

(Médi-1, le 04-07-2021)

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