mardi 30 novembre 2021

RENSEIGNOR 1188

Au Niger, le gouvernement a annoncé hier soir que cinq civils, quatre militaires et quarante terroristes ont été tués dimanche dans la région de Tillabéri, proche du Mali, lors d’une attaque contre le village de Tchomabangou par une centaine de djihadistes présumés lourdement armés.

(La voix de l’Amérique, le 12-07-2021)

En Afghanistan, un système de défense capable d’intercepter roquettes et missiles a été déployé à l’aéroport de Kaboul, voie de sortie des ressortissants étrangers d’Afghanistan, nouveau signe d’inquiétude face à l’avancée inexorable des taliban que traduit également l’évacuation par l’Inde du personnel indien d’un consulat.

(La voix de l’Amérique, le 12-07-2021)

La police nationale colombienne enquête sur de multiples voyages effectués au pays depuis le début de l’année par l’un des plus hauts responsables de la sécurité du défunt président haïtien Jovenel Moïse. Depuis janvier, Dimitri Hérard, le chef de l’Unité de sécurité générale du Palais national, a fait des escales à Bogota lors de voyages effectués au Panama, en Équateur et en République dominicaine, pays pourtant voisin d’Haïti, a indiqué le chef du corps policier, le général Jorge Luis Vargas. Les enquêteurs cherchent à déterminer s’il y a un lien entre ces visites répétées, dont l’une a duré plusieurs jours, et le fait que 21 membres du commando accusés d’avoir assassiné le président dans sa résidence de Pétion-Ville mercredi dernier sont d’ex-militaires colombiens. Trois d’entre eux ont été tués depuis par la police haïtienne. La police colombienne soutient que dix-neuf billets d’avion achetés par la compagnie CTU ont permis à certains de ces hommes de se rendre en République dominicaine, d’où ils sont ensuite entrés en Haïti. Selon les autorités colombiennes, deux des trois Colombiens tués après l’attaque de la résidence privée du président Moïse travaillaient pour CTU, une firme basée en Floride, mais gérée par un homme d’origine vénézuélienne, Antonio Enmanuel Intriago Valera. Depuis le meurtre de Jovenel Moïse, les Haïtiens s’interrogent ouvertement sur le rôle joué par les responsables de la sécurité du président, qui ne semblent pas avoir échangé le moindre coup de feu avec les assaillants. Malgré la nouvelle des voyages répétés de Dimitri Hérard à Bogota, le chef de la police nationale colombienne a tenu à indiquer aux journalistes que son service ne tirait pas de conclusions hâtives de cette situation.

(Radio Canada international, le 13-07-2021)


TERRORISME


 

En Afghanistan, les combats font rage entre les taliban et les forces de sécurité qui peinent à reprendre les territoires perdus. Ce week-end, l’Inde a rapatrié ses diplomates du consulat de Kandahar. En retirant son personnel, l’Inde signale qu’elle n’a plus confiance en la capacité de l’armée afghane à tenir tête aux taliban. En à peine un mois, les combattants islamistes ont pris le contrôle de trois postes frontières avec l’Iran, le Turkmenistan et le Tadjikistan, privant le gouvernement de centaines de millions de dollars de droits de douane.

(Radio Vatican, le 12-07-2021)

En Afghanistan, quatre civils ont été tués et onze blessés aujourd’hui par l’explosion d’une mine dans le centre de la capitale, Kaboul. Un porte-parole de la police attribue l’explosion à des présumés terroristes, citant nommément les taliban. Depuis que les forces étrangères ont commencé leur retrait définitif d’Afghanistan, les taliban ont lancé une offensive tous azimuts contre les forces afghanes.

(Deutsche Welle, le 13-07-2021)

Les taliban poursuivent leur conquête du territoire afghan à la faveur du retrait des soldats américains. Les insurgés affirment contrôler 85% du pays après s’être emparés de nombreux districts en zone rurale et de postes frontières clés avec l’Iran, le Turkménistan ou le Tadjikistan. Ils encerclent désormais plusieurs grandes villes. La France a appelé tous ses ressortissants à quitter le pays. Quatre civils ont par ailleurs été tués hier par l’explosion d’une mine dans le centre de Kaboul. L’attaque n’a pas été revendiquée, mais les autorités pointent les taliban et craignent une prochaine attaque sur la capitale et son aéroport.

(Radio Vatican, le 14-07-2021)

En Afghanistan, les taliban poursuivent leur progression. Ils ont affirmé aujourd’hui s’être emparés d’un poste frontière clé avec le Pakistan. Une information démentie par les autorités afghanes, malgré les témoignages qui confirment les dires des insurgés. Depuis deux mois, ces derniers mènent une offensive tout azimut contre les forces afghanes. Une offensive facilitée par le retrait des troupes étrangères du pays.

(Deutsche Welle, le 14-07-2021)

On note de fortes tensions à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan. Ce matin, des gardes frontières pakistanais ont dû disperser de force une foule de 400 personnes qui tentait de forcer le passage à un poste frontière localisé entre les localités de Spin-Boldak, en Afghanistan, et Chaman, au Pakistan. Le côté afghan est d’ailleurs contrôlé depuis la veille par les taliban.

(Médi-1, le 15-07-2021)

Le Niger a inauguré jeudi à Tillia, près de la frontière avec le Mali, un centre d’entraînement de ses forces spéciales pour lutter contre les groupes djihadistes, a appris vendredi l’AFP auprès des autorités nigériennes. « Le centre pour former des forces spéciales nigériennes a été inauguré hier jeudi à Tillia et a vu le jour grâce au soutien de l’Allemagne » a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. Le ministre nigérien de la Défense, Alkassoum Indatou, le chef d’état-major des armées, le général Salifou Modi et l’ambassadeur d’Allemagne au Niger, Hermann Nicolaï, ont assisté à la cérémonie d’inauguration, a précisé cette source. « Le centre d’entraînement des forces spéciales du Niger est pour nous un projet phare. Le Niger l’avait proposé et nous, par conviction, nous avons soutenu ce plan » a déclaré à la télévision l’ambassadeur allemand. Selon le ministre de la Défense, la création de ce centre s’inscrit dans le cadre de la montée en puissance des unités de commandement des opérations spéciales.

Face à l’insécurité grandissante au Sahel, les forces armées nigériennes doivent s’adapter perpétuellement aux exigences sécuritaires. Tillia est situé dans la région de Tahoua, qui se trouve à l’est de celle de Tillabéri, dans la zone des trois frontières, aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Comme celle de Tillabéri, la région de Tahoua est régulièrement attaquée par des groupes armés djihadistes.

(Africa Radio, le 16-07-2021)

Dimanche, dans le nord du Burkina Faso, le village de Niha-Mossi a été attaqué par des individus armés non identifiés. Sept Volontaires pour la défense de la patrie, supplétifs civils de l’armée, et trois civils ont été tués. Des maisons et le marché de la commune ont été incendiés. Les habitants ont fui vers une autre localité.

(Radio Vatican, le 13-07-2021)

Au moins un soldat a été tué et quatre blessés vendredi par l’explosion d’un engin artisanal au passage de leur véhicule dans le nord du Burkina Faso, en proie à des attaques djihadistes meurtrières, a-t-on appris de sources sécuritaires. « Un véhicule d’un détachement du groupement des forces du secteur nord a heurté une mine sur l’axe Barsalogho-Dablo. Un soldat est décédé et quatre ont été blessés, dont un grièvement » a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. « L’équipe revenait d’une mission à Foubè, localité de la commune de Barsalogho, abritant un grand nombre de déplacés internes, lorsqu’un des véhicules du convoi a roulé sur un engin explosif improvisé » a ajouté une autre source sécuritaire, confirmant l’attaque.

(Africa Radio, le 17-07-2021)

Les garde-côtes japonais ont effectué un exercice antiterroriste dans la baie de Tokyo, près du village olympique, en prévision des JO qui doivent s’ouvrir la semaine prochaine. Pas moins de 43 sites olympiques et paralympiques sont situés près de la baie de Tokyo. Les garde-côtes ont organisé cet exercice lundi pour être en mesure de réagir en présence de navires suspects. Deux bateaux pneumatiques de petite taille à haute mobilité ont pris en sandwich un navire suspect qui s’enfuyait à grande vitesse et l’ont forcé à s’arrêter. Les responsables ont également simulé une procédure consistant à faire avancer leurs bateaux parallèlement à un navire suspect et à monter à bord pour en prendre le contrôle. Les garde-côtes n’ont pas révélé à quelle échelle leurs opérations de sécurité se dérouleraient pendant les Jeux. Mais ils prévoient de déployer des navires de patrouille à Tokyo stationnés dans tout l’archipel et d’assurer la sécurité 24 heures sur 24 dans des lieux clés tels que le village des athlètes. Les garde-côtes demanderont aux navires de rester à l’écart de six zones proches des sites des Jeux pendant environ deux mois à partir de mardi. Le haut responsable des garde-côtes, Sasaki Wataru, affirme que le risque d’attaques terroristes ne varie guère même si les épreuves des Jeux se déroulent sans spectateurs. Il s’engage à prendre toutes les mesures de sécurité possibles en mer pendant les Jeux.

(Radio Japon international, le 12-07-2021)


ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT


 

La justice américaine a annoncé ce mardi avoir inculpé quatre agents des services de renseignement iraniens pour avoir planifié l’enlèvement d’une reporter américaine d’origine iranienne aux États-Unis, la journaliste et militante antivoile Masih Alinejad assurant être la cible visée. Les quatre hommes cherchaient depuis juin 2020 à enlever une auteure et journaliste qui a mis en évidence les violations des droits humains commises par le gouvernement iranien, selon un communiqué du ministère américain de la Justice. Ils avaient prévu d’emmener de force leur victime en Iran où son sort aurait été au mieux incertain, a précisé la procureure Audrey Strauss.

(La voix de l’Amérique, le 14-07-2021)

L’administration Biden enquête sur une récente vague d’incidents de santé mystérieux signalés par des diplomates et des employés du gouvernement américain à Vienne, la capitale autrichienne. Certains des symptômes sont similaires à ceux signalés pour la première fois par des diplomates et des espions américains à La Havane, à Cuba, en 2016 et 2017, et pour lesquels la cause définitive n’a pas encore été déterminée. Selon des responsables, plus de vingt nouveaux cas sont examinés par des équipes médicales au département d’État et ailleurs, notamment au Pentagone et à la CIA. « En coordination avec nos partenaires du gouvernement américain, nous enquêtons vigoureusement sur les liens possibles de ces incidents de santé inexpliqués au sein de la communauté de l’ambassade des États-Unis à Vienne » a déclaré le département d’État. Tous les employés qui ont signalé un incident ont reçu une attention et des soins immédiats et appropriés. Certains pensent que les blessures inexpliquées, y compris les lésions au cerveau, sont le résultat d’attaques avec des micro-ondes ou des ondes radio. Cependant, malgré des années d’études, il n’y a pas de consensus sur la nature de ces incidents. Les employés basés à Vienne ont déclaré souffrir de symptômes mystérieux depuis l’investiture du président Joe Biden, selon les responsables. Les cas de Vienne ont été signalés pour la première fois vendredi par le magazine The New Yorker. Vienne a été pendant des siècles un centre d’espionnage et de diplomatie et a été une plaque tournante pour les activités clandestines d’espionnage et de contre-espionnage pendant la Guerre froide. Ces incidents ont été qualifiés de syndrome de La Havane, parce que les premiers cas ont touché le personnel à l’ambassade des États-Unis à Cuba en 2016. En mai, des responsables ont déclaré qu’au moins 130 cas dans l’ensemble du gouvernement faisaient l’objet d’une enquête, contre plusieurs dizaines l’année dernière.

(Radio Canada international, le 17-07-2021)


MILITAIRE


 

L’Union européenne a lancé une mission de formation dans le nord du Mozambique. Celle-ci vient en soutien au gouvernement de Maputo confronté à une menace terroriste grandissante. D’après une résolution des ministres des Affaires étrangères, des instructeurs européens vont se rendre sur place pour former les soldats mozambicains et les rendre plus aptes à protéger les populations. L’objectif est d’aider au retour de la sécurité et de la paix dans la province de Cabo Delgado. Pour l’instant, il ne s’agit que d’instructeurs mandatés par le Portugal, l’ancienne puissance coloniale.

(Deutsche Welle, le 12-07-2021)

La rivalité entre les États-Unis et la Chine est au cœur du Livre blanc sur la défense du Japon qui souligne la nécessité de surveiller de près la situation relative à Taïwan dans un contexte de renforcement de la pression militaire chinoise. Le rapport 2021 de la défense a été présenté au Cabinet, mardi. Pour la première fois, une section est consacrée à l’analyse des relations entre Washington et Pékin. Il y est mentionné que la compétition entre les États-Unis et la Chine devient de plus en plus visible dans les secteurs politique, économique et militaire, les deux pays se surveillant mutuellement. Le rapport précise que des changements dans l’équilibre des forces militaires entre les deux pays pourraient entraîner des conséquences sur la paix et la stabilité de la région indo-Pacifique. Il est noté que la Chine a intensifié ses activités militaires autour de Taïwan et que le président américain Joe Biden a clairement exprimé son soutien militaire à Taïwan, tout comme son prédécesseur Donald Trump. Le document conclut : « Assurer la stabilité de la situation autour de Taïwan est important pour la sécurité du Japon et la stabilité de la communauté internationale ». Un nouveau chapitre du rapport est aussi consacré à l’étude de l’impact des changements climatiques sur la sécurité.

(Radio Japon international, le 13-07-2021)

Le gouvernement japonais a approuvé aujourd’hui le Livre blanc sur la défense du Japon de 2021 qui souligne pour la première fois l’importance de la stabilité autour de Taïwan pour le Japon et la communauté internationale. Le Livre blanc précise aussi que le Japon doit prêter une attention particulière et être encore plus vigilant. En outre, le gouvernement japonais a exprimé au cours des derniers mois ses préoccupations concernant la situation de Taïwan. Rappelons qu’Aso Taro, vice-Premier ministre et ministre des Finances du Japon, a déclaré dans un discours prononcé à Tokyo le 5 juillet que si la Chine attaquait Taïwan, le Japon pouvait exercer le droit d’autodéfense collective conformément à ses lois et règlements pertinents sur la sécurité. Il a aussi indiqué que les États-Unis et le Japon devraient défendre ensemble Taïwan. Le Livre blanc énumère, entre autres, de nouveaux points sur les relations sino-américaines en soulignant une opposition de plus en plus profonde entre les deux parties. Le Livre blanc précise que la concurrence entre la Chine et les États-Unis dans les domaines politique, économique et militaire est plus évidente et leur opposition est approfondie, notamment concernant la situation de Taïwan, de Hong Kong ou encore concernant les droits de l’Homme dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang. Le Japon a d’ailleurs de plus en plus d’inquiétudes concernant les garanties de sécurité de la Chine. Le Livre blanc liste trois caractéristiques générales de la puissance militaire des deux rives. Tout d’abord, en termes de puissance de l’armée de terre, la Chine dispose d’une force écrasante, mais sa capacité à débarquer et à envahir l’île principale de Taïwan est encore limitée. Cependant, ces dernières années, la Chine a construit de grands navires de débarquement pour améliorer ses capacités de débarquement et d’invasion. Ensuite, en termes de puissance maritime et aérienne, la Chine a non seulement une majorité écrasante en termes de nombre, mais son développement rapide fait perdre à Taïwan son avantage qualitatif. Dans ces circonstances, Taïwan œuvre activement pour préparer des navires furtifs de combat asymétrique. Troisièmement, concernant les capacités d’attaque de missiles, Taïwan renforce ses capacités de défense de missiles balistiques, mais la Chine dispose de nombreux missiles à courte portée avec une portée qui couvre Taïwan, et Taïwan manque de contre-mesures efficaces. La situation militaire des deux rives s’oriente dans une direction bénéfique à la Chine et l’écart entre les deux rives se creuse d’année en année. Le Japon doit prêter une attention particulière au renforcement de la puissance militaire aux deux rives, aux ventes d’armes américaines à Taïwan et au développement indépendant des principaux équipements de défense de Taïwan.

(Radio Taïwan international, le 13-07-2021)

Ismail Demir, président des Industries de la défense, relevant de la présidence turque, a annoncé dimanche la livraison d’un système de guerre électronique de fabrication nationale à l’armée turque. Le président des Industries de la défense a ajouté sur Twitter que le système Sancak se distingue par le fait qu’il assure la supériorité sur le terrain en neutralisant les systèmes de guerre stratégiques. Il a expliqué que Sancak appartient à la nouvelle génération des systèmes de guerre électronique. Et d’ajouter que le Sancak est également capable de brouiller divers autres systèmes, soulignant que le système, de conception locale, renforcera les capacités de l’armée turque dans le domaine militaire.

(La voix de la Turquie, le 13-07-2021)

L’armée de l’air israélienne a lancé lundi un exercice de drone international unique en son genre, accueillant des pilotes de cinq autres pays, a affirmé l’armée. L’exercice, appelé Blue Guardian, devrait durer deux semaines, au cours desquelles les équipes étrangères piloteront des véhicules aériens sans pilote Hermes-450. « Les équipes simuleront divers scénarios, y compris le soutien des troupes au sol, les missions de reconnaissance et de collecte de renseignements, et la coopération avec diverses forces aériennes » ont précisé les forces de défense israéliennes. Des équipes des États-Unis, de France, d’Italie, d’Allemagne et du Royaume-Uni participent à l’exercice. L’armée israélienne a indiqué que l’exercice, le plus grand axé sur les drones jamais réalisé, a une importance stratégique en raison de la coopération de l’armée de l’air avec des pays étrangers. « L’État d’Israël est un pionnier dans le domaine des drones. Cet exercice présente une plateforme pour l’étude et la croissance mutuelles. L’exercice a une importance et une influence nationales dans l’établissement de l’armée de l’air au niveau international » a déclaré le chef de l’armée de l’air israélienne, Amikam Norkin.

(I24News, le 13-07-2021)

À partir de ce mardi il y a un commandement spatial au sein de l’armée allemande, la Bundeswehr. Il est stationné au Centre des opérations aériennes en Rhénanie du Nord-Westphalie et est censé surveiller et protéger les satellites. La reconnaissance militaire et l’observation des débris spatiaux dangereux font également partie des tâches du nouveau commandement. La Bundeswehr a déjà déclaré l’année dernière que l’Allemagne, comme d’autres sociétés modernes, dépend à bien des égards de l’utilisation de l’espace.

(Deutsche Welle, le 13-07-2021)

Six membres parmi les 300 effectifs de l’unité Cheonghae, déployée au large du golfe d’Aden en Afrique, ont été testés positifs au Covid-19. L’un d’entre eux avait attrapé un rhume le 2 juillet dernier mais n’avait pas été testé au coronavirus. Huit jours plus tard, après que des symptômes similaires soient apparus parmi l’équipage, une quarantaine de personnes ont été soumises à un test sérologique, qui s’est avéré négatif. Aucun signe de pneumonie n’a été non plus identifié aux rayons X. Or, six membres ont reçu, hier, un résultat positif à un test PCR réalisé deux jours plus tôt dans un pays situé aux alentours. Le destroyer ayant transité, fin juin, par un port pour le ravitaillement, l’armée est en train d’examiner la possibilité que le virus ait été introduit à cette occasion. L’unité a isolé les patients et placé dans un confinement de cohorte les cas contacts dont le nombre s’élève à près de 80. Étant donné que tous les membres de l’équipage seront soumis au test PCR, le nombre de nouvelles contaminations n’est pas à écarter. Les bâtiments militaires sont particulièrement vulnérables aux infections en raison des limitations de ventilation et de la centrale de traitement de l’air qui peut favoriser la propagation de gouttelettes. En avril dernier, 38 des 84 membres de l’équipage d’un bâtiment de projection de la marine avaient contracté le coronavirus. La vaccination des soldats déployés à l’étranger a débuté en mars dernier. Et comme le 34e contingent de Cheonghae, actuellement en service, avait quitté le pays en février dernier, ses membres ne sont pas encore vaccinés. L’armée s’est engagée à assurer avant tout la sécurité des soldats en coopération étroite avec les missions diplomatiques sud-coréennes sur place. De son côté, le président Moon Jae-in a ordonné d’envoyer du personnel et du matériel médical à bord d’un avion de transport et de rapatrier les patients si les conditions locales de traitement ne sont pas satisfaisantes.

(KBS World Radio, le 15-07-2021)

Les quelque 300 militaires et membres d’équipage de l’unité Cheonghae de la marine sud-coréenne, actuellement déployés dans le golfe d’Aden au large de la Somalie, vont être rapatriés au plus tôt. La raison : alors qu’ils sont en mission anti-piraterie à bord du destroyer de 4 400 tonnes Munmu le Grand, six d’entre eux ont contracté le Covid-19 et pas moins de 80 autres sont placés à l’isolement après avoir présenté des symptômes suspects. Leur commandant a fait état de ce projet à leurs familles. Si la décision est actée, leur évacuation sera effectuée par des avions de ravitaillement de l’armée de l’air sud-coréenne, vraisemblablement entre le 19 et le 25 juillet. Les discussions ont commencé sur les moyens de rapatrier aussi le vaisseau. L’une des pistes étudiées est de dépêcher un capitaine du destroyer Chungmugong Yi Sun-sin, du même type que le Munmu le Grand, ainsi qu’un équipage minimal. Pour l’opération, il faudra d’abord procéder à la désinfection et à l’inspection de l’intérieur du navire, avant de suivre les procédures nécessaires. Et des concertations préalables seront aussi nécessaires afin de survoler l’espace aérien d’autres pays. Le gouvernement de Séoul s’est déjà mis à discuter des détails par l’intermédiaire de ses missions diplomatiques basées dans les pays concernés. D’après l’état-major interarmées sud-coréen, pour le moment, la majorité des soldats malades présentent des symptômes bénins et cinq d’entre eux nécessitent un suivi supplémentaire en coopération avec les hôpitaux locaux. Un test PCR sera aussi pratiqué sur l’ensemble des membres de l’unité.

(KBS World Radio, le 16-07-2021)

Alors que des manœuvres militaires conjointes sud-coréano-américaines régulières sont prévues le mois prochain, des médias nord-coréens de propagande ont publié des messages d’avertissement. Tout d’abord, le site Uriminzokkiri a fustigé, dans un article publié aujourd’hui, les maniaques de la guerre de l’armée sud-coréenne, qualifiés de responsables de la situation instable actuelle dans la péninsule pour avoir mené, à plusieurs reprises depuis le début de cette année, des exercices militaires avec les États-Unis. Il a également pointé du doigt le projet du Sud de déployer d’ici 2023 un bataillon doté d’un drone de surveillance à haute altitude (HUAS), le RQ-4 Global Hawk, et l’entrée sur son sol d’équipements destinés à renforcer le bouclier anti-missile américain THAAD déjà installé dans le sud du pays. Et de conclure que de tels entraînements de guerre et tentatives d’accroître les capacités militaires ne peuvent coexister avec la paix. Un autre site, Écho de la réunification, a dénoncé à son tour les autorités militaires sud-coréennes et l’Administration du programme d’acquisition de défense (DAPA) d’avoir récemment décidé de verser « d’immenses impôts de sang extrait du peuple en proie au Covid-19 » pour le développement et l’acquisition d’actifs militaires, à savoir le projet de développement du système d’interception d’artilleries à longue portée, le projet de drone de surveillance capable d’effectuer un décollage et un atterrissage vertical, et celui visant à améliorer les capacité du chasseur furtif F-35A.

(KBS World Radio, le 13-07-2021)

Aux États-Unis, le Pentagone a annoncé qu’il arrêterait sa décision sur l’ampleur et le format de leurs prochains exercices militaires conjoints, prévus en août, en étroite consultation et coopération avec le gouvernement sud-coréen. C’est son porte-parole qui a tenu ces propos, interrogé, hier lors d’un briefing, sur la question de savoir comment son pays réagira si son allié sud-coréen s’oppose à la manœuvre. John Kirby a alors évoqué le slogan emblématique de l’alliance Séoul-Washington, c’est-à-dire « Allons-y ensemble », des mots simples, mais selon lui lourds de sens et liés aux discussions à mener pour déterminer tout ce qui concerne la prochaine opération, allant de ses modalités aux effectifs à mobiliser, entre autres. Le contre-amiral retraité a aussi affirmé que, dans la péninsule, une solide préparation militaire était indispensable et importante et que le nouveau commandant des forces américaines en Corée du Sud (USFK), Paul LaCamera, travaillait en étroite collaboration avec ses partenaires locaux, afin que les soldats des deux alliés se tiennent prêts à se battre à tout moment. Et d’ajouter que les efforts en ce sens ne sont pas unilatéraux, mais réciproques. Pour sa part, le ministère sud-coréen de la Réunification souhaite prendre la décision sur les exercices conjoints avec flexibilité et en considération de plusieurs facteurs visant à instaurer la paix dans la péninsule. D’autant plus que P’yongyang les considère comme la répétition d’une invasion de son territoire.

(KBS World Radio, le 15-07-2021)

Un avion militaire américain a atterri aujourd’hui pour une courte escale d’une dizaine de minutes à l’aéroport de Songshan, à Taipei. Les raisons de cet atterrissage ne sont pas connues, les gouvernements américain et taïwanais ayant refusé de commenter l’événement. Contactée par la presse, l’armée de l’air taïwanaise a répondu ne pas être en charge des opérations au sol concernant cet appareil à l’aéroport de Songshan. Le député membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, Wang Ting-yu, a commenté l’atterrissage sur Facebook, précisant qu’il s’agissait d’un avion de transport militaire C-164A Wolfhound en provenance d’Okinawa et que l’appareil avait fait une escale de dix minutes à l’aéroport avant de repartir. Le député a indiqué que l’escale pouvait être motivée par différentes raisons et pouvait notamment avoir été nécessaire pour des réparations, une inspection de certaines parties ou bien pour transporter du matériel ou des personnes à ou depuis Taïwan. Wang Ting-yu a toutefois conclu qu’il appartenait aux gouvernements taïwanais et américain d’expliquer les raisons de l’atterrissage. Notons que ce type d’appareil, fait pour transporter 27 personnes maximum, est normalement utilisé, selon les précisions disponibles sur le site internet de l’armée de l’air américaine, pour le transport de petites équipes ou de cargaison pouvant aller jusqu’à 6 000 tonnes.

(Radio Taïwan international, le 15-07-2021)

Trois régions éthiopiennes vont déployer des troupes pour soutenir les opérations militaires menées par l’armée fédérale dans la région du Tigré en proie à la guerre depuis plus de huit mois, ouvrant la porte à un possible élargissement du conflit.

(La voix de l’Amérique, le 16-07-2021)

Trois régions éthiopiennes vont déployer des troupes pour soutenir les opérations militaires menées par l’armée fédérale dans la région du Tigré, en proie depuis plus de huit mois à un conflit dévastateur, selon des déclarations officielles et des médias d’État. Ces régions sont l’Oromia, la plus grande région d’Éthiopie, ainsi que le Sidama et la région des Nations, nationalités et peuples du Sud (SNNPR). « Les forces spéciales régionales d’Oromia et du Sidama se sont déplacées vers le front. Les forces spéciales du Sidama sont arrivées sur la ligne de front » a rapporté la chaîne Fana BC, ajoutant que les forces du SNNPR étaient également arrivées. Aucune précision n’était disponible sur le nombre de troupes envoyées vers le Tigré. Un porte-parole militaire contacté par téléphone a refusé de répondre aux questions sur les opérations en cours. Abiy Ahmed a envoyé l’armée fédérale au Tigré en novembre dernier pour destituer les autorités régionales, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Selon lui, cette opération répondait à des attaques contre des camps de l’armée fédérale ordonnées par le TPLF. Le Premier ministre a proclamé la victoire fin novembre après la prise de la capitale régionale Mekele. Mais les combats ont persisté et les dirigeants du TPLF sont restés en fuite. Le conflit a connu un tournant inattendu fin juin avec la reprise de Mekele par les forces pro-TPLF, forçant Abiy à déclarer un cessez-le-feu unilatéral et à retirer la plupart des troupes fédérales de la région. Cette semaine, les rebelles, rebaptisés Forces de défense du Tigré (TDF), ont lancé une nouvelle offensive pour chasser les forces de la région voisine de l’Amhara de territoires disputés dans l’ouest et le sud du Tigré. En réponse, les forces de sécurité et les milices amhara se sont mobilisées en masse, et un porte-parole de cette région, Gizachew Muluneh, a déclaré mercredi qu’elles allaient passer à l’attaque pour reprendre le terrain gagné dernièrement par les rebelles tigréens. Cette déclaration est intervenue quelques heures après que le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix 2019, s’est engagé à repousser les attaques des ennemis de l’Éthiopie. Des journalistes de l’AFP se sont rendus mercredi dans la ville d’Adi Arkay, près de la frontière entre l’Amhara et le Tigré, et ont vu des milliers de combattants d’une milice amhara mobilisés, attendant l’ordre d’avancer. Le président de la région Oromia, Shimeles Abdisa, a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse que les dirigeants tigréens voulaient déstabiliser l’ensemble du pays. « Nous condamnons dans les termes les plus forts ceux qui travaillent dur pour ramener à la vie ce groupe terroriste. Nous devons rester unis pour faire tout ce qu’il faut pour le neutraliser » a déclaré Shimeles.

(Africa Radio, le 16-07-2021)

Télécharger la version PDF de RENSEIGNOR 1188

 

CF2Rhttps://cf2r.org/
Fondé en 2000, le CENTRE FRANÇAIS DE RECHERCHE SUR LE RENSEIGNEMENT (CF2R) est un Think Tank indépendant, régi par la loi de 1901, spécialisé sur l’étude du renseignement et de la sécurité internationale.  Il a pour objectifs : - développement de la recherche académique et des publications consacrées au renseignement et à la sécurité internationale ; - apport d’expertise au profit des parties prenantes aux politiques publiques (décideurs, administration, parlementaires, médias, etc.) ; - démystification du renseignement et l’explication de son rôle auprès du grand public. Télécharger la présentation du CF2R
ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

BOUTIQUE TB

Les plus lus

COMMENTAIRES RÉCENTS

ARCHIVES TB