IN MEMORIAM – Jacques MATHIS, compagnon de la Libération (décédé le 31 août 1944).

Jacques Mathis est né le 28 décembre 1914 à Santiago du Chili.

En 1919, il est de retour en France avec ses parents qui s’établissent en Alsace.

Pilote de tourisme, il s’engage dans l’armée de l’Air en septembre 1935.

Il entre à l’Ecole d’Istres qu’il quitte en mars 1936 pour suivre un stage de perfectionnement. Il rejoint ensuite la base aérienne de Nancy et sert à l’escadrille 121.

En août 1939, il sert au Bataillon de l’Air 110 à Romilly (Loir-et-Cher).

En mai 1940, il est affecté à l’Ecole des moniteurs de Salon-de-Provence.

Il rejoint fin 1940, le groupe de chasse 1/4 à Dakar au Sénégal puis, en 1941, la base aérienne de Gao au Soudan.

Revenu en France en décembre 1941 à Salon-de-Provence, Jacques Mathis apprend que ses parents, restés en Alsace, risquent d’être expulsés, si les Allemands apprennent qu’il sert toujours dans l’armée de l’Air.

Il donne alors sa démission et devient moniteur de ski alpin et passe également son brevet de moniteur de planeur en mars 1942.

Supportant mal l’armistice, il décide de rejoindre l’Angleterre pour poursuivre le combat. Evadé de France par l’Espagne avec son ami Firmin Vermeil, fin 1942, après plusieurs tentatives infructueuses, il rejoint Londres où il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres en janvier 1943.

Il est tout de suite volontaire pour le Groupe de Chasse n° 3 « Normandie » qui opère sur le front de l’Est. Nommé aspirant, il rejoint le « Normandie » début juin 1943. Dès son arrivée en URSS, il participe, sous le commandement du capitaine Pouyade, aux offensives du front central soviétique, à l’offensive sur Orel puis sur Briansk, Ielnia et Smolensk. Jacques Mathis se révèle immédiatement comme un élément de valeur exceptionnelle. Pilote de chasse, d’un moral à toute épreuve, il sait, même dans les moments les plus difficiles, conserver un moral et un sang-froid qui en font un chef de patrouille les plus écoutés.

Calme et décidé, il obtient très vite deux victoires officielles, puis deux autres. Jacques Mathis est descendu en flamme le 6 septembre 1943, au cours d’un engagement surprise contre des chasseurs ennemis. Il saute en parachute et réussit à regagner les lignes amies malgré de graves brûlures au visage et aux mains, et, par son attitude et son courage, provoque l’admiration de ses camarades de combat français et soviétiques.

Rapatrié en Angleterre, le sous-lieutenant Mathis demande, dès sa guérison, à reprendre le combat dans les Forces aériennes.

Promu lieutenant en juin 1944, il est affecté, le mois suivant, à la 53 Operationnal Training Unit (OTU) de Church Fenton, pour un stage de perfectionnement sur appareils britanniques.

Le 31 août 1944, en Angleterre, il trouve la mort en exercice de nuit à South Holton le Moor à bord d’un Spitfire. Le sous-lieutenant Mathis a été inhumé au cimetière militaire de Brookwood en Grande-Bretagne.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944
• Croix de Guerre (5 citations)
• Ordre de la Guerre patriotique de seconde classe (URSS, oukase du 12 février 1944)
• Médaille de la Victoire (URSS)

L’épopée du groupe de chasse Normandie-Niémen.

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
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