Chronique navale du 21 octobre

21 octobre 1639 : bataille des Downs, pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans.

La flotte hollandaise, commandée par l’amiral Maarten Tromp, y remporte une victoire décisive sur les Espagnols, commandés par l’amiral Antonio de Oquendo.

Cette bataille met un terme à la suprématie navale espagnole. Les Hollandais et les Anglais tirent rapidement profit de cette situation pour attaquer et tenter de s’emparer des possessions coloniales ibériques.

Cependant, la bataille des Downs constitue aussi une humiliation pour l’Angleterre : sa neutralité et ses eaux territoriales ont été bafouées devant sa flotte impuissante. Le ressentiment qui en résulte n’est peut-être pas étranger à la dégradation des relations avec les Provinces-Unies et conduit les deux pays à s’affronter militairement une dizaine d’années plus tard.

La France a aussi suivi avec beaucoup d’attention ce combat car elle est en guerre contre l’Espagne depuis 1635. La destruction de cette escadre apportant des renforts aux Pays-Bas espagnols enlève une grosse épine du pied aux troupes françaises qui n’ont pas encore réussi à emporter de succès décisif dans les Flandres. Louis XIII, qui comprend parfaitement l’importance de cette bataille, anoblit Tromp.


21 octobre 1650 : Naissance du corsaire Jean Bart

Il commence à naviguer à quinze ans sous les ordres de Michiel de Ruyter et participe en 1667 au raid hollandais sur la Tamise. Pendant la guerre de Hollande, il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises (plus de cinquante entre 1674 et 1678). Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en , il croise en Méditerranée contre les Barbaresques et est promu capitaine de frégate en . En 1689, il est chargé, en compagnie de Claude de Forbin de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, il est fait prisonnier par les Anglais, s’évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche à la rame. Promu capitaine de vaisseau en , il met au point une tactique de guerre fondée sur l’utilisation de divisions de frégates rapides et maniables, sorte de « préfiguration des meutes de sous-marins de la Seconde Guerre mondiale ».

En 1690, il commande L’Alcyon à la bataille du cap Béveziers, puis il escorte les convois en mer du Nord après avoir brisé le blocus imposé à Dunkerque. En 1692, il détruit une flottille de 80 navires de pêche hollandais. Son exploit, sans doute le plus célèbre, qui lui vaut des lettres de noblesse, est la reprise sur les Hollandais devant le Texel d’un énorme convoi de cent-dix navires chargés de blé que la France avait acheté à la Norvège (). En , il livre sur le Dogger Bank un violent combat à une escadre hollandaise, détruisant plus de 80 navires, et rentre à Dunkerque en déjouant la surveillance anglaise. Promu chef d’escadre en , il conduit le prince de Conti en Pologne, puis commande la marine à Dunkerque où il meurt le .


21 octobre 1805 : bataille de Trafalgar

Tableau d’Auguste Meyer.

grande bataille navale au cours de laquelle triomphe la flotte britannique d’Horatio Nelson, ce dernier mourant au cours de l’affrontement. Cette bataille marqua durablement la supériorité des Britanniques sur les mers.

Si Nelson y trouve la mort, la victoire des Britanniques est totale, malgré leur infériorité numérique. Les deux tiers des navires franco-espagnols sont détruits et Napoléon, faute d’une flotte suffisamment importante, devra désormais renoncer à tout espoir de conquête du Royaume-Uni.

Cette victoire décisive de la Troisième Coalition, dans le cadre des guerres napoléoniennes, conforte également la suprématie britannique sur les mers, qui devient incontestée plus d’un siècle durant. Le 21 octobre est célébré dans tout l’Empire britannique sous le nom de Trafalgar Day pendant le XIXsiècle et au début du XXsiècle, avant que cette fête ne tombe dans l’oubli.

Horatio Nelson

21 octobre 1899 : lancement du sous-marin le Narval (Cherbourg). 

Submersible français de 117 tonnes conçu par l’ingénieur du génie maritime Laubeuf. Propulsé par une machine à vapeur de 250 chevaux, il est doté d’un moteur électrique alimenté par des accumulateurs rechargeables en surface ce qui lui donne une certaine autonomie en plongée. C’est une première mondiale.

THEATRUM BELLI

Il y aura toujours un "théâtre de guerre" : militaire, économique, techno-industriel, informationnel, culturel...

L’actualité nous rappelle chaque jour que les questions de défense ne sont plus réservées aux spécialistes. Elles nous concernent tous.

Je m’engage ! Je m’abonne !

Estafette

Je reçois régulièrement la lettre d'information exclusive

+ consultation de 3 articles chaque mois.

Recevoir l'Estafette
Réservé aux 300 premiers abonnés

Pionnier

29 €/an

Puis 39 €/an à partir du 301ᵉ abonné

270 places restantes sur 300

Accès illimité aux articles (+10 000 notes) et à la bibliothèque numérique (+900 documents téléchargeables).

Offert : un document PDF exclusif, pour tout abonnement.

Devenir Pionnier

Le tarif de 29 € (soit moins de 2,50 €/mois) est réservé aux 300 premiers abonnés. Dès le 301ᵉ abonné, l’abonnement passe à 39 €/an (3,25 €/mois).

Une grande bibliothèque pour le prix d’un seul livre !

ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Abonnez-vous à notre lettre d'information hebdomadaire

Dans le cadre de notre opération de promotion estivale, ce numéro de Marine & Océans est exceptionnellement accessible gratuitement et en intégralité.
 
Marine & Océans remercie chaleureusement ses fidèles abonnés pour leur compréhension et leur confiance renouvelée.
 
À tous ceux qui nous découvrent aujourd’hui et souhaitent mieux comprendre les grands enjeux maritimes :
 
 
Rejoignez la communauté Marine & Océans et accompagnez-nous tout au long de l’année.

Dernières notes

COMMENTAIRES RÉCENTS

ARCHIVES TB