Civières, canon 20 mm, mortier, PC volant, l’hélicopère PUMA fut de toutes les missions.

Le 23 juillet 2026, sur la base Lieutenant Étienne Mantoux d’Étain-Rouvres (Meuse), le dernier SA330 Ba Puma en service dans un régiment d’hélicoptères de combat conventionnel de l’armée de Terre a été retiré du service. L’appareil appartenait au 3e régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC), dernière unité de la 4e brigade d’aérocombat à mettre en œuvre le type. 

Genèse : un besoin né de la guerre d’Algérie

À la fin du conflit algérien, la manœuvre héliportée est maîtrisée par les forces françaises, mais le parc disponible est daté. Les hélicoptères de transport tactique de l’époque, à moteurs à pistons et pour l’essentiel d’origine américaine, manquent de réserve de puissance et d’avionique moderne.

L’armée de Terre formule le besoin d’un hélicoptère de manœuvre biturbine, robuste, aisément accessible pour la maintenance, capable d’opérer de jour comme de nuit et par tous temps, offrant une bonne capacité d’emport, et suffisamment compact pour être aérotransporté par un C-160 Transall. Le cahier des charges est publié en 1962.

La machine est d’abord baptisée « Alouette IV » et présentée sous forme de maquette à l’échelle 1 au Salon du Bourget de 1963. Elle est ensuite rebaptisée Puma, nom retenu pour sa prononciation identique en français et en anglais : l’appareil fait partie des 3 hélicoptères produits dans le cadre de l’accord de coopération franco-britannique, avec Westland Helicopters comme partenaire industriel.

La désignation SA330 obéit à la codification alors en usage chez Sud-Aviation : « SA » pour Sud-Aviation, un premier « 3 » conservé en référence à l’usine de La Courneuve, un second « 3 » identifiant la famille (1 pour l’Alouette, 2 pour le Frelon, 4 pour le Gazelle), le dernier chiffre désignant la version.

Le premier vol du prototype n° 01, immatriculé F-ZWWN, a lieu le 15 avril 1965.

La présérie et le rôle de l’ALAT

Étant à l’origine du besoin, l’ALAT est étroitement associée à la mise au point. Sept appareils de présérie sont produits pour la France, un huitième pour les Britanniques. Le n° 03 reçoit un équipement radio conforme à la demande du futur utilisateur ; le n° 05 est évalué par l’ALAT ; en mai 1968, des pilotes du GAM-STAT de Valence participent aux vols d’endurance constructeur. Le n° 07 représente la définition finale demandée par l’armée de Terre : double génération électrique, repliage des pales du rotor principal, aptitude au vol tout temps. Un appareil de présérie est livré en août 1968 au groupement d’expérimentation de l’ALAT relevant de la Section technique de l’armée de Terre.

Une exigence opérationnelle de l’époque (la capacité de l’appareil à se déplacer au sol par ses propres moyens pour se camoufler sous couvert) conduit à l’étude d’un train automoteur surnommé « Belphégor », en référence à une série télévisée de 1965, parce que l’appareil ainsi équipé était censé disparaître de la vue. Le dispositif, fourni par la firme ERAM et issu d’une coopération entre Sud-Aviation et Précimo DOP, comprend deux roues sur l’atterrisseur avant et huit roues couplées par diabolos pour l’atterrisseur principal, entraînées par vérins hydrauliques et crémaillères. Testé à partir de 1966 sur maquette puis sur le présérie n° 06, il permet un déplacement tout-terrain de l’ordre de 5 km/h et le franchissement de coupures de 500 mm. Coût et complexité conduisent à son abandon.

Le 13 mai 1969, le n° 1003 est le premier appareil de série livré à l’armée de Terre. Le 19 juin 1970, au sein du GALDIV 7 de Mulhouse, une première escadrille est intégralement équipée, avec dix hélicoptères. L’ALAT a reçu au total 153 exemplaires de série de la version B (dont le n° 07 porté au standard de série et devenu n° 1196) auxquels s’ajoutent trois appareils de présérie (n° 03, 04 et 06). Le parc comporte un cas particulier : la machine n° 5682, dont les constituants ont été produits en Roumanie par IAR, l’industriel licencié du Puma. Faute de disponibilité de son propre parc, l’armée de l’Air bénéficie d’octobre 1972 à mai 1975 du prêt de deux exemplaires prélevés sur la dotation de l’armée de Terre.

La production s’achève en 1987 après 697 SA330 construits, au profit de l’AS332 Super Puma. Le remplacement des pales métalliques par des pales en stratifié fait évoluer la désignation de la version militaire française en SA330 Ba.

Caractéristiques principales

Longueur hors tout, pales déployées 18,18 m
Longueur hors tout, pales repliées 14,80 m
Hauteur hors tout 5,14 m
Masse maximale 7 t
Masse à vide équipé 3,8 t
Motorisation 2 turbomoteurs Turboméca Turmo III C4
Puissance totale 2 600 ch
Vitesse de croisière 250 km/h
Autonomie 2 h, portée à 2 h 20 avec réservoir de convoyage de 450 l
Rayon d’action, plein complet (1 550 l) 260 nautiques à 130 nœuds
Rayon d’action, configuration SAR (2 250 l) 150 nautiques avec 30 min de travail sur zone, ou 380 nautiques à 130 nœuds
Transport jusqu’à 16 passagers ; 1,5 t en soute ; 2,5 t à l’élingue

L’appareil est conçu pour le vol aux instruments hors orages et conditions givrantes, et pour l’évolution à basse et très basse altitude.

Évolutions successives

Le Puma français n’est pas resté figé. Les principales modifications relevées par alat.fr jalonnent un demi-siècle d’adaptation :

  • Entrées d’air polyvalentes (EAP) : étudiées à partir de 1975, mises en place en 1980, antigivre et anti-sable, en remplacement des filtres amovibles uniquement anti-sable.
  • Suppression des antennes HOMING et installation de coupe-câbles à partir de 1988.
  • Radar météo Bendix RDR 1400 sur une partie du parc à partir des années 1980, après des essais sur un radar Omera ORB37 conduits sur trois Puma du GAM-STAT.
  • Compatibilité jumelles de vision nocturne (JVN) au milieu des années 1990 : graduations et aiguilles fluorescentes au tableau de bord, intérieur de cabine peint en noir mat, feux de formation passés en bas niveau.
  • Autoprotection : système d’alerte DRAX33 (détecteurs d’alerte radar) à quatre capteurs, semelles de connexion pour deux packs lance-leurres SAPHIR. Des lance-leurres Lacroix avaient été installés en urgence sur quelques appareils pour les opérations du Golfe en 1990, puis conservés pour l’ex-Yougoslavie.
  • Treuil : le treuil pneumatique Siren d’origine, limité à 175 kg et à une vitesse constante d’environ 0,4 m/s avec 24 m de câble utile, ne répondait pas au besoin ; il est remplacé en 1993 par un treuil hydraulique Lucas, également limité à 175 kg mais fixé en extérieur côté droit, seuls vingt-six appareils étant aptes au montage.
  • Valorisation appliquée avant 2009 à quarante-quatre machines : radio UHF SATURN, cartographie numérique embarquée EURONAV 3, contre-mesures électroniques. Les appareils valorisés et non valorisés se distinguent par leurs tranches d’immatriculation (F-MDAx / F-MDBx pour les premiers, F-MDCx / F-MDDx pour les seconds).
  • Standard « RENOV OACI », dit aussi « CAG » : mise en conformité avec les règles de l’Organisation de l’aviation civile internationale confiée par la DGA au Service industriel de l’aéronautique, chantier mené à l’atelier industriel de Cuers-Pierrefeu. Radio VHF/MA au pas de 8,33 MHz, radio UHF/VHF SATURN, IFF mode S, GPS BRNAV, deux EHSI, deux VOR/ILS DME. L’objectif initial de 45 appareils a été révisé à 31. Le n° 1078 (F-MDAH) a servi de prototype ; le n° 1507 (F-MDBI) a été livré au GAM-STAT en juillet 2014, la navigabilité étant validée le mois suivant.

Les versions et lots amovibles

La polyvalence du Puma reposait moins sur des variantes de cellule que sur des lots amovibles :

  • Puma EVASAN. 4 à 6 civières peuvent prendre place en soute. Un rapport du Sénat de 2002 décrit la version évacuation sanitaire comme pouvant emporter 10 blessés, 6 couchés et 4 assis, contre 12 combattants en configuration cargo tactique. Lors des missions EVASAN ou MEDEVAC, la croix rouge était portée sur les portes cargo, sur un support glissé à l’intérieur de la bulle, parfois sur le hublot arrière.
  • Puma armé, dit « Pirate ». Un canon-mitrailleur GIAT M621 de 20 mm avec 1 000 coups est expérimenté dès 1973, monté en sabord droit sur affût, sans être laissé en permanence. 25 appareils étaient aptes à ce montage. Le canon avait une portée de 1 500 m et une cadence de 700 coups par minute, avec un emport de 4 boîtes de 240 obus. Pour l’autoprotection, l’appareil pouvait recevoir une mitrailleuse AANF1 de 7,62 mm puis, plus récemment, deux MAG FN 58 de 7,62 mm sur pylône orientable à chaque porte cargo.
  • Puma « PC ». Lot de poste de commandement, initialement exploitable seulement depuis le sol, avec postes radio en soute et antennes sur mâts. Depuis 2016, le kit « HMPC » associe un socle modulaire de trois ou quatre sièges et les équipements de communication, utilisable en vol.
  • Puma ravitailleur, surnommé « kangourou ». 4 ou 5 cuves de 475 litres théoriques (450 litres en pratique) en soute, complétées le cas échéant par un bac souple d’environ 1 500 litres sous élingue, deux motopompes et un ensemble de tuyaux : la machine ravitaille alors d’autres hélicoptères ou des véhicules terrestres.
  • Puma « VIP ». Banquettes et échelle d’accès, disponible dans une escadrille du 6e RHC de septembre 1992 à juin 1999 pour le transport de personnalités, en coopération avec le groupe de liaisons aériennes ministérielles de l’armée de l’Air.
  • Puma Chlio. Caméra thermique CHLIO de TRT installée dans le puits central, d’un emploi resté marginal et essentiellement lié à des missions spéciales.
  • Démonstrateur ORCHIDÉE. Dans le prolongement du programme HORUS des années 1980, le SA330 n° 1052 (F-MBSV) du GAM-STAT est équipé d’un radar Doppler Thomson-CSF de 80 km de portée, avec antenne plate rotative de 3,5 m escamotable derrière le train principal et liaisons hertziennes vers une station sol. Un emploi quasi opérationnel est réalisé pendant la guerre du Golfe en 1991, avant la mise en service des Cougar Horizon.
  • Puma « école », sans équipement particulier, employé pour la phase de transformation machine.

Le « raid artillerie » : un mortier de 120 mm dans la soute

La soute du Puma a donné naissance à une capacité tactique qui n’était pas prévue par le cahier des charges de 1962 : le raid artillerie, dit « RAID ART ». Le 35e régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes, unique régiment d’artillerie de la 11e brigade parachutiste, en est l’initiateur ; il l’a mis au point conjointement avec le 5e RHC de Pau. Le principe consiste à démonter le mortier de 120 mm rayé tracté modèle F1 en trois fardeaux (le canon, le train roulant et la plaque de base) pour les charger en soute d’un hélicoptère de manœuvre, avec l’équipe de pièce, l’équipe de tir et les munitions, et à porter ainsi une capacité de feu de 8 km de portée là où aucun véhicule tracteur ne peut accéder. La pièce complète pèse 632 kg. 

Le procédé a été conçu et expérimenté au plus fort de la guerre du Tchad, une fois la participation libyenne établie, et longtemps classifié. Le scénario d’origine consistait à partir d’un porte-avions naviguant au large, à pénétrer de 100 à 150 km à l’intérieur d’un pays côtier, à exécuter des tirs de mortier de 120 mm en moins d’un quart d’heure, puis à regagner les eaux internationales. Étendu ensuite à l’ensemble des théâtres et aux autres sections mortiers lourds de la Force d’action rapide, le raid pouvait porter sur des distances allant jusqu’à 250 km. Un raid mené à l’échelle d’une batterie héliportée mobilisait 7 Puma protégés par 2 Gazelle, chaque appareil transportant une pièce, son équipe et 30 à 40 coups, l’action au sol (débarquement, mise en batterie, tir préparé ou de circonstance, démontage, rembarquement) durant 7 à 10 minutes. 

La mise en œuvre imposait des contraintes strictes : aménagement préalable de la soute, conditionnement du mortier, et un entraînement minutieux des séquences de chargement, de déchargement et de mise en batterie, la rapidité étant le facteur dominant. Le procédé a survécu au Puma. Il a été régulièrement entraîné en patrouille mixte Puma-Cougar et pratiqué en exercice interarmes, notamment lors de la mise en condition avant projection en Afghanistan d’un groupement tactique en Corse à l’automne 2009, avec un raid artillerie héliportant la section mortiers dans le relief de l’île. Il est aujourd’hui reconduit sur NH90 Caïman ou Caracal.

Le Puma a par ailleurs servi de banc d’essais volant. L’appareil n° 1024, utilisé pendant une quarantaine d’années par le centre DGA Essais en vol d’Istres, a joué un rôle dans le développement du Tigre et du NH90, jusqu’à la mise au point des capacités du Caïman destiné aux forces spéciales ; il a été retiré en 2021. Le n° 1103 a porté les teintes expérimentales du camouflage destiné au Tigre. Le 10 juillet 2008, le n° 1057 de l’École d’application du Luc a arboré un marquage « 1.000.000 Heures De Vol ».

Les évacuations sanitaires

Le Puma fut un élément majeur des EVASAN. Cependant il n’existe pas de bilan consolidé et public du nombre de vies sauvées par cet aéronef sur une période de 57 années et une trentaines de théâtres d’opération.

Tchad, 20 mai 1978 : Ati.

Tchad, janvier 1992 : lac Tchad.

Golfe, 1990-1991 : opération Daguet.

Cambodge, 1992-1993 : MIPRENUC et APRONUC.

Ex-Yougoslavie, 1992-1995 : FORPRONU.

Somalie, 1992-1993 : Oryx puis ONUSOM II.

Côte d’Ivoire, 6 novembre 2004 : Bouaké.

Mali, 2013 : Serval.

Bande sahélo-saharienne, 1978-2019

Antilles, avril-mai 2020 : Résilience.

Hors opérations extérieures.

Opération Théâtre Période Participation Puma
Tacaud Tchad 1978-1980 DETALAT avec Puma canon ; appui feu et EVASAN au combat d’Ati (20 mai 1978).
FINUL / Liban Sud-Liban puis Beyrouth à partir de 1978 Détachement ALAT ; présence de Puma attestée dans les contingents français des années 1980.
Manta Tchad 1983-1984 Citée par l’état-major des armées parmi les opérations sahéliennes du Puma.
Épervier Tchad 1986-2014 EVASAN de soldats tchadiens en janvier 1992 (Puma n° 1145) ; présence sur plusieurs mandats.
Salamandre / Daguet Arabie saoudite, Irak, Koweït 1990-1991 12 SA330 embarqués sur le Clemenceau en août 1990 ; 1er, 3e et 5e RHC ; formations dédiées EVASAN ; démonstrateur ORCHIDÉE.
MIPRENUC / APRONUC Cambodge 1991-1993 6 Puma en livrée ONU ; liaison, EVASAN, contrôle aérien
FORPRONU / FORPAINU Croatie, Bosnie-Herzégovine 1992-1995 5 à 10 Puma selon les mandats ; livrée blanche ONU ; alerte EVASAN à Split puis Rajlovac.
Balbuzard Adriatique 1993 Mise en place de détachement par Puma vers les bâtiments de la Marine.
Oryx / ONUSOM II Somalie 1992-1993 10 Puma et 12 Gazelle du 5e RHC ; Baidoa, Hoddur.
Turquoise Rwanda, est du Zaïre 1994 Puma « pirate » avec mitrailleuse de porte, missions de nuit sous JVN au-dessus du lac Kivu.
IFOR Bosnie-Herzégovine 1995-1996 DETALAT de 10 Puma et 10 Gazelle dans la division multinationale sud-est ; marquage IFOR sur portes cargo.
SFOR Bosnie-Herzégovine 1996-2004 Poursuite de l’engagement du DETALAT.
AFOR / Trident Albanie avril-mai 1999 6 Puma de l’ALAT à Tirana, liaisons vers Kukës au profit des réfugiés du Kosovo.
KFOR / Trident Kosovo 1999-2010 Opérations héliportées d’entrée au Kosovo en juin 1999 par vagues d’une vingtaine de Puma ; 5 Puma encore engagés en 2002 ; escadrille Puma-Gazelle du DETALAT de Plana.
Licorne Côte d’Ivoire 2002-2015 Puma du 6e RHC et d’autres régiments ; évacuation des blessés de Bouaké (novembre 2004), évacuation de ressortissants.
Baliste Liban 2006 DETALAT initial de 2 Puma embarqués sur le TCD Siroco, puis 3 Puma supplémentaires sur le BPC Mistral.
EUFOR Tchad/RCA Tchad, Centrafrique 2008-2009 Marquages spécifiques EUFOR sur les Puma déployés.
Harmattan Libye 2011 4 SA330 dans les 18 hélicoptères du groupement aéromobile embarqué sur le BPC Tonnerre ; missions IMEX et poste de commandement volant.
Serval Mali 2013 Puma de l’ALAT au sein du groupement aéromobile ; 2 Puma RESCO de l’armée de l’Air (janvier-juillet 2013).
Sangaris Centrafrique 2013-2016 4 puis 6 Puma ; opérations héliportées, logistique vers les emprises isolées, Puma « pirate » armé du canon de 20 mm.
Barkhane Bande sahélo-saharienne 2014-2019, puis 2021 Puma du GTD Aérocombat jusqu’au retrait de Gao en avril 2019 ; retour de 3 appareils en mars 2021.

Fin de carrière

Le retrait du Puma n’a pas été décidé en raison de son coût de possession et de sa disponibilité.

Le rapport annexé à la LPM 2019-2025 recensait 52 Puma en dotation à l’ALAT en 2019, avec une cible de 11 appareils en 2025. Le taux de disponibilité technique était de 30,4 % au premier semestre 2017. Pour 2018, la disponibilité technique opérationnelle des Puma et Super Puma s’établissait à 31,6 %, pour un budget de 32,7 millions d’euros consacré au seul soutien des Puma de l’armée de Terre. Le général Michel Grintchenko, alors commandant de l’ALAT, résumait la situation en 2019 en indiquant qu’à certaines périodes le Puma pouvait être l’appareil le plus coûteux à faire voler de toute l’ALAT, et situait le retrait du dernier exemplaire entre 2025 et 2030.

Le démantèlement industriel a suivi : le site de maintenance des Puma de l’ALAT de Domgermain (Meurthe-et-Moselle), relevant du Service industriel de l’aéronautique, devait fermer à l’horizon 2025, une antenne dédiée au NH90 Caïman étant ouverte à Phalsbourg.

La sortie du service s’est étalée sur 7 ans, unité par unité. Le 5e RHC de Pau a organisé un vol d’adieu le 29 mai 2019, en patrouille avec un NH90 et un Cougar. Le GAM-STAT de Valence-Chabeuil a effectué son dernier vol sur Puma le 30 juin 2020, après le 1er RHC de Phalsbourg et le 5e RHC ; l’appareil concerné, le F-MDRR, a été conservé pour être exposé dans le quartier du groupement. Ne subsistaient alors que le 4e RHFS de Pau et le 3e RHC d’Étain. La fin de la formation des pilotes de l’ALAT sur SA330 a été décidée en 2025, la nouvelle génération d’hélicoptères rendant inutile la qualification de nouveaux équipages ; une centaine d’anciens moniteurs et instructeurs Puma s’est réunie le 22 mars 2025 pour un dernier hommage. Le 14 juillet 2025, des Puma participaient une dernière fois au défilé aérien de la fête nationale. Le 23 juillet 2026, le 3e RHC a clos le cycle.

Le NH90 TTH Caïman succède au Puma dans l’ALAT, avec des performances et une avionique sans commune mesure ; l’armée de l’Air et de l’Espace a retenu le H225M Caracal, commandé notamment au titre de l’opération « hélicoptère de manœuvre nouvelle génération », après l’achat de 8 appareils en 2021 dans le cadre du plan de relance aéronautique. En 2026, le défilé du 14 juillet ne présentait plus, pour la 4e brigade d’aérocombat, que des Tigre, Caïman, Cougar et Gazelle.

Reste, à Villacoublay, le Groupe interarmées d’hélicoptères, dont neuf SA330 demeuraient opérationnels après le 23 juillet 2026 . dernier sursis pour un appareil dessiné au début des années 1960.

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Stéphane GAUDIN
Stéphane GAUDINhttp://www.theatrum-belli.com/
Créateur et directeur du site THEATRUM BELLI depuis 2006. Officier de réserve citoyenne Terre depuis 2018, rattaché au 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes. Officier de réserve citoyenne Marine de 2012 à 2018, rattaché au CESM puis au SIRPA. Membre du conseil d'administration de l'Amicale du 35e RAP. Membre associé de l'AA-IHEDN AR7 (région Centre Val-de-Loire). Chevalier de l'Ordre National du Mérite.
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