IN MEMORIAM – André BOYER, résistant-déporté (tué le 4 avril 1945)

André Boyer est né le 15 octobre 1908 à Marseille.

Il s’engage dans l’armée en 1939 et se distingue en 1940 lors de la défense du pont de Gennes. Bien qu’il envisage de fuir en Angleterre pour poursuivre le combat, il décide de rester en France. En 01/1941, il rejoint le réseau Lucas et s’engage également dans les FFL. Il installe un centre de radio à Marseille et établit des contacts entre les FFL et le Comité d’action socialiste.

En 08/1941, il devient adjoint du nouveau chef du réseau, Froment, et contribue à son expansion. En 1942, il propose, avec Fourcaud, l’idée d’un Conseil national de la Résistance lors d’une réunion présidée par Jean Moulin, mais cette proposition est jugée prématurée. Le 13/01/1943, Boyer se rend à Londres pour discuter de la situation politique en France et retourne clandestinement en France le mois suivant, prenant le nom de Brémond et développant le réseau Froment.

Malgré les arrestations, il persévère en tant que chef du réseau Brutus et participe à la formation de groupes paramilitaires intégrés à l’Armée secrète. En 10/1943, il crée le mouvement France au Combat et rejoint le comité directeur des MUR. Le 8 décembre 1943 il est arrêté sur dénonciation par la Gestapo avec son adjoint André Clavé lors d’un rendez-vous dans un café de la rue Saint-Honoré à Paris. Torturé, il assure par son silence la sécurité de son réseau. Interné à Fresnes à partir du 10/12, il retrouve un autre camarade de Brutus, Pierre Sudreau avec lequel, en compagnie d’André Clavé, il est transféré le 2/05/1944 au camp de Royallieu (Frontstalag 122) à Compiègne (Oise).

Le 12 mai, il est acheminé vers le camp de concentration de Buchenwald où il parvient après deux jours de transport. Le 8 juin 1944, il est transféré au Kommando Dora. Affecté comme garçon de salle au Revier (infirmerie), il participe à la résistance intérieure du camp. Repéré, André Boyer est envoyé le 3 novembre 1944 à la prison de Nordhausen avec plusieurs de ses camarades.

Lors du violent bombardement allié qui touche Nordhausen dans la nuit du 3 au 4 avril 1945, il s’évade vers 08 h 30 du matin avec Jacques Poupault et Jacques Brunschwig-Bordier. Après avoir franchi les murs la prison, il est tué par l’éclatement d’une bombe. Son corps ne sera jamais retrouvé.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45 avec palmes
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Chevalier de l’Ordre de l’Empire Britannique (GB)

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".

Il y aura toujours un "théâtre de guerre" : militaire, économique, TECHNO-industriel, informationnel, culturel, géopolitique...

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