BRIGUET André est né le 25 août 1923 à Versailles (78).
Année d’entrée en résistance ou FFI : 1943
Unité : SAS – 3e RCP / 2e Cie / Stick 1
Il est le fils d’une ménagère et d’un cocher de fiacre. Il réside avant guerre avec sa famille à Saint-Gilles-de-Crétot, où ses parents se sont installés et où sa mère était devenue aide-agricultrice.
Sous l’occupation allemande, il passe en Espagne en 10/1942. Fait prisonnier par les autorités locales, il bénéficie d’une libération en 08/1943. Il est alors transféré au Maroc. Il s’engage aussitôt à Blida dans les Forces aériennes françaises libres et reçoit le matricule n° 41225. Affecté au 3e Bataillon d’infanterie de l’air le mois suivant, il embarque le 26/10/1943 sur le paquebot RMS Samaria à destination de l’Angleterre.
André Briguet foule les docks de Liverpool le 6/11/43 et ne tarde pas à débuter son entraînement de parachutiste. Il est affecté à la 2e Compagnie du 3e BIA et reçoit son brevet de parachutiste à Ringway fin 01/1944. Il suit l’entrainement intensif avant d’être projeté sur le théâtre d’opération européen. C’est au sein du Stick n°1 de son unité, devenue 3e Régiment de chasseurs parachutistes, qu’il est parachuté dans la nuit du 4 au 5 août 1944, dans la région de Daoulas dans le cadre de l’opération Derry.
Composition du stick de Tupët-Thomé :
- BELLON Louis
- BRIGUET André ✝
- BRUAND Henri
- DUBOSC Philippe
- GARROS Denis ✝
- GUICHARD Guy ✝
- KLEIN Lucien
- LE NABOUR André
- PAULUS Raymond
- SABATIER Louis
- SIRUGUET Robert ✝
- TUPËT-THOMÉ Edgar (Lieutenant – Chef du stick)
La zone d’atterrissage se trouve au nord-ouest de Daoulas mais l’avion dérive et dans la nuit du 4 au 5 août 1944, les parachutistes atterrissent à Saint-Urbain. Dans la nuit ils tombent sur deux paysans venus à leur rencontre après avoir entendu un avion au dessus de leur ferme. Le stick gagne la ferme pour y trouver refuge pour pour la nuit.
Après une entente entre le chef du stick Edgar Tupët-Thomé et la résistance locale, une attaque est organisée dans la soirée du 05/08/1944 contre la Kommandantur de Daoulas, située dans le manoir de Kérisit à l’Est du bourg. L’opération est une réussite mais dans la bataille, le SAS de 1ère classe André Briguet est mortellement touché à la tempe, alors qu’il couvrait ses camarades avec le fusil mitrailleur face au manoir.
Bien que tué à Daoulas, son acte de décès est enregistré dans la commune voisine d’Irvillac, en 11/1944, créant au passage un imbroglio sur le lieu de sa mort.
À titre posthume, il reçoit la médaille Militaire, la Croix de Guerre 1939-1945, la médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre ainsi que la mention Mort pour la France.
Son nom figure sur une plaque commémorative à Landerneau (avec un mauvais prénom), sur le monument SAS au moulin de Plumelec (56) et au monument SAS de Sennecey-le-Grand (71).








