Le conflit russo-ukrainien déborde toujours davantage sur la navigation commerciale en mer Noire. Au moins 45 navires marchands ont été attaqués au cours des 12 derniers mois dans des secteurs qui n’étaient jusque-là pas classés parmi les zones exposées au conflit, selon la société britannique d’analyse des risques maritimes Ambrey. Aucun incident comparable n’y avait été recensé durant les 12 mois précédents.
L’accélération est particulièrement marquée depuis cet été : plus de 70 % des frappes recensées cette année ont eu lieu après le 1er juillet. Selon Ambrey, les attaques attribuées à l’Ukraine contre des bâtiments liés à la Russie se sont notamment produites au large de la côte nord de la Turquie et en haute mer, au sud de Novorossiïsk et Sotchi.
Dans les eaux russes et ukrainiennes, la hausse est encore plus spectaculaire. Ambrey dénombre au moins 156 navires marchands attaqués entre le 1er juillet et le 21 septembre 2026, contre 12 sur la même période en 2025. Sur ces mêmes semaines, 139 frappes contre des ports ont été recensées, contre 21 un an auparavant.
Cette extension géographique du conflit a désormais des conséquences directes sur l’assurance maritime. Le Joint War Committee (JWC) du marché londonien a élargi le 16 septembre sa zone répertoriée à la quasi-totalité de la mer Noire. Les eaux territoriales de la Turquie, de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Géorgie restent exclues de cette nouvelle définition, contrairement à leurs zones économiques exclusives.
Pour les armateurs, ce reclassement peut se traduire par des obligations de notification aux assureurs et par une hausse du coût de la couverture contre les risques de guerre. Il reflète surtout une évolution opérationnelle : la menace n’est plus circonscrite aux approches immédiates des côtes russes et ukrainiennes.
Aux frappes directes s’ajoute par ailleurs la multiplication des drones aériens et navals, munitions non explosées et autres engins dérivants. Ambrey a recensé 91 découvertes de ce type dans le bassin de la mer Noire entre septembre 2025 et septembre 2026, les signalements ayant fortement augmenté dans les eaux roumaines, bulgares et turques.
L’accélération est particulièrement marquée depuis cet été : plus de 70 % des frappes recensées cette année ont eu lieu après le 1er juillet. Selon Ambrey, les attaques attribuées à l’Ukraine contre des bâtiments liés à la Russie se sont notamment produites au large de la côte nord de la Turquie et en haute mer, au sud de Novorossiïsk et Sotchi.
Dans les eaux russes et ukrainiennes, la hausse est encore plus spectaculaire. Ambrey dénombre au moins 156 navires marchands attaqués entre le 1er juillet et le 21 septembre 2026, contre 12 sur la même période en 2025. Sur ces mêmes semaines, 139 frappes contre des ports ont été recensées, contre 21 un an auparavant.
Cette extension géographique du conflit a désormais des conséquences directes sur l’assurance maritime. Le Joint War Committee (JWC) du marché londonien a élargi le 16 septembre sa zone répertoriée à la quasi-totalité de la mer Noire. Les eaux territoriales de la Turquie, de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Géorgie restent exclues de cette nouvelle définition, contrairement à leurs zones économiques exclusives.
Pour les armateurs, ce reclassement peut se traduire par des obligations de notification aux assureurs et par une hausse du coût de la couverture contre les risques de guerre. Il reflète surtout une évolution opérationnelle : la menace n’est plus circonscrite aux approches immédiates des côtes russes et ukrainiennes.
Aux frappes directes s’ajoute par ailleurs la multiplication des drones aériens et navals, munitions non explosées et autres engins dérivants. Ambrey a recensé 91 découvertes de ce type dans le bassin de la mer Noire entre septembre 2025 et septembre 2026, les signalements ayant fortement augmenté dans les eaux roumaines, bulgares et turques.







