Par Linda Verhaeghe
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La start-up française ASTRAEA développe une technologie de stabilisation active pilotée par intelligence artificielle : une innovation qui ouvre de nouvelles perspectives pour les drones maritimes autonomes, la surveillance côtière et, à terme, le transport de passagers.
Créée en 2024, ASTRAEA Marine, start-up française spécialisée dans la conception de navires autonomes de surface à très haute stabilité, a déposé deux brevets, en 2024 et 2025, portant sur une architecture et un système d’asservissement électronique. Baptisée « STOIC », cette technologie associe intelligence artificielle et quatre propulseurs verticaux, pour piloter activement la stabilisation du navire, y compris à l’arrêt, malgré les mouvements de la mer. « Notre technologie apporte en effet, dans ce segment, les gains les plus importants en matière de stabilité », souligne Martin Oudot, fondateur et président d’ASTRAEA Marine.
Une technologie qui élargit les possibilités opérationnelles en mer
Cette technologie apparaît déterminante pour les opérations maritimes nécessitant une plateforme stable, notamment le décollage et la récupération de drones ou le déploiement de robots sous-marins, et permet de concevoir des drones de surface autonomes (USV) capables d’assurer de nouvelles missions en mer. La start-up mise en outre sur une technologie évolutive : après une première plateforme de 3 mètres, elle travaille sur un modèle de 10 mètres, financé avec le soutien de la Marine nationale. Des discussions sont également engagées avec de grands industriels de la base industrielle et technologique de défense (BITD) pour envisager des plateformes de dimensions plus importantes.
Mais au-delà des applications de défense et de surveillance, ASTRAEA Marine envisage aussi d’adapter sa technologie au transport de passagers, la stabilité accrue pouvant améliorer à la fois le confort à bord et l’efficacité des opérations. Son autre ambition est de déployer ces drones en flottilles connectées, telles des satellites maritimes, dans la perspective de renforcer la surveillance maritime : « Pour un dixième du coût d’un patrouilleur, nous pouvons multiplier par dix sa présence et son efficacité », avance Martin Oudot. À titre d’exemple, le déploiement d’USV de dix mètres tous les 30 km permettrait de couvrir jusqu’à 300 km de côtes.










