Antoine Casenobe, né à Saleilles (Pyrénées-Orientales) le 3 novembre 1914 et mort à Alger le 26 février 1943, est un aviateur français de la Seconde Guerre mondiale ayant remporté 7 victoires en combats aériens, dont une des deux premières du conflit.
Breveté pilote à 20 ans en 1934, il est sergent-chef à la 3e escadrille basée à Xaffévillers en septembre 1939, avec la SPA 160 « Diable Rouge » sur Curtiss H.75-A2. Casenobe offrira une des premières victoires de la France le 8 septembre 1939. Un BF-109E.
Six autres victoires viendront s’ajouter. Une pendant la « drôle de guerre » et 5 pendant la bataille de France. La plupart en collaboration. Casenobe sera « touché gravement » une fois (mais non abattu) le 20 avril 1940 par l’as allemand Otto Beltram (du gruppe 1/Jagdeschwader 2). En effet, il put rejoindre sa base, mais truffé de plomb.
Sa dernière victoire avant l’armistice sera un nouveau B-109E au-dessus de Morionvilleirs (9 juin 1940). Auteur de 66 missions de guerre Casenobe se replie au Maroc, à Meknès, avec son G/C II-4, espérant reprendre le combat. Il attendra… 30 mois, en volant très peu, faute d’essence.
Les pilotes français en novembre 1942 ont les ailes coupées. Dès l’arrivée des alliés, il reprend du service et devient adjudant pilote du Lafayette sur Curtiss P-40 (25 novembre 1942). Casenobe effectuera des passes de mitraillage-appui feu sur les lignes allemandes en janvier et février 1943. Malheureusement l’offensive allemande de la passe de Kasserine (19-25 février 1943) et la débandade temporaire alliée (2e corps US du général Fredendall), dans une météo exécrable, oblige le Lafayette à quitter de toute urgence Kâlaa-Djerda en Tunisie, 23 février, pour l’Algérie.
Pris dans une crasse épouvantable, Casenobe doit atterrir sur un sol détrempé sur un terrain désaffecté près de Biskra. Le P-40 de Casenobe voit ses jambes de train prises dans la boue et le zinc effectue dans la foulée un cheval de bois.
Le pilote s’en sort mais sa colonne vertébrale est brisée. Casenobe ne s’en remettra pas et mourra le 26 février à Alger.
- Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.
- Croix de guerre 1939-1945 avec palmes.
- Médaille militaire.
- Huit citations.
La ville de Saleilles a donné son nom à un boulevard.






