Environ vingt navires commerciaux ont été attaqués dans ou à proximité du détroit d’Ormuz depuis le début du conflit opposant l’Iran à la coalition américano-israélienne, selon des données compilées par l’agence maritime britannique UKMTO et l’Organisation maritime internationale.
Parmi les navires visés figurent au moins dix pétroliers, particulièrement exposés dans ce couloir maritime par lequel transite en temps normal près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde. Plusieurs bâtiments ont signalé des frappes, explosions ou activités suspectes depuis le début du mois de mars.
D’autres types de navires ont également été touchés ou pris pour cible, notamment des vraquiers, des porte-conteneurs, un remorqueur, un navire de forage et un cargo. Mercredi, un vraquier battant pavillon thaïlandais a notamment été attaqué alors qu’il transitait dans la zone, déclenchant une opération de secours pour une partie de son équipage.
Selon les premières estimations de l’Organisation maritime internationale, ces attaques ont déjà causé la mort d’au moins six marins et d’un employé portuaire. Dans ce contexte, les tensions militaires se poursuivent dans la région, l’armée américaine ayant annoncé la destruction de plusieurs navires iraniens soupçonnés de pouvoir poser des mines dans le détroit.





