Eviden et Thales ont annoncé, le 28 juillet 2026, l’intégration de la capacité Galileo PRS, développée par Thales, au récepteur de navigation par satellite militarisé P3TS (Plug and Play Positioning and Timing System) d’Eviden, utilisé par l’armée de Terre.
L’objectif de cette intégration est de renforcer la résilience du système de géolocalisation des véhicules terrestres face aux attaques électroniques et au leurrage, et de préserver l’intégrité des données de positionnement en environnement contesté.
Le dispositif sera proposé en deux options. La première, le TopStar Galileo PRS Core Module, donne accès aux signaux Galileo PRS ainsi qu’aux signaux ouverts Galileo et GPS. La seconde, prévue ultérieurement, ajoutera une fonction anti-brouillage via l’intégration du GPS ou du TopStar Smart Receiver. Les deux options embarquent une horloge de haute précision destinée à synchroniser les radios tactiques, y compris après la perte des signaux GNSS.
Cette version P3TS PRS prolonge la mission d’industrialisation et de soutien opérationnel du P3TS confiée à Eviden par la DGA. Selon les deux entreprises, l’ajout de Galileo PRS s’inscrit dans une démarche de réduction de la dépendance au GPS et de développement de solutions de navigation présentées comme souveraines, dans un contexte d’intensification des risques de brouillage et de leurrage sur les théâtres d’opérations.
Bernard Payer, directeur des Systèmes critiques de mission chez Eviden (Atos Group), a indiqué que le P3TS PRS visait à garantir la précision, la fiabilité de positionnement, la résistance au brouillage et la disponibilité attendues par les forces opérant en environnement à haut risque. Florent Chauvancy, vice-président des activités Avionique de vol chez Thales, a précisé que Thales avait développé un module de sécurité Galileo PRS en France et disposait d’une gamme de récepteurs GNSS modulaires.
Le P3TS est un système de géolocalisation militaire multi-constellations qui fournit aux forces françaises une position et une synchronisation en temps réel. Ces données alimentent les systèmes d’information de combat, dont le SICS du programme Scorpion développé par Eviden, ainsi que les postes de radio tactiques. Le système est également accessible aux soldats débarqués et aux véhicules tactiques non numérisés. Sa fonction première est de limiter les tirs fratricides. Il est issu de la Section technique de l’armée de terre (STAT) de la DGA, avec le soutien de la Cellule innovation participative de l’Agence de l’innovation de défense (AID).






