Abd el-Kader, chef de guerre (1832-1847)

Jusqu’en 1847, date de sa reddition, Abdelkader affronte les Français dans de rudes combats (Mitidja, Smala, Sidi Brahim, Isly) et acquiert la stature d’un chef à la fois militaire, politique et religieux. Respecté par les généraux Bugeaud et Lamoricière et plus encore par Napoléon III, il deviendra un allié de la France durant son exil à Damas et protégera même la communauté chrétienne maronite (juillet 1860) lors de l’insurrection des druzes musulmans.

Abdelkader, sa famille et ses fidèles furent détenus en France, d’abord au fort Lamalgue à Toulon, puis à Pau, et en , ils furent transférés au château d’Amboise. Le , Abdelkader est libéré par l’Empereur et reçoit une pension annuelle de 100 000 francs, en prêtant serment de ne plus jamais fomenter de troubles en Algérie. Il s’installe alors à Bursa, aujourd’hui en Turquie, et déménage en 1855 dans le district d’Amara à Damas. Cette année-là, il écrit une Épître aux Français, dans laquelle il déclare : « Les habitants de la France sont devenus un modèle pour tous les hommes dans le domaine des sciences et du savoir ».

Tableau de Jean-Baptist Huysmans représentant l’émir Abdelkader, protégeant les chrétiens à Damas en 1860, lors des massacres commis par les Druzes.

En , le conflit entre les Druzes et les maronites du mont Liban s’étend à Damas, et les Druzes locaux attaquent le quartier chrétien, tuant plus de 3 000 personnes. Abdelkader prévient auparavant le consul de France ainsi que le consul de Damas que la violence est imminente ; quand le conflit a finalement éclaté, il abrite un grand nombre de chrétiens, y compris les chefs de plusieurs consulats étrangers ainsi que des groupes religieux tels que les sœurs de la Miséricorde, dans sa maison, en sécurité. 

Le gouvernement français augmente sa pension à 150 000 francs, et lui confère la grand-croix de la Légion d’honneur. Il meurt à 74 ans, à Damas, le 26 mai 1883.

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1 COMMENTAIRE

  1. Merci monsieur pour le partage C’est vraiment un grand homme Parmi ses paroles :(Si la France rassemblait tout son argent et me choisissait,être roi esclave ou être libre et pauvre dépourvu… Je choisirais d’être libre et pauvre.) 🤠

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