Geneviève Callerot, née le 6 mai 1916 à Paris et morte le 16 janvier 2025 à Saint Aulaye-Puymangou, est une résistante, agricultrice, militante et romancière française.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec son père et sa sœur, elle aide 200 personnes à passer la ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone libre.
À la fin de la Première Guerre mondiale, les bombardements de la capitale par les Pariser Kanonen poussent la famille à déménager dans le Périgord. En 1920 ils s’installent à Saint-Aulaye, en Dordogne. Ses parents ne l’envoient pas à l’école et optent pour l’instruction à domicile.
L’armistice du 22/06/1940 place la ligne de démarcation entre la zone occupée et la zone libre non loin du domicile familial et, en compagnie de son père et de sa sœur, elle commence à aider des gens à la franchir clandestinement entre Ribérac et Montpon. Pendant deux ans, ils font passer environ 200 personnes, dont des Juifs et des blessés de guerre britanniques et américains. Elle est arrêtée en 10/1942 et passe 3 semaines en prison à Libourne.
Après la guerre, en 1956, elle devient agricultrice à Saint-Aulaye où elle achète sa maison avec son mari Jean. Le couple de métayers a peu de moyens et vit modestement.
Dans les années 1960, son cousin, l’humoriste Jean-Charles, remarque son talent littéraire et l’encourage à poursuivre dans cette voie. Elle publie plusieurs romans dans les décennies suivantes, dont Les Cinq Filles du Grand-Barrail, en 1983 qui se vend à 15 000 exemplaires, et Deux filles sous la botte en 2018, écrit à partir de centaines de lettres échangées pendant la guerre.
Le 24 août 2018, elle reçoit la Légion d’honneur des mains de Gérard Fayolle, l’ancien président du Conseil général de la Dordogne. Elle pense d’abord la refuser, mais finalement l’accepte en hommage à ses parents. Le même jour, elle présente son nouveau livre, Deux filles sous la botte, relatant son action et celle de sa famille, en zone d’occupation, pendant la Deuxième Guerre mondiale à Saint-Aulaye. Toujours en 2018, on apprend dans plusieurs interviews que Geneviève est toujours autonome et vit seule dans sa maison de la Double, depuis maintenant 98 ans.
Geneviève Callerot meurt le 16 janvier 2025 à l’EHPAD de Saint Aulaye-Puymangou à l’âge vénérable de 108 ans.
IN MEMORIAM – Geneviève CALLEROT, résistante (décédée le 16 janvier 2025)
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M&O 289 de décembre 2025





