Jean Coggia est né le 14 novembre 1916 à Tébessa en Algérie dans une famille corse installée en Algérie.
Etudiant en médecine à la faculté de Montpellier, il s’engage dans l’armée de l’air à la déclaration de guerre. Aspirant à Versailles, il est évacué avec sa formation à Rabat, au Maroc avant l’armistice.
Démobilisé, il rejoint Alger où il reprend ses études de médecine et décide de rejoindre les FFL à Londres. En 10/41, avec d’autres résistants algérois, il envisage de quitter Alger pour Gibraltar à bord d’un bateau. La tentative d’embarquement échoue, à cause d’une dénonciation, et le groupe est arrêté par la police de Vichy.
Libéré sur parole, il gagne Tunis où il est arrêté de nouveau. Il comparaît devant le tribunal militaire maritime de Bizerte le 7/05/42. Condamné à 2 ans de prison, il est incarcéré à la prison civile de Tunis où il prépare une évasion. Mais, après le débarquement allemand à Tunis et à Bizerte en 11/42, il profite de la mesure de libération des prisonniers politiques gaullistes prise par l’amiral Esteva.
Il entre alors dans le réseau de renseignements « Mounier » (du nom de son fondateur, l’avocat André Mounier) qui agit au profit de l’Intelligence Service. Jean Coggia sera homologué dans les FFL au grade de Ltn en qualité d’agent P2 chargé de mission de 2e classe.
En même temps, il s’installe à Bizerte comme médecin auxiliaire dans un dispensaire et se distingue par son courage et son dévouement pendant les bombardements alliés. Il rencontre un chef de réseau de l’intelligence Service, le major Dick Jones, avec lequel il continue ses activités clandestines et installe un poste émetteur clandestin dans la région de Bizerte. Il signale aux services de renseignements alliés les débarquements et les mouvements des troupes allemandes et italiennes et le trafic de la base maritime de Sidi Ahmed.
Le 20/01/43, sur dénonciation d’un employé du dispensaire où il exerce, il est arrêté par les Allemands et remis à la police française à Tunis. Lors d’un interrogatoire dans une villa, il s’évade menottes aux mains en sautant du deuxième étage. Caché quelque temps à Tunis, il reprend contact avec Dick Jones. Le 23/02/43, les 2 hommes quittent Tunis pour rejoindre les troupes françaises en traversant les lignes allemandes et italiennes à 80 km au sud ouest de la capitale.
Le lendemain, ils sont surpris par des Allemands à la station de Thibica. Après une résistance acharnée au cours de laquelle il abat trois Allemands, Jean Coggia est blessé puis achevé sur place. Son compagnon, blessé, est transporté à Tunis.
Le lendemain, il est inhumé à Pont-du-Fhas à quelques kilomètres de Thibica. En 06/43, après la libération de la Tunisie, son corps est transféré à Bône. Il repose aujourd’hui à Toulouse.
• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Mention in a Despatch for Distinguished Service (GB)
IN MEMORIAM – Jean COGGIA, compagnon de la Libération (mort au combat le 24 février 1943)

Abonnez-vous à notre lettre d'information hebdomadaire


Dans le cadre de notre opération de promotion estivale, ce numéro de Marine & Océans est exceptionnellement accessible gratuitement et en intégralité.
Marine & Océans remercie chaleureusement ses fidèles abonnés pour leur compréhension et leur confiance renouvelée.
À tous ceux qui nous découvrent aujourd’hui et souhaitent mieux comprendre les grands enjeux maritimes :
Rejoignez la communauté Marine & Océans et accompagnez-nous tout au long de l’année.



