Louis-Jean Lay, né le 5 février 1925 à Quảng Trị d’un père français, Henri Lucien Gaillard, officier de l’infanterie coloniale, et d’une mère vietnamienne, Thi Dong Nguyễn. Blessé trois fois et titulaire de quatorze citations.
Ancien de l’école des enfants de troupes de Đà Lạt (Viêt Nam), il a rejoint le 10e RMIC (10e Régiment Mixte d’Infanterie Coloniale) en 1943 sous le grade de Caporal-Chef.
Commence alors pour lui une longue carrière à travers l’Indochine puis l’Algérie où il a gravi tous les échelons jusqu’au grade de Capitaine en 1965 au sein du 1er RPIMA. Officier, chevalier puis commandeur de la Légion d’honneur, sa bravoure est devenue légendaire au sein de l’armée française.
Engagé à 18 ans en 1943 au 10e Régiment de Marche d’Infanterie Coloniale. Dès 1945 Louis rejoint Saïgon après la prise par les japonais. Il participe comme Sergent aux actions de guérilla contre les japonais dans la brousse. Il se laisse faire prisonnier sur ordre et libéré en août 1945. Il est affecté au Bataillon de Montagnards d’Extrême Orient comme sous-officier renseignement. Sergent-chef en 1946 comme interprète et adjoint de l’officier d’un groupement. Il est nommé Adjudant en 1948.
Adjudant-chef en 1953, il est à la tête d’un corps franc de partisans spécialisés dans la recherche du renseignement et des actions spécialisés. Après 14 ans en Indochine, il est unanimement reconnu pour ses qualités d’observations et de combattant, il est alors titulaire de 13 citations. Fin 1957 Louis est affecté en Algérie comme chef d’antenne opérationnelle de recherche, il se distingue dans 3 opérations importantes et est nommé Sous-Lieutenant muté alors au 1er RPIMA, nommé Capitaine, il quitte l’armée et rejoint l’éducation nationale.
Louis-Jean Lay ce combattant légendaire, un homme hors du commun est décédé le 1er juillet 2010 à Biarritz. Un parcours de vie qui suscite l’admiration, nous préservons sa mémoire de héros et c’est les mots du poème de Charles Peguy qui me viennent à l’esprit devant tant de bravoure :
Nous n’avons plus de goût pour de nouveaux regards,
Nous en avons tant fait, temple de pureté,
Nous n’avons plus de goût pour de nouveaux hasards.
Nous avons combattu de si ferventes guerres
Par-devant le Seigneur et le Dieu des armées,
Nous avons parcouru de si mouvantes terres,
Nous nous sommes acquis si hautes renommées
Nous sommes ces soldats qui grognaient par le monde,
Mais qui marchaient toujours et n’ont jamais plié,
Nous sommes cette Église et ce faisceau lié,
Nous sommes cette race éternelle et profonde.
Nous en avons trop pris, nous sommes résolus.
Nous ne voulons plus rien que par obéissance,
Et rester sous les coups d’une auguste puissance,
Miroir des temps futurs et des temps révolus.
Charles Peguy (1872-1914) tombé au champ d’honneur
Cinq Prières dans la cathédrale de Chartres






