Michel Bacos né à Port Saïd le 3 mai 1924 et mort le 26 mars 2019 à Nice est un pilote de ligne français.
Michel Bacos a grandi à Port Saïd en Égypte où son père travaille comme avocat. À 17 ans, il s’engage dans les Forces françaises libres du général de Gaulle puis il rejoint en 1943 les Forces Navales Françaises Libres.
Il a par la suite été envoyé à la Naval Air Station Corpus Christi au Texas où il est devenu pilote dans l’aéronavale. En 1955, il a entamé sa carrière de pilote de ligne à la compagnie aérienne française Air France. C’est là qu’il a rencontré son épouse, Rosemarie, une hôtesse de l’air allemande. Il était le père de trois enfants.

Dans les années 1950, il entre chez Air France comme pilote. C’est là qu’il rencontre sa femme, Rosemarie, une allemande, qui est alors hôtesse de l’air.
Le 27 juin 1976, il est commandant de bord du vol 139 d’Air France lorsque l’avion est détourné par des terroristes palestiniens et allemands à l’aéroport international d’Entebbe en Ouganda. Les 256 passagers et membres d’équipage sont pris en otage, placés dans un ancien terminal de l’aéroport et accueillis par le dictateur Amin Dada. Les Israéliens, ou ceux portant un nom à consonance juive, sont séparés des autres.
Michel Bacos et l’équipage d’Air France refusent d’être libérés en même temps que 147 otages car, dit-il : « C’était notre devoir de rester avec nos passagers ». Lors de l’assaut du commando israélien, Michel Bacos crie à ses passagers : « Couchez vous, ce sont les Israéliens qui attaquent… » Plus tard un journaliste lui pose cette question : « Comment aviez vous deviné que c’étaient des soldats Israéliens ? » Michel Bacos lui repond : « Mais qui d’autre auriez-vous voulu que cela fût ? »
À l’issue de la prise d’otage et de la libération des passagers par un commando israélien, le premier ministre Yitzhak Rabin et le ministre de la Défense Shimon Peres félicitent Michel Bacos et l’équipage d’Air France pour leur courage. De retour en France, le commandant de bord prend 15 jours de repos et demande que son premier vol soit à destination de Tel-Aviv. Michel Bacos est resté en contact avec certains des passagers qui vivent en Israël et notamment avec le soldat Sorin Herscu qui a été grièvement blessé à la colonne vertébrale lors de l’assaut et qui est resté paralysé.
« Il était hors de question pour moi d’abandonner mes passagers. Ils devaient tous être libérés », a déclaré Bacos en 2016 quand il a reçu le Prix du courage moral de la part du Congrès juif américain pour son rôle de ce que l’organisation a qualifié de « l’une des missions de sauvetage les plus audacieuses et les plus réussies de l’histoire ».
Décoré pour sa bravoure par Israël, il est également nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1976. Il prend sa retraite en 1984.





