Le futur Rafale F5 commence à prendre forme. La DGA a confié à Dassault Aviation, Thales, MBDA et Safran plusieurs premiers contrats destinés à sécuriser le développement du nouveau standard du chasseur français. Sa réalisation doit être officiellement lancée d’ici la fin de l’année 2026, pour une qualification à l’horizon 2033 avant son entrée en service dans l’armée de l’Air et de l’Espace puis dans la Marine Nationale.
Plus qu’une évolution incrémentale, le F5 est présenté comme une rénovation à mi-vie profonde du Rafale. Il doit notamment préparer l’appareil aux environnements fortement contestés des années 2035 et au combat collaboratif, tout en assurant le renouvellement de la composante nucléaire aéroportée avec l’intégration du futur missile ASN4G.
Parmi les évolutions les plus importantes figure le nouveau radar RBE2-XG développé par Thales. Plus puissant que l’actuel RBE2 AESA, il doit accroître la portée de détection et améliorer l’identification de cibles présentant une surface équivalente radar extrêmement faible. Ses capacités de calcul seront renforcées pour permettre une intégration accrue de l’intelligence artificielle et le fonctionnement collaboratif des capteurs.
Le Rafale F5 disposera également d’une nouvelle liaison de données IVDL, à haut débit, discrète et résistante au brouillage. Elle doit permettre aux aéronefs de continuer à échanger des informations dans des environnements où la guerre électronique est particulièrement dense. La suite d’autoprotection SPECTRA sera parallèlement profondément modernisée, avec un cœur de guerre électronique entièrement numérique et des capacités accrues de détection et de brouillage.
Autre évolution majeure : Safran travaille sur le M88 T-REX, dont la poussée maximale doit augmenter de 20 %, passant de 7,5 à 9 tonnes, tout en conservant l’architecture modulaire du moteur actuel. Une nouvelle centrale inertielle à très faible dérive complète les premiers équipements dont le développement vient d’être engagé.
Cette modernisation concerne directement l’aéronautique navale : le F5 doit à terme équiper les Rafale Marine et renforcer leur capacité à opérer depuis le porte-avions dans des espaces fortement défendus, brouillés et contestés.
Le programme constitue enfin un enjeu industriel majeur. Plus de 400 entreprises et 7 000 emplois directs et indirects en France participent au Rafale. À l’international, 299 appareils neufs et 24 d’occasion ont été commandés par huit pays clients.
Plus qu’une évolution incrémentale, le F5 est présenté comme une rénovation à mi-vie profonde du Rafale. Il doit notamment préparer l’appareil aux environnements fortement contestés des années 2035 et au combat collaboratif, tout en assurant le renouvellement de la composante nucléaire aéroportée avec l’intégration du futur missile ASN4G.
Parmi les évolutions les plus importantes figure le nouveau radar RBE2-XG développé par Thales. Plus puissant que l’actuel RBE2 AESA, il doit accroître la portée de détection et améliorer l’identification de cibles présentant une surface équivalente radar extrêmement faible. Ses capacités de calcul seront renforcées pour permettre une intégration accrue de l’intelligence artificielle et le fonctionnement collaboratif des capteurs.
Le Rafale F5 disposera également d’une nouvelle liaison de données IVDL, à haut débit, discrète et résistante au brouillage. Elle doit permettre aux aéronefs de continuer à échanger des informations dans des environnements où la guerre électronique est particulièrement dense. La suite d’autoprotection SPECTRA sera parallèlement profondément modernisée, avec un cœur de guerre électronique entièrement numérique et des capacités accrues de détection et de brouillage.
Autre évolution majeure : Safran travaille sur le M88 T-REX, dont la poussée maximale doit augmenter de 20 %, passant de 7,5 à 9 tonnes, tout en conservant l’architecture modulaire du moteur actuel. Une nouvelle centrale inertielle à très faible dérive complète les premiers équipements dont le développement vient d’être engagé.
Cette modernisation concerne directement l’aéronautique navale : le F5 doit à terme équiper les Rafale Marine et renforcer leur capacité à opérer depuis le porte-avions dans des espaces fortement défendus, brouillés et contestés.
Le programme constitue enfin un enjeu industriel majeur. Plus de 400 entreprises et 7 000 emplois directs et indirects en France participent au Rafale. À l’international, 299 appareils neufs et 24 d’occasion ont été commandés par huit pays clients.







