Après près de 11 mois de déploiement, le porte-avions nucléaire américain USS Abraham Lincoln a retrouvé jeudi 8 octobre son port d’attache de San Diego, en Californie. Un retour marqué par les difficultés rencontrées par son équipage, après plusieurs mois d’opérations au Moyen-Orient dans le contexte de la guerre contre l’Iran.
Parti en novembre 2025 pour une mission initialement prévue en mer de Chine méridionale, le porte-avions avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant le déclenchement, le 28 février 2026, de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Le bâtiment est ensuite resté en mer pendant plusieurs mois, jusqu’à une escale dans un port thaïlandais début septembre. Cette prolongation du déploiement a pesé sur les conditions de vie des marins et de l’ensemble du groupe aéronaval.
En août, plusieurs familles de militaires et des élus américains avaient alerté sur la situation à bord, évoquant notamment des pénuries alimentaires et des tentatives de suicide.
En septembre, l’administration Trump a confirmé, dans une lettre adressée à un élu, 8 tentatives de suicide parmi les militaires du groupe aéronaval de l’USS Abraham Lincoln. Aucun décès n’a été enregistré à la suite de ces tentatives.
Jeudi, les familles se sont rassemblées sur les quais de San Diego pour retrouver leurs proches, après une absence de près d’un an.
Au-delà de sa dimension opérationnelle, ce déploiement illustre les conséquences humaines des missions navales prolongées, alors que les forces américaines sont fortement sollicitées sur plusieurs théâtres stratégiques.
La disponibilité des porte-avions ne dépend pas seulement de leurs capacités militaires et techniques, mais aussi de l’endurance physique et psychologique des milliers de marins qui les mettent en œuvre.
L’USS Abraham Lincoln rentre aux États-Unis après une mission éprouvante au Moyen-Orient.








