Géo-économie : Malouines, la souveraineté passe aussi par le contrôle des marchandises.

La liaison maritime annoncée entre Punta Arenas et Puerto Argentino pose à l’Argentine un problème concret : comment appliquer ses règles douanières et sanitaires à un territoire qu’elle revendique, mais qu’elle ne contrôle pas ? L’approvisionnement des habitants et la logistique du projet pétrolier Sea Lion appellent, à cet égard, des réponses différentes. 

Une revendication inscrite dans la Constitution

L’ouverture d’une liaison maritime régulière entre la ville chilienne de Punta Arenas et Puerto Argentino (Port Stanley, aux Malouines, pour les Anglais) suscite des interrogations sur l’approvisionnement des Malouines et sur ses liens éventuels avec le projet pétrolier Sea Lion. Pour Buenos Aires, cette route commerciale pose d’abord la question de l’application du droit argentin aux opérations destinées aux îles.

La première disposition transitoire de la Constitution argentine ratifie la souveraineté « légitime et imprescriptible » de la Nation sur les Malouines, la Géorgie du Sud, les îles Sandwich du Sud et les espaces maritimes correspondants. Elle fait de leur récupération et du plein exercice de la souveraineté un objectif permanent, dans le respect du mode de vie des habitants et des principes du droit international.

Cette revendication s’appuie sur plusieurs textes internationaux. En 1965, la résolution 2065 de l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu l’existence d’un différend de souveraineté et invité l’Argentine et le Royaume-Uni à négocier une solution pacifique, en tenant compte des intérêts de la population. La résolution 31/49 de 1976 demande aux deux parties de s’abstenir de toute décision modifiant unilatéralement la situation tant que le différend demeure ouvert.

L’Organisation des États américains a également soutenu à plusieurs reprises la position argentine et appelé à une solution négociée. En avril 2026, puis le 3 septembre lors de sa rencontre avec Javier Milei, le président chilien José Antonio Kast a réaffirmé le soutien de son pays aux « droits légitimes de souveraineté » de l’Argentine.

Ces appuis ne constituent pas une attribution définitive de la souveraineté. Londres invoque le droit des habitants à disposer d’eux-mêmes et le référendum de 2013, au cours duquel 99,8% des votants se sont prononcés pour le maintien du statut de territoire britannique d’outre-mer. Buenos Aires conteste cette interprétation : selon sa position, la population implantée après 1833 ne constitue pas un peuple distinct auquel s’appliquerait ce droit. L’Argentine souligne aussi que les résolutions des Nations unies mentionnent les intérêts des habitants, et non leurs souhaits.

Les deux États restent donc en désaccord sur le fondement juridique de leur souveraineté. Pour l’État argentin, les îles appartiennent au territoire national et se trouvent sous occupation britannique. Cette position explique sa volonté d’encadrer les opérations commerciales qui leur sont destinées, malgré l’absence de contrôle effectif sur place.

Les marchandises restent soumises à des règles

Le contrôle des importations fait partie des compétences ordinaires d’un État. Une cargaison ne peut pas être considérée uniquement comme un transport entre un fournisseur et un acheteur : elle relève aussi de procédures douanières, de déclarations et, selon les produits, d’exigences sanitaires ou phytosanitaires.

Une automobile débarquée à Zárate, des bananes arrivant à Ingeniero White ou un lot de produits d’origine animale ne sont pas soumis aux mêmes formalités. Les végétaux, les semences, les médicaments et les autres marchandises réglementées obéissent eux aussi à des prescriptions particulières.

Ces contrôles ne sont pas propres à l’Argentine. Les États vérifient la nature et l’origine des marchandises, leurs documents et les risques qu’elles peuvent présenter pour la santé humaine, animale ou végétale. L’ouverture commerciale ne supprime pas ces obligations.

Le transit international n’accorde pas non plus une exemption générale. Selon le régime applicable et la cargaison, les autorités peuvent procéder à des vérifications documentaires ou physiques. Les instruments douaniers du MERCOSUR prévoient des mécanismes de surveillance, dont l’application dépend des textes en vigueur et de leur incorporation dans le droit national.

Le pavillon étranger d’un navire ne suffit donc pas à soustraire son chargement aux règles applicables. Encore faut-il établir quelles règles l’État peut légalement faire respecter sur la route empruntée et au lieu de destination.

Le Danstar et la liaison depuis Punta Arenas

Le Danstar, caboteur d’environ 72 mètres battant pavillon chilien, est exploité par Easter Island Naviera, qui dessert déjà l’île de Pâques. Sa première traversée vers les Malouines est annoncée au plus tard pour le début de décembre 2026, par le détroit de Magellan.

Les cargaisons envisagées comprennent des fruits et légumes frais, des produits laitiers, du bois, des matériaux de construction, de l’alimentation animale, du bétail, des machines lourdes et des pièces détachées.

La Falkland Islands Development Corporation soutient le projet. Fin septembre, elle a réuni à Punta Arenas une quarantaine d’acteurs économiques des îles et autant d’entreprises chiliennes. Cette desserte doit compléter la liaison mensuelle existant depuis l’Uruguay.

Le gouvernement chilien a exclu toute escorte de la Marine, en précisant qu’il s’agissait d’une opération privée. Le ministre de la Défense, Fernando Barros, a rappelé que personne ne pouvait restreindre la navigation à la sortie du détroit. Au Sénat, le sénateur de Magallanes Alejandro Kusanovic a demandé une réunion secrète des commissions de la Défense et des Affaires étrangères, après des rapports du renseignement évoquant le risque d’un « événement critique ».

Le Chili soutient ainsi la revendication argentine tout en accueillant une liaison commerciale vers les îles. L’Uruguay se trouve dans une situation comparable. Ce décalage entre les positions diplomatiques et l’activité des ports régionaux peut nourrir des tensions, sans démontrer à lui seul un changement de politique sur la souveraineté.

La question ne consiste pas à prendre des mesures contre le Chili ou contre un navire en raison de son pavillon. Elle porte sur la cargaison, sa destination et les obligations qui peuvent lui être opposées.

Il n’est pas davantage nécessaire de supposer que le Danstar transportera du matériel pour Sea Lion. Les denrées destinées aux habitants et les équipements fournis à une exploitation pétrolière doivent être examinés séparément. Les premières relèvent de l’approvisionnement courant ; les seconds peuvent entrer dans le champ des sanctions argentines contre les activités d’hydrocarbures non autorisées.

La difficulté tient au port d’arrivée. L’Argentine considère Puerto Argentino comme une partie de son territoire, mais ses services ne peuvent pas y inspecter les marchandises.

Les moyens prévus par le droit argentin

L’absence de contrôle effectif au port de destination limite les moyens d’action de Buenos Aires. Elle ne règle toutefois pas la question des procédures que l’Argentine entend appliquer.

Le décret 256/2010 prévoit une autorisation préalable pour les navires reliant le continent argentin aux îles ou traversant les eaux sous juridiction argentine à destination de celles-ci. Ses modalités d’application exigent des renseignements sur le navire, sa provenance, son itinéraire, sa destination et sa cargaison. Elles visent également les demandes concernant les bâtiments arrivant directement de ports étrangers.

Ce dispositif a déjà entraîné des conséquences commerciales. South American Atlantic Services, qui avait lancé en 2005 une liaison conteneurisée entre Stanley, Montevideo et Punta Arenas, a renoncé en 2011 à desservir le continent sud-américain. La compagnie invoquait notamment l’incertitude liée au décret et la crainte d’une saisie, qui avait conduit l’un de ses navires à contourner le cap Horn.

Buenos Aires dispose donc d’un régime administratif antérieur au projet du Danstar. Son application suppose de déterminer les obligations effectivement opposables à cette liaison, plutôt que de créer une mesure destinée à un seul navire.

Plusieurs organismes sont concernés :

  • la Préfecture navale argentine, autorité maritime chargée d’appliquer le décret ;
  • la Direction générale des douanes, rattachée à l’Agence de recouvrement et de contrôle douanier, l’ARCA ;
  • le Service national de santé et de qualité agroalimentaire, le SENASA.

La directive de politique de défense nationale fixée par le décret 457/2021 définit, pour sa part, les orientations de la surveillance de l’Atlantique Sud.

Les informations déclarées sur la cargaison permettraient aux administrations de préciser les formalités douanières et sanitaires applicables. Le bétail, les produits laitiers et les végétaux frais figurent parmi les marchandises annoncées : leur transport soulève des questions différentes de celles que posent des machines ou des matériaux de construction.

Le volet pétrolier relève de dispositions spécifiques. La loi 26.659 de 2011 interdit aux entreprises participant sans autorisation à des activités d’hydrocarbures sur le plateau continental argentin d’opérer en Argentine. La loi 26.915 de 2013 y a ajouté des sanctions pénales.

Le 3 septembre 2026, Javier Milei a annoncé un décret accélérant les sanctions contre les sociétés, actionnaires, dirigeants et fournisseurs liés à ces opérations, ainsi qu’un projet de loi destiné à les renforcer.

Navitas Petroleum, opérateur de Sea Lion, et son partenaire Rockhopper visent une première production au premier semestre 2028. Les travaux à terre ont commencé aux îles en 2026. Pour Buenos Aires, l’identification des fournisseurs et des équipements destinés au projet présente donc un intérêt immédiat. Ce régime vise les entreprises impliquées ; il ne constitue pas, à lui seul, une autorisation d’intercepter les navires qui les approvisionnent.

Les limites imposées par le droit de la mer

Les pouvoirs de l’Argentine varient selon les espaces traversés. Le régime du détroit de Magellan, celui de la mer territoriale et celui de la zone économique exclusive ne doivent pas être confondus.

  • Le détroit de Magellan : Le traité de limites de 1881 a neutralisé le détroit à perpétuité et garanti la libre navigation de tous les pavillons. Le traité de paix et d’amitié argentino-chilien de 1984 a confirmé cette garantie. Le franchissement du détroit ne peut donc pas être subordonné à une autorisation argentine.
  • La mer territoriale : À la sortie orientale du détroit, le navire entre dans la mer territoriale argentine. Les articles 17 à 19 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer reconnaissent aux navires étrangers un droit de passage inoffensif. L’article 21 permet à l’État côtier de réglementer ce passage, notamment pour prévenir les infractions à ses lois douanières et sanitaires. L’article 24 lui interdit cependant d’imposer des conditions ayant pour effet d’empêcher ou de restreindre ce droit. Fernando Morales, président de la Ligue navale argentine, a soutenu devant le Congrès que le passage envisagé ne serait pas inoffensif au sens de l’article 19. Cette interprétation est contestable : la disposition relative aux marchandises vise leur chargement ou leur déchargement dans la mer territoriale en violation des lois de l’État côtier. Le Danstar n’est pas censé effectuer une telle opération pendant sa traversée.
  • La zone contiguë et la zone économique exclusive : Dans la zone contiguë, qui peut s’étendre jusqu’à 24 milles marins des lignes de base, l’article 33 autorise les contrôles nécessaires pour prévenir les infractions douanières et sanitaires sur le territoire de l’État côtier ou dans sa mer territoriale.

L’Argentine pourrait invoquer cette disposition en soutenant qu’une livraison aux Malouines sans les formalités qu’elle exige prépare une infraction sur son territoire. Cette lecture repose toutefois sur sa revendication de souveraineté, que le Royaume-Uni et la plupart des États tiers ne partagent pas. Lors de la ratification de la Convention en 1995, Buenos Aires a réservé ses droits sur les îles et leurs espaces maritimes.

Dans la zone économique exclusive, l’article 58 protège la liberté de navigation.

Un arraisonnement exposerait donc l’Argentine à une contestation juridique sérieuse et risquerait de provoquer une crise avec le Chili. Le contrôle documentaire, les sanctions contre les opérateurs concernés et la négociation d’une escale offrent des moyens d’action moins contestables, sous réserve de leur fondement juridique et de leurs conditions d’application.

Contrôler sans intercepter

Les autorités argentines doivent distinguer les vérifications réalisables sur dossier de celles qui nécessitent une inspection physique. L’identification des marchandises, de leur origine, de leurs destinataires et des certificats requis peut précéder le départ. D’autres contrôles supposent l’accès à la cargaison.

Une inspection dans un port continental pourrait répondre à cette difficulté, à condition que l’escale repose sur une base juridique suffisante et que le port dispose des installations nécessaires. L’existence d’une autorisation préalable ne permet pas d’imposer automatiquement toutes les conditions souhaitées.

Un précédent existe dans le transport aérien. La déclaration conjointe argentino-britannique du 14 juillet 1999 a autorisé une liaison hebdomadaire entre Punta Arenas et les îles, assurée par une compagnie chilienne, avec deux escales mensuelles à Río Gallegos, une dans chaque sens.

Cet accord montre qu’une desserte chilienne des Malouines peut inclure un passage par le territoire continental argentin lorsque les parties en négocient les modalités. Une escale maritime périodique dans un port de Santa Cruz ou de Terre de Feu pourrait être discutée sur cette base, sans préjuger de l’issue d’une telle négociation.

La coordination régionale constitue une autre possibilité. En décembre 2011, l’Argentine, le Brésil et l’Uruguay se sont engagés à fermer leurs ports aux navires battant pavillon des îles. Cette mesure concernait un pavillon particulier : elle ne saurait être assimilée à une interdiction générale des liaisons commerciales avec l’archipel.

Avant toute décision coercitive, les administrations compétentes devraient donc préciser les informations exigibles, les normes applicables et les pouvoirs dont elles disposent. Une inspection en mer ou une escale imposée réclamerait une justification distincte.

Une route ancienne, des tensions nouvelles

La liaison entre Punta Arenas et les Malouines n’est pas une création récente. Elle a fonctionné pendant des décennies avant de cesser au début des années 2000. Relancée en 2005, elle a de nouveau disparu au tournant des années 2010, dans le contexte de l’adoption du décret 256/2010.

Depuis, une liaison mensuelle depuis l’Uruguay assure l’approvisionnement de l’archipel. Plus longue, cette route évite le détroit de Magellan et les eaux sous juridiction argentine empruntées depuis Punta Arenas. La reprise de la desserte chilienne réintroduit ainsi un désaccord qui pouvait être contourné.

Elle intervient après plusieurs controverses entre les deux pays : l’acquisition argentine de F-16 auprès du Danemark, les commentaires sur une éventuelle course aux armements, les déclarations concernant le détroit de Magellan et la diffusion de scénarios hypothétiques d’affrontement autour de Vaca Muerta.

Ces épisodes ne prouvent pas l’existence d’une stratégie coordonnée. Leur rapprochement dans le débat public peut néanmoins faire passer des désaccords distincts pour les signes d’une confrontation générale. Présenter la liaison du Danstar comme une menace militaire contribuerait à cette confusion.

Les Malouines dans les relations entre Washington et Londres

Le différend évolue aussi dans un contexte de tensions transatlantiques. Depuis le début du second mandat de Donald Trump, les débats sur la « doctrine Donroe », reformulation de la doctrine Monroe, portent sur la primauté revendiquée par les États-Unis dans l’hémisphère occidental et sur les conditions de leurs relations avec leurs partenaires.

Les désaccords entre Washington et les capitales européennes concernent notamment le commerce, les dépenses de défense et les engagements militaires. Ils peuvent entraîner des répercussions sur des dossiers qui semblaient jusqu’alors séparés de ces négociations.

Officiellement, les États-Unis restent neutres sur la souveraineté des Malouines et reconnaissent l’administration britannique de fait. Le département d’État a rappelé cette position en avril 2026.

Le même mois, Reuters a rapporté qu’un courriel interne du Pentagone mentionnait un réexamen du soutien diplomatique américain au Royaume-Uni sur les Malouines parmi les options envisagées pour faire pression sur les alliés n’ayant pas soutenu les opérations américaines contre l’Iran.

Interrogé le 31 août 2026 sur une possible révision de la position américaine, Donald Trump a déclaré : « Je réexamine toujours toutes les positions. Ce n’en est qu’une parmi beaucoup d’autres. » Quelques jours plus tard, il a qualifié un éventuel conflit entre l’Argentine et le Royaume-Uni de « désastre potentiel » et affirmé qu’il pourrait probablement le régler si on lui demandait d’intervenir.

Ces déclarations ne constituent pas un changement officiel de position sur la souveraineté. Elles montrent toutefois que le dossier peut être évoqué dans les rapports de force entre Washington et Londres, notamment à propos de l’Iran et des dépenses de défense au sein de l’OTAN.

Défendre les droits argentins sans provoquer une crise avec le Chili

La liaison du Danstar met en évidence une difficulté ancienne : l’Argentine revendique les Malouines, mais ne peut pas y exercer ses compétences administratives. Elle cherche donc à agir sur les opérations destinées aux îles depuis les espaces et auprès des acteurs sur lesquels elle estime disposer d’une autorité.

Cette revendication ne justifie pas automatiquement une interception, une inspection ou une escale forcée. Chaque mesure doit reposer sur un fondement juridique propre et tenir compte des droits de navigation.

Buenos Aires peut d’abord examiner l’application de son régime de déclaration et d’autorisation, déterminer les exigences sanitaires et douanières, identifier les fournisseurs éventuellement concernés par les sanctions pétrolières et proposer un dispositif d’escale négocié. L’approvisionnement des habitants doit rester distinct de la logistique d’une exploitation d’hydrocarbures contestée.

Le Chili possède, de son côté, un intérêt commercial à développer Punta Arenas comme port de desserte régionale. Cet intérêt n’efface pas son soutien diplomatique à l’Argentine, mais il oblige les deux gouvernements à traiter leurs désaccords autrement que par des déclarations de principe.

Une crise bilatérale fragiliserait leur coopération et pourrait affaiblir le soutien régional à Buenos Aires. Londres pourrait tirer avantage d’une rupture entre l’Argentine et un voisin dont les ports jouent un rôle dans l’approvisionnement des îles. D’autres acteurs pourraient également profiter d’une région divisée autour des passages entre l’Atlantique et le Pacifique et de l’accès à l’Antarctique. Ces conséquences possibles ne démontrent pas qu’un acteur cherche à provoquer un conflit.

L’intérêt argentin est de faire préciser et respecter les obligations qu’il peut légalement opposer aux opérateurs, tout en maintenant le dialogue avec Santiago. Transformer une desserte commerciale en confrontation militaire risquerait de détourner les deux pays de leurs objectifs et de compliquer davantage le règlement du différend sur les Malouines.

Malvinas: la soberanía también se ejerce controlando las mercaderías

Diego BAVIO
Diego BAVIO
Consultant en sécurité et en gestion des risques, fort de plus de deux décennies d’expérience professionnelle en Amérique latine, acquise dans plus de 14 pays, avec un parcours dans les secteurs privé et public. Spécialisé dans l’analyse des risques, la protection des personnes et des installations, la gestion de crise ainsi que la conception de systèmes de sécurité en milieu urbain et dans des zones isolées. Expérience dans les domaines du renseignement et de la défense, notamment en tant qu’enseignant à l’Institut du renseignement des forces armées argentines, placé sous l’autorité de l’état-major interarmées. Son parcours associe expérience opérationnelle régionale, analyse stratégique et conseil en matière de sécurité, de défense et de politique internationale. Diego a rejoint la rédaction de THEATRUM BELLI en septembre 2026.
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