4 mars 1193 : mort de Saladin (Damas).
Al-Malik an-Nâsir Salâh ad-Dîn Yûsuf, d’origine kurde, est l’un des héros du monde musulman. En plus d’être l’unificateur de l’Egypte et de la Syrie, Saladin est parvenu, après avoir déclenché le petit Djihad, à chasser presque complètement les croisés installés depuis un siècle dans les Etats latins d’Orient. Malgré cela, et en dépit des batailles féroces qu’il a livrées, il a acquis en Occident un très grand prestige alors même qu’il reprenait Jérusalem (1187) aux Chrétiens. Bon combattant, il a surtout montré que l’esprit chevaleresque n’était pas un monopole occidental, surprenant ses ennemis par des gestes généreux et inattendus.

4 mars 1578 : fraternité avec les soldats invalides.
Le roi Henri III, par édit, oblige les congrégations et ordres religieux à réserver des places en leur sein pour les soldats invalides. Ce système disparaîtra avec la construction de l’Hôtel des Invalides à partir de 1670.
4 mars 1733 : mort de Claude de Forbin (Marseille).
Ancien mousquetaire, ancien gouverneur de Bangkok et amiral de la flotte siamoise. Héros de la marine française, il s’est entre autres exploits, évadé d’une prison anglaise en traversant la Manche à bord d’un canot en compagnie de Jean Bart. Une frégate de défense aérienne de classe Horizon porte son nom.

4 mars 1928 : fin du creusement du tunnel de Foum Zabel par des légionnaires du 3e REI (Maroc).
La France commence la conquête du Maroc dans les années 1900. La résistance à la colonisation continue dans le nord du pays, en profitant du relief du Rif : c’est la guerre du Rif (1921-1926).
Pour permettre des déplacements rapides des troupes françaises, l’état-major décide de construire une route de 150 km à travers le massif montagneux, dite « route du Ziz », entre Midelt et Arfoud, en empruntant les gorges du Ziz.
Les travaux sont confiés à la compagnie de sapeurs-pionniers du 3e régiment étranger d’infanterie.
Les gorges sont barrées par un massif de granit rouge, le Foum Zabel. Un tunnel est décidé pour son franchissement. Les travaux d’aménagement du chantier commencent le permettant un début du percement à partir d’octobre. Les légionnaires ne disposent pas de machines, mais grâce aux explosifs, le chantier progresse relativement vite et les 62 m du tunnel sont percés le .
Un légionnaire est mort durant les travaux de percement.
Le tunnel faisait 62 m de long, 3 m de haut et 8 m de large à son achèvement. Sa hauteur a été augmentée dans les années 1950-1960.
Les symboles de la Légion qui ornaient une entrée du tunnel ont disparu lors des travaux des années 1950. Restent deux inscriptions, la première sur l’entrée nord :
- La montagne leur barrait la route.
- Ordre fut donné de passer quand même.
- La Légion l’exécuta.
et la seconde sur l’entrée sud :
- Le tunnel fut percé en six mois par quarante légionnaires
- L’énergie de leurs muscles
- Et leur indomptable volonté
- Furent leurs seuls moyens
Suivent les noms des sous-officiers et légionnaires qui participèrent au creusement.


4 mars 1947 : signature du traité franco-britannique de Dunkerque.
Craignant une réunification de l’Allemagne sous l’égide soviétique, les deux nations s’allient et jettent les bases du premier pôle européen de Défense. En effet, un an plus tard, l’Union occidentale (future UEO) voit le jour (Traité de Bruxelles – 17 mars 1948).
4 mars 1970 : le sous-marin Eurydice coule en Méditerranée.
Sous-marin français, commandé par le lieutenant de vaisseau de Truchis de Lays, déplaçant 1000 tonnes en plongée, il coule au large de Saint-Tropez avec ses 57 hommes d’équipage par 750 mètres de fond. La cause du naufrage reste inconnue.
L’épave de l’Eurydice est repérée (latitude : 43.16 N, longitude : 6.80 E) et photographiée le par 750 mètres de fond grâce au Mizar, un engin spécialisé de la marine américaine.
La cause exacte du naufrage n’est pas clairement établie. Deux hypothèses ont été émises :
- la plus probable est un abordage à très faible profondeur avec un cargo tunisien, le Tabarka, sur la coque duquel des traces de rayures furent repérées ;
- comme pour la Minerve (S647), dont le naufrage pourrait être dû à une défaillance du gouvernail de plongée, on envisage la même cause pour expliquer le naufrage de l’Eurydice.
EQUIPAGE :
- Commandant : lieutenant de vaisseau Bernard de Truchis de Lays
- Commandants en second : lieutenant de vaisseau Jacques Petit, lieutenant de vaisseau Alain Lagadec
- Enseignes de vaisseau : Alain Briand, Marc Robert, Bernard Georges des Aulnois
- Lieutenant mécanicien : Khatak, officier pakistanais
- Premiers maîtres mécaniciens : Le Paih Gerard, Cedrini Georges
- Maître électricien : Yves Daniel
- Maître détecteur ASM : René Ruel
- Maître missilier : Serge Piegay
- Maître détecteur : Alain Guiguen
- Maîtres mécaniciens : Gérard Lannuzel, Bernard Denommey, Denis Pluchon, Marceau Viennot
- Seconds maîtres électriciens : Jean-Claude Popieul, Noël Devainon
- Seconds maîtres détecteur ASM : Alain Duchanois, Michel Rozanès
- Second maître radio : Gilles Merle
- Second maître missilier : Yves Labreuille
- Seconds maîtres : Yves Castaing, Noël Joson, Jean-Claude Julien
- Quartiers-maîtres électriciens : Yvon Guis, Robert Bauer, Alain Capua, Daniel Szalkowski, Jean-Claude Tolza, Didier Franzina, Roger Biondo
- Quartier-maître détecteur : Francois Furgaux
- Quartiers-maîtres missiliers : Jean-Pierre Godefroy, Philippe Béranger, Victor Demisson, Jean-Claude Marchal, Rigaud Bourcheix
- Quartiers-maîtres radio : Jean-Louis Lemarquer, Jean-Marc Philip
- Quartier-maître détecteur : Patrick Simiand
- Quartier-maître infirmier : François Borca
- Quartier-maître commis : Roland Dufour
- Quartiers-maîtres mécaniciens : René Sala, Daniel Couturier, Dominique Plouvin, Jean-Louis Pidal, Pierre Romane, Michel Gorin, Jean-Luc Gautreau, Alain Moulinas, Gilles Robert
- Quartier-maître cuisinier : Robert Lebacle
- Quartiers-maîtres : Alain Malinowski, Guanel Marcel
- Quartier-maître DASM : Gérard Jeunesse





