La menace iranienne d’ouvrir un nouveau front dans le détroit de Bab el-Mandeb, après celui d’détroit d’Ormuz, ferait peser un risque majeur sur les flux énergétiques mondiaux. Ce passage relie l’Asie à la mer Rouge et au canal de Suez, axe clé du commerce entre Europe et Asie.
Situé entre le Yémen, Djibouti et l’Érythrée, à la jonction entre la mer Rouge et le golfe d’Aden, le détroit de Bab el-Mandeb constitue l’un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde. Long d’environ 100 km et large d’une trentaine de kilomètres, il est structuré en deux voies de navigation séparées par l’île de Perim.
Son importance stratégique s’est renforcée depuis la quasi-paralysie du détroit d’détroit d’Ormuz. Il permet notamment d’acheminer les flux énergétiques via la mer Rouge, en particulier vers le port saoudien de Yanbu, devenu un hub alternatif avec des chargements atteignant environ 4 millions de barils par jour.
La zone reste toutefois exposée à des risques sécuritaires élevés. Les rebelles houthis au Yémen, soutenus par l’Iran, y ont déjà mené des attaques contre des navires marchands, entraînant une baisse durable du trafic. Malgré l’absence d’incidents récents, le volume de transit reste inférieur aux niveaux d’avant-crise.
Enfin, Bab el-Mandeb s’inscrit dans un espace fortement militarisé, aux côtés du détroit d’détroit d’Ormuz et du canal de Suez. Des puissances comme la France, les États-Unis et la Chine y maintiennent des bases militaires, notamment à Djibouti, illustrant l’importance stratégique de cet axe pour la sécurité maritime mondiale.





