Ce samedi à l’aube, les menaces des Houthis se sont concrétisées. Le groupe rebelle yéménite soutenu par l’Iran a revendiqué sa première « opération militaire » contre Israël en tirant un barrage de missiles balistiques, en signe de solidarité avec la résistance à « l’agression israélienne » contre l’Iran, le Liban, l’Irak et la Palestine.
Le général de brigade Yahya Saree, porte-parole militaire des Houthis, a annoncé l’attaque samedi matin sur la chaîne satellitaire Al-Masirah. Il a affirmé que les missiles visaient des « sites militaires sensibles » du sud d’Israël, quelques heures seulement après avoir signalé la veille que les rebelles rejoindraient la guerre.
Des sirènes ont retenti autour de Beer-Sheva et à proximité du principal centre de recherche nucléaire d’Israël, tandis que de fortes explosions ont également secoué Tel Aviv, où les services de secours israéliens ont indiqué intervenir sur 11 sites d’impact différents dans la zone métropolitaine.
Aucune victime n’a été signalée à la suite de cette attaque, qui ciblait le sud du pays. L’armée israélienne a confirmé avoir intercepté le projectile.
Les Houthis ont précisé que leurs frappes « se poursuivront jusqu’à ce que les objectifs déclarés soient atteints et jusqu’à ce que l’agression contre tous les fronts de la résistance cesse. »
Un haut responsable houthi, Mohammed Mansour, a par ailleurs indiqué que son groupe envisageait la fermeture du détroit de Bab el-Mandeb, par lequel transite environ un huitième du commerce mondial.





