IN MEMORIAM – Fernand THÉVENET, compagnon de la Libération (décédé le 16 mars 2001).

Fernand Thévenet est né le 18 avril 1910 à Clermont en Haute-Savoie.

Pupille de la Nation, son père est mort pour la France en 1915. Après l’obtention du Baccalauréat, il effectue son service militaire au 27e Bataillon de chasseurs alpins en 1931-1932.

Ensuite, il sert comme chef de service dans l’administration coloniale à Lagos au Nigeria où il est mobilisé, en septembre 1939, en qualité d’affecté spécial.

Refusant l’armistice, il rejoint les Forces françaises libres et prend une part active au ralliement du Cameroun, où il débarque, à Douala, avec le commandant Leclerc dans la nuit du 26 au 27 août 1940.

Il participe ensuite, sous les ordres du chef de bataillon Dio, à la campagne du Gabon de septembre à novembre 1940 qui aboutit au ralliement du territoire à la France Libre.

Fernand Thévenet est alors incorporé au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) et en profite pour suivre les cours du peloton d’élèves aspirants de Brazzaville au début de 1941 ; après avoir passé un an et demi au Tchad, il prend part, de décembre 1942 à janvier 1943, à la conquête du Fezzan italien.

Fernand Thévenet est cité à deux reprises pendant les opérations de Tunisie en mai 1943 en raison de ses qualités de chef de section et pour s’être courageusement porté au secours de blessés tombés entre les lignes et en avoir ramené deux, malgré les tirs de l’ennemi.

Après les campagnes de Tripolitaine et de Tunisie, son unité devient le Régiment de Marche du Tchad (RMT) et est intégré à la 2e Division blindée, alors en formation, sous les ordres du général Leclerc.

Le RMT passe plusieurs mois en Algérie et au Maroc où il subit un entraînement intensif qui se poursuit en Angleterre à partir de juin 1944.

Chef de section au 3e Bataillon du RMT, Fernand Thévenet débarque le 4 août 1944 en Normandie et fait preuve de belles qualités de courage et de ténacité tant en Normandie qu’à Paris où dans les Vosges, ce qui lui vaut d’être à nouveau cité à l’ordre de l’Armée. Ainsi, dans les Vosges, les 1er et 2 novembre 1944, à Vacqueville, il conduit sa section à l’attaque des positions allemandes et les enlèvent avec brio.

Quelques jours plus tard, le 17 novembre, il est grièvement blessé par balle à Badonviller près de Nancy, alors qu’il mène un assaut à la tête de ses hommes, devant un ennemi supérieur en nombre et fortement retranché.

Malgré sa blessure, il participe, après plusieurs mois de convalescence, à la dernière bataille de son régiment qui le mène au « nid d’aigle » d’Hitler, à Berchtesgaden, en mai 1945.

Il termine la guerre avec le grade de lieutenant.

Après sa démobilisation, Fernand Thévenet devient administrateur adjoint des Colonies au Sénégal puis chef de district au Congo de 1949 à 1951.

En poste en France à la direction du personnel du Ministère de la F.O.M. de 1952 à 1956, il sert ensuite en Oubangui de 1956 à 1961 successivement comme chef de district, chef de région, administrateur-maire et secrétaire général de préfecture.

Chef de bataillon de réserve, il prend sa retraite en 1967.

Fernand Thévenet est décédé le 16 mars 2001 à Chambéry où il a été inhumé.


• Commandeur de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille des blessés
• Médaille coloniale avec agrafe « Fezzan »
Presidential Unit Citation (USA)

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
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