IN MEMORIAM – Jacques RENARD, compagnon de la Libération (fusillé le 15 août 1944)

Jacques Renard est né le 16 avril 1914 à Saint-Léger-de-Fougeret dans la Nièvre, de parents instituteurs. Pupille de la nation, son père est tombé en Alsace en septembre 1914.

Il fait des études au lycée de Nevers avant d’obtenir son baccalauréat et de préparer ensuite à Dijon les concours des Hautes écoles administratives.

Admissible à Polytechnique, il est reçu à Centrale et devient ingénieur.

Ayant fait son service militaire dans la marine, il est mobilisé en 1939 comme officier de réserve et est envoyé à Paris pour y organiser la défense anti-aérienne.

En mai 1940, il est affecté à Dunkerque où il prend le commandement d’une batterie.

Il retourne ensuite à Paris où, au cours d’une action, il sauve une grande quantité de munitions alors qu’il se trouve sous le bombardement ennemi, ce qui lui vaut la croix de guerre. Enseigne de vaisseau de 2e classe, il est démobilisé fin août 1940.

Employé à la réfection des ponts dans la Marne pendant l’année 1940-1941, il trouve ensuite un poste à Paris où il travaille à l’électrification d’une ligne de chemin de fer.

Refusant l’armistice, il entre dans la résistance, au sein du mouvement Libération-sud en 1942.

En janvier 1943, il devient adjoint au chef régional de Libération à Toulouse puis un des responsables de l’Armée secrète (AS). En octobre 1943, il est nommé enseigne de vaisseau de 1ère classe.

Recherché par la Gestapo pour son activité dans les corps-francs et notamment pour le sabotage d’une usine d’aviation et le déraillement d’un train, il se voit contraint de changer de région ; il s’installe alors à Marseille comme délégué régional de Libération, responsable régional de l’Action immédiate des Mouvements unis de Résistance (MUR).

En février 1944, Jacques Renard est nommé membre du Directoire régional des MUR, chargé spécialement de l’action immédiate pour le Sud-est. Le 16 juillet 1944, il est nommé chef régional FFI pour la région R.2 (Marseille-Nice) en remplacement du colonel Robert Rossi, arrêté par la Gestapo.

Il est lui-même arrêté par la Gestapo à Nice le 28 juillet 1944 avant d’être fusillé le 15 août 1944. Il a été inhumé à Nice, au cimetière militaire de Caucade.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 19 octobre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".

THEATRUM BELLI

Il y aura toujours un "théâtre de guerre" : militaire, économique, techno-industriel, informationnel, culturel...

L’actualité nous rappelle chaque jour que les questions de défense ne sont plus réservées aux spécialistes. Elles nous concernent tous.

Je m’engage ! Je m’abonne !

Estafette

Je reçois régulièrement la lettre d'information exclusive

+ consultation de 3 articles chaque mois.

Recevoir l'Estafette
Réservé aux 300 premiers abonnés

Pionnier

29 €/an

Puis 39 €/an à partir du 301ᵉ abonné

270 places restantes sur 300

Accès illimité aux articles (+10 000 notes) et à la bibliothèque numérique (+900 documents téléchargeables).

Offert : un document PDF exclusif, pour tout abonnement.

Devenir Pionnier

Le tarif de 29 € (soit moins de 2,50 €/mois) est réservé aux 300 premiers abonnés. Dès le 301ᵉ abonné, l’abonnement passe à 39 €/an (3,25 €/mois).

Une grande bibliothèque pour le prix d’un seul livre !

ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Abonnez-vous à notre lettre d'information hebdomadaire

Dans le cadre de notre opération de promotion estivale, ce numéro de Marine & Océans est exceptionnellement accessible gratuitement et en intégralité.
 
Marine & Océans remercie chaleureusement ses fidèles abonnés pour leur compréhension et leur confiance renouvelée.
 
À tous ceux qui nous découvrent aujourd’hui et souhaitent mieux comprendre les grands enjeux maritimes :
 
 
Rejoignez la communauté Marine & Océans et accompagnez-nous tout au long de l’année.

Dernières notes

COMMENTAIRES RÉCENTS

ARCHIVES TB