Daniel Brottier, né le 7 septembre 1876 à La Ferté-Saint-Cyr en Loir-et-Cher et mort le 28 février 1936 à Paris.
Le 8 août 1914, à 36 ans, il s’inscrit comme candidat pour être aumônier volontaire. Il restera au front jusqu’à la fin de la guerre.
Lorsque la guerre éclate, et bien qu’il soit exempté, Daniel Brottier se porte volontaire comme aumônier militaire. Il est rattaché au 26e division d’infanterie le 26 août 1914 et œuvrera en Lorraine, dans la Somme, à Verdun et dans les Flandres.
Il passe l’intégralité de la guerre en première ligne sans pourtant jamais être blessé, un « miracle » qu’il attribue à sainte Thérèse de Lisieux car l’évêque de Dakar lui a déclaré, après la guerre, l’avoir « secrètement confié à la protection de Thérèse de Lisieux » et avoir régulièrement prié la carmélite de « protéger son curé ».
Il aura l’occasion de proposer à Clemenceau de fonder Union nationale des combattants – Siège national (« Unis comme au front ») après la guerre. Il aura la croix de guerre 14-18 avec 6 citations dont 3 palmes dont la dernière le 29 juin 1918 et sera fait officier de la Légion d’Honneur.
Il disait que le rôle de l’aumônier, d’infanterie surtout, requiert, s’il veut être à la hauteur de sa tâche, une abnégation et une bravoure surhumaine, une force physique au-dessus de la moyenne. Verdun, la Somme… rester des jours et des nuits dans un trou d’obus, sous les bombardements. « Ce n’est pas par des phrases que l’on gagne les autres, mais bien par des actes ».
De tous les combats, il n’hésitait pas de courir en avant des troupes, de récupérer un camarade blessé. Chaque fois qu’il le pouvait, il célébrait une messe.
Après la guerre, il continuera son œuvre pour les orphelins, tout particulièrement au sein des « Orphelins – Apprentis d’Auteuil », mais aussi pour les anciens combattants. Il sera le second spiritain béatifié le 25 novembre 1984 par le pape Jean-Paul II.






