IN MEMORIAM – René-Georges PAILLERET, compagnon de la Libération (décédé le 24 mars 1967).

René-Georges Pailleret est né le 10 février 1921 à Alger.

Il fait toute sa scolarité au Collège Stanislas à Paris où prépare le concours d’entrée à l’Ecole des Hautes études commerciales.

Il vient d’être reçu à HEC lorsque la guerre éclate en septembre 1939.

Sa première année d’étude est interrompue par l’offensive allemande de mai 1940.

Avec sa soeur, il met le cap au sud, séjournant à Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz.

Refusant l’armistice, il cherche à passer en Angleterre et pour échapper au contrôle des autorités locales, parvient à s’embarquer, sous uniforme polonais, pour la Grande-Bretagne.

Engagé aux Forces françaises libres, il fait partie du corps expéditionnaire pour l’Afrique.

Après l’échec de Dakar en septembre 1940, il prend part aux opérations du Gabon (novembre 1940) avec la 1ère Compagnie autonome de chars de combat des FFL. A Brazzaville, il est affecté à un peloton d’aspirant puis, en 1942, au Bataillon de Marche n° 8 qui se constitue à Chedra près de Fort-Lamy avant d’être transféré à Garoua dans le Nord Cameroun.

En mai 1943, René-Georges Pailleret rejoint la Force L du général Leclerc en Tunisie avec son unité, au moment où la campagne se termine.

Rapidement ensuite la 2e Division blindée (2e DB) se constitue au Maroc ; le lieutenant Pailleret est affecté au 3e Bataillon du Régiment de Marche du Tchad (RMT) et se voit confier, en novembre 1943, la section de reconnaissance et d’observation de son bataillon.

Dirigée sur l’Angleterre en avril 1944, la 2e DB se prépare à la bataille finale. Le 31 juillet 1944 René-Georges Pailleret débarque sur le sol de France avec son unité. Il combat en Normandie, prend part à la libération de Paris puis aux combats dans l’Est.

Le 16 septembre 1944, il est blessé dans les Vosges. Il prend juste le temps de récupérer, fausse compagnie à la formation médicale qui l’a pris en charge et reprend la commandement de sa section. Au matin du 23 novembre 1944, lors de la prise de Strasbourg, il est à nouveau blessé, dès les premiers engagements. Après quelques semaines de convalescence, il rejoint son bataillon pour participer aux derniers combats.

Après la capitulation de l’Allemagne, il est affecté au Q.G. arrière du Corps expéditionnaire d’Extrême-Orient à Paris avant de partir comme volontaire en Indochine en qualité d’officier à l’Etat-major du général commandant supérieur des troupes françaises d’Extrême-Orient à Saigon.

Diplômé de l’Ecole nationale de la France d’Outremer (ENFOM), il quitte l’Armée en 1947 et trouve un emploi à la société Shell d’Indochine à Annam. Après l’Indochine, il séjourne au Maroc puis aux Canaries.

René-Georges Pailleret est décédé le 24 mars 1967 à l’hôpital de Versailles. Il a été inhumé à Enghien-les-Bains dans le Val d’Oise.

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
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