Verdun : Castelnau l’oublié.

Parmi les chefs militaires français, certains ont joué un rôle essentiel au cours de la bataille alors qu’ils sont méconnus ou que d’autres se sont attribué les mérites qui leur revenaient. Or, sans eux, la France n’aurait jamais gagné à Verdun. Faire revivre leur contribution, c’est se rapprocher de la réalité historique qui a souvent été polluée par des clichés et des mythes. C’est un devoir, car, cela ravive la reconnaissance et le respect que nous devons à ceux qui ont combattu au cours de cette bataille. Les deux-tiers des régiments français sont passés Verdun autant dire que pour les familles françaises dans leur grande majorité, ce nom évoque une part de leur histoire.

Benoît Chenu

Dans cette deuxième partie, nous abordons le contexte dans lequel s’est déroulée cette bataille. En théorie, les Allemands n’auraient jamais dû attaquer Verdun, un objectif apparemment non stratégique et situé dans une région difficile. Mais des évènements qui s’étaient déroulés au début de la guerre avaient considérablement réduit la capacité défensive de cette place forte. D’autres éléments vont également jouer : le désarmement des fortifications de la ligne Séré de Rivières, la manière dont la guerre était conduite en France, notamment.

Dans cette troisième partie, nous allons découvrir comment le général de Castelnau va intervenir dans la bataille de Verdun. Tout d’abord, avant le début des combats lors d’une inspection qui l’incite à faire renforcer les défenses et ensuite, au cours de la nuit du 24 au 25 février 1916.

Benoît CHENU
Benoît CHENU
En 2017, Benoît CHENU a publié son premier livre en France à propos de la Grande Guerre, « Castelnau, le quatrième maréchal », qui a rencontré un grand succès et a reçu plusieurs prix. Ce livre doit beaucoup aux papiers personnels de son arrière-grand-père, le général de Curières de Castelnau, l’un des plus importants chefs militaires français de cette guerre : Il était le chef d’état-major général en 1916 et donc le commandant en second des armées françaises. Contrairement à tous les grands chefs militaires de la Première Guerre mondiale, Castelnau a refusé d’écrire ses mémoires. Il a également interdit à ses anciens collaborateurs de publier quoi que ce soit sur lui. Et surtout, il a interdit l’accès à ses papiers personnels jusqu’à la mort du dernier soldat français de 1914-1918. Ainsi, l’un des plus importants fonds d’archives privés français sur la Première Guerre mondiale est encore pratiquement inconnu des historiens. À partir de cette source inestimable, Benoît CHENU a découvert des informations essentielles concernant les principaux événements politiques et militaires de cette guerre. Ce qu’il a lu dans les papiers personnels de son aïeul était assez différent des mythes culturels habituels qui encombrent les historiographies anglaises ou françaises. Cela l’a convaincu que beaucoup restait à découvrir à propos de cette guerre. Aussi le 15 mai 2021, il publie, 1916, La Bataille des cinq Empires puis, le 29 mai 2024, 1918 – Le piège de l’Armistice. Benoît Chenu est également membre de l’Académie des Sciences Morales de Versailles et de la British Commission for Military History.
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