IN MEMORIAM – François DELIMAL, compagnon de la Libération (décédé par suicide le 20 mars 1944)

François Delimal est né à Paris le 16 février 1922. son père est officier de Marine

Il fait ses études à l’école alsacienne de Paris, puis au lycée Louis-le-Grand. En 1939, il intègre l’Ecole des Sciences Politiques, il est aussi champion de boxe universitaire.

Après la défaite, il échoue à rejoindre la France libre lors d’une tentative à Bordeaux en 1940. C’est à partir de début 1942 que François Delimal s’engage réellement en résistance et participe à l’évasion d’aviateurs britanniques au sein du réseau Gambetta, créé par un résistant de la première heure, Pierre Lebon, le père de son ami Yves, parti pour Londres en juin 1940.

En 1942 il est recruté par son camarade de l’Ecole des Sciences Politiques Pierre Arrighi, pour le compte du mouvement de Jacques Lecompte-Boinet, « l’Organisation Nationale de la Résistance ».

En janvier 1943, le mouvement prend le nom de « Ceux de la Résistance » (CDLR).

Sous le nom de Jacques Fontaine, François Delimal est envoyé en Champagne où il développe un nouveau groupe du mouvement à Epernay dans la Marne où il prospecte des terrains d’atterrissages et de parachutages.

Il est également chargé du contact avec le Bureau des Opérations Aériennes (BOA). Il effectue de nombreuses missions de renseignement, de transport, d’organisation radio et de parachutage d’armes et d’atterrissage, comme adjoint de Michel Pichard, alias « Pic ».

Il part pour Londres depuis le Loir-et-Cher par opération aérienne le 15 août 1943, et y effectue un stage. Le 28 août 1943, il intègre les services secrets de la France libre : le Bureau central de renseignement et d’action (BCRA). Il est parachuté, dans la nuit du 16 octobre 1943, près d’Épernay, dans la Marne, sous le pseudonyme de Faraday, en qualité d’agent P2 avec le grade de capitaine.

Il n’a pas encore 22 ans et est chargé des parachutages dans les départements de Haute-Marne, Marne, Côte d’Or et Haute-Saône ; de plus, à partir du 1er décembre 1943, il prend la direction du service Action de parachutage de la région C. Il assume dans d’autres départements limitrophes l’homologation de dizaines de terrains de parachutage et la création de leurs comités de réception en liaison avec Gilbert Grandval, responsable régional des « affaires militaires » de CDLR de la Région C.

Il est arrêté le 20 mars 1944 avec ses adjoints par la Gestapo au cours d’un coup de filet tendu au secrétariat parisien du BOA, rue de Lourmel.

Conduit rue des Saussaies, pour ne pas parler, il se suicide lors de son interrogatoire en avalant la capsule de cyanure que les services de Londres lui avaient remise.

Son corps est incinéré au cimetière du Père Lachaise, le 24 mars 1944 en même temps que celui de Pierre Brossolette. Après la guerre, ses cendres sont transférées au cimetière de Passy.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 avec palmes
• Médaille de la Résistance

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
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