Henri Verdier est né le 23 janvier 1910 à Toulouse (Haute Garonne).
Il entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1929 et en sort en 1931 comme sous-lieutenant. En 1938, il rejoint le RTST et prend le commandement de la Section montée et du poste d’Oum Hadjer.
En 1939, il devient Capitaine et commande la 21e Cie montée. Le 26/08/1940, refusant la défaite, il rallie les FFL et se voit confier le commandement du poste de Moussoro au Tchad. En 10/1941, il part en opérations contre les forces de l’Axe et participe aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie, où il est cité deux fois pour ses actions brillantes.
Après la campagne de Tunisie, il est promu Commandant et représente la 2e DB du Général Leclerc à l’EM général de l’Armée à Alger. En 11/1943, il devient chef d’EM du groupement tactique Langlade de la 2e DB au Maroc. Il débarque en France le 2/08/1944 et participe à la campagne de Normandie, notamment aux combats du Mans, d’Alençon et de la forêt d’Écouves. Le 25/08, lors de la libération de Paris, il est blessé à la cuisse par un éclat de grenade.
Il participe ensuite à la campagne des Vosges, où il dirige la défense de Ville-sur-Illon en 09/44. Le 1/11/1944, blessé à nouveau, il prend le commandement du sous-groupement et assure la réussite de l’opération engagée. Il prend part à la libération de Strasbourg le 23/11/1944. Promu Lieutenant-colonel le 25/01/1945, il commande le Groupement Tactique Langlade et conduit des opérations à Royan et dans la presqu’île d’Arvert en 04/1945, opérant la jonction avec la Division Olivier à La Tremblade.
Il termine la guerre en Allemagne en 04-05/1945, allant jusqu’à Berchtesgaden.
Après-guerre, il sera successivement Commandant de cercles administratifs (Soudan, Côte d’Ivoire et Guinée), directeur de cabinet du Haut Commissariat en AEF (1948-49) et Inspecteur des affaires administratives du Tchad (1950). Breveté de l’IHEDN en 1955, le Colonel Verdier est chargé de mission d’assistance économique d’Outre-mer au Ministère de la FOM de 1955 à 1958.
Directeur du service de coordination des affaires économiques et du Plan de l’AEF (58-59). De retour en métropole, il est directeur de l’usine de Précigné (Sarthe), de la Société alsacienne d’Etudes et Exploitations (1960-62) puis directeur des services de gestion pour la société Alsacienne d’Etude et Exploitation, à Paris (1963) puis ingénieur au Commissariat à l’énergie Atomique.
Colonel (de réserve) de l’Infanterie de Marine.
Il est décédé le 7 juin 2002 à Toulouse. Il a été inhumé au cimetière d’Issigeac en Dordogne.
• Commandeur de la Légion d’honneur
• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 1939-45 (avec 6 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes « Fezzan » et « Tunisie »
• Médaille des Services volontaires dans la France libre
• Croix du Combattant volontaire de la Résistance
• Médaille commémorative 39/45 avec agrafe « France »
• Presidential Unit Citation (USA)
• Cravate de commandeur de l’Etoile noire (Bénin)
IN MEMORIAM – Colonel Henri VERDIER, compagnon de la Libération (décédé le 7 juin 2002)

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