IN MEMORIAM – Lieutenant Marcel GUILLOT, compagnon de la Libération (décédé le 23 décembre 1984)

Fils d’un négociant en soieries, Marcel Guillot est né le 11 mars 1914 à Chasselay dans le Rhône.

Il s’engage par devancement d’appel en 1933 au titre du 3e Régiment de Dragons portés.

Démobilisé en octobre 1934 avec le grade de maréchal des logis de réserve, il fait des études de commerce mais, en février 1936 à Marseille, il s’engage dans la Légion étrangère sous un faux nom et sous nationalité russe.

Légionnaire de 2e classe, il est promu caporal en 1937 et affecté au 3e Régiment étranger (3e RE) au Maroc où il sert lorsque la guerre éclate.

Le caporal-chef Guillot quitte Oran pour la France et prend part, avec un peloton motocycliste, à l’expédition de Norvège en avril et mai 1940.

Il combat à Narvik et à Bjervik avant d’être rapatrié en France à la mi-juin 1940 avec le Corps expéditionnaire français du général Béthouart puis évacué, devant l’avancée allemande, sur la Grande-Bretagne.

Comme la moitié des légionnaires de la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (13e DBLE), Marcel Guillot choisit fin juin 1940 de s’engager dans les Forces françaises libres du général de Gaulle pour continuer la guerre auprès des Britanniques.

Promu sergent-chef, il prend part à bord du Westernland à l’opération de Dakar en septembre 1940, tentative ratée de rallier l’AOF à la France libre.

Débarqué au Cameroun, il combat dans le cadre du ralliement du Gabon en novembre 1940 puis en Erythrée contre les Italiens avec la Brigade d’Orient du général Monclar. Arrivé à Port-Soudan en février 1941, chef d’un groupe d’éclaireurs motocyclistes, il se distingue au cours d’une reconnaissance en direction de Massaoua, le 3 avril : arrêté par trois explosions successives détruisant la route, il fait preuve d’un esprit de décision et d’un courage remarquable en se lançant à pied, avec quelques éclaireurs, à la poursuite d’un groupe de mineurs ennemis qu’il parvient à capturer.

En juin 1941, après avoir rejoint la Palestine avec son unité, il prend part aux opérations de Syrie au cours de laquelle il est blessé par balles aux jambes, le 9 juin. Evacué sur Nazareth, il est transféré à l’hôpital de Bethléem, où il séjourne trois mois.

Promu adjudant le 1er octobre 1941, il rejoint la 13e DBLE dix jours plus tard.

En janvier 1942, en Libye, avec la Brigade du général Koenig, l’adjudant Guillot du 3e Bataillon de Légion étrangère (3e BLE) participe à l’opération de Méchili puis aux combats de Bir-Hakeim au cours desquels il se fait remarquer par son courage et son moral élevé. Le 8 juin 1942, il est littéralement enterré par une bombe et en sort indemne. Il se distingue lors de la sortie de la position dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, entraînant brillamment sa section sur les positions ennemies.

Il combat ensuite à El Alamein en Égypte et est blessé une nouvelle fois, le 24 octobre 1942, par une balle qui lui traverse l’épaule. Nommé adjudant-chef, il retrouve son unité en février 1943, après sa convalescence, pour prendre part aux opérations de Tripolitaine et de Tunisie, notamment à Takrouna.

Promu sous-lieutenant en septembre 1943, il débarque en Italie en avril 1944 et se distingue encore à la tête de sa section de mitrailleuses dans les combats du Garigliano, Pontecorvo, Rome et Radicofani.

Débarqué en Provence le 16 août 1944, il combat activement lors du siège de Toulon du 20 au 30 août 1944.

Après les Vosges et l’Alsace, il termine la guerre dans le sud des Alpes, au Massif de l’Authion.

Promu lieutenant en décembre 1945, il est nommé aide de camp du général Legentilhomme, gouverneur militaire de Paris, avant de retourner à la vie civile au secrétariat du RPF.

En 1948 il entre dans une société d’import-export à Paris puis à Saint-Denis de la Réunion où il est directeur-adjoint puis directeur.

Marcel Guillot est décédé le 23 décembre 1984 à Hyères dans le Var où il est inhumé.

• Commandeur de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes « Erythrée », « Libye », « Bir-Hakeim »
Silver Star (USA)
• Officier du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Officier de l’Etoile Noire (Bénin)

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
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