mardi 21 mai 2024

CHRONICORUM BELLI du 18 novembre

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18 novembre 1738 : traité de Vienne entre l’Autriche et la France.

Le traité de Vienne de 1738 signé le  entre l’Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques, qui modifient la carte politique de l’Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances.

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Des préliminaires de paix sont signés à Vienne dès novembre 1735, trois ans avant le traité final, entre la France de Louis XV et l’empereur Charles VI, chef de la maison de Habsbourg, archiduc d’Autriche, roi de Hongrie et de Bohême.

Ces articles préliminaires sont suivis d’une convention d’application, signée à Vienne le , relative aux modalités de la cession de la Lorraine, acceptée par une déclaration de François III de Lorraine du .

En contrepartie, Louis XV reconnaît la Pragmatique Sanction, par laquelle, en 1713, Charles VI avait établi qu’en l’absence d’un fils, le patrimoine des Habsbourg reviendrait à sa fille aînée. En 1736, celle-ci, l’archiduchesse Marie-Thérèse, épouse François III.

  • L’Électeur de Saxe, devenu en 1733 roi de Pologne sous le nom d’Auguste III, est maintenu sur le trône de Pologne, son rival Stanislas Leszczyński, aussi élu en 1733, abandonnant toutes ses prétentions, tout en conservant le titre de roi de Pologne.
  • En dédommagement, Stanislas reçoit les duchés de Lorraine et Bar à titre viager ; à sa mort, ils seront réunis au royaume de France (ce qui surviendra en 1766).
  • François III abandonne ses droits sur les duchés de Lorraine et de Bar et se voit offrir en échange le grand-duché de Toscane. En tant qu’époux de Marie-Thérèse, il pourra accéder au trône impérial (accès cependant conditionné par une élection). François conserve quelques territoires mineurs en Rhénanie : les comtés de Falkenstein (près du Mont Tonnerre), de Sarrewerden, de Zutphen. Parmi ses titres lorrains désormais honorifiques, il conserve celui de marquis de Nomeny qui lui donne un rang princier et le droit de siéger aux Diètes d’Empire.
  • Don Carlos, fils de Philippe V d’Espagne et d’Élisabeth Farnèse, renonce à la Toscane et reçoit en échange les royaumes de Naples et de Sicile que lui cède l’Empereur : don Carlos devient ainsi roi des Deux-Siciles et inaugure la dynastie des Bourbons de Naples.
  • Le roi de Sardaigne obtient Novare et une partie du Duché de Milan.
  • Enfin, Elisabeth de Bourbon, fille aînée de Louis XV, épouse Philippe 1er, duc de Parme, frère de don Carlos : c’est le rétablissement de l’alliance dynastique entre la France et l’Espagne.

La convention de 1736 est appliquée dès que possible, avant même le traité final, puisque Stanislas Leszczynski prend possession des duchés de Bar et de Lorraine dès .

François III devient grand-duc de Toscane à la mort de Jean-Gaston de Médicis en .

En ce qui concerne la succession au trône impérial, il faudra un nouveau conflit, la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), pour que François III puisse être élu empereur en 1745 sous le nom de François 1er.

18 novembre 1793 : bataille de Pontorson (victoire des Vendéens).

18 novembre 12914 : bataille navale du cap Sarytch.

La bataille du cap Sarytch est une bataille navale qui eut lieu le  au large du cap Sarytch, dans la mer Noire, pendant la Première Guerre mondiale. Elle opposa la flotte russe, commandée par le vice-amiral Eberhardt, aux navires allemands, battant pavillon turc mais à équipage entièrement germanique, les SMS Goeben et SMS Breslau, commandés par le contre-amiral Souchon. Elle se termina par la retraite de ces derniers.

Navires engagés :

  • Russie
    • pré-dreadnought Evstafii, navire amiral – 33 tués, 25 blessés
    • pré-dreadnought Jean Chrysostome
    • pré-dreadnought Panteleïmon
    • pré-dreadnought Trois Hiérarques
    • pré-dreadnought Rostislav
    • croiseur Almaz
    • 1 autre croiseur, le Pamiat Merkouria – 12 torpilleurs
  • Allemagne
    • croiseur de bataille SMS Goeben, rebaptisé Yavuz Sultan – endommagé
    • croiseur léger SMS Breslau, rebaptisé Midilli

18 novembre 1916 : fin de la bataille de la Somme.

La bataille de la Somme en 1916, lors de la Première Guerre mondiale, a opposé les Alliés britanniques et français aux Allemands, à proximité de la Somme, essentiellement dans le département de même nom. Il s’agit de l’une des tragédies les plus sanglantes du conflit.

Conçue en , par Joffre, commandant en chef des armées françaises, l’offensive de la Somme dut être amendée du fait du déclenchement de la bataille de Verdun, le . Foch fut chargé par Joffre de sa mise en œuvre. Les Français, qui devaient fournir l’effort principal, épuisés par la bataille de Verdun, durent la confier aux Britanniques.

Ce fut la première offensive conjointe franco-britannique de la Grande Guerre. Les forces britanniques lancèrent là leur première opération d’envergure, et tentèrent avec les troupes françaises de percer les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km, proche de la Somme, dans un triangle entre les villes d’Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume du côté allemand.

Il s’agit de l’une des batailles les plus meurtrières de l’histoire (hors victimes civiles) avec, parmi les belligérants, environ 1 060 000 victimes, dont environ 443 000 morts ou disparus. Pour la Première Guerre mondiale, dans ce sinistre classement, elle se place derrière l’offensive Broussilov, qui s’est déroulée sur le front de l’Est en Galicie, mais devant Verdun. La première journée de cette bataille, le 1er, fut, pour l’armée britannique, une véritable catastrophe, avec 58 000 soldats mis hors de combat, dont 19 240 morts.

La bataille prit fin le . Son bilan militaire fut peu convaincant. Les gains de territoires des Alliés furent très modestes, une douzaine de kilomètres vers l’est tout au plus, et le front ne fut pas percé. Les combats usèrent les adversaires, sans vainqueurs ni vaincus.

La bataille de la Somme se singularise, cependant, par deux innovations :

  • sur le plan militaire, par l’utilisation, pour la première fois sur un champ de bataille, d’une arme nouvelle, le char d’assaut ;
  • l’utilisation du cinéma à des fins de propagande : pour la première fois, un film, La Bataille de la Somme, saisit une grande partie des horreurs de la guerre moderne en incluant des images tournées lors des premiers jours de la bataille.

Ces événements furent également couverts par des photographes et peintres, comme François Flameng, peintre officiel des armées françaises, dont les nombreux croquis et dessins de ces événements parurent dans la revue L’Illustration.

La mémoire collective des Français n’a pas gardé un souvenir de la bataille de la Somme aussi important que celles des Britanniques, des Canadiens, des Sud-Africains, et surtout des Australiens et des Néo-Zélandais qui la considèrent comme un des événements fondateurs de leurs jeunes nations. Le 1er juillet est une journée de commémoration sur les principaux lieux de mémoire du Commonwealth dans le département de la Somme, de même que l’ANZAC Day, la journée du 25 avril, notamment. Le mémorial national australien à l’étranger le plus connu se trouve à Villers-Bretonneux ; de même, les Britanniques ont fait édifier un imposant mémorial à Thiepval.

18 novembre 1918 : proclamation de l’indépendance de la Lettonie.

La défaite allemande et l’armistice qui s’ensuit le 11 novembre 1918 modifient complètement la donne. Les partis démocratiques lettons se réunissent le 17 novembre à Riga, toujours occupée par les troupes allemandes, et affirment que le comité est le seul pouvoir légal en Lettonie jusqu’à l’élection d’une assemblée constituante. Karlis Ulmanis, de l’Union paysanne, est élu chef du gouvernement ; le 18 novembre l’assemblée déclare solennellement l’indépendance de l’État de Latvie (transcription française de l’époque) dans ce qui est aujourd’hui la salle du théâtre national. Néanmoins le gouvernement bolchévique réagit immédiatement à la défaite allemande : les tirailleurs lettons ralliés à la cause bolchévique pénètrent en territoire letton : les troupes allemandes qui, selon les termes de l’armistice, doivent de manière temporaire maintenir l’ordre, sont touchées par la propagande bolchévique : ils cèdent le terrain sans résister et en abandonnant leur armement. La nouvelle république lettone n’a aucune troupe à opposer. Les tirailleurs lettons occupent rapidement la Latgale et la Livonie. Les bolchéviques proclament le 17 décembre 1918 la République soviétique de Lettonie sous la présidence de Pēteris Stučka. Celui-ci installe son gouvernement à Valka, puis à Rīga lorsque celle-ci est prise par les Bolchéviques le 3 janvier 1919. Stučka fait adopter le 15 janvier 1919, une constitution calquée sur la Russie bolchévique, se proclame Président et Premier ministre, et instaure régime dictatorial : les opposants et les ennemis de classe sont pourchassés et dans certains cas exterminés, les entreprises et les exploitations agricoles nationalisées entrainant une forte désorganisation et une famine dans Riga qui entraine le décès de plusieurs milliers d’habitants.

Le gouvernement d’Ulmanis qui s’est réfugié à Libau, dernière enclave à ne pas être occupée par les bolchéviques, ne dispose début janvier que de 300 hommes à opposer aux troupes bolchéviques. Il décide, contre l’avis d’une partie du conseil national, de faire appel aux Allemands en promettant la nationalité lettone et des terres aux volontaires. Ceux-ci sont nombreux et renforcés par des unités de l’armée allemande en déroute forment la Division de fer dont les effectifs atteignent 10 000 hommes. Le général allemand Rüdiger von der Goltz prend leur tête et chasse les troupes bolchéviques de la Courlande et de la Zemgale tandis qu’un bataillon letton de 1 600 hommes, qui avait jusque-là été coupé du gouvernement provisoire par l’avancée de l’Armée Rouge, fait reculer celle-ci au nord de la Daugava avec l’aide des troupes estoniennes avec lesquelles une alliance a été passée. Mais Rüdiger von der Goltz et les barons germano-baltes, appuyés en sous-main par le nouveau gouvernement allemand décident de renverser le gouvernement provisoire letton et mettent en place un gouvernement fantoche dirigé par le pasteur Andrievs Niedra. Le gouvernement Ulmanis doit trouver refuge sur les bateaux de la coalition alliée qui organisent le blocus de Libau. La Division de fer repasse à l’offensive et a rapidement le dessus sur les troupes bolchéviques, désorganisées et mal entraînées. Le 23 avril 1919, les troupes allemandes prennent Rīga, où ils massacrent toutes les personnes soupçonnées de sympathie bolchéviques faisant 4 000 morts, en représailles de massacres perpétrés par les rouges sur de nombreux ressortissants allemands avant leur fuite. Stučka s’enfuit et va se réfugier en Russie.

Von der Goltz fait ensuite avancer ses troupes vers la Livonie, sous prétexte de chasser les bolchéviques, mais en réalité pour en découdre avec les forces lettones fidèles au gouvernement provisoire et leurs alliés estoniens. La Division de fer est défaite par les troupes baltes au cours de la bataille de Wenden le 22 juin 1919. L’armée allemande doit reculer jusqu’à Riga. Alors que le traité de Versailles est ratifié le 23 juin, les alliés imposent le rétablissement dans ses fonctions du gouvernement provisoire et un arrêt des combats. Les membres de la Division de fer qui ne sont pas nés en Lettonie doivent rentrer en Allemagne tandis que les unités allemandes d’origine autochtones sont placées sous commandement letton. Mais von der Goltz ne renonce pas et décide de se mettre au service des armées des Russes blancs. Il reconstitue en Courlande un corps d’armée de 24 000 hommes, les corps francs, composé de volontaires allemands, d’unités du 6e corps allemand et de 6 000 hommes de la Division de fer. Sous prétexte de soutenir l’offensive du général russe blanc Youdenevitch contre Petrograd, il fait marcher ses troupes en octobre 1919 sur Riga. Après avoir occupé les faubourgs défendus par de maigres effectifs lettons, il est finalement repoussé par les tirs des canons de la flotte alliée qui, exaspérée par le double jeu allemand, a décidé d’intervenir. Les corps francs, repoussés par les troupes lettones puis battus par les troupes lituaniennes le 11 novembre, se réfugient en Prusse en laissant derrière eux un sillage de destruction et de meurtres.

Le gros de l’armée lettone déclenche l’offensive début janvier 1920 en Latgale occupée par les troupes bolchéviques. Les tirailleurs lettons, de l’Armée Rouge dont la fidélité n’est plus aussi sûre, ont été envoyés sur d’autres fronts et l’armée lettone affronte des troupes russes. Celles-ci sont progressivement repoussées et début février l’ensemble du territoire letton est reconquis. Depuis septembre 1919 les dirigeants russes, dont les armées sont engagées sur de multiples fronts, souhaitent signer un armistice. Après de longues discussions avec les deux autres États baltes pour définir une position commune vis-à-vis de la Russie et régler des contentieux frontaliers, la Lettonie signe le 11 août 1920 le traité de Rīga par lequel la Russie reconnait la république de Lettonie et renonce définitivement à toute revendication territoriale. Par ailleurs le gouvernement letton conclut un accord avec l’Allemagne, par lequel la Lettonie renonce à exiger des compensations pour les dommages commis par les armées allemandes en échange de l’abandon des indemnités pour la nationalisation des terres des propriétaires germano-baltes. Cet accord ne sera jamais ratifié par l’Allemagne.

18 novembre 1922 : premier vol du Dewoitine D.1.

18 novembre 1929 : lancement du sous-marin Surcouf (Cherbourg).

Le Surcouf est un croiseur sous-marin français ayant servi pendant la Seconde Guerre mondiale dans les Forces françaises libres. Il coule corps et biens dans la nuit du  au  dans la mer des Antilles à la suite d’un abordage accidentel avec un cargo américain ou, version plus probable, à cause d’un bombardement par méprise de la part d’un hydravion américain. C’était, en tonnage, le plus grand sous-marin militaire du monde de son époque jusqu’à ce qu’il soit surpassé par les sous-marins japonais de la classe I-400 en 1943.

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Les performances des sous-marins en surface ne cessant de s’améliorer, la plupart des marines étudièrent sérieusement la possibilité de sous-marin canonnier ou de croiseur sous-marin pouvant opérer en escadre ce qui nécessitait une vitesse en surface de 20 noeuds pour pouvoir suivre les cuirassés. Au moment de l’armistice de 1918, plusieurs croiseurs sous-marins rallièrent les ports anglais et parmi eux, deux furent livrés à la France, les U-136 et U-139 qui allaient grandement inspirer le projet Q de sous-marin canonnier.

Si dans un premier temps la priorité fût donné aux sous-marins de grande et moyenne patrouille, l’idée d’un sous-marin de grand tonnage, capable d’accompagner l’escadre était dans l’air du temps et une préoccupation partagée aussi bien par les marines japonaise, américaine ou britannique.

Le 9 mai 1921, l’amiral Grasset demanda au STCAN d’étudier les plans d’un sous-marin d’escadre capable de filer à 25 nœuds en surface, un rayon d’action de 3 à 4000 miles nautiques à 10-12 noeuds, 12 tubes lance torpilles avec 12 torpilles de réserve et un canon de 100mm. Un projet modeste à comparer avec le projet Normand présenté le 1er août 1921 d’un sous-marin de 5000 tonnes armé de six canons de 305mm en deux tourelles triples ou de 240mm avec quatre avions.

Le projet fût lancé à l’automne 1921, deux études étant menées en parallèle : un sous-marin d’escadre de 25 nœuds et un sous-marin de bombardement. Cela aboutit en pratique à quatre projets immatriculés G (2850 tonnes 12 tubes lance-torpilles et 25 nœuds), H (un canon de 190mm), I (un canon de 240mm) et J (un canon de 305mm).

Parallèlement aux études, on s’intéressa au futur emploi de ces navires dont le nombre oscilla entre 8 et 20 avant de stabiliser à 16. Ils devaient principalement opérer dans l’Atlantique et dans l’Océan Indien pour notamment protéger les lignes de communication entre la Métropole et l’Empire.

En 1924, le nombre de croiseurs sous-marins ou de sous-marins de croisière tomba à six puis à quatre unités. La réalisation d’un sous-marin d’escadre pouvant filer à 25 nœuds étant provisoirement abandonné faute de moteurs suffisamment puissants.

La genèse du Surcouf (projet Q) commença au printemps 1926 et le 14 mai 1926 les spécifications du projet Q-5 sont transmis par le STCAN à l’état major de la Marine. Le projet est examiné par le Conseil Supérieur de la Marine le 17 juillet 1926 et approuvé à l’unanimité. Son financement est acquis dans la tranche 1926 votée le 4 août. Un deuxième sous-marin aurait du être financé à la tranche 1927 mais il fût finalement remplacé par cinq Pascal et un Saphir.

Plusieurs noms furent envisagés pour ce sous-marin canonnier : Le Tonnant, La Licorne et Le Dragon mais en 1927 on fêtait le centenaire de la mort de Robert Surcouf, le grand corsaire malouin et Georges Leygues ministre de la marine décida de baptiser le Q-5 Surcouf.

Le traité de Washington de 1922 a instauré des limites strictes pour les déplacements et les calibres d’artillerie des bâtiments de ligne et des croiseurs. Mais aucun accord n’a été trouvé pour les bâtiments légers (torpilleurs, contre-torpilleurs ou destroyers, frégates) ni pour les sous-marins. Aussi, pour assurer sa sécurité et celle de son empire, la France a entrepris la construction d’une importante flotte sous-marine (79 unités en 1939). Le Surcouf devait être le premier d’une série de trois croiseurs sous-marins mais il n’en a été que l’unique exemplaire. Le traité de Londres autorisait la France à conserver le Surcouf (alors encore en essais) mais ne pouvaient ensuite construire des sous-marins dépassant 2800 tonnes avec des canons de 155mm comme artillerie principale.

Ses missions sont :

  • Assurer le contact avec les colonies ;
  • Chercher et détruire les flottes ennemies en collaboration avec les escadres ;
  • Mener une guerre de course contre les convois ennemis.

Le Surcouf était armé d’une tourelle double de 203 mm, calibre identique à celui de l’artillerie d’un croiseur lourd (c’est pourquoi il a été appelé « croiseur sous-marin »), approvisionnée à 600 coups. Pour le réglage de ses tirs et l’observation, le Surcouf embarquait un hydravion Marcel Besson MB-411 rangé dans un hangar étanche formant la partie arrière du kiosque. Cependant l’hydravion ne peut être logé dans son hangar qu’après démontage des ailes et des flotteurs, ce qui en diminue l’efficacité opérationnelle. Son armement antiaérien était constitué par deux canons de 37 mm. Il était équipé de 10 tubes lance-torpilles, dont 4 tubes de 550 mm rechargeables à l’avant décalés de 2° sur l’axe — modèle 1917 additionné de 2 tourelles triples OSD 1925 situées à l’extérieur sur l’arrière du navire (composées chacune d’un tube de Ø 550 mm et 2 tubes de Ø 400 mm) avec 12 torpilles (huit de 550 mm et quatre de 400 mm) de réserve.

Il transportait également un canot à moteur de 5 mètres, pour arraisonner les navires, et disposait d’un poste d’équipage pouvant loger 40 passagers ou prisonniers.

Sa profondeur maximale de sécurité était de 80 mètres, mais il pouvait atteindre 110 mètres sans déformation notable de sa coque épaisse ; sa profondeur de flambement était estimée autour de 178 mètres, sa profondeur d’écrasement calculée pour 491 mètres.

Son premier commandant fut le capitaine de frégate Raymond de Belot.

Bâtiment exceptionnel pour son époque, le Surcouf a rencontré de nombreux problèmes de mise au point, notamment d’étanchéité de sa tourelle d’artillerie, de stabilité, ou souffrait encore de moteurs électriques défaillants et a coûté, au retour de la croisière de 1932, 86 953 000 francs soit près du double du devis initial. Il a été contraint à une refonte à Brest en /.

Le Surcouf était un prototype et c’était la première fois qu’un sous-marin était équipé d’une tourelle double de 203 mm. Aussi il souffrait de plusieurs handicaps dans l’utilisation de son artillerie, même si certains ont été corrigés au cours de sa courte carrière opérationnelle. Compte tenu de la hauteur de commandement du télémètre — c’est-à-dire sa hauteur au-dessus de l’eau —, la portée pratique de tir est de 12 000 mètres avec le télémètre, ou de 16 000 mètres avec l’observation avec le périscope de secours, nettement en deçà des possibilités des canons dont la portée maximale atteint 26 000 mètres.

L’utilisation de son artillerie par le Surcouf est en outre contrainte par d’autres inconvénients :

  • la durée écoulée entre l’ordre d’émersion et le premier coup est de min 35 s. Cette durée peut être plus longue car si le navire doit tirer plein travers, il lui faut attendre d’être en surface avant de pouvoir orienter sa tourelle ;
  • il a l’obligation de tirer au passage, c’est-à-dire quand le navire passe à l’horizontale lors des mouvements de tangage et de roulis ;
  • il lui est impossible de pointer latéralement la tourelle si le roulis dépasse 8° ;
  • le Surcouf n’est pas équipé pour tirer de nuit et ne peut donc observer seul les résultats de son tir ;
  • la disposition des soutes, des monte-charges et de la chambre de tir ne permettait pas un approvisionnement en continu des gargousses et obus, mais on devait attendre que les 14 salves en parc dans la tourelle aient été tirées pour réapprovisionner.

Pour remplacer son hydravion dont la mise en œuvre était très contraignante et l’emploi limité, le gyroplane Dorand G.20 aurait dû être embarqué à bord du Surcouf, mais le croiseur sous-marin fut perdu avant que cet appareil expérimental ait volé.

18 novembre 1941 : fin de l’opération Flipper (Libye).

L’opération Flipper (également appelée raid contre Rommel) est une opération commando britannique menée pendant la Seconde Guerre mondiale par les hommes du n°11 (Scottish) Commando.

Ce raid avait pour objectif de décapiter l’Afrika Korps à la veille de l’offensive décisive connue sous le nom d’opération Crusader, en attaquant le poste de commandement de Rommel à Beda Littoria, dans la nuit du 17 au 18 novembre 1941.

L’opération échoua car Rommel avait quitté le QG quelques semaines plus tôt et la quasi-totalité (exceptés deux) des commandos débarqués ont été tués ou capturés. Un membre des Special Boat Service, qui avait pré-sécurisé la plage pour le débarquement des commandos, parvint également à s’échapper.

18 novembre 1955 : Mohammed V, Compagnon de la Libération, annonce au peuple marocain son indépendance.

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