3 mai 1469 : naissance de Nicolas Machiavel, homme politique, écrivain et philosophe italien.
Niccolò Machiavelli naît à Florence le 3 mai 1469, dans une famille de la petite noblesse. Son père, juriste, lui assure une éducation classique fondée sur les auteurs latins. On sait peu de choses de sa jeunesse avant son entrée dans la vie publique.
En 1498, il est nommé secrétaire de la Deuxième Chancellerie de la République florentine, poste qu’il occupera pendant quatorze ans. Ses fonctions sont essentiellement diplomatiques et administratives : il conduit plusieurs missions auprès de cours européennes, rencontrant notamment César Borgia en 1502, Louis XII de France et le pape Jules II. Ces expériences directes du jeu politique nourrissent sa réflexion sur les mécanismes du pouvoir.
En 1512, le retour des Médicis met fin à la République florentine. Machiavel est révoqué de ses fonctions, puis arrêté au début de 1513 sous l’accusation de complot. Soumis à la torture, il nie toute implication et est finalement libéré. Écarté de la vie politique, il se retire dans sa propriété de Sant’Andrea in Percussina, dans les environs de Florence.
C’est durant cette période d’inactivité forcée qu’il rédige ses principales œuvres. Le Prince est composé en 1513 et dédié à Laurent de Médicis. L’ouvrage analyse les conditions d’exercice et de maintien du pouvoir politique en s’appuyant sur des exemples historiques et contemporains. Machiavel y soutient notamment que l’efficacité de l’action politique peut primer sur les considérations morales — une position qui tranche avec la pensée humaniste de son époque. Il rédige également les Discours sur la première décade de Tite-Live, réflexion plus étendue sur les républiques, ainsi qu’une Histoire de Florence commandée par les Médicis en 1520.
Le Prince ne sera publié qu’en 1532, cinq ans après la mort de son auteur. L’ouvrage sera mis à l’index par l’Église catholique en 1559.
Machiavel n’obtient pas le retour en grâce qu’il espérait. Il se voit confier quelques missions mineures à partir de 1520, mais reste en marge des cercles dirigeants. Il meurt à Florence le 21 juin 1527, à 58 ans.
Son influence sur la pensée politique occidentale est considérable, bien que son œuvre ait souvent été réduite à quelques formules sorties de leur contexte. Le terme machiavélique, entré dans le langage courant pour désigner une forme de duplicité calculée, ne reflète qu’imparfaitement la complexité de sa pensée.
Lire sur TB : Machiavel, homme de guerre

3 mai 1481 : mort de Mehmet II le Conquérant, empereur ottoman.
C’est la prise de Constantinople en 1453 qui lui valut son surnom de « Fatih » (Conquérant), en outre il s’était proclamé lui-même « Kayser-i Rum », littéralement « le César des Romains ».
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3 mai 1808 : exécution des prisonniers espagnols sur ordre du maréchal Murat.
Les habitants de Madrid se sont soulevés la veille contre l’occupant français. Murat tente de réprimer la rébellion en procédant à des exécutions sommaires. La révolte s’étend à presque tout le pays à l’appel du clergé, de la noblesse et des libéraux.
Plusieurs armées françaises sont anéanties du fait de cette « guerre de l’indépendance » d’un genre inconnu jusqu’alors. On invente l’expression « guérilla » (petite guerre) pour qualifier les attaques surprises des combattants de l’ombre qui ne laissent aucune chance aux groupes de soldats isolés. Les Anglais en profitent pour débarquer en Espagne un corps expéditionnaire sous la conduite du général Arthur Wellesley, futur duc de Wellington (qui vaincra Napoléon à Waterloo).
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Ordre du jour du 2 mai 1808 :
Soldats : mal conseillée, la populace de Madrid s’est soulevée et a commis des assassinats. Je sais bien que les Espagnols dignes de ce nom se sont lamentés de si grands désordres, et loin de moi de les confondre avec quelques misérables qui respirent le crime et le délit. Mais le sang français versé clame vengeance. Par conséquent, j’ordonne ce qui suit :
Art.2 Seront fusillés tous ceux ont été faits prisonniers pendant la rébellion avec des armes à la main.
Art.3 Le conseil de gouvernement va ordonner le désarmement de tous les habitants de Madrid. Tous les habitants qui, passé le délai prescrit pour l’exécution de cette résolution, vont armés ou conservent des armes chez eux sans permis spécial, seront fusillés.
Art.4 Tout groupe qui dépasse 8 personnes sera considéré comme réunion sédicieuse et sera dispersé à coups de fusil.
Art.5 Toute bourgade ou village où un Français a été assassiné sera incendié.
Art.6 Les maîtres répondront pour leurs domestiques, les patrons pour leurs ouvriers, les pères pour leurs fils et les prélats des couvents pour leurs religieux.
Art.7 Les auteurs de libelles imprimés ou manuscrits qui provoquent la sédition, ceux qui les distribuent ou les vendent, seront considérés comme des agents de l’Angleterre, et comme tels seront passés par les armes.
Donné dans notre quartier général de Madrid, le 2 mai 1808.
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Sur la guérilla espagnole lire sur TB :
3 mai 1809 : prise d’Ebelsberg (Autriche).
Le fort qui commande la confluence Danube–Traun est pris par les troupes de Masséna qui obligent l’archiduc d’Autriche à se replier vers Vienne.
3 mai 1854 : le capitaine Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal.
Louis Faidherbe, né le à Lille (Nord) et mort le à Paris (Seine), est un général, un administrateur colonial, principalement du Sénégal et un homme politique français, grand-croix de la Légion d’honneur et médaillé militaire.
Il commande l’armée du Nord pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Il est élu député puis sénateur du Nord à partir de 1871.
Il est grand chancelier de la Légion d’honneur de 1880 à 1889.

3 mai 1888 : lancement du croiseur protégé de 2e classe « Amiral Cécille ».
Lancé en mai 1888 des Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne-sur-Mer, il fut mis en service en juin 1890 et retiré du service en 1907. C’était un navire à gréement de trois-mâts barque, avec huniers militarisés. Ce croiseur assez rapide est typique de toute une série de croiseurs légers qui ont été conçus pour la chasse des navires marchands ennemis.
Ce croiseur protégé a principalement servi en Méditerranée et dans l’Atlantique, dans des missions d’escadre, des exercices, des manœuvres et des croisières, mais n’a pas été engagé dans des conflits armés. En 1893, l’Amiral Cécille est gravement endommagé à la proue lors d’une collision avec une cargaison britannique, nécessitant plusieurs semaines de réparations.
Entre 1895 et 1896, la modernisation de ce croiseur a consisté principalement à renforcer son artillerie légère et à améliorer ses installations techniques.
Il porte le nom de Jean-Baptiste Cécille (1787-1873), militaire, diplomate et homme politique français.
Il remplaça le croiseur Dubourdieu (1884-1899) sur la station des Caraïbes. En 1907, il fut converti en navire-école à Toulon pour les élèves mécaniciens-torpilleurs.
Il fut démoli en 1919.
| Caractéristiques techniques | |
|---|---|
| Longueur | 115,5 mètres |
| Maître-bau | 15 mètres |
| Tirant d’eau | 6,81 mètres |
| Déplacement | 5 839 tjb |
| Propulsion | 2 machines à vapeur (12 chaudières) |
| Puissance | 10 200 cv |
| Vitesse | 19,4 nœuds maxi |
| Caractéristiques militaires | |
| Blindage | pont de 56 mm |
| Armement | 10 canons de 138 mm 14 canons de 37 mm |
| Rayon d’action | 925 tonnes de charbon |

3 mai 1925 : mort de Clément Ader (Toulouse).
Inventeur français qui fait décoller pour la première fois un plus lourd que l’air le 9 octobre 1890.
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3 mai 1940 : le contre-torpilleur Bison est coulé.
Le Bison est un contre-torpilleur de classe Guépard construit pour la marine française dans les années 1920.
Le Bison est dans le port de Rouen en février 1938.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le Bison a servi pendant la campagne de Norvège. Alors qu’il évacuait les troupes alliées à Namsos, le navire subit une attaque aérienne allemande et explose après avoir été touché dans la soute à munitions avant par une bombe larguée par un Junkers Ju 87 du I./StG 1, tuant 136 marins et faisant couler le navire par l’avant.
Le destroyer britannique HMS Afridi, venu en aide aux survivants, sauve 69 marins français trouvés à l’eau. Cependant, l’Afridi est coulé à son tour par une attaque aérienne. 35 des survivants du Bison périssent. Les survivants du Bison, de l’Afridi et les troupes qu’ils avaient évacuées ont été secourus par les destroyers Imperial, Griffin et Grenade.

3 mai 1942 : mort du lieutenant Henri Labit.
HENRI LABIT né(e) le 30 septembre 1920 – Mézin et décèdé 03 Mai 1942 – Langon.
Il prépare le concours de l’Ecole de l’Air lorsque la guerre éclate. Immédiatement il contracte, le 29/09/1939, un engagement dans l’armée de l’Air pour la durée du conflit. Le 30/09 il intègre le peloton spécial EOR de l’Ecole de l’Air de Versailles. Un mois plus tard, le jeune homme est au centre d’instruction de bombardement de Châteauroux, comme élève observateur.
Le 19/06/1940, animé d’un patriotisme ardent, il écrit à son père pour lui faire part de sa décision de rejoindre le général de Gaulle. Après une tentative par les airs, c’est finalement par l’Espagne, via le Portugal, qu’il rallie Londres. Le 11/09, il est l’un des premiers à signer un engagement volontaire dans les Forces aériennes françaises libres. Il est affecté à l’infanterie de l’Air en 01/1941, après avoir obtenu son brevet de parachutisme et effectué un stage commando à Camberley, pour être affecté au Service de renseignement de la France libre, en vue d’une mission en France.
Il est volontaire pour l’opération « Torture ». Il est parachuté, dans la nuit du 5 au 6 juillet 1941. Sa mission consiste en la création, dans le département du Calvados, d’un réseau de renseignements et la mise en place d’équipes de sabotage, en liaison avec Londres. Il rejoint Toulouse, en zone non occupée, où il monte un réseau « Action R4 ». Pendant les quelques mois de ce premier séjour en France, ses activités sont intenses. Il est désigné pour être affecté à l’Etat-major particulier du général de Gaulle ; il quitte la France le 6/01/1942 par opération maritime depuis le Finistère, rejoint Londres et est promu lieutenant le 19. Il devient aussi instructeur dans une école de formation d’agents.
Il se porte à nouveau volontaire pour une deuxième mission, la mission « Bass », dans la région de Bordeaux. Les objectifs sont les mêmes que lors de la première : mettre en place un réseau de renseignements. Il est parachuté sur le sol de France, dans la région de Sores (Landes), dans la nuit du 2 au 3 mai 1942. Il prend alors immédiatement le train pour rejoindre Bordeaux, mais est arrêté à Langon. Lors des contrôles et des fouilles habituelles, les Allemands le somment d’ouvrir sa valise, qui dissimule un poste émetteur. Il sort son arme et ouvre le feu sur les soldats allemands qui l’entourent et tente de prendre la fuite. Mais se voyant pris et, ne voulant pas risquer de compromettre la sécurité de ses réseaux de Résistance, se donne la mort en absorbant sa pastille de cyanure.
Son corps a été transféré en 11/1944 au cimetière de la Chartreuse à Bordeaux. Il est nommé commandant à titre posthume à compter du 1/05/1942
• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes
• Médaille de la Résistance avec rosette
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre

3 mai 1945 : naufrages du Cap Arcona, du Thielbek et du Deutschland.
Les navires coulés par la R.A.F. dans la baie de Lübeck, en mer Baltique alors que sont parqués à bord des milliers de déportés transférés du camp de concentration de Neuengamme.
En tout, environ 8 000 personnes périssent dans cette tragédie (7 300 déportés et 600 SS), et 314 déportés et 2 membres d’équipage sont sauvés. Les victimes sont enterrées dans des fosses communes creusées entre Lübeck et Pelzerhaken. Les survivants ont fait construire un cénotaphe sur lequel est inscrit : « À la mémoire éternelle des déportés du camp de concentration de Neuengamme. Ils périrent lors du naufrage du Cap Arcona le 3 mai 1945 ».


3 mai 1956 : fin de la bataille de Souk Ahras (Algérie).
Le 9e RCP réduit une unité de rebelles infiltrés via la ligne Morrice. La compagnie du capitaine Beaumont dont la mission est de fixer l’ennemi pendant que le bouclage de la zone est effectué par le régiment, perd 28 hommes au combat.
3 mai 1975 : le Nimitz, le plus gros vaisseau de guerre au monde, est mis en service à Norfolk, en Virginie (États-Unis d’Amérique).







