Crash d’un Mirage 2000D près de Nancy : un membre d’équipage tué, le second toujours recherché.

Un Mirage 2000D de l’armée de l’Air et de l’Espace s’est écrasé dans la soirée du mardi 20 octobre près de Rogéville, en Meurthe-et-Moselle. L’appareil appartenait à l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », stationné à Nancy-Ochey, et revenait de mission avec deux aviateurs à son bord. 

L’horaire varie selon les sources. D’après la communication de l’armée de l’Air, le contact radio et radar avec l’avion a été perdu aux alentours de 22 h 30. Une source militaire citée par l’AFP situe pour sa part l’accident vers 23 h 00. Le maire de Rogéville a indiqué que des habitants avaient entendu une forte explosion et aperçu une boule de feu vers 22 h 30. 

L’équipage réunissait un jeune pilote en cours d’instruction et un officier système d’armes que l’armée de l’Air et de l’Espace présente comme très expérimenté. L’avion, qui ne transportait pas d’armement, accomplissait selon le colonel David Pappalardo, porte-parole de l’armée de l’Air et de l’Espace, une mission d’entraînement ordinaire ; la perte de contact est intervenue pendant le trajet retour. Le porte-parole a précisé que l’appareil se trouvait en approche de la base et qu’au moins l’un des deux aviateurs n’avait pas réussi à s’éjecter. 

Selon le ministère des Armées, un corps a été découvert mercredi matin et doit encore être formellement identifié ; le second membre d’équipage reste recherché. Les opérations se concentrent sur le secteur de Rogéville, Tremblecourt et Domèvre-en-Haye. Elles mobilisent les sapeurs-pompiers du SDIS 54, des équipes spécialisées de la base aérienne 133, la gendarmerie ainsi qu’un hélicoptère. 

Une enquête de sécurité a été confiée au Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État (BEA-É), dont la mission est d’identifier les causes afin d’éviter qu’un tel événement se reproduise, sans rechercher de responsabilités. Une enquête judiciaire doit, de son côté, déterminer d’éventuelles responsabilités. Le colonel Pappalardo a jugé prématuré de se prononcer sur l’origine de l’accident. 

Biplace d’attaque au sol mis en service en 1993, le Mirage 2000D a participé à la plupart des engagements extérieurs de la France depuis, du Kosovo au Sahel en passant par la Libye, l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie. Pour prolonger sa carrière jusqu’aux années 2030, il a fait l’objet d’une rénovation à mi-vie, dont le cinquantième et dernier exemplaire a été remis à l’armée de l’Air et de l’Espace en juin. 

La base de Nancy-Ochey a déjà été touchée par des accidents ces dernières années. En janvier 2019, un Mirage 2000D de la base s’était écrasé dans le Jura, près de Mignovillard, lors d’un vol d’entraînement à basse altitude, tuant ses deux membres d’équipage. 

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