mercredi 8 décembre 2021

HISTOIRE : Chronique culturelle du 23 novembre

23 novembre 1248 : Séville tombe aux mains de Ferdinand III de Castille.

Au mois d’août 1247, Ferdinand III assiégea Séville. Des éléments aragonais et français renforçaient ses troupes, qui chevauchaient dans les alentours de la ville, afin de repousser les assauts des Sévillans. Ferdinand III fit également monter une flotte en provenance des ports du golfe de Gascogne, menée par l’amiral Ramón Bonifaz. La force et l’organisation de l’armée de Ferdinand III peinèrent à faire plier la cité, qui finit par capituler après plus d’un an et demi de siège. Le 23 novembre 1248, l’alcazar fut remis aux Castillans. Les musulmans disposèrent d’un délai d’un mois pour évacuer la ville. Un mois plus tard, le 22 décembre, Ferdinand III fit son entrée solennelle dans la ville. Après Cordoue, c’était un autre lieu symbolique qui intégrait la couronne de Castille : la ville de saint Isidore, cité opulente et commerciale, porte du bas-Guadalquivir. L’évènement connut un retentissement extraordinaire dans toute la chrétienté, et les pages que consacre la Primera Crónica General de España à ces heures de l’histoire du royaume témoignent de la ferveur soulevée par la prise de la cité.

Ferdinand III et son épée Lobera apparaissent sur le blason de la commune de Séville. Il résida désormais de manière permanente à Séville, d’où il continua à mener de brillantes campagnes dans le Sud de l’Andalousie. Conquêtes et soumissions par pactes assurèrent une assise plus confortable au roi, et permettait de garantir la sécurité de Séville.

23 novembre 1880 : découverte de l’hématozoaire du paludisme « par le docteur Laveran, alors médecin militaire.

Il confirme cette année-là, l’intuition qu’il avait eue lors de son premier séjour en Algérie en 1878. En 1901, il est élu membre de l’Académie des Sciences. Il recevra en 1907 le Prix Nobel de médecine pour cette découverte. L’hôpital d’instruction des armées de Marseille porte son nom ». CNE J-B P. (COMLE).


23 novembre 1889 : création de l’école coloniale (Paris).

Créée initialement pour accueillir les enfants de dignitaires Annamites, l’école se transforme rapidement en une sorte d’ENA des futurs cadres (indigènes et français). L’école s’installe rue de l’Observatoire en 1896 et finit après quelques évolutions (Ecole nationale de la France d’Outre-mer) par être absorbée par l’Ecole Nationale d’administration. Exemples d’anciens élèves : Paul Biya, Pierre Mesmer, Abdou Diouf, Félix Eboué …


23 novembre 1944 : la 2e Division Blindée de Leclerc prend Strasbourg.

La colonne Leclerc, constituée en mars 1941 pour la prise de Koufra (Lybie), avait fait le serment de ne cesser le combat qu’une fois le drapeau tricolore hissé au sommet de la cathédrale de Strasbourg. Le serment est tenu. Cette colonne, devenue 2ème DB, entre dans Paris et ira jusqu’en Allemagne, à Berchtesgaden, le « nid d’aigle » d’Hitler. « Ce même jour (23 novembre), le 6e groupe d’armée américain entre dans le camp du Struthof entièrement évacué par les Allemands avec des éléments de la 1ère Armée Française en tête. »

Chargement d’un mortier Brandt.

23 novembre 1996 : Malraux au Panthéon (Paris).

Les cendres d’André Malraux sont transférées au Panthéon 20 ans après sa mort (23 novembre 1976) en présence du Président de la République. Archéologue, écrivain, combattant, ministre et l’un des piliers du Gaullisme, Malraux rejoint Jean Moulin, héros de la Résistance.  C’est en effet Malraux qui en décembre 1964 avait prononcé le discours officiel pour le transfert des cendres de Jean Moulin : « Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi — et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé. Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses. Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle — nos frères dans l’ordre de la Nuit… ».

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