Au premier jour de l’intervention française au Zaïre, déclenchée pour protéger et évacuer les ressortissants étrangers menacés par les pillages, le caporal-chef Richard Rabret, du 3e RPIMa, est tué par balle lors d’une patrouille de nuit dans Kinshasa. Il avait 30 ans.
En 1991, le régime du maréchal Mobutu vacille. La fin de la guerre froide a privé le Zaïre de son intérêt stratégique pour les Occidentaux, l’économie est ruinée et la transition démocratique promise en 1990 s’enlise. Les soldats, mal ou pas payés, se mutinent. Le 23 septembre 1991, des éléments du centre d’entraînement des troupes aéroportées et de la force aérienne zaïroise se soulèvent à Kinshasa, près de l’aéroport de N’Djili. Les pillages gagnent le centre de la capitale, puis les grandes villes de province.
La France déclenche l’opération Baumier ; la Belgique lance le 24 septembre l’opération Blue Beam. Les unités françaises sont prélevées sur les dispositifs stationnés en Afrique : forces de l’opération Épervier au Tchad et Éléments français d’assistance opérationnelle en Centrafrique. Des compagnies du 2e REI, des 3e et 8e RPIMa et des régiments d’infanterie de marine sont engagées. Brazzaville, sur l’autre rive du fleuve Congo, sert de base arrière. À Kinshasa, une compagnie du 21e RIMa tient l’aéroport de N’Djili ; le 2e REI et le 3e RPIMa assurent la garde de l’ambassade de France et de la résidence, et regroupent les ressortissants français, belges et d’autres nationalités, qui sont ensuite transférés par le fleuve vers Brazzaville.
C’est au cours de ces patrouilles, dans la nuit du 24 septembre, que le caporal-chef Richard Rabret est mortellement atteint lors d’un échange de tirs. Il est déclaré mort pour la France et repose au cimetière d’Ancenis-Saint-Géréon, en Loire-Atlantique.
La phase d’évacuation dure quelques jours. Environ 700 personnes sont évacuées par avion de Kisangani et 400 de Kolwezi ; à Kinshasa, la plus grande partie des quelque 2 500 Français encore présents quittent le pays. Baumier est la troisième intervention militaire française sur le sol zaïrois, après l’appui au Shaba en 1977 et l’opération de Kolwezi en 1978. À son issue, Paris décide de rapatrier ses coopérants civils et militaires.










Faux le cch Rabret est mort en fin de matinée au rond point des voleurs alors que nous venions d’arriver dans Kinshasa.
Il est mort dans mes bras j’étais son tireur LRAC.