IN MEMORIAM – Jan DOORNIK, compagnon de la Libération (fusillé le 29 août 1941)

DOORNIK Jan, Luis, Guillaume, né le 26 juin 1905 à Paris (XVIe arr.), fusillé le 29 août 1941 au Mont-Valérien.

Il commença ses études en France avant de les poursuivre en Suisse. L’invasion allemande le surprit en Belgique où il se trouvait pour affaires. De nationalité néerlandaise, devant l’impossibilité de rejoindre La Haye il décida de gagner la France et arriva à pied à Paris vers le 20/05/1940. Le 18/06/1940, il s’embarqua pour Cardiff au Pays de Galles où il s’engagea dans un corps néerlandais.

Il se mit en rapport avec des officiers des FFL et avec le soutien du général de Gaulle, il obtint de l’État néerlandais l’autorisation de s’engager dans les FFL, qu’il intégra avec le grade de lieutenant. Lors d’une expédition de reconnaissance sur les côtes françaises, il réussit à ramener son unité alors que les officiers étaient tués ; cette action lui valut une nomination d’officier. Volontaire pour une mission en France occupée, fin 09/1940, il débarqua à Plogoff (Finistère) pour reconnaître les installations de la Kriegsmarine sur la côte bretonne. À la fin du mois d’octobre, son frère Yves le fit passer en zone libre et ils créèrent une nouvelle filiale à Vichy (Allier).

Avec Maurice Barlier, il mit sur pied l’un des premiers réseaux de renseignements en France, Nemrod qui réussit le 25/12/40, depuis Nantes, à établir la première liaison radio avec la France libre. Le 22/12, le Lieutenant de vaisseau Honoré d’Estienne d’Orves, chef du 2e Bureau de l’état-major de la France libre, avait débarqué sur les côtes bretonnes et pris la direction des opérations. Jan Doornik, par l’intermédiaire de son frère, rencontra pour la première fois Honoré d’Estienne d’Orves à Paris dans un café de Montparnasse le 4/01/1941. À la suite de la trahison du radiotélégraphiste du réseau Georges Marty qui était en réalité un agent de l’Abwehr du nom d’Alfred Gaessler, Honoré d’Estienne d’Orves fut arrêté le 21/01/1941 à Nantes avec d’autres membres du réseau qui se préparaient à embarquer pour l’Angleterre.

Jan Doornik arriva à Nantes ; devant le désastre, il partit pour Plogoff, où une centaine de soldats allemands prirent d’assaut la ferme où il se trouvait et le capturèrent le 3/02/1941. Il fut incarcéré à Angers (Maine-et-Loire) le 5 février, puis à Berlin où il retrouva Maurice Barlier et Honoré d’Estienne d’Orves.

Tous comparurent devant la cour martiale du Gross Paris qui siégea rue Saint-Dominique du 13 au 25 mai 1941. Honoré d’Estienne d’Orves prit sur lui toute la responsabilité de l’activité du réseau. Le 28/08/1941, les 3 hommes obtiennent de passer leur dernière nuit dans la même cellule. Ayant obtenu également que leurs yeux ne soient pas bandés au moment du supplice, ils sont fusillés le lendemain, 29 août 1941, à l’aube, au Mont Valérien.

Jan Doornik est exécuté en dernier. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Compagnon de la Libération – décret du 7 mars 1945
• Croix de la Résistance 1940-1945 (Pays-Bas)

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

A VOS AGENDAS !

Stéphane GAUDIN / THEATRUM BELLI interviendra au 3e colloque national de Souveraine Tech le vendredi 12 septembre au Palais du Grand Large de Saint-Malo "RAVIVER LE LIEN ARMÉE-NATION AUTOUR DE L'INNOVATION TECHNOLOGIQUE". 
 
Il y évoquera une figure historique (oubliée) du lien Armée-Nation en liaison avec l'art, l'innovation et l'industrie de défense.
 

Theatrum Belli commémore les 400 ans de la Marine nationale à travers son logo dédié que vous pouvez retrouver sur différents produits dérivés de notre boutique. Le logo réunit la devise de « La Royale », l’ancre avec l’anneau évoquant les 4 points cardinaux et la fleur de lys, renvoyant à son ancienneté, à sa grandeur et à sa tradition depuis sa création par Richelieu.

M&O 287 de juin 2025

Dernières notes

COMMENTAIRES RÉCENTS

ARCHIVES TB