IN MEMORIAM – Marcelle HENRY, résistante-déportée, compagnon de la Libération (décédée le 24 avril 1945)

Marcelle Henry est née le 7 septembre 1895 à Angers.

Bachelière, licenciée en Histoire-Géographie, possédant par ailleurs un bon niveau en anglais, elle enseigne pendant 3 ans de 1915 à 1919. En 09/19, elle entre au ministère du Travail. En 1920, elle passe brillamment le concours de rédacteur et est titularisée en 1922. Après le décès de sa mère en 1925, elle se retrouve chargée de famille et doit prendre entièrement à sa charge son frère aîné, Victor, qui, atteint depuis son jeune âge d’une maladie incurable, est inapte au travail.

Promue sous-chef de bureau en 31 elle dirige, au ministère, place de Fontenoy, à partir de 37, le bureau de l’hygiène et de la sécurité des travailleurs de la Direction du Travail. Elle entre en liaison avec la Résistance et constitue, chez elle, dans sa maison d’Athis-Mons, des dépôts de tracts qu’elle distribue dans les usines. En même temps, elle amène plusieurs de ses collègues à la lutte active et use de ses fonctions publiques pour couvrir les agissements clandestins de ses subordonnés. Elle donne également asile à des réfugiés poursuivis. A partir de 1942, en plus de ses fonctions professionnelles, elle est placée à la tête du Service central et du Secrétariat de la Direction du Travail.

En 09/1943, elle est incorporée aux Forces françaises combattantes, au titre du BCRA, les services secrets de la France Combattante. Elle travaille alors, comme agent de liaison, au circuit d’évasion VIC que dirige Henri Levin. Ce réseau prend en charge les officiers français et alliés. Agent P.1 à partir du 1/11/1943, elle assure l’hébergement des évadés lors de leur passage à Paris. La Gestapo l’arrête le 4/07/1944 à son domicile parisien. Durant de cruels interrogatoires, elle parvient à ne pas parler sinon pour décharger plusieurs de ses collaboratrices, également arrêtées.

Internée à Fresnes, elle est condamnée à mort au moment ou elle est promue sous-lieutenant des Forces françaises combattantes (agent P. 2) et ne doit son salut qu’au désarroi allemand du mois de 08/1944, son dossier étant probablement égaré. L’approche des Alliés fait qu’elle est déportée le 15/08/1944 par le dernier convoi de 2 200 résistants et aviateurs alliés quittant Paris.

Arrivée le 21/08/44 au camp de concentration de Ravensbrück elle est envoyée à Torgau, kommando de Buchenwald. En 01/1945, le kommando est évacué sur Ravensbrück où elle est libérée par la Croix-Rouge le 9/04/1945. Rapatriée en France le 14/04 par l’intervention de la Croix-Rouge, elle décède le 24 avril 1945 à Paris, à l’hôpital Claude Bernard des suites des privations et des mauvais traitements. Elle est inhumée au cimetière parisien à Bagneux (Hauts-de-Seine).

• Chevalier de la Légion d’Honneur
Compagnon de la Libération
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Officier du Mérite Social à titre posthume

Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Jean-Baptiste TOMACHEVSKY
Mon grand-oncle paternel s'est engagé dans la Légion étrangère, parti combattre pendant la guerre d'Algérie. Il est mort pour la France en 1962. C'est lui qui m'a donné l'amour de la Patrie et l'envie de la servir. Appelé sous les drapeaux en février 95, j'ai servi dans 6 régiments et dans 5 armes différentes (le Train, le Génie travaux, l'artillerie sol-air, les Troupes de marine et l'infanterie). J'ai participé à 4 opérations extérieures et à une MCD (ex-Yougoslavie, Kosovo, Côte d'Ivoire, Guyane). Terminant ma carrière au grade de caporal-chef de 1ère classe, j'ai basculé dans la fonction publique hospitalière en 2013 en devenant Responsable des ressources humaines au centre hospitalier de Dieuze. J'ai décidé ensuite de servir la Patrie différemment en devenant Vice-président du Souvenir Français (Comité de Lorquin-57) où je suis amené à participer à une cinquantaine de cérémonies mémorielles par an. Je participe également à des actions mémorielles auprès de notre jeunesse. Je suis également porte-drapeau au sein de l'Union nationale des combattants (UNC) de Lorquin (57) et membre du conseil départemental de l'ONaCVG de la Moselle, collège 2 et 3. J'ai également créé sur un réseau social professionnel un compte qui regroupe près de 16 000 personnes dédié au Devoir de mémoire. Je transmets et partage les destinées de ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la France. J'ai rejoint THEATRUM BELLI en novembre 2024 pour animer la rubrique "Mémoires combattantes".
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