La politique d’approvisionnement du ministère des Armées en « petits » équipements (Rapport de l’Assemblée nationale)

« De minimis non curat praetor » : l’homme important ne doit pas s’occuper des choses insignifiantes ou jugées mineures.

Cet adage romain ne doit pas et ne peut pas s’appliquer à ce que l’on nomme les « petits équipements ». En effet, que sont les « petits » équipements ? L’expression même invite à les définir par la négative : dans les arsenaux de nos armées, les « petits » équipements seraient « ce qui reste » quand on a passé en revue tout ce qui est plus emblématique, plus coûteux, plus spectaculaire par son ampleur, sa vitesse ou sa complexité technique.

De la poudre noire remplacée en 1886 par la poudre pyroxylée qui dégage moins de fumée, du Képi et pantalon rouge garance du soldat français de 1914 au nouvel uniforme bleu horizon du Poilu du printemps 1915, des brodequins de Félix Godillot du Second Empire aux nouvelles chaussures de combat des fantassins d’aujourd’hui, l’équipement de nos soldats n’a cessé d’évoluer vers plus de sécurité et de confort, parfois trop tardivement au fil des conflits.

Du couteau au treillis, du fusil à l’insigne, de la radio à la tenue de sport, il y a là tout un inventaire « à la Prévert » de matériels de toute nature, formant un ensemble assez hétéroclite, et pourtant indispensable à la cohérence capacitaire de nos forces : quelle cohérence y aurait-il à posséder les navires, les avions, les chars et les satellites les plus perfectionnés qui soient, si nos fantassins n’avaient pas de radios et de gilets pare-balles ?

Peut-être parce qu’ils sont ainsi moins visibles, parfois plus triviaux, souvent plus simples, les « petits » équipements ont trop longtemps pu servir de variable d’ajustement dans les arbitrages budgétaires ‒ excessivement ‒ difficiles des dernières décennies. En revendiquant un effort d’investissement « à hauteur d’homme », la loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025 vise à rompre avec cette dangereuse tendance.

Aller au contenu PDF

Il y aura toujours un "théâtre de guerre" : militaire, économique, TECHNO-industriel, informationnel, culturel, géopolitique...

L'actualité nous rappelle chaque jour que les questions de défense ne sont plus réservées aux spécialistes. Elles nous concernent tous.

Je m'engage ! Je m'abonne !

Estafette

Je deviens membre

de la communauté défense de TB

Je reçois régulièrement la lettre d'information exclusive.

Recevoir l'Estafette
300 premiers abonnés

Pionnier

29 € / an

Puis 39 €/an à partir du 301ᵉ abonné

285 places restantes sur 300

Accès illimité aux archives (10 000+ notes) et à la bibliothèque numérique (900+ PDF).

Devenir Pionnier

Le tarif de 29 € (soit moins de 2,50 €/mois) est réservé aux 300 premiers abonnés. Dès le 301ᵉ abonné, l'abonnement passe à 39 €/an (3,25 €/mois). Une bibliothèque pour le prix d'un seul livre !

ARTICLES CONNEXES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Abonnez-vous à notre lettre d'information hebdomadaire

Dans le cadre de notre opération de promotion estivale, ce numéro de Marine & Océans est exceptionnellement accessible gratuitement et en intégralité.
 
Marine & Océans remercie chaleureusement ses fidèles abonnés pour leur compréhension et leur confiance renouvelée.
 
À tous ceux qui nous découvrent aujourd’hui et souhaitent mieux comprendre les grands enjeux maritimes :
 
 
Rejoignez la communauté Marine & Océans et accompagnez-nous tout au long de l’année.

Dernières notes

COMMENTAIRES RÉCENTS

ARCHIVES TB