mercredi 7 juin 2023

L’Allemagne, entre remise en cause et choix stratégiques

Passons la frontière et voyons avec le GBR (2S) Olivier de Becdelièvre comment l’Allemagne, économiquement « droguée » à un gaz russe pas cher et réticente sur le plan militaire à tout effort de défense hors de l’OTAN, réagit à cette agression russe.

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Allemagne : entre remise en cause et choix stratégiques

L’invasion de l’Ukraine par la Russie et le prolongement des hostilités placent l’Allemagne dans une situation délicate. Fortement impliquée en Europe orientale, dépendante de la Russie pour le fonctionnement de son économie, elle pâtit lourdement de la rupture d’un équilibre qu’elle s’est efforcée de maintenir et doit tenter de redéfinir ses relations au sein de l’Europe et de l’Alliance pour préserver son modèle économique et son influence politique.

L’équilibre européen et la stabilité comme fondements de la politique allemande

L’Allemagne se définit, selon les termes de son Livre blanc de 2016, comme une « puissance économique majeure qui profite d’un climat social stable, d’une infrastructure de grande valeur » et qui « peut, politiquement, s’appuyer sur un réseau étroit de structures bilatérales, européennes, transatlantiques et multilatérales qui confèrent à son action efficacité et légitimité[1] ».

Le Livre Blanc précise par ailleurs qu’en Allemagne, « le bien-être et les revenus du peuple dépendent dans une large mesure des conditions d’un environnement européen et mondial propice » et que le pays « dépend dans une mesure particulière de voies d’approvisionnement sécurisées, de marchés stables ainsi que de systèmes d’information et de communication fonctionnels[2] ».

L’objectif des gouvernements successifs, indépendamment des changements de coalition et de majorité, a été, depuis la réunification, et demeure aujourd’hui de créer et de maintenir les conditions d’une prospérité économique qui dépend au premier chef de la stabilité assurée essentiellement par l’Alliance atlantique, d’institutions européennes garantes de l’économie de marché, et de relations les meilleures possibles avec l’Europe orientale et en particulier la Russie, pourvoyeuse d’une énergie bon marché, gage de compétitivité.

La relation avec la Russie est d’autant plus sensible que la décision prise en 2012 par Angela Merkel, à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima, de mettre fin au nucléaire civil avant la fin de 2022, augmente la dépendance de l’Allemagne vis-à-vis du gaz et du pétrole russes[3]. La construction de l’oléoduc Nord Stream 2, sur le point d’être achevée fin 2021, a du reste été une pierre d’achoppement dans la relation germano-américaine, la Maison Blanche considérant d’un mauvais œil le resserrement des relations économiques de Berlin avec Moscou.

Les coalitions successives au pouvoir, fortes de ce credo bien antérieur au Livre blanc de 2016, ont consciencieusement engrangé les « dividendes de la paix » en ne consentant, pour leur effort de défense, que le strict minimum compatible avec la puissance économique du pays et l’ambition modeste du maintien d’un statu quo en Europe que rien, jusqu’au début de la décennie 2010, ne semblait vouloir menacer. C’est à partir de 2014, de la révolution de Maïdan et de l’annexion par la Russie de la Crimée que l’opinion allemande prend conscience de l’évolution de la situation en Europe orientale et du changement d’attitude de la Russie, désormais considérée comme une menace pour la paix, mais qui demeure un partenaire majeur qu’il convient de ménager.

Les élections fédérales de septembre 2021 ont mis fin à l’ère Merkel et amené au pouvoir une coalition dite des « feux tricolores » rassemblant, sous la direction des sociaux-démocrates, Verts et libéraux[4]. Cette nouvelle coalition, certes plus pacifiste et écologiste que la précédente, s’est bien gardée de changer d’objectifs en matière de politique de défense et de sécurité. Le chancelier Scholz, entré en fonctions le 8 décembre, a rapidement confirmé le maintien du budget de la défense au niveau prévu par la coalition précédente, tandis que le contrat de coalition ne change rien aux dispositions précédemment arrêtées, y compris la participation à la planification nucléaire de l’OTAN et au « partage nucléaire » supposant la participation de la Luftwaffe à un éventuel engagement nucléaire tactique[5].

Jusqu’à la veille de l’invasion de l’Ukraine, l’Allemagne s’en tient, vis-à-vis de la Russie, à une attitude réservée, de nature, selon son point de vue, à préserver, sinon ses bonnes relations, du moins ses intérêts. Ainsi, le 17 décembre, Berlin met-il son veto à la livraison à l’Ukraine de 90 fusils de précision et il faut attendre le 18 janvier pour que le chancelier Scholz, jusque-là partisan de la poursuite de la construction du gazoduc Nord Stream 2, se résolve à un moratoire. La question du gazoduc est encore abordée au cours d’un entretien du Chancelier avec le Président Biden, le 11 février, les deux hommes restant sur un constat de désaccord.

Remise en cause des équilibres, rupture et questionnement

La reconnaissance des républiques de Donetsk et Lougansk le 21 février, suivie de l’invasion de l’Ukraine le 24, signifient pour l’Allemagne un échec cuisant sur le plan diplomatique, la fin des illusions de stabilité, et une remise en cause de son modèle économique qui fait peser une menace sur sa prospérité. Le pays, pris au dépourvu, prend conscience de sa faiblesse.

La première réaction allemande consiste à geler le processus de mise en service de Nord Stream 2, avant même le discours du chancelier, le 27, devant le Bundestag. Par le terme de Zeitenwende (changement d’ère), renvoyant à la Wende (la chute du Mur), Olaf Scholz souligne la gravité de l’heure, et annonce un effort sans précédent au profit de la défense.

Cet effort porte sur l’augmentation du budget à hauteur de 2% du PIB (norme de l’OTAN, mais vœu pieux jusque-là) la création d’un fonds spécial d’investissement de 100 Mrd € et un assouplissement des procédures d’acquisition du matériel par la Bundeswehr[6].

Le fonds spécial d’investissement (Sondervermögen), qui échappe aux règles budgétaires, nécessite de ce fait une modification de la Loi fondamentale[7]. Elle sera acquise par un vote à la majorité qualifiée (des deux tiers) des deux assemblées ― Bundestag et Bundesrat ―, début juin. Le fonds spécial, ainsi « sanctuarisé », est exclusivement destiné au développement et à l’acquisition de matériel militaire au profit de la Bundeswehr, selon une liste publiée aussitôt[8].

Cette liste reprend en les précisant quelques projets déjà discutés, sinon engagés, et vise à combler nombre de déficits constatés en particulier dans le domaine des munitions. Il est également prévu de réaliser un bouclier antimissile destiné, à ce stade, à protéger le territoire allemand d’une agression par missiles hypervéloces. L’urgence invoquée de la situation conduit à y privilégier les acquisitions sur étagère aux projets plus lointains.

Au-delà de cette première réaction, les quatre fondements de l’approche allemande du conflit russo-ukrainien sont définis par le chancelier Scholz le 8 mai dans un discours devant le Bundestag :

  • Pas de « cavalier seul » allemand sur le plan politique ;
  • Préservation et renforcement des capacités de la défense nationale ;
  • Refus de toute action qui nuirait davantage à Berlin et à ses alliés qu’à la Russie ;
  • Engagement de ne pas faire de l’OTAN un cobelligérant.

Ces principes posés, l’Allemagne poursuit, comme ses alliés, la politique de sanctions vis-à-vis de Moscou et de livraison d’armes et de matériel à Kiev.

Notons cependant que même après l’invasion de l’Ukraine, l’Allemagne semble être longtemps demeurée comme écartelée entre sa solidarité avec l’OTAN, sa condamnation de l’agression et de l’attitude du Président Poutine et la préservation de sa relation avec la Russie. Elle est, certes, le troisième fournisseur d’aide à l’Ukraine, après les Etats-Unis et la Pologne, mais privilégie les équipements aux armements, et reste modeste dans la fourniture d’armes létales et de matériel blindé. Ainsi le Chancelier a-t-il, le 19 avril dernier, refusé la livraison de chars de combat. L’Allemagne pratique volontiers un système de roque, livrant du matériel neuf ou récent à des tiers qui se défont à leur tour d’engins plus anciens, souvent d’origine soviétique, au profit des forces armées ukrainiennes. La livraison directe de matériel majeur relativement récent se limite, à ce jour, à quatorze obusiers automoteurs de 155 mm PzH 2000, et à 35 Gepard (bitubes antiaériens de 35 mm), avec une quantité limitée de munitions.

Nouvelle donne et intérêt national : vers de nouveaux équilibres ?

Renforcement des capacités militaires et positionnement dans l’Alliance

Parallèlement à l’acquisition de matériel, d’équipements et de munitions permise par le fonds spécial d’investissement, la défense allemande se réorganise, avec la création le 26 septembre du commandement des opérations territoriales (TerrFüKdoBw), relevant directement du GeneralInspekteur (CEMA), et disposant de quatre régiments du Territoire, chargés essentiellement de missions de soutien, les interventions sur le sol national étant du domaine des forces de police.

À l’occasion du sommet de l’OTAN (28 au 30 juin), l’Allemagne s’est engagée à fournir une division blindée-mécanisée (15 000 soldats, 65 aéronefs, 20 navires) à la Force de Réaction (NRF) de l’OTAN, d’ici à 2025. Parallèlement, sa participation aux mesures de réassurance dans les États baltes doit s’accroître, avec la mise sur pied d’un état-major de niveau brigade à Rukla (Lituanie). Le contingent actuel déployé sur place est d’environ 1 600 soldats, dont 1 000 Allemands. L’objectif annoncé est d’être en mesure d’y déployer une brigade (entre 3 000 et 5 000 hommes), le matériel étant pré positionné sur le théâtre et le personnel en alerte en garnison[9].

Au-delà des efforts consentis, ou annoncés, pour augmenter sa puissance militaire, la Bundeswehr vise à fédérer les efforts de ses voisins, affirmant ainsi une forme de leadership. C’est le cas pour la constitution du bouclier antimissile, devenu au fil des semaines l’ESSI (European Sky Shield Initiative) regroupant quatorze pays autour de l’Allemagne[10], et reposant sur des systèmes allemand (IRIS-T SLM), américain (Patriot) et israélien (ARROW 3), bouclier auquel la France, l’Italie et la Pologne n’ont pas souhaité s’associer.

Plus généralement, l’industrie de défense allemande profite du conflit en cours pour étendre son réseau. Le mécanisme de roque évoqué plus haut a permis d’équiper en chars Leopard 2 une partie des forces tchèques et slovaques, et en VBCI Marder les forces hellènes, amorces espérées de contrats futurs.

Nouveaux équilibres et intérêt national

Les mesures militaires adoptées en réaction à l’agression russe en Ukraine ne doivent pas occulter le grave déséquilibre qui affecte l’Allemagne sur le plan économique. C’est, pour son industrie, la fin de l’énergie bon marché, une chute de sa compétitivité, et une perte probable de débouchés dans une Europe affaiblie par la guerre à l’Est et des restrictions liées peu ou prou aux sanctions décidées à l’Ouest. Au-delà, c’est son modèle social qui est en cause et l’on peut s’attendre à ce que son gouvernement s’emploie à le défendre.

Les effets d’un raidissement allemand pourraient se faire sentir au sein de l’Union européenne, par exemple sous la forme d’une moindre tolérance pour les partenaires moins rigoureux ou plus endettés, et d’une détérioration du lien franco-allemand déjà en crise. À l’extérieur, l’Allemagne pourra être tentée de jouer cavalier seul, ce que la visite en « solo » du chancelier Scholz à Pékin le 4 novembre peut laisser augurer, et il est probable que, le conflit passé, le tropisme russe agira de nouveau, les réalités géopolitiques étant difficilement contournables. Il ne serait d’ailleurs pas surprenant que l’Allemagne se positionne, le moment venu, pour la reconstruction de l’Ukraine.

En synthèse

L’invasion de l’Ukraine a pris à contre-pied une Allemagne dont la prospérité et le bien-être reposaient en grande partie sur de bonnes relations avec la Russie, sans doute ternies par la politique poutinienne depuis une dizaine d’années, mais qu’elle s’efforçait de préserver.

Ce changement de donne a eu pour conséquence immédiate une prise de conscience de sa faiblesse et un réveil sur le plan militaire se traduisant par un effort financier sans précédent. Première armée conventionnelle d’Europe occidentale, la Bundeswehr gagne en influence sur ses voisins et permet à l’Allemagne d’exercer une forme de leadership dont elle a sans doute besoin au moment où son statut économique est menacé.

On ne saurait exclure que l’Allemagne, pour sauver son modèle social, soit tentée de jouer son propre jeu au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, en attendant que la situation se normalise en Europe orientale.


  1. Livre Blanc/Weissbuch, 2016, p 22.
  2. Ibidem.
  3. En 2019, la balance énergétique de l’Allemagne repose sur le pétrole à 34,6 % et sur le gaz à 26,9 % environ. 31 % de ce pétrole et 55 % de ce gaz sont importés de Russie.
  4. Élections fédérales du 26 septembre 2021, résultats (736 sièges) : SPD 25,7 %, 206 sièges, CDU/CSU 24,1 %, 197 sièges,
    Bündnis 90-Die Grünen 14,8 %, 118 sièges, FDP 11,5 %, 92 sièges, AfD 10,3 %, 79 sièges, Die Linke 4,9 %,39 sièges, non- inscrits 5 sièges.
  5. Contrat de coalition / Koalitionsvertrag, pp 144-145 (site FDP).
  6. Déclaration du 27.02.22 devant le Bundestag réuni en session extraordinaire. Le budget de la défense est de 50,33 Mrd € pour 2022 pour un budget global de 495,8 Mrd € ; pour 2023, le budget de la défense prévu est de 50,1 Mrd, auquel s’ajoutent 8,5 Mrd du fonds spécial, le budget global prévu étant de 445,2 Mrd €. Pour mémoire, le PIB de l’Allemagne en 2021 a été de 3 601 750 M € selon countryeconomy.com.
  7. Article 87a GG : L’État fédéral met sur pied des forces armées pour sa défense. Leurs effectifs et les traits essentiels de leur
    organisation doivent apparaître dans le budget. Pour renforcer sa capacité de défense et celle de l’alliance, l’État fédéral peut créer un fonds spécial indépendant d’une valeur unitaire d’un maximum de 100 Mrd €.
  8. Liste Sondervermögen approuvée par voie législative. Sur les 100 Mrd €, 33,4 sont destinés à la Luftwaffe, 16,6 au domaine « Terre », 8,8 au domaine « Mer », 20,6 aux capacités de commandement et à la numérisation. Il s’agit d’une dotation unique, hors budget, répartie sur plusieurs années.
  9. Comme suite aux décisions arrêtées au sommet OTAN de Madrid (28 juin au 30 juin) pour répondre à l’invasion de l’Ukraine, cf www.nato.int.
  10. États participant à l’ESSI : Allemagne, Belgique, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, République Tchèque (www.nato.int).

 

CERCLE MARÉCHAL FOCH
CERCLE MARÉCHAL FOCH
Le G2S change de nom pour prendre celui de Cercle Maréchal Foch, tout en demeurant une association d’anciens officiers généraux fidèles à notre volonté de contribuer de manière aussi objective et équilibrée que possible à la réflexion nationale sur les enjeux de sécurité et de défense. En effet, plutôt qu’un acronyme pas toujours compréhensible par un large public, nous souhaitons inscrire nos réflexions sous le parrainage de ce glorieux chef militaire, artisan de la victoire de 1918 et penseur militaire à l’origine des armées modernes. Nous proposons de mettre en commun notre expérience et notre expertise des problématiques de Défense, incluant leurs aspects stratégiques et économiques, afin de vous faire partager notre vision des perspectives d’évolution souhaitables. (Nous contacter : Cercle Maréchal Foch – 1, place Joffre – BP 23 – 75700 Paris SP 07).
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5 Commentaires

  1. Aux rédacteur de ce poncif otanien, avez vous entendu parler de l’entretien que Merkel a donné ou elle dit que les accords de Minsk n’ont été signé que pour donner du temps à l’Ukraine pour se réarmer.

    Si nous tenons compte de cet aveux, tout votre article n’est qu’un brouillon de propagande.

    Je vous met en lien le site d’un historien qui vous dira tout le mal qu’il pense de votre maréchal.
    Qui en 1914 à faillit faire perdre la guerre en exposant son flanc aux attaques Allemandes.
    Qui en 1916 n’a pas sut profiter de la brèche créer par les poilus à la bataille de la Somme.

    https://www.youtube.com/@generaldecastelnau8442

    Bon visionnage.

  2. « Le Livre Blanc précise par ailleurs qu’en Allemagne, « le bien-être et les revenus du peuple dépendent dans une large mesure des conditions d’un environnement européen et mondial propice » et que le pays « dépend dans une mesure particulière de voies d’approvisionnement sécurisées, de marchés stables ainsi que de systèmes d’information et de communication fonctionnels[2] ». »
    Surement ce sont les autres qui sécurisent les voies d’approvisionnement de l’europe , c’est pas sa marine…
    @ KL42 Vous, le dernier qui vous parle, vous emporte, allez continuer votre journée sur les chaînes conspis de youtube, il doit y avoir encore mieux…

    • Pour ce qui est de « sécuris[er] les voies d’approvisionnement de l’Europe », la surveillance des gazoducs ne figurait sans doute pas dans les missions dévolues aux diverses marines occidentales évoluant en mer Baltique. Lors de la destruction des NS 1 et 2, elles ont juste été capables de photographier les bulles après les explosions. On se perd en conjectures devant tant d’incapacités conjointes. Allemandes entre autres.

  3. Nulle mention ici de la destruction des gazoducs Nord Stream 1 et 2, ni bien sûr de la possibilité (en fait c’est une certitude) que l’allié et mentor de l’Allemagne, les USA puissent en être l’auteur, effectuant ainsi un acte de guerre caractérisé contre un de leur alliés, de manière à parfaire la soumission qu’on lui impose.
    Nulle mention des grondements souterrains qu’on entend en Allemagne, traversée par des mouvements souverainistes très violemment opposés au soutien à l’Ukraine responsable dès maintenant de l’abandon d’un modèle de développement économique et industriel avantageux, pour le moins.
    Tout cela est un tout petit peu inquiétant, mais je ne suis qu’un petit conspirateur qui manque insolemment de confiance en notre guide suprême, le lumineux macron, chantre du couple allemand et champion de l’Europe souveraine…

  4. « On ne saurait exclure que l’Allemagne, pour sauver son modèle social, soit tentée de jouer son propre jeu au sein de l’OTAN et de l’Union européenne »

    Amusante synthèse. Est-ce nouveau ? L’Allemagne a TOUJOURS joué son propre jeu, au sein de l’UE et partout, pour peu que ses intérêts ne soient pas divergents des intérêts du parrain US. Avec succès. Rien à voir avec le « modèle social » à sauver.

    Vis-à-vis de la France, l’attitude allemande consiste à faire comme si elle n’existait pas, en attendant que cela devienne un réalité, quitte à forcer un peu pour atteindre cet objectif de toujours.

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