Mai 1940 : les chasseurs ardennais de l’armée belge « résistent » et « mordent »


Dès le premier jour de l’attaque allemande du 10 mai 1940, les chasseurs ardennais de l’armée belge doivent faire front à un ennemi dont la supériorité est écrasante. Ils vont honorer leur devise : Résiste et mords !

 

Dans la fraîcheur de l’aube de ce 10 mai 1940, les explosions se succèdent, ébranlant chaque point d’appui du 1er régiment de chasseurs ardennais. Peu après la mise en alerte générale, l’ordre d’amorcer les destructions pour entraver une offensive allemande tombe, à 2 heures du matin. Les mises à feu commencent à 4 heures. Une heure plus tard, la Luftwaffe attaque le secteur. Le contact initial s’établit vers 7 heures au point d’appui de Martelange et devant celui de la corne du bois des Pendus. Très inférieurs en nombre, les chasseurs de ce dernier point d’appui décrochent. Rien de tel à Martelange, tenu par la 4e compagnie prête à en découdre.

Visage figé, les chasseurs visent à travers l’œilleton les silhouettes des motocyclistes arrivant de Warnach. Ils appartiennent à la 1ère Panzerdivision, pour laquelle Neufchâteau constitue l’objectif de la journée. Son axe d’approche passe par Ettelbrück-Martelange-Bodange-Witry. Les Allemands stoppent devant une barricade. Lorsqu’ils mettent pied à terre, une fusillade nourrie les salue. Des motocyclistes s’effondrent, tandis que leurs camarades cherchent à se mettre à couvert. Bientôt, le ronflement des moteurs et le cliquetis caractéristique des chenilles résonnent dans la campagne. Il s’agit de véhicules semi-chenillés Sd.Kfz 250 et de camions. Pour le lieutenant AUTPHENNE, la partie devient serrée. Mais pas question de quitter la position avant d’avoir infligé le maximum de pertes à l’ennemi. Un coup de sifflet de l’officier, et le chef de la section de mitrailleurs va pouvoir mesurer la valeur de son plan de tir. Des feux croisés s’abattent sur les véhicules parvenus à 75 m de la barricade. Les camions pilent sur place et leurs occupants vont se terrer dans les fossés. Le premier semi-chenillé, voulant éviter les camions, glisse dans un fossé antichar dont il ne peut se dépêtrer. Rendus prudents, les deux autres Sd.Kfz 250 s’immobilisent. Mais à 10 h 30, menacée d’encerclement, la 4e compagnie reçoit l’ordre de se replier, en maintenant le peloton AUTPHENNE à Bodange, avec pour mission de « résister à outrance ». Ordre qui procure aux intéressés un bref sursis, car les chasseurs, qui se replient en bon ordre sur leurs vélos, tombent dans une embuscade tendue dans le village de Menufontaine investi par des éléments aéroportés de la division Gross Deutschland. Pris sous le feu des armes automatiques, beaucoup de chasseurs sont tués, blessés ou faits prisonniers.

Au coup par coup ou par rafales de trois balles

Le plan de repli vers l’Ourthe de la Ire division de chasseurs ardennais prévoit le retrait en commençant par las échelons postés au sud. En conséquence, certaines unités du 1er régiment entament le mouvement en fin de matinée, à l’exception de la 5e compagnie du commandant BRICART, qui a l’ordre de résister sur place. Son verrou repose d’une part sur un peloton, à Strainchamps, soutenu par une pièce antichar et une section de mitrailleuses dépendant directement du bataillon, et d’autre part sur les 2e et 3e pelotons, avec une section de mitrailleuses à Bodange et un groupe de combat du 2e peloton à Wisembach.

La situation des chasseurs ardennais se dégrade au fur et à mesure de l’accroissement de la pression allemande. Ainsi, les liaisons entre les PC des points d’appui sont bientôt interrompues. Dans un premier temps, deux bataillons allemands emportent les hauteurs de Wisembach et le point d’appui belge, dont les défenseurs n’avaient pas reçu l’ordre de repli, puis poussent vers la cote 455 par la trouée entre Strainchamps et Bodange. À ce moment, le dispositif comporte tout au plus une centaine de chasseurs. Au sud, le 2e peloton reçoit le choc. Malgré l’absence de liaison avec le PC de compagnie et la perte de leur chef, le lieutenant DOCQUIEZ, les chasseurs s’arc boutent au terrain qu’ils tiendront jusqu’à 16 heures.

Entre-temps, le PC du commandant BRICART subissait un pilonnage de mortiers, bientôt suivi d’explosions de grenades. Un éclat lacère la veste du commandant sans occasionner de dommages corporels. Jugeant la position intenable, l’officier conduit ses hommes à Traquebois, où il établit son PC sous la protection de quelques éléments du 2e peloton. L’unité d’AUTPHENNE demeure donc l’unique obstacle à la progression de la 1ère Panzerdivision. À ce titre, les chasseurs sont soumis au tir plongeant des Allemands installés sur les hauteurs avoisinantes, auquel viennent s’ajouter les chars et les pièces du 73e régiment d’artillerie sur le Warnach. AUTPHENNE fait alors transférer les armes collectives dans des habitations et des granges. Dès lors, les mitrailleuses clouent au sol chaque mouvement des fusiliers allemands. Pour ménager les canons qui chauffent dangereusement et les munitions, les pièces ne tirent que coup par coup ou par rafales de trois balles. Exacerbés, les Allemands entreprennent la destruction méthodique des maisons. Impuissants, les chasseurs retranchés à Traquebois assistent à la scène. Ils distinguent les éclairs des coups de départ puis l’arrivée des salves… Ce que le 2e peloton ne pouvait percevoir était le moral intact des défenseurs de Bodange. Les quelques habitants qui avaient refusé l’évacuation se dépensaient pour soutenir « leurs » chasseurs. Ainsi, la soif, insidieux tourment du combattant, était étanchée grâce au dévouement d’une fermière qui continuait la traite de ses vaches en dépit des bombardements.

La situation empire en fin d’après-midi. L’intensité du pilonnage rend impossible le ravitaillement des postes de tir. Lorsque la distance le permet, on se lance donc les munitions d’une fenêtre à l’autre ! À partir de 17 heures, AUTPHENNE ordonne le décrochage. Les balles incendiaires ont enflammé les divers objets ayant servi à la construction des fortins improvisés que sont devenues les maisons ; plus grave encore est la pénurie de munitions.

Un épisode inattendu va permettre la percée de quelques chasseurs. Une brève cessation du tir belge induit les Allemands à croire à la reddition des défenseurs. Tandis qu’eux-mêmes suspendent leur tir, des panneaux à croix rouge émergent des positions allemandes ainsi que des invitations à les rejoindre. Malheureusement, l’environnement empêche AUTPHENNE de profiter de ce répit inespéré. Trois cents mètres à découvert le séparent de la crête la plus proche. Sa décision est immédiate : il ira « jusqu’au bout ». D’ailleurs, les Allemands ne lui laissent pas le choix. De sa position, le lieutenant les voit s’avancer en groupes… « Tirez dans le tas ! » Des fusiliers tombent. Des lignes allemandes, un drapeau blanc est agité. AUTPHENNE ordonne la suspension du tir ; un groupe de brancardiers évacue les blessés. Puis le feu reprend de plus belle ! Mais ne dure que quelques minutes. Un dernier claquement de culasse… C’est fini pour ceux de Bodange. Les Allemands investissent le village en rafalant. La montre d’AUTPHENNE marque 18 heures. Il brûle cartes et documents et sort en ordonnant à ses hommes de déposer les armes. Une rafale crépite, l’officier s’abat, foudroyé. Héberlués, les chasseurs s’entendent poser la même question, qui revient comme un leitmotiv dans la bouche de leurs adversaires : « Wo sind die andern ? » (Où sont les autres ?) Difficile pour l’assaillant de concevoir que 25 chasseurs ardennais avaient bloqué toute une journée la 1ère Panzerdivision au prix de onze des leurs.

Une seule pièce de 47 détruit cinq Panzers allemands

Le 2e régiment de chasseurs ardennais subit le baptême du feu à Bastogne et à Compogne. La 10e compagnie se distingue en refoulant des éléments aéroportés dans le secteur de Morhet. Dans l’après-midi, les fusils-mitrailleurs de l’unité abattent un trimoteur Junkers 52, qui se présentait à basse altitude pour ravitailler les aéroportés de la Gross Deutschland largués sur les arrières de l’armée belge dans le cadre de l’opération Niwi. Sans atteindre la dimension du combat de Bodange, maints faits d’armes sont enregistrés, malgré la différence d’effectifs et de moyens. À proximité de Mardasson, une pièce de 47, servie par le chasseur Albert LECLÈRE, détruit cinq blindés et plusieurs camions, avant d’être écrasée par les Stukas. Durement pressées, les compagnies ne cèdent le terrain que sur ordre et après une farouche résistance. Au soir du 10 mai, une patrouille se glisse à travers les lignes ennemies, pénètre dans Bastogne et regagne les lignes amies à bord d’une chenillette tombée en panne la veille.

Grâce au sacrifice de pelotons, qui ne cesseront la résistance que faute de munitions, le 2e chasseurs rejoint le 1er sur la ligne défensive de l’Ourthe le 11 mai.

La surprise du 10 mai ne joue pas non plus contre le 3e régiment de chasseurs ardennais, qui occupe des positions le long de la frontière belgo-luxembourgeoise. Dès 4 heures du matin, les destructions prévues par le plan de mobilisation s’effectuent. Contrairement à ses deux unités sœurs, le 3e chasseurs n’est engagé que tardivement. Lorsque parvient, à 18 h 45, la notification du repli des 1er et 2e régiments, seules deux escarmouches sur la Salm et au sud de la Baraque Fraiture sont à enregistrer. Soudain, les événements se précipitent pour le 3e chasseurs. À Rochelinval, le peloton du sous-lieutenant LIÉGEOIS de la 5e compagnie contient l’infanterie allemande pendant cinq heures et l’empêche de déborder Trois-Ponts. La position ne pouvant être enlevée par l’infanterie, les Allemands font donner l’artillerie légère. À la faveur de tirs d’encadrement, les Allemands réussissent à fragmenter le peloton et s’efforcent d’en anéantir les éléments. La disparité des effectifs est de cinq pour un. Le miracle sous la forme d’une contre-attaque du groupe du caporal HOYOUX qui, brisant l’encerclement, évite l’anéantissement du peloton en permettant à une partie des chasseurs de se replier.

La 3e compagnie du lieutenant LEJEUNE, qui tient le plateau de Chabrehez, à l’honneur d’affronter l’avant-garde de la 7e Panzerdivision, alors commandée par un général dont on entendra parler : Erwin ROMMEL. À 15 h 30, soutenues par le tir des chars, les vagues d’assaut allemandes se succèdent contre la position. Rien n’y fait. Rommel bouillonne de voir sa division piétiner et l’objectif de la journée lui échapper. L’évacuation de la Baraque Fraiture achevée, l’ordre de repli parvient à la 3e compagnie. Si les pelotons nord et sud se dégagent, celui du centre est quasiment encerclé. Et l’ordre sauveteur n’a pas atteint les quinze hommes du 2e peloton du sous-lieutenant CREMER. Servis par les abattis et les obstacles naturels, et par un courage sans faille, les chasseurs tiennent quatre heures, en infligeant des pertes sensibles aux colonnes adverses qui s’entremêlent dans le piège du réseau routier obstrué par les destructions. En l’occurrence, l’absence d’un appui aérien national ou allié sera cruellement ressentie par les chasseurs.

Ceux du 3e quittent la région le 10 au soir pour gagner l’Ourthe, avec l’amertume d’abandonner leurs foyers tout en restant invaincus.

La 2e division de chasseurs ardennais n’intervient pas dans la bataille des Ardennes. À l’aube du 10 mai, elle occupe de solides positions défensives sur la Meuse, mais les différents revers — la prise du fort Eben Emael, les deux ponts sur le canal Albert saisis intacts, la percée des blindés allemands — ne lui permettront pas d’en éprouver la valeur. Affectée au secteur de Namur le 11 mai, la 2e division est emportée dans la tourmente. Jusqu’au 18, la plupart de ses unités sont contraintes de retraiter à pied (contrairement à la 1ère division, bien dotée en moyens motorisés) constamment harcelées par la Luftwaffe.

Tenir le tête de pont de Gand

Du 17 au 19 mai, la 1ère division de chasseurs ardennais couvre le repli de l’armée sur l’Escaut, particulièrement la tête de pont de Gand. Dans l’après-midi du 18 mai, les ponts sur la Dendre sautent au nez des Allemands. À Alost et à Tennonde, toutes les tentatives de franchissement de la rivière sont écrasées par les tirs d’infanterie des chasseurs supportés par deux groupes d’artillerie motorisée (11/17 et 11/19). Profitant de l’obscurité, le génie d’assaut allemand tente le passage de nuit, à hauteur de l’écluse de Gijseghem, dans le secteur centre tenu par le 2e chasseurs. La rivière se teint de rouge, tandis que des cris de douleur couvrent le fracas de l’engagement…

À l’aube, un déluge d’artillerie s’abat sur les positions des Ardennais. Conformément aux directives de l’état-major général, le général-major DESCAMPS mène un combat retardateur en évitant de se laisser accrocher. À 9 heures, la 3e division d’infanterie britannique du général MONTGOMERY décroche du sud d’Alost et retraite par échelon. Les trois compagnies moto des régiments prennent la relève et couvrent l’aile droite de la division de chasseurs dès 10 heures. Vers 11 heures, les Allemands attaquent le 3e chasseurs à hauteur d’Alost et le 2e au passage de Gijseghem. Mais l’attaque tombe dans le vide, car la 1ère division de chasseurs ardennais s’établit à 7 km à l’ouest sur le Meulenbeek. Devinant les intentions belges, les Allemands forcent leur pression, sans pour autant s’assurer des mobiles chasseurs ardennais qui mènent des combats retardateurs de plus en plus rapprochés.

Vers minuit, les Bérets verts rejoignent les avant-postes de la tête de pont de Gand, dont l’organisation et l’occupation devaient beaucoup au délai chèrement acquis par leur habileté manœuvrière.

Le 20 mai, les Allemands atteignent Abbeville, et la percée de Sedan provoque l’abandon par les Alliés de la position de résistance KW (secteur fortifié de Namur) et leur réalignement sur l’Escaut. Sous la poussée des 30 divisions du groupe B, commandé par le général VON BOCK, l’armée belge entame un nouveau repli sur la Lys et son canal de dérivation, où elle livre une ultime bataille à partir du 24 mai.

Les Bérets verts, invaincus, reçoivent l’ordre de déposer les armes

Les deux divisions de chasseurs ardennais font face à la 56e division, qui se rue sur les localités de Vinkt et de Nevele. Le 24 mai, grâce à une attaque-surprise, sans préparation d’artillerie, le 1/396e bataillon saxon réussit à établir deux têtes de pont. Toutefois, une contre-attaque déterminée des Bérets verts contraint les Saxons à se retirer sur la rive est de la Lys à la tombée de la nuit.

Le lendemain, l’offensive, reprise à l’échelon du corps d’armée, piétine devant le 4e chasseurs à Ponthoek, devant le 6e à Gottem, où quatre attaques sont repoussées par le 3e bataillon et devant le 5e à Deinze. Mais au nord, les assaillants percent à Meygens, dans le secteur tenu par la 4e DI, contraignant le 5e chasseurs à réajuster son dispositif sur le canal de dérivation.

Le 26 mai, l’offensive reprend avec des moyens accrus. Le premier échelon du 4e chasseurs est tourné au sud de Gottem. Le moral intact, les Ardennais maintiennent leur position dans un contexte parfaitement défini par un chef de groupe d’assaut de la Wehrmacht : « Toutes les compagnies du bataillon sont disloquées par l’artillerie, le terrain difficile, la résistance tenace de l’adversaire. Plus aucune unité constituée… Il ne reste que des pelotons et des groupes isolés. »

Les Allemands parviennent pourtant à disloquer le 4e chasseurs le 27 mai, et attaquent les 5e et 6e régiments, qui cèdent pas à pas du terrain. L’ordre de repli vers la position Thielt-Aerseele épargne à deux unités le sort du 4e chasseurs.

Quant à la 1ère division de chasseurs ardennais qui, en quatorze jours, a combattu sept jours et qautre nuits, travaillé trois jours pour creuser des positions et parcouru 780 km, ses éléments affrontent l’envahisseur en rase campagne. Du 25 au 27 mai, appuyée par une dizaine de groupes d’artillerie, la 1ère division repousse les assauts. Dans l’après-midi, les Allemands atteignent les premières maisons de Vinkt, mais sont rejetés par une contre-attaque du 1er chasseurs. Malgré de furieux combats de nuit, la 1ère division maintient l’intégrité de son secteur.

Elle reçoit, dans la nuit du 27 au 28, l’ordre de GQG de se poster à hauteur de la route Bruges-Tournai. Les 1er et 3e régiments rompent le contact pendant que le 2e mène les combats d’arrière-garde.

C’est avec une indicible tristesse qu’à l’aube du 28 mai les chasseurs ardennais doivent déposer les armes. Pour certains d’entre eux, l’aventure continuera dans les Forces belges libres, tandis que d’autres entretiendront l’esprit « chasseur » dans les maquis des Ardennes.

Le panache des Bérets verts ardennais durant cette campagne de 18 jours leur vaudra l’attribution de la fourragère 1940 et l’inscription des noms sur les drapeaux, chars et boucliers d’artillerie : ARDENNES — VINKT — LA LYS — LA DENDRE — CANAL ALBERT — BELGIQUE 1940.

Description de cette image, également commentée ci-après


LES CHASSEURS ARDENNAIS

L’origine des chasseurs ardennais remonte au concept préconisé avant 1914 par le colonel BREMER et en 1928 par le général HELLEBAUT : la création d’un corps de défense frontalier. Le 10 mars 1933, le roi Albert 1er signe l’arrêté royal changeant la dénomination du 10e de ligne en celle de régiment de chasseurs ardennais. Conséquence immédiate, les « lignards », cantonnés à Arlon, troquent le calot à floche pour le béret vert, orné de la hure de sanglier, et portent sur le col de la veste l’écusson vert passepoilé de pourpre. Un seul régiment se révèle insuffisant pour tenir les frontières de l’Est, aussi, fin août 1934, le régiment s’articule en trois détachements et un bataillon d’unité cycliste frontière, Le 24 mars 1937, ces unités deviennent les 1er, 2e et 3e régiments de chasseurs ardennais, respectivement cantonnés à Arlon, Bastogne et Vielsam. Chaque régiment avait sur le pied de guerre la structure suivante : un état-major ; trois bataillons à trois compagnies cyclistes mixtes (trois pelotons de fusiliers et un peloton de mitrailleurs) ; une compagnie motocycliste à trois pelotons moto et un peloton de trois blindés chenillés T15 ; une compagnie à quatre pelotons de quatre canons antichars C47 sur affût chenillé 113 ; une compagnie médicale.

Un échelon divisionnaire est constitué, le 1er juillet 1937, sous l’appellation de division de chasseurs ardennais. Fin août 1939, la division compte 35 000 hommes, articulés en 12 bataillons cyclistes, 6 bataillons portés, 44 T13, 9 T15, 24 mortiers de 76 mm et 6 compagnies moto. Un groupe d’artillerie, créé en septembre 1934, devient, le 11 janvier 1940, le 20e régiment d’artillerie. Il se compose de deux groupes automobiles, comprenant deux batteries de 4 canons de 75 mm, et d’un groupe automobile, comprenant deux batteries de 4 obusiers de 105 mm, plus une compagnie de mitrailleuses antiaériennes. Enfin, le 22 novembre 1939, la 2e division de chasseurs ardennais de réserve est constituée à partir des 4e, 5e et 6e régiments, qui formaient jusque-là les échelons de l’arrière (instructions et dépôts) des trois premiers régiments. Le bataillon motocycliste, dépendant directement du 7e corps d’armée, est la dernière unité constituée, en décembre 1939, par prélèvement sur les six régiments.

Léopold III, roi de Belgique, passe en revue une colonne de chars d’assaut, le ministre belge de la guerre, le général Denis, à sa gauche.

 

 
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1 Comment

  1. Démineur
    20 mai 2020
    Répondre

    Bonjour, article très surfait car les chasseurs ardennais ont abandonné les Ardennes dès le 10 mai, au lieu de les défendre, bloquant même en certains endroits les unités de cavalerie de la IXe Armée, permettant ainsi le passage en ambiance « vitesse » des divisions blindées allemandes qui vont arriver beaucoup plus vite que prévu sur la Meuse.
    Il ne s’est rien passé à Anvers jusqu’au 15 mai date du … repli.

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