mardi 21 septembre 2021

RENSEIGNOR 1190

Au Cameroun, le ministère de la Défense a annoncé hier que cinq militaires et un civil camerounais ont été tués dans la nuit de lundi à mardi lors d’une attaque de Boko Haram dans l’extrême nord où les djihadistes multiplient les exactions. Des membres de Boko Haram ont également été tués, selon un communiqué lu à la télévision.

(La voix de l’Amérique, le 28-07-2021)

L’Afrique du Sud va envoyer, dans le cadre de la SADC, 1 495 militaires au Mozambique pour combattre les djihadistes qui terrorisent depuis plus de trois ans le nord-est de ce pays voisin riche en gaz naturel, a annoncé ce mercredi le parlement sud-africain. Hors de la région, un autre pays africain, le Rwanda, s’est engagé le 9 juillet à déployer un millier de soldats au Mozambique.

(La voix de l’Amérique, le 29-07-2021)

L’attaque d’un pétrolier en mer d’Oman a fait deux morts au sein de l’équipage, selon l’annonce de son armateur, Zodiac Maritime détenu par un milliardaire israélien. Israël qui accuse son ennemi juré, l’Iran, d’être à l’origine de l’incident.

(Médi-1, le 31-07-2021)

Les arrestations se multiplient dans l’entourage de la sécurité du président haïtien Jovenel Moise, assassiné le 7 juillet dernier. L’agence Reuters rapporte que le coordinateur de la sécurité du président haïtien a été arrêté par la police lundi. Selon son avocat, Jean Laguel Civil est soupçonné d’avoir participé au complot ayant mené à l’assassinat du président dans sa résidence privée à Port-au-Prince. L’assassinat du président haïtien avait été perpétré par un commando composé de vingt-six Colombiens et deux Américains d’origine haïtienne. Le 15 juillet dernier, des médias américains ont rapporté que la police avait placé en détention Dimitri Herard, le chef de la sécurité du Palais national d’Haïti. Une note datée du 10 juillet signée par Dimitri Herard et relatant les événements de la nuit de l’assassinat a été diffusée sur les réseaux sociaux. Cependant, l’authenticité de ce document n’a pas pu être confirmée. Dans ce document de trois pages, Dimitri Herard indique qu’il a reçu un appel à l’aide du président Jovenel Moise à 1h39 du matin le 7 juillet, après quoi il s’est rendu à la résidence du président et a ordonné l’envoi de renforts.

(Radio Canada international, le 28-07-2021)


TERRORISME


 

Les États-Unis vont continuer leurs frappes aériennes contre les taliban si ceux-ci poursuivent l’offensive qu’ils mènent depuis mai en Afghanistan, a averti hier à Kaboul le chef des opérations militaires américaines dans ce pays.

(La voix de l’Amérique, le 26-07-2021)

Alors que les États-Unis retirent leurs troupes d’Afghanistan, on apprend ce matin, qu’une délégation des taliban afghans s’est entretenue en Chine avec le ministre chinois des Affaires étrangères et de hauts responsables de la diplomatie chinoise, une façon pour Pékin, de se positionner dans ce dossier.

(Médi-1, le 28-07-2021)

Les attaques des taliban contre le gouvernement afghan ont fortement augmenté depuis février 2020, donc depuis la signature de l’accord entre les États-Unis et les taliban. C’est ce qui ressort d’un rapport officiel publié ce jeudi. Les attaques initiées par l’ennemi, attribuées majoritairement aux taliban, sont passées de 9 651 fin 2019 à 13 241 fin 2020, indique un bureau qui dépend du gouvernement américain, s’appuyant sur les données de la mission de l’OTAN en Afghanistan. L’OTAN, qui attribue 93% de victimes civiles des derniers mois aux forces antigouvernementales, notamment les taliban, précise ce rapport.

(Deutsche Welle, le 29-07-2021)

Un tribunal égyptien a condamné à mort 24 membres de la confrérie des Frères musulmans, accusés d’avoir tué des officiers de police dans deux affaires distinctes, a indiqué jeudi une source judiciaire. La confrérie des Frères musulmans a été déclarée organisation terroriste par la justice en 2013, après le bref mandat d’un an de l’un des leurs, Mohamed Morsi. Le tribunal pénal de Damanhour (nord) a inculpé jeudi les accusés de plusieurs crimes, dont un attentat à la bombe présumé contre un bus transportant des policiers dans le gouvernorat de Beheira en 2015, à l’aide d’un engin explosif artisanal. Cette attaque a tué trois policiers et fait de nombreux blessés. L’autre affaire, jugée par le même tribunal, concerne le meurtre d’un policier en 2014. Huit, des vingt-quatre accusés des deux affaires, ont été jugés en leur absence. Ces condamnations peuvent faire l’objet d’appels, a indiqué la source judiciaire. En Égypte, la peine capitale pour les civils est exécutée par pendaison.

(Africa Radio, le 30-07-2021)

Un Marocain, haut responsable au sein du groupe État islamique, a été arrêté en Grèce. Une opération menée ce mardi, grâce à l’étroite collaboration entre le Maroc et la Grèce, avec la contribution de plusieurs autres pays. Les services sécuritaires marocains, leurs homologues grecs, mais aussi en Italie, en Angleterre et aux États-Unis, ont contribué à l’arrestation de cet homme. Appelé Abou Ahmed Al-Fateh, ce Marocain de 28 ans, avait rejoint les rangs de Daesh en 2014 en Syrie, où il a gravi les échelons du groupe terroriste, en se voyant confier d’importantes missions dans la région de Deir EzZor et dans le gouvernement de Raqqa, au sein de brigades spéciales ou de groupuscules appelés police religieuse. On l’a notamment vu sur une vidéo, mutiler le cadavre d’un combattant syrien en jurant de combattre ceux qu’il appelait les ennemis de la religion. En utilisant de faux documents d’identité, l’homme a réussi à quitter les zones de guerre sous contrôle de Daesh en Syrie, pour rejoindre l’Europe et c’est donc en Grèce qu’il a été localisé et arrêté. Rabat va demander son extradition pour le Maroc qui avait émis un mandat d’arrêt international contre cet homme, pour son implication présumée dans la préparation d’opérations subversives et terroristes dans le royaume.

(Médi-1, le 29-07-2021)

Quatre joueurs de football locaux ont été tués vendredi dans le sud-ouest de la Somalie, par une explosion attribuée à une bombe déposée dans leur car, selon la police de ce pays instable de la Corne de l’Afrique. Dix joueurs du club de la Chambre de commerce et d’industrie du Jubaland, un des États somaliens, frontalier du Kenya, se rendaient au stade de la ville de Kismayo pour un match, selon la police et des témoins. « Les joueurs se trouvaient à bord du car lorsque l’explosion s’est produite, probablement à l’intérieur du véhicule. Une enquête est en cours, mais nous pensons que l’engin a été posé dans le car » a déclaré à l’AFP un officier de police, Mohamed Sadiq, faisant état de quatre tués et cinq blessés parmi les joueurs. « J’ai vu le car qui brûlait et les corps de trois joueurs » a indiqué un témoin, Saïd Adan. L’explosion n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

(Africa Radio, le 31-07-2021)

Un soldat burkinabè et plusieurs dizaines de djihadistes, ont été tués la semaine dernière, lors d’une opération de l’armée visant à sécuriser la zone de Madjoari, dans l’est du Burkina Faso, a annoncé l’état-major dans un communiqué diffusé lundi soir. « Au cours de cette opération, menée dans la zone de Pâma et Madjoari (est), près de la frontière avec le Bénin, un binôme de soldats à moto a été victime d’un engin explosif improvisé lors d’une mission d’infiltration le 21 juillet 2021. Un soldat a été tué et l’autre blessé » a précisé l’état-major des armées. Dénommée Épervier, cette opération conjointe des forces spéciales, appuyée par des unités conventionnelles de l’armée, qui a également nécessité des moyens aériens, a permis de débusquer et de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes, selon l’état-major. « Une trentaine de terroristes ont été neutralisés au cours de cette opération, dont l’objectif principal était de rechercher et neutraliser les groupes armés terroristes qui menacent la quiétude des populations » a précisé à l’AFP une source sécuritaire. Une importante quantité d’armes et des munitions ont été saisies, ainsi que des engins explosifs et du matériel de campement, a souligné l’armée, qui ajoute que des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone.

(Africa Radio, le 27-07-2021)

Au Niger, le gouvernement a annoncé hier soir, que quatorze personnes ont été tuées dimanche dans une attaque à Banibangou près de la frontière avec le Mali, une région où les civils sont régulièrement la cible de djihadistes présumés.

(La voix de l’Amérique, le 27-07-2021)

Quatorze personnes ont été tuées dimanche au Niger dans une attaque à Banibangou (ouest), près de la frontière avec le Mali, une région où les civils sont régulièrement la cible de djihadistes présumés, a annoncé lundi soir le gouvernement nigérien. « Cette attaque qui a ciblé des populations civiles fait état de quatorze morts dont neuf dans un champ, trois dans ledit village et deux sur leur chemin de retour des champs. Un blessé a été évacué à l’hôpital de Niamey » a précisé le ministère nigérien de l’Intérieur dans un communiqué lu à la radio publique. Selon le ministère, l’attaque menée par des individus non encore identifiés, armés, à moto a visé dimanche aux environs de 15h00 (14h00 GMT) le village de Wiyé, situé dans la commune de Banibangou, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière du Mali. « Des mesures sécuritaires et sanitaires sont renforcées dans la zone et une enquête est ouverte pour retrouver et traduire devant les tribunaux compétents, les auteurs de ces attaques lâches et barbares » a ajouté le ministère. Banibangou est une commune de la région de Tillabéri, dans la zone dite des trois frontières entre Niger, Burkina Faso et Mali, théâtre depuis des années d’actions sanglantes de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.

(Africa Radio, le 27-07-2021)

Au Niger, au moins 18 personnes sont mortes et 4 autres blessées, dans une attaque ce mercredi dans un village de la commune de Banibangou dans la région de Tillabéri. Ce bilan de 18 morts et 4 blessés n’est pas officiel. Ce sont en effet des sources locales qui l’avancent. Contactées par VOA Afrique le gouverneur de la région de Tillabéri confirme l’attaque sans autres précisions. Un communiqué du gouvernement était encore attendu mercredi dans la soirée. C’est la deuxième attaque en moins de cinq jours dans cette commune de Banibangou frontalière avec le Mali. Lundi dernier déjà, quatorze civils avaient perdu la vie, à la suite d’une incursion d’hommes armés venus sur des motos. Ce mercredi également, c’est le même mode opératoire qui a surpris les villageois à l’heure des cultures.

(La voix de l’Amérique, le 29-07-2021)

Les forces rwandaises, déployées dans le nord-est du Mozambique pour aider les autorités du pays à lutter contre des groupes armés, ont tué au moins quatorze insurgés au cours des opérations menées depuis samedi, a affirmé le porte-parole de l’armée, Ronald Rwivanga. « Entre le 24 et le 28 juillet, les troupes rwandaises ont mené plusieurs opérations de combat, au cours desquelles quatorze insurgés ont été tués et un certain nombre d’armes saisies » a indiqué jeudi le porte-parole lors d’un point de presse tenu à Kigali. Le Rwanda avait annoncé, le 9 juillet, l’envoi d’un millier de soldats et de policiers au Mozambique, à la demande des autorités mozambicaines, pour aider ce pays à restaurer la sécurité et à faire face aux groupes terroristes dans la province de Cabo Delgado. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de pertes majeures, à l’exception d’un soldat rwandais qui a été légèrement blessé » a dit M. Rwivanga, précisant que les opérations militaires rwandaises ont été notamment menées dans les régions de Mbau et Awase. « Le Rwanda s’engage à prendre tous les risques pour la sécurité des civils » a ajouté le porte-parole de l’armée rwandaise, notant que le contingent rwandais collabore avec les forces armées mozambicaines et avec celles de la SADC dans des secteurs de responsabilité désignés. En juin, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), une organisation régionale, a également décidé d’envoyer des troupes sur place.

(Radio Sputnik, le 30-07-2021)


ACTIVITÉS DES SERVICES DE RENSEIGNEMENT


 

En Irak, plusieurs attentats étaient planifiés pour la fête de l’Aïd El-Adha. C’est ce que révèle les services de renseignement. L’un d’eux a visé le marché chiite d’un quartier de la capitale la semaine dernière, tuant une trentaine de personnes. La situation sécuritaire de ce pays et sa capacité à lutter contre les cellules encore actives de Daesh, autant de questions qui seront au cœur de la rencontre prévue aujourd’hui entre Joe Biden et le Premier ministre irakien, Moustafa Al-Kazimi, qui est attendu aujourd’hui à la Maison-Blanche.

(Radio Vatican, le 26-07-2021)

Quatre Jordaniens soupçonnés d’être liés au groupe terroriste État islamique, ont été accusés d’avoir planifié des attaques contre des soldats israéliens à la frontière israélo-jordanienne, a rapporté lundi soir le quotidien Al-Ra’i. Selon le journal, les quatre suspects, arrêtés par les services de renseignement jordaniens, prévoyaient ensuite de s’infiltrer en territoire israélien. « Des opérations menées par des agents du service de renseignement ont abouti à la localisation et à l’arrestation des membres de la cellule, les empêchant de mener à bien leur complot terroriste » a indiqué le quotidien jordanien. Selon l’acte d’accusation rapporté, les quatre individus se sont rencontrés dans les villes jordaniennes d’Irbid et d’Al-Karak. Ils auraient non seulement ciblé des soldats israéliens, mais également des personnes de confession juive — probablement des ressortissants étrangers — présents en Jordanie. L’un des quatre membres de la cellule a été arrêté à la fin de l’année dernière et les trois autres ont été interpellés en février, selon le rapport. Selon l’acte d’accusation, émis par le procureur de la sûreté de l’État jordanien, les quatre hommes avaient l’intention d’acquérir des armes à feu pour exécuter le complot, mais ont été arrêtés avant de pouvoir les acquérir, a indiqué Al-Ra’i.

(I24News, le 27-07-2021)

L’Iran a annoncé avoir arrêté à sa frontière occidentale, un réseau d’agents israéliens du Mossad qui, d’après un communiqué du ministère iranien des Renseignements, planifiait des opérations de sabotage dans le pays, compromettant sa stabilité, a révélé mardi l’agence de presse officielle iranienne. Selon cette source, le réseau détenait une grande quantité d’armes et de munitions, notamment des armes de poing, des fusils et des grenades à main, et prévoyait de déclencher des émeutes et de commettre des assassinats. « L’entité sioniste a tenté à plusieurs reprises de mener des opérations de sabotage, parallèlement aux dernières élections » a affirmé le ministère cité par l’agence de presse, tandis que l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi a été proclamé vainqueur en juin dernier de l’élection présidentielle iranienne et prendra ses fonctions le mois prochain. Lors des précédentes vagues de protestations, l’Iran avait également affirmé avoir arrêté des agents étrangers qui incitaient le public à protester contre le gouvernement. Téhéran, a par ailleurs attribué à Israël ces derniers mois, divers actes de sabotage contre son programme nucléaire, notamment l’attaque d’une usine de fabrication de centrifugeuses à l’aide d’un drone, le sabotage de l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz, ainsi que l’élimination de Mohsen Fakhrizadeh, physicien iranien et général de brigade des Gardiens de la révolution.

(I24News, le 27-07-2021)

L’hebdomadaire en ligne Mirror Media, a révélé aujourd’hui, que l’ancien vice-ministre de la Défense et général Chang Che-ping, faisait l’objet d’une enquête pour avoir rencontré à plusieurs reprises des agents secrets chinois et reçu des cadeaux de ces derniers. Selon l’hebdomadaire, l’épouse du général aurait aussi été invitée à un voyage à Hong Kong, payé par la partie chinoise. Face à cette révélation, Chang Che-ping a clamé son innocence en affirmant que les rencontres en question n’étaient que des repas de retrouvailles avec quelques anciens officiers militaires taïwanais. Pour ce qui est du voyage à Hong Kong de son épouse, l’ancien vice-ministre a tenu à souligner que tous les déplacements en question étaient à la charge de sa famille. Pour sa part, le ministère de la Défense a déclaré qu’aucune fuite d’information secrète n’avait eu lieu dans ce dossier, grâce aux mesures de prévention. Notons, qu’après avoir été en poste au ministère de juillet 2019 à juin 2021, le général de l’armée de l’air dirige actuellement l’Université de la défense nationale.

(Radio Taïwan international, le 28-07-2021)

Au Mali, un ancien chef des services de renseignement, a été arrêté hier dans l’enquête sur la disparition d’un journaliste en 2016. Enquête dans laquelle Karim Keïta, fils de l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Le général Moussa Diawara est détenu au camp 1 de la gendarmerie de Bamako. Il est inculpé de complicité d’enlèvement, de séquestration, de tortures, selon une source judiciaire qui a requis l’anonymat. L’enquête porte sur la disparition du journaliste Birama Touré qui travaillait pour l’hebdomadaire Le Sphinx. Il est porté disparu depuis le 19 janvier 2016. Le général Diawara a été à la tête de la Direction générale de la sécurité d’État pendant sept ans sous le régime IBK. Il est connu au Mali pour avoir été proche de Karim Keïta, ancien député, ancien président de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale et fils de l’ancien président IBK. Il a trouvé refuge en Côte d’Ivoire, après le coup d’État qui a renversé son père le 18 août 2020. Le directeur du Sphinx, Adama Dramé, a affirmé que Birama Touré faisait une enquête sur un dossier qu’il présentait comme compromettant pour le fils du président de l’époque, Karim Keïta, qui a toujours fermement démenti toute implication dans la disparition du reporter. Jusqu’à présent, il s’est refusé de venir s’expliquer devant la justice malienne et un juge d’instruction de Bamako a émis début juillet un mandat d’arrêt international contre lui.

(La voix de l’Amérique, le 30-07-2021)


MILITAIRE


 

La région éthiopienne de l’Amhara, a appelé hier tous ses citoyens armés, à se mobiliser contre les rebelles du Tigré voisin où la guerre fait rage, évoquant une campagne de survie pour la province.

(La voix de l’Amérique, le 26-07-2021)

Trois soldats arméniens ont été tués dans des affrontements avec les forces azerbaïdjanaises. L’accrochage est survenu dans la région de Kelbajar, l’un des sept districts rétrocédés par l’Arménie après sa défaite militaire de novembre 2020. C’est l’accrochage le plus meurtrier depuis la fin de la guerre au Haut-Karabakh.

(Deutsche Welle, le 28-07-2021)

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense, a annoncé que son pays avait accepté l’appel au cessez-le feu lancé par la partie russe à la frontière arménienne, mais que l’Arménie n’a pas obtempéré et a poursuivi ses attaques. La déclaration faite par le ministère, note que l’Azerbaïdjan avait accepté l’appel à un cessez-le-feu de la partie russe à 10h00, heure locale. La déclaration précise que malgré l’appel en question, l’Arménie continue ses attaques contre les positions azerbaïdjanaises. « La partie arménienne continue d’aggraver la situation et de tirer sur nos positions, en utilisant des chars supplémentaires et des mortiers de 120 millimètres » souligne la déclaration. Un autre communiqué du ministère, affirme que les mesures prises par l’armée azerbaïdjanaise contre les démarches provocatrices entreprises par les forces armées arméniennes en direction de Kelbajar ce soir se poursuivent. La déclaration stipule l’information selon laquelle les mesures nécessaires avaient été prises pour neutraliser les positions offensives de l’Arménie. « Nous appelons les dirigeants militaires et politiques de l’Arménie à s’abstenir de provoquer et d’aggraver délibérément la situation à la frontière entre les deux pays, et à entamer des négociations sur la démarcation civilisée des frontières d’État » ajoute le texte. La déclaration indique que les informations concernant les dommages allégués aux zones civiles en Arménie sont également sans fondement et complètement trompeuses, et note que l’entière responsabilité de la tension croissante le long de la frontière incombe à l’Arménie. Dans une déclaration faite ce matin, le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a annoncé que deux soldats azerbaïdjanais ont été blessés à la suite du feu ouvert par les soldats arméniens sur les positions azerbaïdjanaises en direction de Kelbajar à la frontière entre les deux pays. D’autre part, le ministère de la Défense de l’Arménie a affirmé que trois soldats ont été tués et deux autres ont été blessés en raison des affrontements.

(La voix de la Turquie, le 28-07-2021)

Les tensions se rallument entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, au point que Erevan va demander le soutien de la Russie. Moscou devrait ainsi prêter mains fortes aux forces arméniennes, afin d’éviter que la situation ne dégénère une nouvelle fois. Nikol Pachinian a souhaité hier le déploiement de gardes-frontières russes sur toute la longueur de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le Premier ministre arménien en fera prochainement la demande auprès de Moscou. Il espère ainsi éviter toute nouvelle escalade, car à ses yeux, la présence russe permettrait de mener à bien des travaux de démarcation et de délimitation sans risque d’affrontement militaire. Il a fait cette déclaration lors d’une réunion du gouvernement, au lendemain de nouveaux affrontements entre soldats de Bakou et Erevan qui ont fait trois morts. Après six semaines de combat à la toute fin de l’année 2020, l’Arménie a été contrainte de céder à son puissant voisin des pans de territoires qu’elle contrôlait depuis des décennies dans l’enclave du Haut-Karabakh, alors que près de 2 000 soldats de la paix russe ont été déployés dans la région depuis. Mais il y a quelques mois, le Haut-Karabakh a connu un regain de tensions, Erevan accusant Bakou de vouloir prendre le contrôle de nouveaux territoires, même si les deux pays mènent depuis le mois de mai et sous l’égide de Moscou, des pourparlers visant à délimiter leur frontière commune.

(Radio Vatican, le 30-07-2021)

Un haut responsable du ministère de la Réunification, a estimé à titre personnel, que le report des exercices militaires conjoints pourrait permettre d’agir de manière plus active à l’égard de la Corée du Nord. Cela pourrait selon lui, aboutir à des résultats concluants, pour l’installation de la paix permanente dans la péninsule. Cet officiel a expliqué devant les journalistes, que cette option lui semblait appropriée, à en juger par l’aggravation de la situation du Covid-19 depuis mars dernier. Ainsi, d’après lui, comme il devrait être difficile de mener des exercices dans des conditions normales, il est rationnel d’examiner la possibilité de les reporter. Cependant, ce responsable a ajouté qu’il faudrait respecter la décision des autorités de défense, qui devront prendre en compte différentes questions liées aux besoins militaires ou à la procédure de transfert du commandement opérationnel en temps de guerre (OPCON) de Washington vers Séoul.

(KBS World Radio, le 30-07-2021)

La Russie et la Chine organiseront prochainement des exercices conjoints, qui rassembleront environ 10 000 militaires, a fait savoir aux journalistes un représentant du ministère russe de la Défense. « Les unités d’une formation de la région militaire Est, participeront aux manœuvres stratégiques opérationnelles russo-chinoises Ouest/Interaction-2021, qui se tiendront à la mi-août 2021 en Chine, en conformité avec les ententes passées précédemment entre les ministères militaires des deux pays » a indiqué le porte-parole. Il a précisé que l’exercice prévoyait d’engager des avions de combat, des véhicules blindés, ainsi que l’artillerie et que le nombre total des forces y participant serait d’environ 10 000 militaires. Le ministère a également indiqué, que des épisodes d’exercices auraient lieu sur le polygone de Qingtongxia des forces terrestres chinoises, situé dans la région autonome du Ningxia. Les manœuvres seront dirigées par les commandements des deux pays et une structure commune appropriée sera mise en place. « Ces exercices visent à renforcer le développement des relations russo-chinoises, le partenariat tous azimuts et la coopération stratégique, à élever le niveau de la collaboration militaire et de l’amitié entre les forces armées des deux pays ainsi qu’à manifester la détermination et la capacité de la Russie et de la Chine à lutter contre le terrorisme, à défendre ensemble la paix et la stabilité dans la région » a ajouté le ministère russe. Les manœuvres seront l’occasion de s’entraîner à la direction, au contrôle de la situation, à l’organisation des opérations d’exploration et du système d’alerte, à la destruction de l’ennemi et à la sécurité de l’information.

(Radio Sputnik, le 30-07-2021)


CYBERESPACE


 

L’application de messagerie instantanée Line, très largement utilisée à Taïwan, a récemment envoyé des notifications à des clients victimes de cyberattaques, leur assurant de ses efforts continus dans la protection des données personnelles. Line a invité tous ses utilisateurs, à vérifier si la fonction de protection Letter Sealing est bien en œuvre sur leur portable. Selon le quotidien taïwanais Liberty Times, cet incident survenu la semaine, dernière visait plus particulièrement des personnalités politiques locales, tels que des élus publics, des officiers militaires, ou encore des agents administratifs. Cependant, aucun membre du gouvernement central n’a reçu la notification de Line. Selon les spécialistes cités par le journal, les auteurs de ces cyberattaques auraient utilisé le logiciel d’espionnage Pegasus. Une enquête sur le dossier a été ouverte par le Bureau de la sécurité nationale.

(Radio Taïwan international, le 28-07-2021)

Les autorités taïwanaises ont ouvert une enquête, à la suite du piratage présumé de comptes de messagerie Line appartenant à des responsables taïwanais et à des fuites de données personnelles. Mercredi, le journal Liberty Times a rapporté que les comptes de plus d’une centaine d’utilisateurs de l’application Line, dont de hauts fonctionnaires et des militaires de haut rang, ont été piratés. Selon l’article, la fonction de cryptage a été désactivée et des contenus ont été divulgués. Le journal ajoute, qu’au vu du mode opératoire, le logiciel espion Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group, pourrait avoir été utilisé. Ce logiciel espion est utilisé pour obtenir des données telles que des courriels à l’intérieur des smartphones où il s’est introduit, et pour contrôler leur appareil photo. L’unité taïwanaise de Line Corporation a confirmé le rapport de piratage. Elle a déclaré que des mesures pour la protection des utilisateurs ont été prises dès que des anomalies ont été détectées. Les autorités ont par ailleurs été prévenues. Les forces de l’ordre taïwanaises et les services du renseignement poursuivent leur enquête.

(Radio Japon international, le 29-07-2021)


ARMEMENTS


 

Les États-Unis avaient donné le feu vert à une vente de plusieurs armements à Taïwan en octobre dernier. Le ministère taïwanais de la Défense nationale, a annoncé aujourd’hui, la signature du contrat d’achat d’une partie de ces armes, concernant plus précisément six nacelles de reconnaissance MS110 pour une somme totale de 9,63 milliards de dollars taïwanais, soit environ 291,2 millions d’euros. Ce dispositif sophistiqué équipera les chasseurs F-16 et devrait permettre des prises d’images précises sur un champ très important, au point que, sans même se rendre à l’ouest de l’île principale de Taïwan, un avion situé à l’est pourra déjà surveiller la côte sud-est du continent chinois. Les données ainsi obtenues et retransmises en temps réel pourront ensuite servir à optimiser des attaques.

(Radio Taïwan international, le 28-07-2021)

Le Conseil de sécurité des Nations unies, a prolongé jeudi de douze mois, l’embargo sur les armes visant la Centrafrique, ses membres s’inquiétant d’une situation en cours de détérioration. Le Conseil a approuvé l’extension de l’embargo et le renouvellement des sanctions par quatorze voix pour et une abstention, celle de la Chine. Seule modification apportée à cette interdiction de livrer des armes, qui vise à empêcher les groupes armés de se procurer un arsenal, l’ajout d’une exception pour les mortiers. Le représentant de la France auprès de l’ONU, Nicolas de Rivière, a souligné après le vote la situation dramatique en Centrafrique, avec un nombre de violences très préoccupant, des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. La Russie, qui mène depuis 2018 une offensive diplomatique dans cette ancienne colonie française, avait obtenu du Conseil de sécurité un assouplissement de l’embargo en octobre, après un premier allègement en 2019, qui permettait la fourniture d’armes de calibres inférieurs à 14,5 mm. Depuis 2018, des instructeurs militaires russes entraînent les forces armées centrafricaines et assurent la garde rapprochée du président. Les forces gouvernementales ont réussi depuis fin décembre 2020 à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu’ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

(Africa Radio, le 30-07-2021)

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