L’adjudant-chef Alain MÉJEAN voit le jour le 1er octobre 1930 à Nîmes.
Le 24/10/1949, à 19 ans, il s’engage au 11e RC à Orange.
Alors que la guerre d’Indochine fait rage depuis 6 ans, il se porte volontaire et embarque le 12/05/1952 sur le Pasteur, à destination de Haïphong, où il débarque 2 semaines plus tard.
Il est alors affecté à Hanoï au 1er régiment de chasseurs. Rapidement engagé au combat, il reçoit sa première citation, à l’ordre du régiment, lorsque le 07/11/1952, lors d’une ouverture d’itinéraire vers Hung Hoa, il déjoue une embuscade ennemie et contre-attaque à la tête de son groupe, ramenant deux prisonniers.
Promu Maréchal des logis le 26/12/1952, et en récompense de nouvelles actions d’éclats, en 06/1953 à Nai Tu Chau et septembre à Hop Le, au cours desquelles il fait la preuve de son sens tactique et de son habileté manœuvrière qui aboutissent à la destruction de deux sections ennemies, il reçoit une citation à l’ordre de la division. Il obtient une troisième citation, à l’ordre de l’armée, à la suite d’un furieux affrontement avec le Viêt Minh dans le village de Kim Mo le 28/01/1954.
Après plus de 2 ans de présence sur le théâtre indochinois, il le quitte le 27/08/1954. L’ensemble de ses actions de feu en Extrême-Orient lui vaut la concession de la Médaille militaire le 27/07/1955.
À son retour en métropole, à la suite de l’obtention de son brevet militaire de parachutiste en janvier 1955, il est volontaire pour servir au 13e régiment de dragons, alors en cours de transformation pour devenir une unité de parachutistes. En 10/1955, il part pour l’Algérie avec son régiment, pour un premier séjour de 2 ans.
Il est à nouveau cité à l’ordre de la division en 06/1957, à la suite d’une mission de reconnaissance près du douar Ouaguenon, au cours de laquelle son peloton tombe dans une embuscade ; bien que blessé, il continue à commander sa patrouille, débordant l’ennemi et le mettant en fuite. Par son sang-froid et son sens de l’initiative exemplaires il permet à son peloton de sortir victorieux de cette situation périlleuse.
De retour en métropole en 11/1957, il rejoint le 8e régiment de dragons en Allemagne, il est promu Adjudant le 1/10/1958. Il traverse à nouveau la Méditerranée pour un second séjour en Algérie, dans les rangs du 13e RDP, comme chef de peloton.
Il démontre à nouveau la valeur de son sens tactique les 28 et 30/08/1961, lorsqu’il commande la réduction d’un groupe rebelle durant un combat rapproché dans une grotte du Djebel el Grar, lui valant l’attribution de sa dernière citation à l’ordre du régiment. Il quitte le théâtre algérien le 12/04/62.
Promu Adjudant-chef le 01/10/1962, il rejoint le centre de sélection n° 9 à Tarascon. Il fait valoir ses droits à la retraite le 01/02/1977.
Il s’éteint dans sa 90e année, le 25 janvier 2020 et il est inhumé dans le village où il passa toute son enfance.
Six fois cité, deux fois blessé, il est un modèle de bravoure.






