vendredi 21 juin 2024

CHRONICORUM BELLI du 26 janvier.

26 janvier 1699 : traité de Karlowitz

ville aujourd’hui en Serbie, concluant la grande guerre turque dans laquelle l’Empire ottoman, qui menaçait depuis plus de 150 ans le Saint-Empire et la Pologne, fut défait par le Saint-Empire à la bataille de Zenta.

Après deux mois de négociations entre l’Empire ottoman, d’une part, et la Sainte Ligue d’autre part (coalition de diverses puissances européennes parmi lesquelles le Saint-Empire, la principauté de Transylvanie, la Pologne-Lituanie, Venise et la Russie), un traité est enfin signé le . Les Ottomans cèdent ou rendent :

  • à la Pologne, la Podolie (dont ils s’étaient emparés en 1672) ;
  • aux Habsbourg, la plus grande partie de la Hongrie, la partie de la Croatie-Slavonie qu’ils contrôlaient et leurs droits de suzeraineté sur la Transylvanie qui leur était tributaire ;
  • aux Vénitiens, de menus territoires en Dalmatie, leurs droits de suzeraineté sur la république de Raguse qui leur était tributaire, l’île de Sassos et surtout la Morée (péninsule du Péloponnèse ; au traité de Passarowitz, en 1718, les Ottomans reprendront aux Vénitiens la Morée, mais aussi les escales crétoises de Souda et Spinalonga, d’Arta et de Parga en Épire).

Le traité de Karlowitz marque le début du recul de l’Empire ottoman en Europe orientale : le sultan doit reconnaître un État chrétien comme un égal de la « Sublime Porte » et la monarchie de Habsbourg devient la puissance dominante en Europe centrale.


26 janvier 1761 : mort à 76 ans du maréchal de France Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle

Charles-Louis-Auguste Fouquet de Belle-Isle, né le  à Villefranche-de-Rouergue et mort le  à Versailles, petit-fils du surintendant des finances de Louis XIV, Nicolas Fouquet, est un officier et diplomate français qui est nommé maréchal de France en 1740. Duc de Belle-Isle, duc de Gisors, pair de France (1748), chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d’or, prince de l’Empire, il devient ministre d’État en 1756 et secrétaire d’État à la Guerre en 1758.

Il se distingue sous Louis XIV dans la guerre de Succession d’Espagne et pendant la Régence dans la guerre de la Quadruple Alliance (1718-1720).

En 1727, il est nommé gouverneur des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun) et promu lieutenant général en 1732.

En 1734, pendant la guerre de Succession de Pologne, il sert dans l’armée du Rhin sous les ordres du maréchal de Berwick.

Habile diplomate, il contribue à assurer la cession par François de Lorraine1 des duchés de Lorraine et de Bar lors des pourparlers entre la France et l’Autriche, qui aboutissent au traité de Vienne de 1738 : le trône ducal est transféré à Stanislas Leszczynski, roi de Pologne vaincu, et les duchés deviendront français à sa mort (en 1766).

Belle-Isle est élevé à la dignité de maréchal de France en 1741.


26 janvier 1782 : victoire de Brimstone Hill. (Caraïbes Nord).

Après la victoire de la baie de la Chesapeake dans la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique, un statu quo s’installe entre les belligérants sur le continent en attendant l’armistice. Les combats continuent cependant dans les Caraïbes, d’une importance stratégique pour le commerce britannique. L’amiral de Grasse mène une nouvelle campagne sur l’archipel de Saint Kitts et Nevis dont il assiège la forteresse de Brimstone Hill en débarquant 8 000 hommes. Malade et épuisé par des mois de guerre, de Grasse est maintenu à son poste par le roi. Il doit affronter de nouveau l’amiral Hood, qui dispose de moins de navires mais mieux équipés (coque doublée en cuivre donnant une plus grande maniabilité et nouveau canon court de gros calibre). Hood parvient à lui faire quitter son mouillage, (les Britanniques célèbrent cet évènement comme la « victoire » de Saint Kitts et Nevis) mais ne peut empêcher dans le même temps la garnison à terre de se rendre aux troupes françaises, qui lui accorderont les honneurs de la guerre. Un an plus tard, l’archipel sera rendu à la couronne britannique aux termes du Traité de Versailles de 1783. 


26 janvier 1880 : naissance de Douglas MacArthur

Douglas MacArthur, né le  à Little Rock en Arkansas et mort le  à Washington, DC, est un général américain et field marshal philippin. Il fut le chef d’état-major de l’armée américaine durant les années 1930 et joua un rôle prépondérant sur le théâtre Pacifique de la Seconde Guerre mondiale. Il reçut la Medal of Honor pour son service durant la campagne des Philippines. Il fait partie des cinq personnes ayant atteint le grade de général de l’Armée dans l’armée américaine et le seul à avoir été field marshall de l’armée des Philippines.

Douglas MacArthur est né dans une famille militaire de l’Arkansas. Son père, qui finit sa carrière comme major général, avait combattu durant la guerre de Sécession. Suivant la trace paternelle, Douglas étudia au Texas Military Institute dont il sortit major et à l’académie militaire de West Point où il fut également premier de promotion en 1903. Au cours de l’intervention américaine à Veracruz durant la révolution mexicaine, il mena une mission de reconnaissance pour laquelle il fut proposé pour la Medal of Honor. En 1917, il passa du grade de major à celui de colonel et devint le chef d’état-major de la 42e division d’infanterie. Il combattit sur le front de l’Ouest de la Première Guerre mondiale où il atteignit le grade de brigadier-général, fut à nouveau proposé pour la Medal of Honor et reçut deux Distinguished Service Cross et sept Silver Star.

De 1919 à 1922, MacArthur fut le superintendant de l’Académie militaire de West Point où il lança plusieurs réformes. En 1924, il fut déployé aux Philippines où il participa au règlement d’une mutinerie de l’armée philippine. En 1925, il devint le plus jeune major-général de l’armée des États-Unis. Il participa au jugement en cour martiale du brigadier-général Billy Mitchell et fut président du Comité olympique américain lors des Jeux olympiques d’été de 1928 à Amsterdam. En 1930, il devint le chef d’état-major de l’armée américaine, puis fut impliqué dans l’expulsion des protestataires de la Bonus Army à Washington en 1932 et dans l’organisation du Civilian Conservation Corps. Il quitta l’armée américaine en 1937 pour devenir conseiller militaire auprès du Commonwealth des Philippines.

À l’été 1941, MacArthur fut rappelé en service actif en tant que commandant de l’USAFFE. Les Philippines furent envahies par les Japonais en  et les forces américaines durent se replier à Bataan, où elles résistèrent jusqu’en . En , MacArthur, sa famille et son état-major quittèrent l’île de Corregidor à bord de PT boats et rallièrent l’Australie où il devint le commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique sud-ouest. Il reçut la Medal of Honor pour sa défense des Philippines. Après plus de deux ans de combats dans le Pacifique, il réalisa sa promesse de revenir aux Philippines. Il accepta formellement la reddition japonaise le  et il supervisa l’occupation du Japon de 1945 à 1951. En tant que dirigeant effectif du Japon, il organisa de profonds changements économiques, politiques et sociaux. Par la suite, l’Américain mena les forces des Nations unies durant la guerre de Corée de 1950 jusqu’au  lorsqu’il fut relevé de son commandement par le président Harry S. Truman. Il devint ensuite président du comité de direction de l’entreprise Remington Rand.

Truman et MacArthur.

26 janvier 1885 : début des hostilités sérieuses lors du siège de Tuyên Quang (actuel Vietnam).

Le siège de Tuyên Quang est un épisode de la guerre franco-chinoise survenu au Tonkin, dans l’actuelle province vietnamienne de Tuyên Quang : deux compagnies du 1er bataillon du 1er régiment étranger de la Légion étrangère, du Corps expéditionnaire du Tonkin, commandées par le chef de bataillon Marc-Edmond Dominé y sont assiégées en vain par les Pavillons noirs du  au .

Érigée en Moyenne Région, une vieille forteresse chinoise couronne un mamelon aux pentes raides. Elle est située sur la rive droite de la rivière Claire, à 50 km au Nord de son confluent avec le Fleuve Rouge. Elle domine un village de Caïn Has, d’une centaine d’habitants. Surplombée de toutes parts par des hauteurs couvertes de jungle, elle est composée d’une vieille enceinte de forme carrée, construite de pierres sèches, de 3 m de hauts, de 270 m de côté. Sur chaque face, sauf au nord, une demi tour, faisant flanquement, est rehaussée d’un mirador. Au centre, s’élève un énorme mamelon de 70 m de haut, bordés de magasins à riz et de quelques masures. Le sommet du mamelon forme un plateau où se trouvent des constructions en pierre. On y arrive par un escalier droit comprenant 193 marches, sur le côté sud. Une seule porte à l’Est, le long de la rivière Claire, qui longe la citadelle sur 25 m, communique avec le fleuve et par un chemin couvert, avec les pagodes fortifiées du cantonnement d’une compagnie tonkinoise. Une redoute, dont la position est très désavantageuse pour les défenseurs, est entourée de collines parfois très proches. Cette position occupée par des assaillants expose la citadelle à un feu extrêmement meurtrier.

En , le lieutenant-colonel Duchesne, pris en embuscade par les Pavillons Noirs aux gorges de Yu Oc avec ses hommes, s’étant accroché au terrain, les troupes furent remplacées par des troupes fraîches dans la citadelle, 400 légionnaires et 160 fusiliers du Tonkin.

Dès le , d’importantes forces chinoises renforcées de Pavillons noirs, évaluées à 10 000 combattants, sont rassemblées à moins de 10 km de la citadelle sous les ordres de Luu Vinh Phuoc. Selon les règles de l’époque, l’état de siège est déclaré et il commence.

Sous les ordres du chef de bataillon Marc-Edmond Dominé, officier des troupes de marine, se trouvent deux compagnies de Légion, soit 390 hommes dont huit officiers, commandés par le capitaine Louis Cattelin, une compagnie de tirailleurs tonkinois de 162 hommes commandés par deux officiers, une section de 31 artilleurs de marine avec deux canons de 80 mm, deux de « 4 » de montagne, deux mitrailleuses le sergent Bobillot et sept sapeurs du génie, un médecin, un pasteur protestant, trois infirmiers, trois boulangers, et monsieur Gauthier de Rougemont, un civil préposé aux vivres, ainsi que les marins de la canonnière La Mitrailleuse, soit environ 600 hommes.

Avec 1 500 coups de canon, 250 000 cartouches d’infanterie, quatre mois de vivres et 75 outils de terrassement, le commandant organise la résistance et chaque jour il effectue des reconnaissances à quelques kilomètres de la place. Le , un convoi de 38 bœufs est amené par la canonnière l’Éclair. Le 4, 50 pirates s’approchent à moins de deux kilomètres de la redoute. Le , une compagnie de 30 tirailleurs tonkinois bouscule 700 Chinois à cinq kilomètres au sud-ouest près du village de Dong Yen.

Le chef de la citadelle fait fortifier les emplacements de combat avec des matériaux récupérés dans une vieille pagode en ruine. Les sapeurs renforcent le blockhaus en cinq jours. Cet ouvrage est tenu par un sergent et douze hommes, relevés toutes les 24 heures. Un chemin de 1 500 mètres est construit pour monter au mamelon. Une reconnaissance est chargée d’évaluer les forces ennemies.

La 1re compagnie de Légion, renforcée d’une pièce de « 4 » à 30 coups, de 40 tirailleurs tonkinois, pousse jusqu’à Dong Yen, à quatre kilomètres de sa base. Elle tombe sur les fortins chinois, enlève un petit poste et une tranchée mais les violents accrochages permettent aux contingents d’Y La et de Yen de cerner la colonne. Le commandant Dominé, prévoyant la manœuvre, envoie des renforts pour assurer une ligne de retraite. Aucune sortie ne peut être programmée à l’exception de patrouilles légères, dans un proche périmètre la garnison est employée à construire des protections : casemates, chemins couvert. De  à , les forces chinoises se font plus entreprenantes. Patrouilles, embuscades, attaques contre le blockhaus resserrent le cercle du siège. La capture d’un soldat chinois permet de connaître les forces en présence : 3 200 Chinois, dont 2 000 Pavillons noirs et 1 200 réguliers du Guangxi (Kouang Si), campent à Phu Yen Binh et à Phu Doan ; 5 000 réguliers du Yunnan et 1 000 Pavillons noirs sont à Yen Bay.

Les hostilités sérieuses débutent le . Un vacarme infernal mêlant tambours, gongs, trompettes et fusillade se fait entendre. La ligne de défense des tirailleurs tonkinois est attaquée ; le village annamite est incendié ; les habitants se réfugient dans la citadelle. Une attaque pied à pied se prépare. Un millier de Chinois se lancent à l’assaut de la citadelle, mais ils sont arrêtés par les feux croisés de la canonnière et de la garnison. Les 18 légionnaires du blockhaus, sous les ordres du sergent Lebon, repoussent l’assaut.

Pendant plus de 30 jours, c’est un bombardement continu. Seule une accalmie quotidienne, vers 10 h, interrompt le vacarme de la bataille. C’est l’heure où les Chinois préparent le tiou-tiou et fument leur pipe d’opium. Les Français en profitent également pour avaler rapidement leur soupe, qui se compose d’endaubade (viande conservée en barils, dans la marine) en ragoût, en boulettes, aux oignons. Le menu est peu varié.

Les Chinois se rapprochent jour après jour et le , ils ne sont plus qu’à cent mètres du blockhaus. Le , la tête de sape des Chinois coupe la ligne de communication avec la citadelle. Le blockhaus est alors évacué et occupé presque aussitôt par les Pavillons noirs. Forts de ce point d’appui, les assaillants redoublent d’efforts. Les Pavillons noirs s’établissent sur la rive gauche du fleuve, les tirs chinois redoublent d’intensité et leurs effets deviennent plus meurtriers. La discipline de feu de la citadelle est parfaitement contrôlée. La plus grande partie des munitions brûlées l’est par 25 légionnaires, parmi les meilleurs, placés en tireurs de position sur le mamelon. Un Suisse, le légionnaire Sarback, tue plus de vingt Chinois avant de recevoir une balle au front qui le met hors de combat.

Le , les Chinois s’approchent à cinq mètres du mur masqué par des fascines et plantent un drapeau. Le lieutenant Adolphe Gœury de la 1re compagnie de Légion s’en empare au moyen d’une corde à nœud coulant, comme un lasso.

Le , la garnison a perdu six tués et 22 blessés. Le légionnaire Wunderli est tué le premier au combat de Yoc, d’une balle dans la tête. Le , les Chinois commencent à creuser des galeries de sape. Les défenseurs creusent des contre-galeries. Le , les mineurs chinois et français sont face à face. La mine chinoise est inondée au moyen de seaux d’eau préparés. Le , la première sape explose ; les Chinois s’élancent dans un assaut aussitôt brisé. Le , le saillant sud-ouest de la citadelle saute. Le capitaine Moulinay commandant la 2e compagnie de Légion, couvre la brèche de ses armes. Le bilan français est lourd : cinq tués et une dizaine de blessés. Le légionnaire Schelbaum est précipité en dehors du rempart, mort, défiguré par l’explosion. Il est récupéré audacieusement par le caporal Beulin et quatre hommes de la 2e compagnie. Ce dernier est nommé sergent sur le champ. Plus tard, il recevra la Légion d’honneur.

Le chef de bataillon Dominé ordonne la construction d’une citadelle plus petite, à l’intérieur de la citadelle, car les Chinois creusent sept galeries et pensent faire sauter 150 m de murs. Le travail a lieu pendant la nuit. Des trous sont creusés pour mettre à l’abri les munitions qui ne sont plus en sûreté à la poudrière. Le , le sergent Beulin sort avec vingt légionnaires pour neutraliser un trou pratiqué par l’ennemi. Quatre légionnaires sont tués et un autre blessé.

Le , le capitaine Dia, commandant les Tonkinois, est tué. Le , le sergent Jules Bobillot est blessé en faisant une ronde sur la brèche. Il mourra un mois plus tard. Le , les Chinois font exploser une mine sous les saillants ouest et sortent des tranchées. Le capitaine Moulinay à la tête d’une demi-section et d’un groupe de sapeurs contre-attaque. Il est tué ainsi que douze de ses hommes. Le sous-lieutenant Vincent et 25 hommes sont blessés.

Le chef de bataillon Dominé, à la tête d’une section de la 2e compagnie, fait sonner la charge et repousse les Chinois. Le , ceux-ci se précipitent sur les brèches. Le sergent-major Husband, le sergent Thévenet et leurs légionnaires refoulent à la baïonnette les assaillants, qui laissent deux grands drapeaux. Le , l’ennemi, désespérant de prendre pied dans les brèches, laisse quarante morts avec leurs armes.

Un courrier annamite apporte une dépêche annonçant la venue d’une colonne de renfort, la promotion au grade de capitaine du lieutenant Naert, de la nomination au grade de sous-lieutenant du sergent-major Camps.

Le , une septième mine ouvre une brèche où s’engouffrent les colonnes d’assaut qui se heurtent aux baïonnettes des légionnaires pendant trois heures. Au matin, les Chinois battent en retraite. Le , la colonne de secours, avec à sa tête le général Brière de l’Isle et commandée par le colonel Giovaninelli, accroche les Chinois, à Hoa Moc, à huit kilomètres de la citadelle. Cette colonne perd 400 hommes dont 34 officiers.

Le matin du 3, la garnison voit arriver la colonne de secours, en tête de laquelle marchent les deux autres compagnies du 1er bataillon, commandées par le capitaine Frauger. Pendant la bataille, le légionnaire Streiber reçoit la dernière balle mortelle, en s’interposant entre des Chinois retranchés et le capitaine Emmanuel de Borelli.

L’Histoire garde en mémoire les noms du capitaine Moulinay, tué à la tête de la 1re compagnie, du capitaine Cattelin qui s’empare de deux drapeaux, du caporal Beulin qui, sous le feu ennemi, ramène les corps des légionnaires Schelbaum et Streibler. La garnison est réduite à 420 hommes. 48 hommes sont morts, et il y a 216 blessés ; 8 mourront de leurs blessures dont Bobillot blessé le  et qui mourra un mois plus tard à l’hôpital de Hanoï. Parmi ces pertes, on compte 32 légionnaires morts au combat, ainsi que 126 blessés dont tous les officiers.

Effectifs durant le siège :

  • 1re et 2e compagnies de la Légion : 1er bataillon du 1er régiment étranger commandées respectivement par les capitaines Moulinay et Borelli eux-mêmes sous le commandement du capitaine adjudant major Cattelin soit 8 officiers et 380 légionnaires,
  • une compagnie de tirailleurs tonkinois soit deux officiers et 160 tirailleurs,
  • une section d’artillerie soit un officier et 31 artilleurs,
  • une escouade du Génie, commandant : sergent Bobillot, sept sapeurs,
  • trois infirmiers et trois civils,
  • l’équipage de la canonnière « La Mitrailleuse », soit 13 hommes sous le commandement de l’enseigne de vaisseau Senez.

Soit au total 611 hommes.

De leur côté les forces chinoises sont constituées d’environ 25 000 hommes, dont de nombreux Pavillons Noirs, élite d’alors.

Source : WIKIPEDIA

Siège de Tuyên Quang (1884-1885), par Hippolyte Charlemagne.




 

 

 

26 janvier 1885 : prise de Khartoum par le Mahdi (Soudan).

Le siège de Khartoum, qui a duré du  au , fut un épisode de la guerre coloniale britannique menée au Soudan contre l’insurrection Mahdiste. Il s’achèvera par le massacre de la garnison et d’une partie des habitants, parmi lesquels Gordon Pacha, le général en chef britannique, ce qui provoque la chute du gouvernement à Londres. Le chef des assaillants Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi devient maître du Soudan, mais il meurt à son tour quelques mois plus tard de maladie.

La fondation de la ville de Khartoum en 1823 est suivie en 1874 par l’annexion du Darfour. Mais en 1881, Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi se proclame le Mahdi et prend la tête d’un soulèvement contre les Égyptiens au Soudan. Venues en Égypte en 1882 mater la révolte d’Arabi Pacha, les troupes britanniques y avaient maintenu une présence. Mais l’administration du Soudan était laissée au gouvernement du Khédive. Les rebelles mahdistes obtiennent une première victoire à El Obeid, en novembre 1883, qui leur permet de s’emparer d’une grande quantité d’équipements militaires.

Charles Gordon est alors envoyé au Soudan, dont il avait été gouverneur général pour le Khédive quelques années plus tôt, pour organiser l’évacuation des Égyptiens de Khartoum. En , accompagné par le colonel Stewart, il fait une entrée triomphale à Khartoum, qu’il doit renoncer à évacuer comme il l’avait initialement prévu, les mahdistes s’étant emparés de la ville de Berber, située en amont. Les forces du Mahdi encerclent Khartoum et coupent le trafic sur le Nil ainsi que le lien télégraphique vers Le Caire, puis massent 30 000 hommes autour de la ville.

Deux sorties, en mars et en septembre, sont des échecs, causant respectivement 200 et 800 morts chez les assiégés, qui sont aussi affamés. Une expédition de secours menée par Sir Garnet Wolseley n’arrive qu’en janvier, subit des attaques, et perd du temps en chemin. À la fin du mois, une armée de 50 000 madhistes s’empare de la ville décimée par la faim. Tous les hommes de la garnison et les 30 000 habitants qui ont survécu aux privations sont décimés, ou réduits en esclavage. Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi contrôle tout le Soudan, sauf une petite enclave sur le bord de la Mer Rouge.

Le premier ministre William Ewart Gladstone est accusé d’avoir fait traîner l’expédition de secours. La reine Victoria lui envoie un télégramme, dans lequel il est qualifié de « G.O.M. » pour « Grand Old Man ». Le texte est porté à la connaissance de la presse qui le change en l’anagramme « M.O.G. » pour « Murderer Of Gordon ». Le gouvernement de William Ewart Gladstone tombe en mars et les Anglais crient vengeance.


26 janvier 1934 : signature du pacte de non-agression germano-polonais

Le Pacte de non-agression germano-polonais fut signé le  entre la Pologne de Józef Piłsudski et le Troisième Reich d’Adolf Hitler. Le pacte visait à interdire pour dix années le recours à la force dans la résolution des conflits frontaliers et économiques entre les deux pays.

En conséquence, la Pologne put maintenir des relations cordiales avec l’Allemagne pendant les cinq premières années qui suivirent la conclusion du traité, tout en gardant des relations amicales avec la France (avec laquelle elle avait signé une alliance) et le Royaume-Uni.

Le traité est dénoncé unilatéralement par Hitler le  après le refus polonais d’accepter l’annexion par l’Allemagne du « corridor de Dantzig ». Le traité fut formellement abrogé lorsque l’Allemagne envahit la Pologne le 1er .


26 janvier 1935 : Enlèvement du général russe blanc Alexandre Koutiepov à Paris

Alexandre Pavlovitch Koutiepov, , Tcherepovets (Russie) – , Moscou (Russie) est un militaire russe, dirigeant de 1928 à 1930 de l’Union générale des combattants russes, une organisation militante anticommuniste russe blanche. Il est enlevé et assassiné par deux agents de la Guépéou en janvier 1930.

Après la guerre russo-japonaise, il est versé en 1906 dans le régiment Préobrajensky de la garde. Il participe à la Première Guerre mondiale dans ce régiment et est promu en 1916 au rang de colonel. Après la révolution de Février il en devient le dernier commandant le . À la suite de la révolution d’Octobre il ordonne la dissolution du régiment et gagne, via Kiev, la région du Don. Le  il s’enrôle dans l’Armée des volontaires.

Fin 1917 et en janvier 1918, il commande la garnison blanche de Taganrog qu’il parvient à défendre à plusieurs reprises contre les assauts des troupes rouges (ce sont, d’après Anton Ivanovitch Dénikine, les premiers combats sérieux entre les forces bolchéviques nombreuses mais désorganisées et les officiers blancs, peu nombreux mais enthousiastes). Koutiepov participe à la première campagne du Kouban comme commandant de la 3e compagnie du 1er régiment d’officiers et, après la mort de M. Nejentsev, lui succède à la tête du régiment d’assaut de Kornilov. Il dirigera cette unité au début de la seconde campagne du Kouban puis, à la mort du général Markov, il prend le commandement de la première division d’infanterie.

À la suite de la prise de Novorossiisk par les troupes blanches Koutiepov est nommé gouverneur militaire de la mer Noire et, le , promu général-major.

Lors de l’offensive blanche de 1919, il commande le premier corps d’armée et est promu, pour bravoure face à l’ennemi, lieutenant-général le .

Il est proche du général Wrangel.

Après la défaite des blancs et l’évacuation de Crimée, il dirige le camp de Gallipoli. Il émigre en France en 1924 et dirige le ROVS (l’Union générale des combattants russes fondée par P. Wrangel). Le , en quittant son appartement de la rue Rousselet à Paris, il est enlevé à l’angle de la rue Oudinot par deux agents de la Guépéou, les services soviétiques, et transporté secrètement de Paris en Russie soviétique. Il semble que Koutiepov soit mort en route, mais les détails de sa mort sont toujours incertains.

Il sera remplacé par le général Miller à la tête du ROVS. Tout comme Koutiepov, Miller sera enlevé, dans des conditions similaires, à Paris en , et assassiné à Moscou en 1939.


26 janvier 1940 : De Gaulle envoie un mémorandum

Mettant en cause la stratégie militaire défensive du haut-commandement français, le colonel de Gaulle envoie un mémorandum à l’intention de 80 personnalités civiles et militaires, dont le président du Conseil, Edouard Daladier, Paul Reynaud, alors député de Paris, le chef d’Etat-Major général Maurice Gamelin et le général Maxime Weygand : « Les succès éclatants remportés par les Allemands en Pologne grâce aux moteurs combattants ne les encouragent que trop à pousser largement et à fond dans la voie nouvelle. Or il faut savoir que la position Maginot, quelques renforcements qu’elle ait reçus et qu’elle puisse recevoir, quelques quantités d’infanterie et d’artillerie qui l’occupent ou s’y appuient, est susceptible d’être franchie. C’est là d’ailleurs, à la longue, le sort réservé à toutes les fortifications. Bref, la rupture des organisations fortifiées peut, du fait des moteurs combattants, revêtir un caractère de surprise, un rythme, des conséquences tactiques et stratégiques, sans aucun rapport avec les lentes opérations menées jadis en vertu du canon. Il en résulte que le défenseur qui s’en tiendrait à la résistance sur place des éléments du type ancien serait voué au désastre. Pour briser la force mécanique, seule la force mécanique possède une efficacité certaine. La contre-attaque massive d’escadres aériennes et terrestres dirigée contre un adversaire plus ou moins dissocié par le franchissement des ouvrages, voilà dont l’indispensable recours de la défense moderne. Quand bien même nous aurions assigné à notre action militaire comme limite la plus avancée la frontière du territoire, la création d’un instrument de choc, de manœuvre et de vitesse s’imposerait absolument à nous. »

Source X : Gaullisme

 


26 janvier 1943 : création des Mouvements unis de la Résistance (MUR)

Les Mouvements unis de la Résistance (MUR) sont une organisation française de résistance à l’occupation allemande et au régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale créé le  par la fusion des trois grands mouvements non communistes de zone sud (« Combat », « Franc-Tireur » et « Libération-Sud »), et présidée par Jean Moulin, délégué du général de Gaulle en zone sud.

Le but de cette organisation nouvelle est d’accroître l’efficacité notamment dans les domaines de l’action politique insurrectionnelle, de la prise de pouvoir et des actions de masse, en dépassant les moyens nécessairement limités de chacun des trois mouvements et ceci dans un contexte d’envahissement de la zone sud (au départ « non occupée ») par l’armée allemande en novembre 1942.

En décembre 1943, les MUR intègrent trois mouvements de zone nord (« Défense de la France », « Résistance » et « Lorraine ») et deviennent le Mouvement de libération nationale (MLN).


26 janvier 2015 : Drame d’Albacete

Un chasseur grec F-16 s’écrase sur la base aérienne otanienne espagnole d’Albacete, tuant les 2 pilotes grecs ainsi que 9 aviateurs français et en en blessant 9 autres. 11 aviateurs italiens sont blessés. 

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