Des responsables américains ont informé plusieurs de leurs homologues européens que certaines livraisons d’armes précédemment contractées allaient probablement être retardées, en raison de la guerre contre l’Iran qui continue de puiser dans les stocks militaires américains. Selon des sources citées par l’agence Reuters, plusieurs pays européens seraient concernés, notamment dans la région baltique et en Scandinavie (Finlande ?).
La cause directe est le conflit au Moyen-Orient. L’opération Epic Fury, la campagne aérienne américano-israélienne contre l’Iran lancée le 28 février 2026, a commencé à peser lourdement sur les stocks d’armes américains. Le Royal United Services Institute a estimé que les États-Unis et les États du Golfe ont utilisé plus de 1 800 intercepteurs Patriot PAC-3 dans les 16 premiers jours de l’opération, dépassant largement la capacité de production annuelle.
Les pays concernés, qui avaient acheté ces équipements dans le cadre du programme américain de ventes militaires à l’étranger (FMS), se retrouvent désormais dans une position délicate. Le ministère lituanien de la Défense a confirmé avoir été notifié par le Pentagone de possibles retards dans la livraison de munitions achetées aux États-Unis en raison du conflit au Moyen-Orient. Du côté estonien, le ministre de la Défense Hanno Pevkur a indiqué que la principale préoccupation de Tallinn concerne les retards dans la livraison des munitions pour les systèmes HIMARS.
Cette situation illustre une tension croissante au sein de l’OTAN : Washington, engagé sur un nouveau front militaire, peine à honorer ses engagements envers ses alliés du flanc est, précisément ceux qui partagent une frontière avec la Russie.





