25 mars 1306 : couronnement de Robert (Bruce) 1er d’Écosse.
Il a joué un rôle important dans la résistance écossaise à l’Angleterre durant les guerres d’indépendance de l’Écosse et est considéré comme un héros national.
Lire sur TB : Les origines oubliées de la Marche de Robert Bruce (musique).

25 mars 1351 : combat des Trente (entre Ploërmel et Josselin).
En l’an de grâce 1351 le duché souverain de Bretagne est divisé par une guerre de succession. Cette déplorable situation est une conséquence de la guerre de Cent Ans entre les royaumes d’Angleterre et de France, conjuguée à la volonté pluriséculaire des rois de France de s’emparer de la Bretagne par la violence.
Il faut savoir que la guerre de Cent Ans a éclaté parce que, Edouard III roi d’Angleterre, petit fils de Philippe Le Bel a été écarté du trône de France en 1328 par les prélats et barons du royaume de France au profit de Philippe VI de Valois, arrière neveu de Philippe Le Bel. Ce coup de force dynastique fut d’ailleurs récusé par la Navarre qui choisit Jeanne, fille de Louis X le Hutin. Devant les insolences de Philippe VI, Edouard se décida à réclamer son dû et prit le titre de roi de France en 1340, il envahit la France en 1346 et s’empara de Calais en 1347.
A cette époque le duc de Bretagne était Jean III le Bon, plutôt francophile mais qui dépendait du roi d’Angleterre pour ses terres anglaises, « l’Honneur de Richemont ». Lié au roi de France il le servit dans la campagne de Flandre en 1339-1340. C’est en revenant de Flandre que le souverain breton décède, sans héritier direct.
Il y a deux héritiers potentiels, Jean de Montfort, comte de Montfort L’Amaury, seigneur de Guérande et demi-frère de Jean III et, comme la succession bretonne est ouverte aux femmes, Jeanne de Penthièvre, fille de Guy, frère cadet de Jean III, mort en 1331, mais Jeanne a épousé Charles de Blois, neveu de Philippe VI de Valois, donc donner le duché à Jeanne c’est le donner au roi de France qui, bien entendu prit fait et cause pour son neveu, ce qui fut aussi le cas des évêques bretons.
Par contre, tous les spécialistes du droit breton de l’époque reconnaissent la validité des prétentions de Jean de Montfort, de même qu’Edouard III d’Angleterre.
Sur le terrain toute la partie Ouest de la Bretagne est favorable à Jean de Montfort alors que la partie Est, dont la majorité des terres est aux mains de descendants de nobles Francs est favorable à Charles de Blois donc au roi de France. En fait si les seigneurs de l’Est breton étaient surtout des propriétaires fonciers, les riches bourgeois de la Bretagne occidentale étaient tournés vers le commerce maritime d’où ils tiraient leur richesse, ainsi le sel et la toile, leurs grandes spécialités étaient largement exportées vers l’Angleterre.
En mai 1341, Jean de Monfort s’installe à Nantes qui, pour lui est « le chef et la souveraine cité de Bretagne ». Puis il s’empare de Brest, Rennes, Hennebont, Vannes, Auray et de bien d’autres villes.
En septembre 1341, par l’arrêt royal de Conflans-Sainte-Honorine, Charles de Blois est autorisé à faire hommage au roi de France pour son duché de Bretagne et Philippe VI invite son neveu à conquérir son duché par la force. La guerre est inévitable, le roi de France promet or et argent à Charles de Blois et aussi l’aide de son fils Jean, duc de Normandie.
C’est ainsi le roi de France transforma l’Armorique en champ de bataille de la guerre de Cent Ans !
Cette guerre désola la Bretagne pendant 23 ans jusqu’en 1364 et fut marquée par des batailles, des sièges, des victoires et des défaites des deux côtés.
Ainsi le 1er novembre 1341 les troupes françaises assiègent Nantes où se trouve Jean de Monfort qui, devant la force des armes françaises doit capituler et est fait prisonnier.
Mais, Jean de Monfort prisonnier, c’est son épouse Jeanne de Flandre, dite « Jeanne la flamme » qui mène le combat contre l’envahisseur français.
Pour la soutenir Edouard III d’Angleterre vient au secours de Jeanne et le sort des armes s’inversa.
Mais face aux exactions dont sont victimes les populations civiles des deux côtés, les belligérants acceptent de conclure la Trêve de Malestroit en janvier 1343.
Mais cette trêve est foulée aux pieds par le roi de France qui, en juillet 1343 fait traitreusement arrêter à Paris et assassiner, car il n’a pas été jugé, Olivier de Clisson, qui fut d’abord partisan de Charles de Blois mais est devenu l’un des principaux soutiens de Jean de Montfort.
La guerre reprend en 1344 quand Charles de Blois envahit à nouveau la Bretagne et s’empare de Quimper qu’il fait mettre à sac et de Guérande.
Mais Jean de Monfort a été libéré et se réfugie en Angleterre. Il reviendra en Bretagne pour une dernière bataille, il échouera devant Quimper et mourra des suites des blessures reçues dans ce dernier combat. Son fils, lui aussi Jean de Monfort est élevé à la cour du roi d’Angleterre.
Mais, en Bretagne la guerre continue entre les Montfort et les Blois. Les premiers soutenus par les Anglais, les seconds par les Français, jusqu’à le Trêve de Calais de septembre 1347, entre la France et l’Angleterre et qui inclue aussi la Bretagne. Le 26 mars 1532 la Trêve est suspendue par le « Combat des Trente » qui oppose trente champions du parti de Blois et leur capitaine et autant du parti des Montfort avec aussi leur capitaine.
Ce combat qui devait laisser tant de traces dans l’histoire eut lieu sur la lande qui entoure le chêne de la Mi-Voie entre Ploërmel et Josselin.
Bien entendu, côté Blois il y a des chevaliers français et côté Monfort vingt et un combattants anglais. Le capitaine des Blésistes est Jean de Beaumanoir capitaine de Josselin, le capitaine des Montfortains est en fait un Anglais, Robert Bamborough, capitaine de Ploërmel.
La liste des 62 combattants a subi de nombreuses modification au cours des âges mais elle semble aujourd’hui être à peu près correcte et se trouve dans tous les bons livres d’histoire.
La date du combat est judicieusement choisie, ce sera la veille du quatrième dimanche de Carême dit Laetare (Laetare Jérusalem = Réjouis toi Jérusalem).
Les combattants suivront une minutieuse préparation religieuse, psychologique et militaire, car ce combat est assimilé à un « Jugement de Dieu ». Avant le combat les participants se confessèrent, assistèrent à la messe et communièrent, Beaumanoir alla même jusqu’à jeûner.
Ce combat devait avoir lieu selon les codes de la chevalerie, donc avec une dimension religieuse.
Les combattants vinrent sans doute à cheval de Josselin et de Ploërmel mais les combats eurent lieu à pied en champ clos, délimité par des épées et des lances fichées en terre et dont ils ne doivent pas franchir les limites à peine de déshonneur.
Le combat eut lieu en présence de ceux qui accompagnaient les hommes d’armes mais aussi d’une foule de curieux venus de tout le Porhoët, des villes et des villages voisins. D’abord, les capitaines s’adressent à leurs hommes, curieusement à la fin de sa harangue Bamborough propose de différer le combat, mais ce n’est sans doute qu’une provocation et vers onze heures la bataille commence. Ce fut évidemment un combat épique, digne de l’épopée puisque l’objectif c’est l’extermination de l’adversaire. Les Blésistes voient tomber les premiers de leurs compagnons.
Après plusieurs heures d’affrontements sanglants, les combattants, qui n’ont pas été tués ou gravement blessés, décident une interruption du combat, ils reprennent des forces en buvant du vin d’Anjou.
La trêve fut courte et le combat reprend, Beaumanoir affecté par son jeûne est blessé au visage et s’entend dire cette phrase restée célèbre « Bois ton sang Beaumanoir ! ». Mais Bamborough lui perd la vie et Beaumanoir tente d’encercler le groupe des Montfortistes qui répondent en formant un « hérisson » qui résiste longuement jusqu’à ce que, par une manœuvre par ailleurs chevaleresquement discutable, Guillaume de Montauban quitte les rangs Blésistes, saute sur un cheval et fait mine de fuir, mais il revient à cheval pour attaquer le hérisson, profitant de l’effet de surprise les Blésistes se précipitent sur les derniers combattants Montfortistes dont certains furent tués et les autres faits prisonniers. Curieusement, ce farouche combat ne fit que relativement peu de morts, certains avancent le chiffre de 15, d’autres vont jusqu’à 24.
Dès 1352 la guerre ouverte entre les Français et les Anglais reprend, elle ne se terminera que cent ans plus tard. Quant à la défaite des Monfortistes elle ne fut que temporaire, l’héritier du duché, Jean IV de Monfort revenu en Bretagne en août 1362 souhaite la paix, mais Charles de Blois s’y oppose, il s’affronteront donc à Auray le 29 septembre 1364, Monfort triomphe et Charles de Blois est tué. Le 12 avril 1365 le traité de Guérande met fin à la guerre de Succession de Bretagne.
Après cette date, la Bretagne en tant que Nation ne participera plus à la guerre de Cent Ans et jusqu’à l’invasion française de 1488 connaitra une longue période de paix et de prospérité.
Le 6 juillet 1823 Louis XVIII fera ériger sur le site de Mi-Voie la Colonne des 30 sur laquelle figurent les noms des Blésistes tués au combat mais ignore les Monfortistes.
Jean Cevaër (1931-2026)

25 mars 1401 : Tamerlan incendie Damas.
En 1400, Tamerlan porta ses efforts contre les Mamelouks en Syrie. Après avoir saccagé Alep, Homs et Baalbek, il défit le sultan Faraj devant Damas. Il reconquit Bagdad en . Après la prise de la ville, vingt mille citadins furent massacrés. Tamerlan ordonna que chaque soldat revînt avec au moins deux têtes humaines à montrer. En 1402, Tamerlan envahit l’Anatolie et défit le sultan ottoman Bayezid 1er à la bataille d’Ankara. Ces revers sont lourds pour l’Empire ottoman émergeant. L’histoire raconte que lorsque Bayezid fut amené enchainé dans la tente de Tamerlan, celui-ci éclata de rire. « Tu as tort de te moquer de moi, regarde ce qui m’est arrivé, cela pourrait aussi bien t’arriver ! » Ce à quoi Tamerlan répondit « Je ne me moque pas de toi mais de l’ironie d’Allah qui a partagé le destin du monde entre un borgne et un boiteux ! »

25 mars 1776 : réforme de la discipline dans les armées.
Par ordonnance royale, la punition des coups de plat de sabre est établie. Elle sera supprimée le 14 juillet 1789 par une autre ordonnance royale.
25 mars 1776 : création des chasseurs à cheval.
En 1776, le comte de Saint-Germain dissout ces légions et crée officiellement vingt-quatre escadrons de chasseurs à cheval qui sont répartis entre les vingt-quatre régiments de dragons.
En 1779, une ordonnance sépare ces escadrons de chasseurs (parfois nommés chevau-légers) et les regroupe pour donner naissance à six régiments de chasseurs à cheval, numérotés de un à six. En 1784, ces corps redeviennent mixtes par l’adjonction d’un bataillon d’infanterie. Ils comprennent donc 612 cavaliers et 348 fantassins, et sont nommés :
- 1er chasseurs des Alpes ;
- 2e chasseurs des Pyrénées ;
- 3e chasseurs des Vosges ;
- 4e chasseurs des Cévennes ;
- 5e chasseurs du Gévaudan ;
- 6e chasseurs des Ardennes.
Dès 1788, ces unités sont scindées. Chaque unité de chasseurs devient chasseurs à pied ; les cavaliers sont transférés dans de nouveaux régiments, numérotés de 7 à 12. Les numéros 1 à 6 sont attribués à des régiments de dragons convertis en chasseurs. Ce qui donne :
- 1er régiment d’Alsace, formé avec Humières-Cavalerie ;
- 2e régiment des Évêchés, formé avec Fimarcon-Dragons ;
- 3e régiment de Flandres, formé avec du Fay-Dragons ;
- 4e régiment de Franche-Comté, formé avec Nancré-Dragons ;
- 5e régiment de Hainaut, formé avec Audigeau-Dragons ;
- 6e régiment de Languedoc, formé avec Languedoc-Dragons ;
- 7e régiment de Picardie, formé avec les escadrons des chasseurs des Alpes ;
- 8e régiment de Guyenne, formé avec les escadrons des chasseurs des Pyrénées ;
- 9e régiment de Lorraine, formé avec les escadrons des chasseurs des Vosges ;
- 10e régiment de Bretagne, formé avec les escadrons des chasseurs des Cévennes ;
- 11e régiment de Normandie, formé avec les escadrons des chasseurs du Gévaudan ;
- 12e régiment de Champagne, formé avec les escadrons des chasseurs des Ardennes.

25 mars 1767 : naissance de Joachim Murat, maréchal d’Empire († 13 octobre 1815).
Joachim Murat, né le à Labastide-Fortunière (renommée Labastide-Murat, dans le Quercy, dans l’actuel département du Lot) et mort fusillé le au château de Pizzo (royaume de Naples), est un militaire français, haut dignitaire du Premier Empire. Fait maréchal d’Empire et prince français par Napoléon 1er, il est également grand amiral de l’Empire, grand-duc de Berg, puis roi de Naples à partir de 1808 sous le nom de Joachim Napoléon 1er.
Il est le beau-frère de Napoléon 1er par son mariage avec Caroline Bonaparte, sœur de l’Empereur.

25 mars 1799 : combat de Stockach (Allemagne).
La bataille de Stockach eut lieu le pendant les guerres de la Deuxième Coalition, entre l’armée française commandée par Jean-Baptiste Jourdan et l’armée autrichienne commandée par l’archiduc Charles. L’engagement personnel de l’archiduc Charles au gros du combat est déterminant et permet aux renforts autrichiens d’arriver. Les Français sont défaits et repoussés sur le Rhin.
Après les succès de Bonaparte dans la campagne d’Italie en 1797 et la signature du traité de Campo-Formio, qui met fin à la Première Coalition, la France repousse ses frontières sur la rive gauche du Rhin et occupe le nord de l’Italie. Seul le Royaume-Uni n’a pas baissé les armes et presse les anciens alliés à se liguer de nouveau.
Le 24fructidor an V () s’ouvre le congrès de Rastadt, chargé de veiller à l’application du traité de Campo-Formio, où se manifeste le malaise de l’Autriche, particulièrement inquiète de voir la France à ses frontières et qui multiplie les contacts secrets en Allemagne et avec la Russie, tout en renforçant considérablement son armée. 353 000 hommes dont 58 000 cavaliers sont répartis en Italie, au Tyrol, en Allemagne et dans les États héréditaires de l’Empereur, qui peut en outre compter sur 20 000 soldats de Bavière et de Souabe et sur 30 000 soldats de Russie.
Pour financer la campagne d’Égypte et ainsi éloigner Bonaparte, le Directoire a désarmé les places fortes et appauvri tous les corps d’armée. Les arsenaux et les magasins sont vides. Le 6 vendémiaire an VII (), sur l’insistance de Jourdan, une levée de 200 000 conscrits a bien été votée, mais le Directoire n’a pas les moyens de les nourrir et de les équiper. La France ne compte alors pas 300 000 hommes sous les drapeaux. Cinq armées sont cependant formées : deux en Italie, deux en Allemagne, et une en Suisse. Les trois dernières, l’armée de Mayence, l’armée d’observation du Rhin et l’armée d’Helvétie, sont placées sous le commandement unique de Jourdan.
Pendant ce temps, le congrès de Rastadt se poursuit officiellement. L’Autriche attend les renforts russes et la France accepte bien volontiers de gagner du temps. Le gouvernement français finit par demander des explications sur les mouvements de troupes. Le silence de Vienne est le prétexte à la rupture, le Directoire décide de l’offensive.
L’armée d’observation du Rhin, commandée par Bernadotte occupe Mannheim, marche sur Philippsburg et poursuit sa marche jusque dans la vallée du Necker. Le 1er mars, l’armée de Mayence — rebaptisée armée du Danube — franchi le Rhin, l’armée d’Helvétie doit la renforcer. L’archiduc Charles se hâte alors de rassembler ses troupes et d’avancer vers la Souabe pour empêcher la réunion de ces deux dernières.

25 mars 1814 : combat de Fère-Champenoise (Marne).
Napoléon 1er est parti rallier les garnisons de l’Est de la France pour constituer une armée capable de s’opposer à la 6e coalition laissant ses maréchaux Marmont et Mortier freiner l’avance de Schwartzenberg. Les Français sont sévèrement battus (9 000 pertes sur les 24 000 engagés) sans avoir réellement pu freiner l’ennemi. La route de Paris est ouverte.
25 mars 1821 : des Grecs du Péloponnèse, réunis à la Sainte-Laure Aghia Lavra, prêtent serment de se libérer de l’occupation de l’Empire ottoman.
25 mars 1854 : la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à la Russie dans la guerre de Crimée.
Provoqué par l’expansionnisme russe et la crainte d’un effondrement de l’Empire ottoman, le conflit se déroula essentiellement en Crimée autour de la base navale de Sébastopol. Il s’acheva par la défaite de la Russie, entérinée par le traité de Paris de 1856.
À la fin du XVIIe siècle, l’Empire ottoman était entré dans une période de déclin et ses institutions militaires, politiques et économiques furent incapables de se réformer. Au cours de plusieurs conflits, il avait perdu tous ses territoires au nord de la mer Noire, dont la péninsule de Crimée, au profit de la Russie. Cette dernière cherchait par ailleurs à saper l’autorité de Constantinople en revendiquant le droit de protéger l’importante communauté orthodoxe vivant dans les provinces balkaniques de l’Empire ottoman. La France et le Royaume-Uni craignaient que l’Empire ne devînt un vassal de la Russie, ce qui aurait bouleversé l’équilibre des puissances en Europe.
Les tensions furent accrues par les disputes entre chrétiens occidentaux et chrétiens orientaux pour le contrôle des lieux saints en Palestine. Les Russes utilisèrent ce prétexte pour exiger d’importantes concessions de la part des Ottomans. Mais ces derniers, soutenus par les puissances occidentales, refusèrent et la guerre éclata à l’automne 1853. Russes et Ottomans s’affrontèrent dans le Caucase et en Dobroudja tandis que le refus de Saint-Pétersbourg d’évacuer les principautés roumaines de Valachie et Moldavie sous souveraineté ottomane provoquait l’entrée en guerre des Français et des Britanniques. Craignant une intervention autrichienne aux côtés des Alliés, le tsar Nicolas 1er quitta les Balkans à l’été 1854. Désireux de réduire la puissance militaire russe dans la région pour l’empêcher de menacer à nouveau l’Empire ottoman, l’empereur français Napoléon III et le Premier ministre du Royaume-Uni Lord Palmerston décidèrent d’attaquer la base navale de Sébastopol où se trouvait la flotte russe de la mer Noire.
Après leur débarquement à Eupatoria le , les forces alliées battirent les Russes lors de la bataille de l’Alma et commencèrent à assiéger la ville au début du mois d’octobre. Malgré leur optimisme initial, les Alliés se heurtèrent rapidement à la résistance acharnée des défenseurs et le front se couvrit de tranchées. Le climat et les défaillances de la logistique rendirent les conditions de vie des soldats dans les deux camps particulièrement difficiles ; le froid, la faim et les maladies firent des dizaines de milliers de victimes et tuèrent bien plus que les combats. Les Russes tentèrent à plusieurs reprises de briser l’encerclement de Sébastopol mais leurs tentatives à Balaklava, à Inkerman et à la Tchernaïa furent repoussées tandis que les Alliés ne s’emparèrent des redoutes russes qu’au prix de lourdes pertes. Finalement, l’arrivée de renforts et l’épuisement des défenseurs permirent aux Français de s’emparer du bastion de Malakoff dominant la ville le ; les Russes évacuèrent Sébastopol le lendemain.
Les combats se poursuivirent pendant quelques mois avant la signature du traité de Paris le . Ce dernier mit fin au Concert européen issu du congrès de Vienne de 1815 et consacra le retour de la France dans les affaires européennes mais ne résolut pas la question d’Orient à l’origine du conflit. La guerre de Crimée est parfois considérée comme la première « guerre moderne » du fait de l’utilisation de nouvelles technologies comme les bateaux à vapeur, le chemin de fer, les fusils à canon rayé, le télégraphe et la photographie.
25 mars 1878 : création de l’Ecole d’application des poudres et salpêtre (Paris).
En 1940, elle fusionne avec d’autres écoles à vocation technique et devient l’Ecole nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA).
25 mars 1887 : naissance de Chūichi Nagumo
personnalité importante de la Marine impériale japonaise. Il a commandé la Force Mobile (Kidō Butai), c’est-à-dire l’escadre de grands porte-avions, qui est allée de succès en succès, de l’attaque de Pearl Harbor () au raid sur Ceylan (5-), mais qui a subi une terrible défaite à la bataille de Midway (4-).
Toujours à la tête de la plus puissante escadre de porte-avions japonais, redésignée comme la 3e Flotte, il n’a plus connu que des résultats mitigés, aux batailles des Salomon orientales (24-) et des îles Santa Cruz (24-). Il n’a plus eu de commandement à la mer après . En , il se suicide pour ne pas être fait prisonnier lors de l’attaque américaine sur les îles Mariannes.

25 mars 1906 : naissance de l’aviatrice Claire Roman.
Née dans une famille bourgeoise (son père Jules Chambaud était directeur d’usine), Claire Roman connaît une enfance dorée. Bachelière à 16 ans, elle est envoyée en Angleterre par ses parents pour y apprendre la langue. À son retour, elle s’inscrit à Paris en Sorbonne où elle suit le cours de philosophie. Parallèlement, elle apprend la peinture, réussit ses examens d’infirmière en 1926 et 1927 et voyage beaucoup avec son père en Afrique, Asie et Europe centrale.

En 1929, elle épouse Serge Roman, alors lieutenant au 31e régiment d’infanterie, titulaire d’une Croix de Guerre obtenue durant la Première Guerre mondiale à laquelle il a pris part. Mais le mariage d’amour se transforme vite en discorde. Roman, très active, sort beaucoup en compagnie d’artistes et pratique le sport. Serge Roman, au contraire, sans doute très marqué par ses souvenirs douloureux de la Première Guerre mondiale s’enfonce dans l’inaction et la tristesse. Il se suicide le , en se jetant par la fenêtre de son appartement.
Très affectée par ce drame, Claire Roman abandonne alors son train de vie bourgeois pour s’engager comme infirmière de la Croix-Rouge au Maroc. Séduite par le vol des avions au-dessus de Meknès, elle décide d’apprendre le pilotage, se rendant quelques minutes chaque matin sur le terrain d’aviation avant sa prise de service à l’hôpital Louis. Le , elle obtient son brevet de pilote de tourisme après seulement 26 heures heures de vol.
En 1933, après quelques excursions au-dessus de Fès, Tanger, Meknès, elle est chargée de convoyer un appareil Caudron de Meknès à Paris. Après sept heures trente de vol et avoir ravitaillé à Tanger, elle atteint Barcelone. Le lendemain, 2 septembre, elle se pose à Lyon, après avoir fait escale à Perpignan. Le 3, elle est à Paris.
Elle décide alors de quitter Meknès pour revivre à Paris où elle s’inscrit à l’aéroclub Roland-Garros d’Orly. Elle y apprend le pilotage de différents appareils : Caudron C.272, Morane-Saulnier et Potez 43. Le , elle participe au rallye Paris-Deauville. En juillet, elle s’inscrit à l’aéroclub Caudron de Guyancourt, puis en novembre part en Angleterre où elle apprend le pilotage d’autres types d’avions et s’initie au vol de nuit.
Durant le mois d’août 1935, sur un appareil Morane-Saulnier, elle s’initie à la voltige aérienne et le 31 participe à la première coupe Hélène Boucher où elle se classe seconde derrière Maryse Hilsz avec un appareil Maillet de 180 chevaux, beaucoup moins puissant que celui de la gagnante qui volait sur un Breguet 27-4 de 770 chevaux. Durant la dernière quinzaine d’octobre 1935, sur un Maillet 20F, elle participe au Tour de France des prototypes où elle est l’unique aviatrice.
Le 17 mars 1936, elle obtient son brevet de pilotage sans visibilité après seulement 130 minutes de vol. Puis du 6 au 8 avril, elle mène à bien un vol vers Casablanca, retour du Maroc le 18, avec des arrêts prolongés à Séville et Madrid pour rentrer à Paris le 24. Du 2 au 5 juillet, à bord d’un Phrygane F-AOCV, elle participe au Tour de Belgique, puis de nouveau à la coupe Hélène Boucher le 29 août avec son Maillet-Lignel 21. Elle y prend encore une fois la seconde place derrière Maryse Hilsz.
Tout en poursuivant son travail pour la Croix-Rouge, le elle obtient son brevet de pilote de transport. Elle est désormais habilitée à faire du convoyage professionnel et à donner des cours en tant qu’instructrice.
1937 est l’année de son grand raid Paris-Pondichéry à bord d’un Salmon Phrygane, où, partie en avril avec son amie Alix Lucas-Naudin, elle affronte tempêtes, chaleur étouffante, vents de sable, ciels bouchés et tracasseries administratives, mais arrive à destination après des escales à Foggia, Rhodes, Alep, Bagdad, Bassorah, Bouchir, Karachi, Ahmedabad, Bombay et Hyderabad.
Le retour se fait par Karikal, Yanaon, Chandernagor, Bénarès, Âgrâ, Delhi, Karachi, Djask, Bouchir, puis à travers la Syrie, l’Égypte, la Tripolitaine et la Tunisie.
Cette même année 1937, la plus belle de sa carrière aéronautique, est également celle de ses records du monde :
- Reord d’altitude pour multi-place à 5 500 m, comme passagère de Clément (4 novembre).
- Record féminin d’altitude sur monoplace à 6 241 m (5 novembre).
- Record féminin d’altitude sur multi-place à 5 343 m, avec Alix Lucas-Naudin (10 novembre).
- Record féminin d’altitude, catégorie 2 à 6 782 m (29 décembre).
- Record de vitesse sur 2 000 km à la moyenne de 245 km/h (30 décembre).
Pour Claire Roman, l’année 1938 se résume à 40 heures de vol. Un projet de croisière promotionnelle monté avec le ministère de l’Air est abandonné en raison de la situation internationale tendue. Roman n’en complète pas moins sa quantité de licences en passant les brevets A, B et C de vol à voile.
En 1939, elle est réquisitionnée avec trois autres pilotes, Maryse Bastié, Maryse Hilsz et Paulette Bray-Bouquet pour convoyer des avions vers le front. Par la suite, avec le décret du 27 mai 1940, qui autorise la création d’un corps féminin de pilotes auxiliaires, elle poursuit les convoyages. Elle devient alors le sous-lieutenant Roman, chargé d’évacuer des avions de liaison ou d’entraînement sous les bombes allemandes. Capturée par l’ennemi le à l’aérodrome de Rennes – Saint-Jacques en Bretagne, elle parvient à s’évader après plusieurs tentatives dans des conditions rocambolesques : elle s’enfuit à vélo, puis prend les commandes d’un avion de guerre dont elle ignore tout du pilotage. Citée à l’ordre de l’armée et décorée de la Croix de guerre, elle rejoint la base de l’armée de l’Air de Bordeaux et reprend immédiatement ses missions dans le sud-ouest. Elle pilote ainsi jusqu’à la fin août 1940 où elle est démobilisée à la suite de la dissolution du corps féminin, avec la débâcle de l’armée française. Une appréciation du 15 août sur son dossier militaire mentionne : « Par sa discipline, son courage qui saurait s’élever à l’héroïsme, son sens du devoir, ses qualités de pilote, Madame Roman s’est élevée à un niveau que peu d’hommes atteignent ». Elle reprend ses activités d’infirmière convoyant un camion de 5 tonnes à travers la France d’un camp de prisonniers à un autre.
Le , apprenant sa mère malade à Pau, elle embarque comme pilote à bord d’un avion de la compagnie Air Bleu effectuant une liaison Vichy-Pau. Pris dans de très mauvaises conditions météorologiques, l’avion percute un pic montagneux au-dessus du département de l’Aude. Le pilote, le radio et les trois passagers, dont Claire Roman, sont tués sur le coup. Des vestiges de l’avion sont retrouvés en par l’association Aerocherche.
Elle est inhumée à Carcassonne au cimetière Saint-Vincent, carré 3, tombe 254.
En février 1942, la Croix-Rouge française publie dans son bulletin le rapport de l’accident de l’infirmière et IPSA (Infirmière Pilote et Secouriste de l’Air) Claire Roman, morte le lors de l’évacuation d’un groupe de civils blessés restés isolés dans un endroit montagneux. Tous les passagers de l’avion sont donnés pour morts dans l’accident. Quatre jours plus tard, le la notice est déjà reprise par un petit journal américain : la Gazette de Pittston en Pennsylvanie qui écrit : « Claire Roman, célèbre aviatrice française a été tuée aujourd’hui dans le premier vol qu’elle effectuait après la défaite française ». Le 9 août la notice apparaît dans le Chicago Tribune qui écrit plus succinctement : « Claire Roman, aviatrice française connue, a été tuée dans un accident ». Marie-Madeleine Fourcade, chef du réseau Alliance, et dont l’un des membres est le radio tué, confirme la mort de Claire Roman dans l’accident, mais écrit dans ses mémoires qu’elle était le pilote de l’avion utilisé.
Aller au contenu PDF25 mars 1915 : le sous-lieutenant Goering reçoit la Croix de fer.
Aviateur de reconnaissance sur la base de Stenay (près de Verdun), il parvient à ramener des clichés de Verdun à l’issue d’une mission périlleuse ce qui lui vaut la croix de fer de première classe remise par le Kronprinz en personne.
25 mars 1942 : premier vol motorisé du Me-262 (Allemagne).
Le Messerschmitt Me 262, surnommé Schwalbe (Hirondelle en français) pour les versions de combat ou Sturmvogel (Oiseau de tempête) pour les versions chasseur-bombardier, fut le premier avion de chasse opérationnel à moteur à réaction de l’Histoire, construit par la société allemande Messerschmitt pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les travaux de conception débutèrent avant le début de la Seconde Guerre mondiale, mais des problèmes de moteurs, de métallurgie et d’interférences de haut niveau empêchèrent l’avion d’être opérationnel avec la Luftwaffe jusqu’à la mi-1944.
Le Me 262 était plus rapide et globalement plus lourdement armé que la plupart des chasseurs alliés, y compris le chasseur britannique à réaction Gloster Meteor. En dépit de sa conception aéronautique novatrice, le Me 262 s’est révélé être un avion inefficace compte tenu du fort investissement qu’il représentait notamment en raison de problèmes logistiques. En particulier, les Junkers Jumo 004 équipant cet avion souffraient d’un manque de fiabilité récurrent, en raison de pénuries de matériaux critiques ayant cours en Allemagne à la fin de la guerre.
Le Me 262 a été décliné en versions de bombardement léger et de reconnaissance, ainsi qu’en chasseur nocturne expérimental.

25 mars 1949 : déportation massive de Baltes par les Soviétiques.
L’opération Priboï (en russe : операция « Прибой », opération « déferlante »), est le nom de code de la déportation par les Soviétiques des Estoniens, des Lituaniens et des Lettons considérés comme « ennemis du peuple » vers les régions inhospitalières de l’URSS du 25 au . Planifiée par Staline, elle visait à « forcer la collectivisation des campagnes et éliminer le support de base de l’insurrection des Frères de la forêt contre l’occupation soviétique. » On estime que 90 000 civils ont été déportés.
L’opération « Priboï » débute officiellement le 25 mars, au petit matin (entre 4 heures et 6 heures du matin, selon les lieux). Chaque groupe reçoit un nombre et les informations des familles à arrêter et déporter. La déportation se fait dans la précipitation pour les familles, avec une limite d’objets à emmener n’excédant pas 1,5 tonne ; en réalité, cette limite n’est jamais atteinte puisque les familles n’ont que quelques dizaines de minutes pour faire leurs bagages, d’autant que peu ne savent qu’emmener pour faire face aux conditions difficiles de la Sibérie. Certaines familles bénéficient de conseils de soldats russes, plus habitués aux déportations vers la Russie. Les biens des déportés sont dispersés dans les kolkhozes. Les familles sont emmenées directement vers les gares, d’où elles sont envoyées en Sibérie.
Une attention spéciale est apportée à la prévention des fuites. Des informations sont rassemblées sur les possibles éléments perturbateurs, en particulier ceux déportés individuellement, qui sont placés dans des wagons différents. Des espions/informateurs furent dispatchés dans chaque wagon. Malgré ces précautions, douze personnes parviennent à s’échapper.
Cependant, tout ne se déroule pas comme prévu. Toutes les personnes désignées n’ont pas pu être arrêtées, certaines étant absentes de leur domicile. Plusieurs opérations sont exécutées pour les retrouver, dont l’examen des passeports internes à Pärnu, qui permettent d’attraper 42 fugitifs. Au sein même des déportés, tout n’est pas ordonné : certains documents concernant les noms et les adresses sont inexacts, certains sont obligés d’attendre avant d’être déportés afin que des documents soient créés ou fournies pour prouver leur culpabilité. Certaines personnes emmenées ne font pas partie des listes officielles, comme à Voru, où les déportées ne sont pas immédiatement contrôlées. De nombreux débats ont lieu, en interne, concernant la déportation de personnes sans bagages, de personnes âgées, de nourrissons et de malades. Le cas des malades, en particulier, pose problème, à tel point que certains ne complètent pas le voyage. Les médecins à bord des trains n’ont pas de médicaments en quantité suffisante, voire pas du tout. Dans le groupe n° 97314 à Tartu, six personnes ne sont pas déportées, comme un enfant avec la scarlatine ou bien un autre avec la tuberculose. Dans le groupe n° 97319, une femme est retirée de l’opération en raison de son accouchement.
Malgré ces difficultés, l’opération est un succès : le 28 mars, 99,7 % des familles visées ont été appréhendées et 87,4 % des individus ; le 29 mars, c’est 103,9 % des familles et 90,76 % des individus. Concernant le nombre exact d’individus, les estimations varient, mais restent entre 20 660 personnes et 20 702 personnes. Cela peut s’expliquer par des personnes prisonnières au moment des faits qui ont ensuite rejoint leur famille, ceux ayant rejoint leur famille « volontairement », et les enfants nés en Sibérie ainsi que ceux tués lors de leur tentative pour s’échapper et ceux s’étant, effectivement, échappés.
La majorité des déportés, 96,9 %, ont été déportés dans des zones peu urbanisées, pour travailler dans des sovkhozes, des kolkhozes, et des fermes forestières. Pour les leaders locaux du parti en Sibérie, ces déportés sont vus comme du pain béni comme main-d’œuvre, mais ils déchantent vite en constatant qu’une partie ne sont pas vraiment utilisables, notamment les 2850 personnes âgées (plus de 70 ans), les 146 invalides et les 185 enfants déportés sans famille.
Les personnes déportées n’ont pas le droit de partir de la zone où elles habitent et doivent survivre au froid (les premières habitations ne sont pas du tout adaptées au climat rude de Sibérie), à la faim, au travail difficile et aux humiliations. On peut noter cependant une certaine amélioration par rapport aux déportés des années 1940-1941 : là où ceux-ci avaient un taux de mortalité de 60 %, ici « seulement » 10 à 15 % des déportés sont morts. Par ailleurs, les conditions sont très différentes : la composition de la famille, par exemple, est essentielle à la subsistance : la présence d’un parent ou deux, l’âge des enfants, la présence de personnes âgées… peuvent altérer ou améliorer les chances de bonne survie.
La déportation fut principalement ciblée vers les femmes et les enfants de moins de 16 ans, avec 44 % de victimes femmes, 29 % d’enfants et 27 % d’hommes, ainsi que des handicapés, principalement des familles. En Estonie, on compte 20 722 victimes, soit 2,5 % de la population du pays. Lors de la Déstalinisation, les déportés furent libérés, bien que beaucoup des descendants vivent encore en Sibérie.
Cette déportation parvint à ses fins puisqu’à la fin de l’année 1949, 93 % des fermes en Lettonie et 80 % des fermes en Estonie furent collectivisées. En Lituanie, le processus de collectivisation fut plus lent et une seconde opération, l’Opération Osen, fut organisée en 1951.
La Russie actuelle refuse cependant de reconnaître ces déportations comme crimes.

25 mars 1962 : arrestation du général Jouhaud (Algérie – Oran).
Ayant terminé sa carrière comme chef d’état-major puis inspecteur de l’armée de l’Air, le général Edmond Jouhaud appartient au « quarteron de généraux » (Challe, Zeller, Salan, Jouhaud) qui tente un putsch contre de Gaulle en avril 1961 à Alger. Il devient après Salan, le chef de l’OAS (organisation de l’armée secrète).
Condamné à mort, Jouhaud est finalement gracié (novembre 1962), amnistié (1968) puis réhabilité (1982). Il est arrêté en compagnie du commandant Julien Camelin alors qu’il séjourne clandestinement à Oran sous une fausse identité.
A Tlemcen, un peu plus tard, c’est au tour du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume d’être arrêté. Plus connu sous le nom de Crabe-Tambour (voir le film de Pierre Schoendoerffer), il a lui aussi choisi la clandestinité. Guillaume est libéré en 1966 et poursuit dans le civil sa vie d’aventures autour du globe comme il l’avait d’ailleurs commencée dans la Marine nationale (Dinassaut) et l’armée de Terre (Commando Guillaume).







Quelle drôle de version du Combat des Trente, mais que vient faire le roi de France et les Français ici ? « Beaumanoir et donc le camp du roi de France sortent vainqueur d’une bataille « à volonté » » « Les « Français » perdent 6 hommes, les « Anglais » 9 » Vous parlez de conflits qui sont aussi informationnels… Il n’y a que deux partis, celui de Jeanne de Penthièvre, duchesse de Bretagne, représentée par son époux Charles de Blois, et celui de son cousin Jean de Montfort qui conteste la succession. La première reçoit le soutien du roi de France, certes, et le second celui du roi d’Angleterre. Et lorsque l’on regarde la liste des combattants, les trente partisans de Jeanne de Penthièvre sont presque exclusivement Bretons (de Karanrais, de Pestivien, de Beaumanoir, de Tinténiac, Charuel, de Bodégat, du Parc, de la Lande, de Rochefort, Raguenel, de Montauban, de Trézeguidy) Quant à savoir qui fut vainqueur, avec un score de 12 à 3 pour les Bretons et le décès de Bramborough, les Bretons ont certainement vengé l’injure faite par Bramborough à Beaumanoir, mais les combattants se sont séparés d’un commun accord. Bref un peu (beaucoup) trop cocorico cette vision du Combat des Trente.